Thème : AU JARDIN

Le bois raméal fragmenté


Cette méthode agricole s’est développée dans les années 70 au Canada pour utiliser les déchets forestiers produits par l’élagage. Elle s’est ensuite répandue dans le monde. Mais quelle est-elle exactement ?

Le BRF consiste à épandre sur le sol une couche de rameaux déchiquetés provenant de la taille d’arbres et arbustes. C’est un amendement permettant d’augmenter le taux d’humus. Il nourrit les organismes du sol. Il permet également de stocker l’eau. Ca serait donc tout bénef pour les plantes ! Avec le BRF, elles disposent d’éléments minéraux pour leur croissance et résistent mieux à la sécheresse. La microfaune est plus active. Le sol est sain. Les maladies se développent moins.

Choisir les rameaux les plus fertiles

Le diamètre des rameaux ne doit pas dépasser 7 cm, les plus petits étant les plus fertiles. Il ne faut pas utiliser plus de 20 % de résineux qui acidifie le sol, ni de bois traité.

Mise en œuvre

L’épandage se fait de préférence à l’automne, en couche régulière de 3 cm. Il faut l’incorporer à la terre, à l’aide d’une griffe et ne plus bêcher. La première année de culture, les plantes peuvent manquer d’azote car le BRF fixe l’azote libre du sol, puis le libère lentement. Il n’y a pas d’apport supplémentaire à faire avant trois à cinq ans.

Alors qu’un engrais chimique nourrit directement la plante, le BRF favorise la vie du sol qui nourrit la plante. Il permet aussi de limiter considérablement les arrosages. Une fois le BRF installé, le jardinier a moins de travail.

Témoignage de Claude

«  Il y a 5 ans, j’ai participé à une campagne d’essai de jardinage avec le bois raméal fragmenté organisée par la revue « les 4 saisons du jardinage ». L’étude portait sur des poireaux, des tomates et des haricots verts avec des planches témoins.

Les différences de rendement n’ont pas été flagrantes, mais j’ai observé deux choses : dans les planches avec le BRF, on trouve un plus grand nombre de vers de terre et le besoin d’arrosage est moins important. Cela me semble largement justifier l’utilisation du BRF associé à l’ortie et la consoude, en purin et en feuilles étalées sur les planches, pour compenser le besoin d’azote de la première année.

Par contre, je regrette le choix de mon broyeur : j’ai acquis un électrique trop petit. Un thermique de plus grosse capacité me permettrait de traiter les résidus d’élagage directement dans les prés… Il est plus facile de transporter du broyat que des branches. Et il en faut une grosse quantité ! J’ai trouvé une solution. : quand La DDEA nettoie les bords de route, les ouvriers broient et laissent les déchets sur place. Je leur ai donc demandé d’en récupérer. Ils me l’ont même amené chez moi. Ca m’a couté un apéro ! »

MLD
A lire : « De l’arbre au sol, les Bois raméaux Fragmentés » de Eléa Asselineau et Gilles Domenech Éditions du Rouergue

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CALENDRIER LUNAIRE DE L’ETE 2010

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UN JARDIN D’INSPIRATION MEDIEVALE


Le jardin médiéval fait rêver par son agencement en carrés bordés de treillis ou de buis et par sa variété de plantes qui lui confèrent un esthétisme propice à la contemplation. Mais en fait qu’est-ce un jardin médiéval et est-il possible d’en créer un chez soi ?

Gate to the Vegetable Garden

©Chris-Price-iStockphoto.com

©-Chris-Price-iStockphoto.com

Un jardin à vocation d’autosuffisance
Entre 792 et 800, fut rédigé le « Capitulaire De Villis », ordonnance royale émise sous Charlemagne, afin d’établir des règles pour l’exploitation et l’administration de ses domaines royaux. Dans ce document sont listées plus de 90 espèces végétales qui devaient être cultivées dans les jardins. Le Plan de Saint Gall, exécuté vers 816-820, était l’application du Capitulaire par le clergé dans les jardins des abbayes et des monastères. Le jardin médiéval se composait alors de quatre parties distinctes :
Le jardin dédié à Marie, lieu de promenade et de méditation dans lequel étaient cultivé des fleurs (roses, iris…) qui devaient fournir des bouquets pour orner les lieux de culte.
Le jardin de simples, situé près de l’infirmerie, mettait à portée de main toutes les plantes médicinales et condimentaires, principale pharmacopée de l’époque.
Le verger, situé souvent dans le cimetière, donnait 16 espèces de fruits (noix, noisettes, châtaignes, pommes, poires…).
Le potager, dans lequel étaient cultivés les légumes connus à l’époque (pas de pomme de terre, ni de tomate, donc !). Les planches de culture, surélevées, étaient de formes géométriques souvent carrées. Situées autour d’un point d’eau, elles étaient délimitées par des bordures de treillis, de pierres, de planches ou de verdure, comme le buis.

J’en veux un !
Avant de vous lancer dans cette entreprise voici quelques conseils :
Bien réfléchir à l’emplacement des planches de culture et des allées pour permettre une circulation aisée lors de l’entretien ( arrosage, sarclage, apport de compost…)
La forme des parcelles sera carrée ou rectangulaire d’une largeur de 2 m, facilitant l’entretien.
Le plus facile à mettre en place, et aussi le moins onéreux, est de les délimiter par des planches. Mais les audacieux pourront se lancer dans la fabrication de plessis, petites palissades en branches de saule ou noisetier, tressées de manière très serrée.
Penser à bien associer les plantes potagères avec les plantes aromatiques et des fleurs (voir STRADA n° 4). Choisir des variétés anciennes et oser des plantes oubliées (arroche, panais, tétragone, bardane, livèche…) qui mettront de la nouveauté et de la fantaisie dans votre assiette.

MLD
Avec le concours d’Igor MENEGAUX
Le Végétal dans l’Âme
http://menegaux.fr

Pour les plus curieux : « Jardin médiévaux en France » de M-T GOUSSET et de H BONNET aux éditions OUEST FRANCE.

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LE COMPOST, DE L’OR POUR LE JARDIN



Faire son compost est une pratique de plus en plus courante. Elle a le double avantage de réduire nos déchets ménagers et d’offrir aux plantes cultivées la nourriture qui leur est nécessaire en enrichissant le sol d’humus. Mais il n’est pas toujours facile à réussir. Voici la méthode de Christophe, jeune jardinier passionné des pratiques bio, simples et efficaces!


© Frédéric PUYRAVAUD-Fotolia.com

© Frédéric PUYRAVAUD-Fotolia.com




« Ma manière de produire le compost est très simple. Nous mettons tous les déchets de jardin (plantes du jardin en fin de culture, mauvaises herbes non montées en graines, feuilles…), les déchets de cuisine que nous rassemblons dans un seau (épluchures, coquilles d’œufs, marc de café, tous les déchets d’origine végétale…) directement en contact avec la terre. Je préfère mettre en tas plutôt que dans un bac à compost, car le compost doit rester humide. Ainsi, dès qu’il pleut, le compost s’humidifie contrairement au bac qui, en raison de son couvercle, nécessite d’être arrosé régulièrement. J’ai toujours deux tas : un que j’alimente et l’autre que je laisse se décomposer.

Régulièrement (1 fois par mois), je le brasse avec une fourche afin de l’aérer et d’activer la décomposition. C’est alors un moment magique de voir toute la vie qui se développe (petits vers de terre rouges, araignées…). J’ajoute également un peu de fumier afin d’accélérer la transformation. En été, si le compost devient sec par manque de pluie, je verse quelques arrosoirs. Au bout d’une année environ, les déchets se sont transformés en terreau. Je le répands alors dans le potager pour sa fertilisation.
J’évite les branchages car leur décomposition est plus longue. Pour ces déchets, il vaut mieux faire un autre tas.
Contrairement à ce qu’on peut entendre ou croire, le compost réalisé correctement, c’est-à-dire sans déchets de viande, brassé régulièrement, et sans excès d’humidité, ne produit pas d’odeur. »


Avant de commencer un tas de compost, il faut bien réfléchir à son emplacement. Il doit être facilement accessible de la maison et aussi du jardin. Si vous en avez un, pensez à vos voisins de façon à ce qu’ils ne soient pas dérangés.

Si votre jardin est petit, il faut savoir que le tas doit avoir un volume minimum de deux à trois mètres cubes pour assurer assez d’espace à la vie des organismes décomposeurs. Dans ce cas, un composteur peut être utile.


Pour tout savoir sur le compost,
un livre très complet :

Le compost au jardin
de Kraft von Heynitz,
aux éditions Terre Vivante.


MLD

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l’étang de baignade


Tout le monde n’a pas une maison au bord du lac du Bouchet ou d’Issarles pour se baigner et profiter des joies d’une eau pure. Il est par contre possible pour un bon bricoleur de réaliser un étang de baignade. Une pièce d’eau naturelle, vivante, dans laquelle il est très agréable de se baigner. 

 

Un étang de baignade peut être réalisé par un bon bricoleur pour un coût raisonnable.

Les travaux de terrassements constituent la première étape. Comme il faut creuser à plus de 50 cm de profondeur sur une surface qui dépasse vite les 30 m2, un permis d’urbanisme est nécessaire. Il faut creuser un trou à la forme et profondeur souhaitées. Laissez libre court à son imagination … vous pouvez éaliser le plan d’eau de vos rêves pour moins de 5000 euros. 

L’étape suivante consiste à poser une bâche pour l’étanchéité,  ( EPDM ) et l’aménager avec des pierres qui créeront l’effet cascade et des graviers pour jouer avec des effets de couleurs 

Zero beton, zero taxes

Cette réalisation ne nécessite aucun béton, elle n’est pas considérée comme une construction et donc ne génère pas de taxes foncières. 

 

La matière première : l’eau 

Si ne vous n’avez pas de source sur votre terrain, l’eau peut provenir simplement de la récupération des eaux de pluie de la maison. 

Le traitement de l’eau est assuré par lagunage. Il n’y a donc pas besoin d’utiliser de produits chimiques pour traiter l’eau : les bactéries qui vivent dans la  masse filtrante -constituée de pouzzolane et de plantes aquatiques – s’en chargent. L’eau reste cristalline dans un paysage naturel toute l’année. C’est une technologie fiable, robuste, efficace, esthétique pour un faible coût énergétique ( prévoir l’achat d’une  pompe + 200 euros environ d’electricité par an ).

Votre zone de lagunage doit représenter au moins un tiers minimum de la surface de baignade.  

La  pompe fait circuler l’eau de la zone de baignade à la zone de lagunage. Ces deux zones peuvent communiquer ou être séparées,  des possibilités qui changeront l’aspect paysager de votre terrain.

L’entretien très simple permet d’apprécier son plan d’eau toute l’année sans contraintes.

 

Un étang de baignade, c’est beaucoup plus qu’un lieu où nager.

On partage cet espace avec des poissons, des grenouilles, des libellules…C’est un endroit dont on aime profiter, même si la saison ne permet pas de nager. Il suffit de s’asseoir et de contempler le spectacle. Un étang de baignade est beau, même quand il pleut, même en hiver.       

                                                                                            T.B

 

 

 

 

 

 

TEMOIGNAGES

Juliette 

La Loire aussi est une baignade naturelle ! dommage qu’elle ne traverse pas mon jardin, qu’elle soit froide, et parfois dangereuse…

 

Claude 

Je vois très bien dans mon jardin une plage de sable fin qui borderait mon étang de baignade. Quelques rochers, une cascade miniature… En fait avec ce concept, il n’y a pas de limite à l’imagination. Il me manque juste 3 sous et de l’huile de coude. 

 

Florence

 Au fond du jardin, j’ai une lentille d’eau de 25 mêtres carrées en contrebas du jardin. Creusée dans l’argile, elle n’héberge aucun plastique. Un biotope s’est développé au fil des années : iris, calpas des marais, fleurs de nénuphars, et toutes les plantes sauvages avides d’eau : un saule, et un morceau d’osier s’y sont greffés. Les lentilles d’eau forment comme un  parterre d’herbe à la surface. J’ai deux carpes. Un jour, j’ai vu une couleuvre à collier saisir un tétard à la gorge et le gober. Je m’y baigne rarement, seulement en fin de soirée bien arrosée. Je préfère m’assoir là et la contempler comme on fait avec le feu… et en profiter pour remercier – dieu, le diable ou la chance – d’être là.

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L’avis du pro : les limites de l’étang de baignade


par Samuel Bony, paysagiste et installateur de piscines naturelles Bioteich.®

L’étang de baignade est judicieux si on a des sources à capter : en canalisant l’eau, on draine son terrain et on résoud un problème récurrent d’humidité. Le coté nature -faune et flore- est prononcé parce qu’en général un étang n’est équipé ni de bâche ni de pompe. Mais si vous n’avez pas d’eau dans votre terrain, une création d’étang vous coûtera aussi cher qu’une baignade naturelle.

Avec le concept de piscine naturelle, on crée un projet paysager de toutes pièces autour d’un d’un lieu de baignade avec de magnifiques zones de filtration et de régénération. Et tout est possible : haie paysagère, enrochement, jardin zen, espace barbecue, cascade, ruisseau, torrent, passerelles, choix des matériaux… chaque réalisation est unique.

La partie technique est identique à celle d’une piscine avec skimmer, liner, bonde de fond, circulateur, mais sans utilisation de produit chimique et  parfaitement intégrée dans un paysage naturel. On peut introduire quelques poissons dans une  mesure raisonnable pour éviter les risques de dégradation de l’eau.

Le système que j’ai choisi est un brevet suisse,  Bioteich®, qui a 25 ans d’existence. Avec cette technique, on  transforme même des piscines traditionnelles en piscines naturelles !

Les arguments qui reviennent le plus souvent chez ceux qui optent pour une baignade naturelle  sont : zéro traitement, pas d’hivernage ni de remise en eau, mise en valeur du jardin pour du 100% naturel, 100% plaisir.

HORIZON NATURE

Samuel Bony paysagiste

baignades naturelles – création et entretien d’espaces verts – élagage

Buniat 43200 LAPTE

06 98 95 43 43

www.bioteich.com

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LE JARDIN DU VACANCIER HEUREUX


Partir en vacances le cœur léger n’est pas toujours gagné quand on est un jardinier passionné. L’idée de voir, à son retour, ses protégées à l’agonie ou au contraire les trouver transformées en monstres immangeables, ça casse l’envie de partir. Plusieurs possibilités s’offrent alors à lui pour éviter des retrouvailles désagréables.

La plus pratique est de trouver un ami, un voisin pour s’occuper du jardin. L’idéal est une personne avec quelques connaissances ; les novices, même pleins de bonne volonté, se trouvent souvent désemparés s’ils doivent faire face à un imprévu. Ils pourront profiter des récoltes, en échange de quelques soins, en particulier l’arrosage des « bois sans soif », telles les tomates et les cucurbitacées ainsi que les jardinières.

Si personne n’est volontaire pour bénéficier de beaux fruits et légumes gratuits, il reste alors à se mettre à l’ouvrage pour préparer le jardin à vivre en parfaite autonomie pour quelque temps

Paillage pour tout le monde : au jardin ornemental (surtout les arbres et arbustes installés cet hiver) comme au potager, 10 cm de paille, fougère, tonte de gazon sèche, sont épandus après une bonne pluie ou un gros arrosage. La surface des jardinières est garnie de galets pour limiter l’évaporation.

Cueillette générale : au potager, toutes les plantes qui risquent de devenir géantes seront cueillies, comme les petites courgettes, les concombres lilliputiens, les bébés radis et navets, les fraises vertes. Les plants ne s’épuiseront pas à produire des géants pas toujours fameux mais réserveront de nouvelles récoltes pour votre retour. Ces légumes seront ensuite préparés pour une super salade fraîcheur ou encore rapidement sautés à la poêle.

Les massifs de fleurs, si magnifiques au moment du départ, risquent d’être défleuris au retour. Le jardinier très consciencieux s’armera  de son sécateur pour faire des bouquets époustouflants à offrir à son entourage. A son retour il se verra récompensé de sa générosité par une deuxième floraison.

Quant aux plus prévoyants, ils sèmeront salades et radis pour s’assurer de nouvelles récoltes à leur retour.

MLD


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Thème : AU JARDIN