3 septembre 2010
Le bois raméal fragmenté
Cette méthode agricole s’est développée dans les années 70 au Canada pour utiliser les déchets forestiers produits par l’élagage. Elle s’est ensuite répandue dans le monde. Mais quelle est-elle exactement ?
Le BRF consiste à épandre sur le sol une couche de rameaux déchiquetés provenant de la taille d’arbres et arbustes. C’est un amendement permettant d’augmenter le taux d’humus. Il nourrit les organismes du sol. Il permet également de stocker l’eau. Ca serait donc tout bénef pour les plantes ! Avec le BRF, elles disposent d’éléments minéraux pour leur croissance et résistent mieux à la sécheresse. La microfaune est plus active. Le sol est sain. Les maladies se développent moins.
Choisir les rameaux les plus fertiles
Le diamètre des rameaux ne doit pas dépasser 7 cm, les plus petits étant les plus fertiles. Il ne faut pas utiliser plus de 20 % de résineux qui acidifie le sol, ni de bois traité.
Mise en œuvre
L’épandage se fait de préférence à l’automne, en couche régulière de 3 cm. Il faut l’incorporer à la terre, à l’aide d’une griffe et ne plus bêcher. La première année de culture, les plantes peuvent manquer d’azote car le BRF fixe l’azote libre du sol, puis le libère lentement. Il n’y a pas d’apport supplémentaire à faire avant trois à cinq ans.
Alors qu’un engrais chimique nourrit directement la plante, le BRF favorise la vie du sol qui nourrit la plante. Il permet aussi de limiter considérablement les arrosages. Une fois le BRF installé, le jardinier a moins de travail.
Témoignage de Claude
« Il y a 5 ans, j’ai participé à une campagne d’essai de jardinage avec le bois raméal fragmenté organisée par la revue « les 4 saisons du jardinage ». L’étude portait sur des poireaux, des tomates et des haricots verts avec des planches témoins.
Les différences de rendement n’ont pas été flagrantes, mais j’ai observé deux choses : dans les planches avec le BRF, on trouve un plus grand nombre de vers de terre et le besoin d’arrosage est moins important. Cela me semble largement justifier l’utilisation du BRF associé à l’ortie et la consoude, en purin et en feuilles étalées sur les planches, pour compenser le besoin d’azote de la première année.
Par contre, je regrette le choix de mon broyeur : j’ai acquis un électrique trop petit. Un thermique de plus grosse capacité me permettrait de traiter les résidus d’élagage directement dans les prés… Il est plus facile de transporter du broyat que des branches. Et il en faut une grosse quantité ! J’ai trouvé une solution. : quand La DDEA nettoie les bords de route, les ouvriers broient et laissent les déchets sur place. Je leur ai donc demandé d’en récupérer. Ils me l’ont même amené chez moi. Ca m’a couté un apéro ! »
MLD
A lire : « De l’arbre au sol, les Bois raméaux Fragmentés » de Eléa Asselineau et Gilles Domenech Éditions du Rouergue










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