Thème : CONSO

LUMIERE SUR LES AMPOULES


Depuis juin dernier, les ampoules classiques à incandescence de puissance supérieure ou égale à 100W ont disparu des rayons des magasins en France. Le 31 décembre 2009, ce sera au tour de celles de plus de 75 W d’être retirées des points de vente.
Par quoi va-t-on les remplacer ? Quels sont les avantages des nouvelles générations d’éclairage? Comment s’éclairera-t-on dans un futur proche ?

Tableau comparatif des sources d’éclairage domestique.


Source : éléments recueillis par Norbert Fauvet (association Accent) auprès de Willy Besset, ingénieur des Fontainiers de Paris à Lapte.

La fluo-compacte, peloton de tête !

Les lampes basse consommation ou fluo-compactes consomment 4 à 5 fois moins d’énergie que les ampoules classiques à incandescence et durent 6 à 8 fois plus longtemps, pour un gain net de plusieurs dizaines d’euros sur la durée de vie de l’ampoule.
Elles présentent toutefois quelques inconvénients, surtout si vous achetez le modèle le moins cher. Il faut savoir que l’intensité lumineuse optimale ne sera pas immédiate : quand vous descendez à la cave, ça peut être gênant. De plus, dans un lieu comme une montée d’escalier, où l’on éteint et rallume souvent, la durée de vie sera nettement moins longue qu’annoncé. Les rendus de couleurs ne sont pas géniaux non plus, ça vous donne un petit air malade.

Que fait-on de nos ampoules basse conso quand elles ne fonctionnent plus, parce que c’est toxique ces trucs là ?

Bonne question ! Sur le culot de l’ampoule FC figure le sigle de la poubelle barrée qui signifie qu’elle ne doit pas se retrouver dans nos containers classiques… et pourtant, comme ce sigle ne figure pas ou peu sur les emballages, le grand public jette ces ampoules comme le reste de ses déchets. Or, il est primordial de ramener vos ampoules déficientes à votre revendeur qui se chargera de leur traitement.

Et si je la casse, c’est dangereux ?
En France, on ne nous dit pas grand chose sur les risques que représente pour la santé une ampoule fluo-compacte qui se brise et laisse échapper son métal toxique. En revanche, l’Institut National de Santé Publique du Québec (INSPQ) recommande de prendre les précautions suivantes :
1. Aérer la pièce et la quitter pendant 15 minutes. Ainsi, on fait baisser la concentration de mercure avant de commencer à nettoyer.
2. Ramasser les débris, sans aspirateur ni balai qui risqueraient de répandre le mercure dans l’air. Pour nettoyer, il faut ramasser les gros morceaux à la main – idéalement avec des gants. Ensuite, avec de l’adhésif, on récupère les petits morceaux et la poudre. On nettoie avec un essuie-tout humide et on jette tout ce qui a servi au nettoyage dans un contenant hermétique que l’on stocke à l’extérieur de l’habitation, avant de ramener les débris à son revendeur.
4. Aérer la pièce plusieurs heures après le nettoyage.
5. Par la suite, on peut passer l’aspirateur, mais toujours fenêtre ouverte.

L’avenir est à la LED !

La Diode Electro-Luminescente (DEL ou, en anglais, Light-Emitting Diode, LED) est un composant électronique et en a la durée de vie : après 50 000 heures, elle continue encore de fonctionner à 75 % de ses capacités ! Son rendement, qui ne cesse de s’améliorer, la palette de ses couleurs qui s’approche de la qualité de la lumière du jour et sa nature programmable qui se plie à toutes les exigences la placent comme l’éclairage de demain. A noter également sa toute petite taille, un argument écologique de plus : la DEL, ou LED, ne nécessite qu’une quantité d’énergie grise* dérisoire. Un seul inconvénient, elle est encore très chère, et il n’existe que peu de luminaires adaptés à sa spécificité.
Norbert Fauvet, de l’ association Accent, a interrogé Willy Besset, ingénieur des Fontainiers de Paris à Lapte, qui utilise quotidiennement ce mode d’éclairage dans des conditions hostiles. Retrouvez leur entretien sur www.strada-dici.com

JA


*On appelle « énergie grise » la somme de toutes les énergies nécessaires à la production, à la fabrication, à l’utilisation et au recyclage des matériaux ou des produits industriels.

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Les LED en question : l’avenir de l’éclairage domestique


Propos recueillis par N. Fauvet (association Accent) auprès de Willy Besset, ingénieur des Fontainiers de Paris à Lapte.

Qu’est-ce qu’une LED ?
« LED » est une abréviation anglaise qui désigne la Diode Electro-Luminescente dont le nom abrégé en français est D.E.L. Une LED est donc d’abord une diode, composant ancien de l’électronique, de type « semi-conducteur » utilisé pour sa propriété de ne laisser passer le courant que dans un seul sens. Si la diode est fabriquée avec certains autres matériaux que le silicium de l’électronique classique, elle devient luminescente : un choix précis de ces matériaux permet de colorer la lumière émise, d’autres adjonctions permettent encore de parfaire les couleurs obtenues.
La faiblesse du rendement des premières D.E.L. les avait cantonnées dans des utilisations connexes à l’électronique où elles ont été longtemps seulement de fidèles voyants en remplaçant avantageusement les ampoules incandescentes classiques, car la diode étant un composant électronique, elle en a la durée de vie, soit 50 à 100 000 heures.
Au mieux, au début de ce siècle parvenait-t-on à réaliser des éclairages pâlots ou des appareils de balisage en utilisant de grosses quantités de diodes à la fois…
Comment en est-t-on venu à penser que les diodes pouvaient devenir des sources d’éclairage ?
Il a fallu un certain temps pour que l’idée vienne que la diode pourrait s’améliorer et constituer le moyen de transformation le plus direct de l’électricité en lumière : du feu des cavernes à la bougie et jusqu’à l’ampoule incandescente, l’humanité c’était presque toujours somme toute éclairée avec le feu, si l’on met à part l’éclairage fluorescent. Et voilà enfin une solution simple qu’il faut seulement améliorer en étant convaincus à priori de la possibilité et de l’échelle gigantesque de cette amélioration.
Quelles autres caractéristiques générales des diodes doit-on signaler ?
D’abord, depuis peu les diodes se sont hissées en termes de rendement au niveau des meilleurs procédés modernes : en blanc nous en sommes à 90 lumens par Watt ce qui nous rapproche des sources fluorescentes qui ne progressent plus et qui est huit fois mieux que ce que nous donnent les sources incandescentes, alors que des progrès importants s’observent encore d’un jour à l’autre.
On a signalé la durée de vie des diodes, disons 50 000 heures (pour les ampoules incandescentes il s’agit de 1 000 à 1 500 heures). A ce terme très long, la diode n’est pas ruinée et donne encore 75% de son rendement initial elle est donc encore allumée.
Disons encore, et cela sera assez déterminant, que la diode chauffe peu du fait de son bon rendement, mais encore ne chauffe pas comme toutes les ampoules du côté de la lumière émise, mais derrière, à l’opposé, si bien qu’il est très aisé d’y adapter des optiques très proches et donc comme la diode, très petites, pour focaliser la lumière avec précision ; ceci augmente beaucoup le rendement résultant dans certaines applications.
Ensuite, les diodes peuvent être de toutes les couleurs et en changer immédiatement (diodes RVB : Rouge, Vert, Bleu comme la télévision juxtaposant trois diodes très proches). En version « blanche » elles donnent des blancs dont il est possible d’ajuster exactement la « température » (plus ou moins bleu ou au contraire jaune) lors de la fabrication ou encore de mélanger des diodes chaudes et froides pour se réserver un réglage ultérieur ou une variation programmée de la température de couleur.
Il est donc possible avec les diodes de réaliser des luminaires qui émettent une lumière blanche riche de nombreuses couleurs, ce qui permet de révéler toutes les couleurs des objets éclairés en s’approchant au mieux de la qualité de la lumière du jour, (ou de l’éclairage aux halogènes qui donne les meilleurs résultats actuellement).
Les diodes sont-elles alimentées par des courants électriques classiques ?
Pas du tout et loin s’en faut ! Individuellement une diode peut être alimentée en courant continu (pile par exemple) en prenant soin de bien régler la tension à ses bornes et le courant qui la traverse (intensité). Pour faire varier la puissance d’éclairage (faire de la gradation), il faut lui apporter un courant hachuré à 250 périodes par seconde au moins et modulé en rapport cyclique c’est-à-dire que l’on y fait varier dans chaque période le temps de marche par rapport au temps total… La réalisation de tels courants adaptés aux diodes dans les divers cas de commande fait appel à des appareils électroniques très sophistiqués et encore assez rares.
Autrement dit, faire varier la tension par exemple n’a qu’un effet partiel de gradation qui n’est pas linéaire pouvant être dangereux pour la diode.
Notons que les courants d’alimentation des ensembles de diodes, de l’ordre de 25 volts, restent dans le domaine des très basses tensions (<50V), ce qui est un gage de sécurité remarquable.
Souvent livrées en ruban (« Strip ») les diodes sont accompagnées tout au long de ceux-ci de nombreux composants électroniques (transistors, résistances…) qui assurent le maintien des caractéristiques d’alimentation optimales.
Pour les diodes RVB, on commande également séparément chaque couleur, ce qui donne lieu à la large gamme (infinie) de couleurs résultantes indiquée.
Dans ces conditions, et l’on doit mettre là en valeur une dernière caractéristique remarquable des diodes modernes, qui est que celles-ci ont une agilité extraordinaire à l’allumage, à l’extinction et à la variation, si bien que l’on peut les piloter dans toutes les acrobaties possibles et même pour faire de la stroboscopie, sans aucun courant d’appel !
Tout cela semble assez miraculeux, mais quels sont les avantages des diodes par rapport aux ampoules incandescentes et fluo compactes ?
Rappelons-nous que le nom officiel de la lampe fluo compacte est : Lampe Basse Consommation (LBC), ce qui est assez maladroit et n’indique en rien la technologie de la lampe !
Nous devons pour être plus complets examiner ce tableau : les divers types de sources modernes à usage domestique y sont envisagés en distinguant les ampoules aux halogènes des ampoules incandescentes simples.
(Certaines sources professionnelles (iodures…etc.) ont de très bonnes caractéristiques mais ne sont pas citées ici)
Tableau comparatif des sources d’éclairage domestique.
Types de sources Rendement en Lumens/Watt Durée de vie Qualité de lumière Délai d’allumage Commentaires
Incandescentes simples 10 à 15 1 000 à 1 500 Choix de températures Court En voie de disparition…
Incandescentes halogènes 14 à 20 1 000 à 2 000 Plutôt froide, lumière de qualité Court Une belle lumière en général avec encore un trop faible rendement
Tube fluo 60 à 100 (pour toute la périphérie) 9 000 Choix étroit de températures Long avec appel de courant Solution économique applications plutôt professionnelles
Lampes Basse Consommation = L.B.C. = fluo compactes 60 8 000 Plutôt chaude Long avec appel de courant Solution « actuelle » très adaptée aux luminaires existants
Diodes en général 40(RVB) à 90 (blancs) 50 000 à 100 000
(non ruinée) Choix très large de températures et lumière de qualité + couleur + stroboscopie Immédiat Solution la meilleure, les luminaires sont à adapter, les prix sont encore élevés

Il est clair ici que dans toutes les colonnes les diodes sont en tête des performances alors qu’elles sont encore très loin actuellement de leurs capacités maximales attendues.
Mais nous parlons ici des meilleures sources connues, or les sources à diodes disponibles facilement pour le grand public que l’on trouve sous « blister » dans les magasins de bricolage sont encore gravement moins performantes et généralement décevantes , si elles sont toutefois bien adaptées aux appareils existants car utilisant les mêmes formes et culots que les ampoules classiques, (on parle alors de « relamping »).
Mais enfin, la LED se prête-t-elle à l’éclairage domestique ?
Oui, trois fois oui, les meilleures D.E.L. d’aujourd’hui s’y prêtent bien et permettent des éclairages d’un confort inégalé, variable en fonction des situations dans la journée et des lieux, économes de ce fait en énergie, capables d’une exacte modulation, etc.
Mais des obstacles se dressent encore entre nous tous et les diodes :
- le coût assez élevé des diodes elles-mêmes,
- le coût et la complexité des équipements de commande et des alimentations indispensables pour tirer tous les profits que l’on peut attendre des sources,
- la nécessité de créer des luminaires nouveaux pour les diodes, ou par exemple d’adopter des éclairages en corniche, du fait que la mise sous la forme d’ampoules classiques des diodes ne constitue pas une solution durable mais une simplification provisoire permettant de s’adapter aux luminaires existants et de conserver les tensions d’alimentation domestiques habituelles.
Dans une conception globale de maison moderne, les tableaux électriques, les câblages, les boutons de commande seront entièrement originaux et ne ressembleront que de loin à ce qui se fait aujourd’hui : les électriciens vont devoir s’adapter! Il n’y a pour l’instant pas de proposition matérielle globale à cet égard.
Donnons deux exemples :
- des chaînes d’hôtels commencent à équiper leurs chambres de dispositifs d’éclairage à diodes, si bien que le client choisit à tout instant un éclairage exactement adapté à son activité du moment, il y a pour ces hôteliers d’importantes économies à faire sur l’énergie et aussi sur la main d’œuvre de changement des ampoules !
- si dans un couloir un peu long vous placez un éclairage à diodes au plafond, chaque luminaire étant muni d’un détecteur de présence crépusculaire, vous pouvez, en fonction des déplacements des visiteurs, mettre en marche graduellement chaque appareil qui ne consommera juste que l’énergie utile à la sécurité du déplacement de chacun…ceci est impossible avec des fluo compactes et serait fort désagréable !
Vous nous dites que finalement on ne passe pas simplement de la fluo compacte à la LED.
On fait ce passage aisément si on se contente d’utiliser les ampoules à diodes qui fleurissent partout et qui prennent l’aspect des ampoules anciennes comme les fluo compactes qui ont facilement pu se glisser dans la peau des vielles ampoules !
Mais aujourd’hui le compte n’y est pas du point de vue des puissances lumineuses, les très mauvaises diodes utilisées actuellement pour ce type de « copies » restant coûteuses, même si il est certain que les désagréments des fluo compactes sont alors évités. Soyons confiants toutefois dans une évolution rapide de tout ceci qui viendra amender ce qui vient d’être dit.
En réalité personne ne se presse trop pour trouver une solution de remplacement à la très contestée lampe fluo compacte : l’industrie de la filière a trop investi dans les usines qui les fabriquent.
Avez-vous toutefois des conseils techniques à nous donner pour optimiser l’éclairage intérieur avec des LED selon les pièces ?
Il n’a pas encore été dégagé une doctrine du nouvel éclairage, sauf par exemple de façon très marginale pour les hôtels. Il y aura à terme, deux types de groupes de diodes, ceux qui se prêteront à une intégration simple dans des appareils existants avec plus ou moins de modification du courant d’alimentation et des modalités de commande et ceux qui donneront naissance à de nouveaux luminaires, avec câblages et commandes harmonisées aux sources pour en tirer le meilleur parti. On peut dire que l’exploitation des qualités des diodes indiquées plus haut sera garante des meilleurs résultats d’éclairage, de confort et d’économie. Disons également que les dispositifs d’alimentation des diodes sont pérennes par rapport à la certaine évolution future de celles-ci ; aucune impasse technologique ne sera crée.

Vous avez utilisé les diodes pour éclairer les fontaines, pourquoi ?
Tout simplement parce que nous avons constaté depuis très longtemps que les dispositifs classiques à lampes incandescentes étaient obsolètes à tous points de vue, dans le milieu hostile des fontaines !
Les diodes nous donnent la compacité, la précision optique, la couleur, la stroboscopie, la coïncidence exacte entre la source d’éclairage et l’axe des jets, les économies d’énergie, la possibilité de programmer des effets à l’infini, de s’adapter à la saison ou à l’actualité, etc.
Il a tout de même fallu créer de toutes pièces des appareils tout à fait spécifiques, on retrouve là la contrainte de création de luminaires évoquée à propos des applications domestiques…


Que peut-on dire au niveau sanitaire de l’utilisation des LED ?

Nous ne savons rien à priori à ce sujet. Disons que la diode est un composant très classique et très banal de l’électronique qui est de longue date présent partout ; le fait qu’elle soit ici électro-luminescente ne change rien, sauf qu’il n’est pas recommandé de la regarder directement en face !
Contrairement à sa « concurrente » fluo compacte qui met en œuvre des courants de haute tension, il n’est pas connu que la diode émette des champs électromagnétiques au-delà de ce que n’importe quel circuit électronique émet habituellement.
Au niveau écologique et énergie grise, la LED est elle énergivore à la production et comment se recycle-t-elle ?
Une réponse identique va être donnée ici, la D.E.L. est dans la même filière de fabrication et de recyclage que les composants électroniques de type semi-conducteur lorsque la fluo-compacte et les tubes fluo qui contiennent du mercure de façon très exposée dans un contenant étendu demandent des égards lors du recyclage et posent des problèmes de sécurité si elles se brisent.
Pour l’énergie grise, au-delà de ce qui vient d’être dit, nous ne disposons encore pas de chiffres exacts, mais si l’on regarde le rapport puissance en lumens/ poids en Newton d’une diode on voit bien que les diodes sont minuscules devant la fonction qu’elles réalisent ; elles sont composées de métaux fondus tout simplement et l’énergie grise de leur fabrication n’est, au prorata de leur poids, pas plus grande que celle des punaises !

Stroboscopie : méthode d’observation des objets animés d’un mouvement périodique rapide.

infos supplémentaires « La vérité sur les ampoules basse conso » dans le Science et Vie de sept 2009.

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les poêles de masse


A l’opposé de la cheminée ouverte, dévoreuse de bois, au rejet scandaleux de particules dans l’atmosphère pour un rendement de seulement 10 à 15%, se trouvent des poêles extraordinaires, avec une autonomie de 24 heures et une rendement de combustion de 90 %, utilisables comme chauffage principal : ce sont les poeles de masse scandinaves.


Des poids lourds …
En fonction du volume à chauffer, c’est une à trois tonnes de pierre ollaire, appelé également stéatite ou pierre à savon que vous installerez sans votre habitat. L’inertie de ce matériau permet d’emmagasiner la chaleur un peu comme le font les épais murs en pierre de nos maisons traditionnelles, mais la stéatite est beacoup plus lourde que la pierre de taille (2725kg/m2 ) et, à masse égale, elle accumule plus de chaleur que n’importe quel autre matériau réfractaire.


… rapides , costauds, avec petit appétit
En seulement 2 à 3 heures de chauffe, la température ambiante de la pièce à chauffer reste stable pendant 24 heures ! la combustion doit etre à « gros feu », donc non polluante, et s’accommode indifféremment de pins, de sapins, de résineux : des bois pourtant réputés pour encrasser les installations. Ici, l’effet pyrolise se chargera de nettoyer votre appareil.


Une chaleur qui rayonne
Pour définir le meilleur emplacement d’un poële de masse, on applique le principe de la lampe de poche : il s’agit de trouver la place à laquelle le faisceau d’une lampe éclairera le plus d’espace. Aussi, il vaut meiux prévoir les plans de son habitation en fonction de son choix de chauffage.
La chaleur par rayonnement serait la plus bénéfique pour la santé : pour les personnes souffrant de maladies respiratoires, mais aussi en augmentant les échanges organiques, elle stimulerait l’irrigation de la peau, normaliserait la tension artérielle, augmenterait l’élimination des toxines, serait anti-cholestérol, etc…


Prix :
La fourchette de prix est de 10000 à 18000 euros chez Nunnaunni. Semble très cher pour un simple foyer à bois, mais lorsque on la rapproche du prix d’un chauffage principal elle devient beaucoup plus raisonnable. A savoir que la consommation d’un tel poêle de masse est minime et que la stère de bois tendre se monnaye moins cher que celle de bois dur.


Les poêles de masse scandinaves occupent une place encore anecdotique sur le marché, mais qui devrait se développer. Pour Frédéric Gibert, d’Atraconfort à Saint Paulien, « le poêle de masse me semble être le procédé de chauffage le plus économique et le plus écologique . Il est bien entendu à associer à une isolation de haute qualité. »

Image 2

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Le bois, une énergie locale



Les paysages de Haute-Loire ont été fortement modifiés dans les années soixante. C’etait un pays nu, en pacage libre. Le mouvement de concentration des unités agricoles, accompagné d’une démarche de reboisement significative, a fait de notre département aujourd’hui, le plus boisé d’Auvergne : environ 35% de sa surface est couverte de forêt.


© danimages-Fotolia.com

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Une prise de conscience récente

Le bois accompagne l’homme depuis la nuit des temps. Il l’a protégé des prédateurs en devenant abri ; il l’a fait voyager en se faisant embarcation ; lui a permis de communiquer en étant transformé en papier ; en brûlant il l’a chauffé, et a cuit ses aliments…
Le bois-énergie fut supplanté par la maîtrise de l’extraction du charbon, puis du pétrole, du gaz et de l’atome. Le pétrole, issu d’une longue transformation du bois dans les entrailles de la terre – après quelques centaines de millions d’années et de gigantesques cataclysmes- est une richesse que l’on peut qualifier de merveilleuse… mais non renouvelable, et dont la combustion est génératrice de gaz carbonique. Alors que le bois-énergie, si il est bien exploité et bien consommé, ne contribue pas au changement climatique : puit de carbone, il rejette en brûlant le gaz collecté au cours de sa croissance.


« la croissance annuelle de la forêt de Haute-Loire pourrait chauffer tous ses habitants » affirme Jacques Villevielle de ERE 43.
Pour obtenir de la chaleur à partir du bois, on particulier peut :
- brûler des buches dans un foyer,
- brûler des granulés de bois ( sciures compactée) dans un poële ou une chaudière automatique,
- brûler du bois déquiqueté ( plaquettes) dans une chaudière
Mais quelque soit son système de chauffage au bois, il est primordial de s’appliquer à en améliorer le rendement.


Chiffres
- la consommation de 4 stères de bois en remplacement d’1 tonne de pétrole permet d’éviter le rejet dans l’atmosphère de 2,5 tonnes de CO2. (ademe )
- Les poêles et chaudières à granulés de bois, de par leur automatisation totale offrent le même confort que des installations au fioul mais, en plus, l’utilisation de granulés de bois permet d’économiser jusqu’à 50 % par rapport au fioul. Mme Defay de Avenir Bois chauffage


Fausses idées
« Il faut faire tourner son poele au ralenti »
pour passer la nuit, on bourrer son foyer et baisse son tirage. C’est ainsi qu’on encrasse sa cheminée, pollue un maximum, et utilise le moins bon rendement de l’énergie bois. ….
« Pour avoir un bois sec, il faut le protéger de la pluie »
Il y a sec … et sec ! Yves, forestier du coté de Saugues : « un bois sec c’est un bois qui n’a plus de sève. Il peut prendre la pluie, il reste sec ».


Utiliser du bois sec
Pas facile à trouver ( problème de stockage) et pas évident à jauger. Voici quelques astuces …
- Vous avez une tronçonneuse ? une scie et de l’huile de coude ? Prélevez une ou plusieurs rondelles de bûches. Pesez les à la balance de ménage. Passer au four. Repesez. Si le rapport entre les 2 mesures ne dépasse pas 1,2 : bingo, vous avez du bois sec !
- Vous avez des biceps ? tenez à bout de bras votre bûche. Si c’est fastoche, soit vous êtes costaud, soit votre bois est sec. A voir…
- Vous êtes sûr de votre fournisseur et il vous garantit 2 ans de stockage avant livraison . On peut rêver…
- Vous connaissez parfaitement les incidences de la lune. Un bois coupé à « la bonne lune » gagne une année de séchage. Personne ne dit le contraire , mais tout le monde n’est pas d’accord sur « la bonne lune »…
- Le plus sûr, anticipez ! faites vous une réserve de bois d’avance : elle nécessite de la place et de la trésorerie mais on n’a pas trouvé de meilleure solution pour avoir du bois sec.


« Le bois énergie cumule des avantages économiques, sociaux et environnementaux »
Thierry Quesada, élu à la commune du Mazet, responsable à la communauté de communes du Haut Lignon, est fortement attaché à la notion de développement local.
Lorsqu’on fait le plein de calories bois pour l’hiver, l’argent reste sur le territoire. Il contribue à créer de l’emploi de proximité, en milieu rural , et au développement de nouvelles compétences ». Les chauffagistes, en sont un bon exemple, ils se forment et se diversifient en énergies renouvelables, ce qu’on appelle les bio-ressources : l’air, le soleil, le bois.

Pour mieux comprendre ce qu’est la forêt, ses enjeux, son devenir, la foire forestière du Haut Lignon dimanche 4 octobre au Mazet-Saint-Voy, rassemblera pour la 3ème année consécutive de nombreux acteurs de la filière bois.

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Déconsommation ou consommation positive ?



photo Anne Couriol

On nous parle sans arrêt de la consommation des ménages comme seul moyen de maintenir ou de relancer l’économie. Et si on imaginait un monde différent pour la sortie de la crise actuelle ? 

Aujourd’hui, pouvoir d’achat et consommation restent les maîtres mots de la relance. N’est-ce pas oublier un peu vite la récente flambée des prix sur les matières premières pour cause de consommation trop forte dans un monde fini ? Tous les maux actuels de la société de consommation sont relatifs à la destruction de l’environnement, tant en amont avec l’extraction des ressources naturelles qu’en aval avec les rejets de déchets. 

La déconsommation, qui n’est pas un phénomène économique mais plutôt une posture idéologique, préconise de remplacer le « consommer plus » par le « consommer mieux ». Sur le plan alimentaire, les adeptes de ce mouvement privilégient des produits contenant moins de graisses et moins de sucres, réduisent leur consommation hebdomadaire de viande et achètent des produits locaux. Pour les objets, leur principe est de les faire durer plus longtemps : la tendance serait de les customiser pour les prolonger plutôt que de les jeter et les remplacer, en opposition avec l’idée de recyclage encore trop consommatrice de matière et d’énergie. 

Ce mouvement est le signe d’une mutation dans l’imaginaire des consommateurs. La consommation devient un élément secondaire et réintègre son statut purement fonctionnel. Elle redevient un moyen, un outil, et non une fin  ou un dogme. Lorsque le gouvernement imagine une taxe sur les produits jetables, le symbole de la contestation se focalise sur les couches-culottes lavables, utilisées par les plus puristes des déconsommateurs.

Nous n’allons pas tous tenter l’expérience de Christophe Mac Candless, héros malheureux de «  Into the wild »*. Le retour à la nature n’est pas gagné : notre organisme de citadins élevés aux antibiotiques s’inscrit aux abonnés absents face à la rudesse de la nature. Mais la déconsommation donne des pistes d’alternatives en ces temps d’urgences sociale et environnementale. 

Et si, plutôt que de chercher à produire plus de biens de consommation, on développait des activités qui permettent de rendre autrui heureux ? de donner de l’attention aux autres ? de favoriser la santé, le savoir, la culture ? de développer aussi d’autres secteurs d’activités comme l’amélioration de l’environnement et de notre cadre de vie ?… alors, de cette crise pourrait renaître un monde bien différent.                             

T.B.

* Into the wild, 2008, film de Sean Penn. En fin d’études, un brillant jeune homme détruit argent et papiers d’identité et décide de disparaître pour se confronter seul à la nature. Il ne sortira pas vivant de son expérience. 

Un Commentaire

  1. Fanny

    Bonjour à toute l’équipe de Strada, et bravo pour votre magazine.
    Ci-joint photo et citation de Ghandi.
    Bonne continuation.

    Il y a assez de tout pour tout le monde pour satisfaire aux besoins de l’homme, mais pas assez pour assouvir son avidité.
    Mahatma Gandhi

    26 mars 2009

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Le bric-à-brac d’Emmaüs, une action humanitaire qui profite à tous


« Deux fois par semaine, on met en vente les nouveaux arrivages…» affirme Monique, la responsable textile qui nous fait visiter les lieux  «  … et pourtant il ne désemplit pas ». 

Dans la réserve d’Emmaüs à Taulhac, une montagne d’objets hétéroclites atteignent par endroit le toit du bâtiment. A gauche:coté public,  à droite : coté réserve

Coté public c’est pareil, les jeudis et samedis après-midi, c’est une foule de gens qui vient fouiner dans le Bric à Brac. De l’indispensable au nécessaire, et le futile en plus – bibelots, meubles, une mine d’or de livres – attirent aussi bien les familles à faibles revenus que les notables en quête de la bonne affaire. «  On commence à voir les classes moyennes » note Jean-Louis Bouilhol, responsable bénévole de la structure , «  mais on a aussi des clients fidèles, parce qu’ils aiment Emmaüs ». Certes, on vient aussi par conviction, parce que l’on sait qu’ici, sur 1 euros d’achat, 80 cts sont reversés en solidarité. Le Bric à Brac est entre autre l’épine dorsale financière de l’hébergement d’urgence d’Emmaüs le Puy. Pour garantir la dignité des utilisateurs le principe est « donnant-donnant » : il faut participer aux tâches ménagères et payer un euro symbolique.

« J’aimerais qu’une fois par an, les gens choisissent quelque chose chez eux qui a un peu de valeur pour en faire un don . Un geste fort qui nous permet de faire beaucoup de choses. »

En plus des actions de solidarité, on peut souligner que l’Abbé Pierre, fondateur d’Emmaüs,  fût un des premiers à avoir agi en matière de développement durable. « En triant comme on le fait, on arrive à 80% de recyclage : c’est une économie pour la collectivité ».

EMMAÜS collecte à domicile sur simple appel téléphonique au 04 71 05 63 24/ Dépôt des dons au bric tous les après midis de 14h30 à 17h30 / Vente les jeudis et samedis aprem / Bric à Brac EMMAÜS ZA de Taulhac au Puy.

Guillaume, 55 ans, dirigeant d’entreprise  Je peux passer une après midi entière chez Emmaüs. J’aime acheter des objets qui ont eu plusieurs vies, je leur trouve infiniment plus de valeur que le fauteuil acheté en promo dans l’hyper du quartier. 

Un Commentaire

  1. moi c’est une seconde nature chez moi la récup ( ou assimilé ): vide greniers, braderies ( celle de l’APF à Brives, tous les premier vendredi de chaque mois), friperies, troc, SEL, aliments déclassés ( qualité souvent excellente …mais  » date de péremption oblige  » ( quel gâchis ! )

    c’est une philosophie de vie mais qui fait faire concrètement de sacrées économies !

    acheter du neuf , j’ai du mal ! et je ne vois pas l’intérêt , si ce n’est d’entretenir le système de consommation que j’abhorre ! et oui je suis un adepte de la décroissance :)

    et je suis la preuve vivante qu’on peut être HEUREUX en vivant simplement , en apprenant à consommer moins !

    excusez moi j’ai  » un peu » débordé du sujet ;)

    12 décembre 2009

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Les depôts-vente


On pourrait dire qu’ils améliorent la vie de tous. De ceux qui vendent et de ceux qui achètent. Gagner un pécule pour les uns, acquérir à bas prix pour les autres. Certains clients sont là tous les jours : des acheteurs ou vendeurs compulsifs. D’autres ont simplement envie de changement : ils se sont lassés de ce qu’ils ont chez eux. Enfin, il y a ceux qui cherchent la bonne occasion – du cadre à l’employé, hommes et femmes, tous âges confondus – et ils sont servis. 

 

Vus dans les rayons des dépôts-vente de Haute-Loire : Le presse-agrume, jamais servi, dans son emballage : 5 euros / Les 90 verres en cristal, un cadeau de mariage inutilisé : 120 euros. / La chambre à coucher complète : 90 euros. 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’exemple du Troc de l’Ile 

« C’est un métier décontracté, nous dit René Vial, le responsable de la structure, mais on tient à notre éthique : sérieux, honnêteté. Prix affiché = prix décidé. J’ai découvert le Troc dans le sud, en me débarrassant de meubles, ça m’a eu l’air de fonctionner, et effectivement 60 à 70% des objets déposés sont vendus dans les 2 mois. 

Le principe est simple : vous avez un objet à vendre, vous nous l’apportez ou bien on organise le transfert. Vous n’avez pas d’avance à faire. On détermine ensemble un prix, fixé sur contrat pour deux mois, et on met en vente dans le dépôt et sur le site troc.com avec une photo. 

Lorsque l’objet est vendu, vous recevez chez vous le chèque du montant de la vente, sur lequel on aura retenu une commission de 45 à 33%. »

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Réparer au lieu de jeter



TECHTONIK

On répare en local…

A 1 000 lieues des pratiques des SAV, qui remplacent soit un ensemble de pièces, soit l’article complet lorsqu’il est sous garantie et l’envoient au constructeur, Techtonik redonne tout son sens à la notion de service. « Le déclencheur d’étincelle de la cuisinière qui ne fonctionne plus ? on répare d’un coup de soudure. La cafetière qui fuit ? on change le joint : on ne va pas facturer 40 euros de main d’œuvre alors qu’on y a passé 15 minutes », affirme Thierry Perrussel. Un stock de pièces détachés important en neuf et en occasion permet de refaire fonctionner sur place beaucoup de matériels réputés irréparables. Techtonik reverse chaque année un pourcentage de son résultat à une association à but humanitaire.

A Chadrac- Le Puy 04 71 06 12 96


ENVIE

Quand la récup’ rime avec emploi…

Il est bien dommage que les locaux d’Envie soient excentrés : au fin fond de la zone des Baraques à Cussac, sans visibilité, une petite équipe répare, teste et nettoie de l’électroménager de récupération pour le remettre à la vente rénové et garanti. 

Grâce à la collecte d’appareils donnés par les grandes surfaces locales ou déposés par les clients qui viennent acheter autre chose, Envie crée parallèlement à son activité de réparation un stock des pièces de rechange. Une fois les appareils désossés, ce qui est inutilisable ou irréparable est vendu aux Ets Vacher ; ainsi, Envie participe à la protection de l’environnement. En permettant à tous de s’équiper à petits prix en électroménager, cette organisation contribue aussi à une action sociale. Mais surtout, l’objectif premier d’Envie est de permettre l’insertion économique de personnes en difficultés sociales et professionnelles. Franck, père au foyer, puis au chômage, a été recruté en insertion à Cussac pour une période maximum de 2 ans : « C’est difficile de trouver un travail après 50 ans… », mais, attentif aux difficultés que peuvent rencontrer les autres, il souligne un désarroi économique croissant « maintenant, on a des gens qui viennent nous voir pour acheter des pièces d’occasion et réparer eux-mêmes. »

Envie - Magasin d’électroménager rénové et garanti - ZI les Baraques à Cussac  Tél. : 04 71 03 95 18

Un Commentaire

  1. khattal

    j’ai fait le tri chez moi et je désire me debarrasser de pas mal d objets divers qui m encombrent. Tel 0646703716

    1 juin 2009

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Situez la consommation énergétique de votre habitation


Nous vous invitons à sortir vos factures énergétiques et une calculette.

Pour clarifier notre propos, nous vous avons fait un tableau reprenant les énergies les plus courantes utilisées dans l’habitat, toutes converties en kWh. Bien sûr, il s’agit de chiffres approximatifs, histoire d’avoir un aperçu de la consommation énergétique de votre habitation. 

Tableau d’équivalence énergétique


 

Divisez le total de kwh par le nombre de mètres carrés de votre habitation : combien avez vous trouvé ? ( kWh/m2/an)

Maintenant, situez votre consommation d’énergie primaire : (chauffage, production d’eau chaude, ventilation, climatisation…)  



 

Conclusion : il nous reste un bon bout de chemin avant d’avoir une habitation non énergétivore. Mais si on commençait aujourd’hui ? A défaut de construire une maison cube sur le modèle allemand, vous pouvez rénover en reprenant des principes « bioclimatiques » et de bon sens, avec pour maître mot : ISOLER. 

 

- L’isolation des combles : même si vous l’avez effectuée il y a 20 ans, il faut savoir que la laine de verre se tasse avec le temps, et que les leyrots en particulier adorent creuser des galeries à l’intérieur. Très propres, ils ont un coin WC. René : « Moi, je croyais que c’était une fuite de toit. En fait, c’était l’urine des leyrots, toujours au même endroit ! »

- L’isolation des fenêtres : changez vos joints, ça n’est pas compliqué. Si vous avez de vieilles menuiseries, pensez à changer vos fenêtres : ça coûte forcément plus cher mais en double, voire en triple vitrage, vous êtes sûr du résultat. Le must : se faire plaisir en perçant de nouvelles ouvertures au sud : les grandes baies vitrées ne riment pas avec déperdition d’énergie. Louis : « J’ouvre le sas de l’ancienne porte de grange transformée en baie vitrée, et le soir, je gagne 3°C. »

- L’isolation des murs : par l’extérieur ou par l’intérieur, les solutions ne manquent pas.

Et quand vous serez bien isolé, vous pourrez passer à la VMC double flux… 

Précautions de lecture 

« Attention, prévient Vincent, de Richardson à Brives-Charensac, il ne faut pas confondre consommation et restitution. La restitution dépendra du rendement de la chaudière et de la qualité du combustible. » Ainsi, pour le bois, nous avons retenu la valeur énergétique moyenne de 1 700 kWh pour un stère donnée par l’Observatoire de l’Energie, mais cette donnée fluctue fortement en fonction de l’humidité et de l’essence du bois…Notez bien que cette valeur n’a rien à voir avec la restitution qui sera différente selon que vous aurez un foyer fermé performant ou une cheminée ouverte.

Pour les plaquettes de bois, c’est plus simple : « Utilisées uniquement dans des chaudières et foyers adaptés, c’est 5 kWh/kg »,nous dit madame DEFAY d’Avenir Bois Chauffage 43.

A votre consommation totale en kWh, nous vous proposons de retrancher 20% : c’est notre estimation de la consommation annuelle secondaire moyenne d’un ménage français. Ainsi, il vous reste un chiffre proche de votre consommation primaire totale.

Si vous n’êtes pas un bricoleur averti et que vous ne voulez pas vous casser la tête à trouver des artisans pour faire vos travaux, un courtier en travaux vient de s’installer au Puy. Il s’occupe des démarches à votre place. illiCO TRAVAUX, Jean luc Fontanon. 04 71 00 78 46

 

 

A lire : » Maisons passives : standards et réalisations » par Adeline Guerriat, L’Inédite. www.editionslinedite 

 

Le carnet de santé Habitat d’EDF : un outil pratique pour identifier les points à améliorer dans son logement et entreprendre les travaux de rénovation indispensables. A remplir soi-même, il permet de faire un diagnostic précis de toute la maison : isolation, chauffage, rafraîchissement et climatisation, eau chaude, installation électrique ou encore équipements. A demander au 0 810 126 126. www.edf.fr

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Leurs trucs pour baisser leur consommation de carburant


 

Alain : poser des aimants

Pour obtenir un meilleur rendement énergétique, j’ai scotché deux aimants puissants – redresseurs de particules – de chaque côté de la durite d’alimentation de gas-oil. Ca coûte 3 francs six sous et j’ai réduit ma consommation de carburant de 10%. 

Nota Strada : Ne marche pas toujours, bien choisir ses aimants.

 

Jean : choisir son moment

Je fais le plein le matin car l’essence est moins volatile qu’en fin de journée à cause de la chaleur (c’est vrai surtout en été). Je fais attention à ne pas faire mousser : les remous augmentent le volume et c’est le volume que nous payons.

N.S. : L’économie est dérisoire… sauf que les petites rivières font les grands fleuves !

 

Louis, 74 ans : de l’additif organique acheté sur internet

Je mets dans mon réservoir un additif que j’achète sur internet. Avec 5cl pour 15 l à chaque plein, j’ai réduit ma consommation de 10%.

N.S. : bon point pour Louis qui, a 74 ans passés, fait ses courses sur internet et cherche des solutions pour réduire sa consommation !

 

Quentin, 19 ans : la récup’ !

Je connais quelqu’un qui fait la tournée des restos pour rouler à l’huile de cuisson. C’est sûr, il faut filtrer. Et y en n’a pas pour tout le monde … mais c’est une récup’ intelligente, dommage que ce soit interdit.

N.S. : certains ajoutent jusqu’à 40 % d’huile alimentaire dans leur réservoir. Mais ce n’est pas sans risque : il faudrait ne pas dépasser 25 % car l’huile alimentaire ne peut pas monter à la même température que l’huile de synthèse, et son utilisation nécessite un réglage précis du moteur. Votre auto sent la frite et surtout, nous vous rappelons que c’est strictement interdit.

 

Gilles : je roule au GPL

Je me suis équipé il y a quelques années et je ne regrette pas mon choix. Dommage que les pompes soient si rares.

N.S. : le GPL reste cher. Il coûte près de 0,80 cts le litre et augmente votre consommation de 30 à 40 %. Rajoutez le coût d’installation, il faut souvent faire plus de 50 000 km pour amortir votre équipement GPL. Intéressant pour les grosses cylindrées essence.

 

Marius et Mémette

Mémette : Alors Marius, c’est quoi ta solution pour baisser la consommation de carburant ?

Marius : Acheter un cheval.

Mémette : Ah oui, c’est bon pour le jardin.

4 Commentaire(s)

  1. J. P. G.

    J’ ai lu comme d’ habitude votre magazine avec attention.
    Les propos y sont comme depuis le début intéressants et pleins de bon sens .J’ ai par contre quelques désaccords sur le sujet du G.P.L.
    En effet pour être utilisateur de ce carburant depuis de longues années je constate une sur consommation par rapport au sans plomb qui ne dépasse pas 12 % .
    Sur certains modèles l’ électronique permet même de faire rivaliser la consommation G.P.L. avec le sans plomb .
    Quant à son coût d’ installation , il est couvert pour les petites cylindrées par un crédit d’ impôt allant jusqu’ à 2000€ et donne droit selon les départements à une carte grise à demi tarif sur véhicule neuf ou d’ occasion . Pour plus d’ infos vous pouvez contacter mr VEY 04 71 65 15 93 installateur agréé à Yssingeaux .
    Très heureux d’ avoir participé à la vie de Strada revue de Haute Qualité et pas seulement Environnementale , je vous souhaite naturellement bonne continuation , et ainsi à ouvrir les esprits , et les appétits de cultures ………SANS OG.M. BIEN SÛR !!!!

    19 décembre 2008

  2. Helène Closset

    Une seule solution : rouler moins, et pour cela, sortons de notre individualisme, organisons des co-voiturages. regroupons les courses de la semaine, et organisons des tours de rôle avec nos voisins. utilisons les transports en commun et réclamons plus de fréquences et de couverture auprès de nos élus. retrouvons le plaisir de la marche et de la lenteur : un peu d’exercice améliore notre santé. pour nos vacances, redécouvrons la France et l’Europe en train, en vélo ou à pied Pour moi, le choix est fait : je n’arrive pas à me résoudre à utiliser pour me déplacer ce qui pourrait servir de nourriture : trop d’humains sur cette planète ne mangent pas à leur faim, pour que j’ose mettre dans mon moteur ce que certains appellent désormais les nécrocarburants.

    « L’éthanol pourrait bien être la plus belle arnaque écologique de l’histoire » Courrier International

    Le bioéthanol ou agrocarburant connaît un grand succès ces derniers temps. Présenté comme le carburant écologique, alternatif aux produits pétroliers, le E85 (85% éthanol, 15% essence) aurait également l’avantage de réduire les émissions de gaz à effets de serre, et de benzène et butadiène, cancérigènes.
    Inconvénient n°1 : déforestation, érosion des sols, utilisation de grandes quantités de pesticides et engrais chimiques, pollution des nappes phréatiques, Il faut bien trouver des surfaces pour cultiver. Or les cultures les plus efficaces pour les biocarburants sont des cultures tropicales. Le Brésil produit 6.000 litres d’éthanol avec un hectare. Selon plusieurs ONG, les surfaces occupées par la canne à sucre plantée pour le biocarburant empiètent souvent sur des pâturages ou sur la forêt amazonienne ou vers le cerrado qui, sur un quart des surfaces, représente les meilleurs sols brésiliens. Un dossier paru dans Courrier International explique : « il est évident que le Brésil devra utiliser ses immenses étendues de forêt pour répondre à la nouvelle donne énergétique ; il est tout aussi évident que la destruction de la forêt entraînera un désastre écologique qui affectera l’ensemble de l’humanité. » > La FAO publie des chiffres qui montrent clairement qu’il est illusoire de penser que l’extension des cultures destinées aux biocarburants ne va pas empiéter sur les surfaces agricoles disponibles par habitant.
    Inconvénient n°2, Inflation des prix sur toute la chaîne de production et de vente du maïs . En effet, le maïs sert à de nombreux usages : nourriture pour animaux, édulcorant alimentaire, etc. Plus généralement, le blé qui sert pour l’éthanol ou le colza et le soja qui servent pour le biodiesel, sont tous affectés par une hausse mondiale des prix, parallèlement à une diminution historique des stocks. Un peu partout dans le monde, ce sont les consommateurs qui en ressentent déjà les effets négatifs et certains gouvernements commencent déjà à essayer de freiner l’essor des biocarburants (Chine, Inde).
    Inconvénient n°3 : la pénurie alimentaire La pénurie alimentaire est un risque en conséquence directe de la pression sur les surfaces agricoles et les prix. Des experts annoncent des hausses de prix énormes sur toutes les denrées alimentaires de base dans le monde entier ; par exemple +41% pour le maïs d’ici à 2020 ; +76% pour les oléagineux (colza, soja, tournesol) ; +30% pour le blé ; +135% pour le manioc qui est pourtant un aliment crucial dans les pays les plus pauvres d’Afrique subsaharienne, d’Amérique latine ou d’Asie. Si les prix alimentaires restent connectés à ceux du pétrole, ce sont 1,2 milliard de personnes qui risquent de ne pas manger à leur faim d’ici 2025. La Banque mondiale a calculé que la consommation calorique des populations les plus pauvres diminue de 0,5% à chaque fois que le prix des principaux produits alimentaires augmente de 1%. Quand une denrée alimentaire augmente, on la remplace pour une autre, moins chère, mais moins riche, moins nourrissante. Inconvénient n°4, le faible rendement énergétique des biocarburants. Il faut un peu plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre de bioéthanol. Ces chiffres s’entendent depuis les labours jusqu’à la dernière distillation. Il faut un 1,600 litre d’éthanol pour fournir la même quantité d’énergie qu’un litre d’équivalent pétrole. Où est la bonne affaire ? Ce n’est pas parce que le monde entier déraisonne qu’on doit refuser tout effort de réflexion, quelle que soit la position sociale ou politique. Si on prend en compte d’autres critères comme l’émission de gaz à effet de serre par kilomètre parcouru, on voit que les gains apportés par les biocarburants sont assez médiocres et parfois plus que mitigés. Par exemple, rouler en biodiesel émet plus d’oxyde d’azote que rouler à l’essence. Avec un bilan écologique modeste , l’éthanol, fabriqué avec le maïs ou le soja, dont la production est gourmande en énergie et très polluante, n’est vraiment pas la panacée.
    Inconvénient n°4, la pollution C’est une récente étude de Stanford University qui montre que l’éthanol – fabriqué avec du maïs, de canne ou de betterave – est mauvais pour les poumons : si toutes les voitures utilisaient du super éthanol E85 d’ici à 2020 aux Etats-Unis, la surmortalité engendrée serait de 4%, due à la recrudescence des problèmes respiratoires liées à la pollution atmosphérique… Réjouissant.

    Revenons sur le sorgho, conseillé dans votre article comme agrocarburant : Il fait partie des espèces adaptées aux milieux arides. Le sorgho (ou gros mil) est particulièrement important en Afrique, en Inde et en Chine. La farine de sorgho sert à la fabrication du pain ou à la confection de galettes. On l’utilise comme le riz ou le millet. On le transforme en sirop: la tige est pressée pour extraire le jus qui sera bouillie et donne en s’évaporant un riche sirop couleur or. Sa valeur nutritive est supérieur à celle du maïs : il contient plus de protéines, moins de matières grasses. Considéré comme la nourriture des pauvres en Inde, le gouvernement tente de le réhabiliter pour sa capacité à pousser dans des zones défavorisées, et pour ses propriétés nutritives. Pour voir les efforts du gouvernement malgache pour en étendre la culture visiter le site http://www.madagascar-presidency . En Tunisie : c’est une solution alternative à la production fourragère devant la flambée des prix de l’orge, du maïs et du soja. Cette plante a un cycle court, ce qui permet de l’utiliser en maraîchage en complément d’autres cultures pour son pouvoir nématicide. Utilisé traditionnellement en bouillie à partir de farine, il est l’aliment de base des enfants avec la réputation de faire des os solides. Il est servi au petit déjeuner dans les cafés. On trouve la farine de sorgho dans les épiceries tunisiennes. L’association KOKOPELLI qui vend des semences bio propose 15 sortes de sorgho à semer dans votre jardin. Si vous en trouvez, voici une recette :

    GÂTEAU DE SORGHO

    Préparation : 15 minutes – Temps de cuisson : 40 minutes -

    1 c. à c. de bicarbonate de soude – 1 c. à c. grains de fenouil moulus – 1 c. à s. de graines de sésame – 1 c. à s. de miel – 1 orange – 100g de farine de blé – 11g de levure chimique – 16 amandes émondées – 20cl d’huile d’arachide – 225g de sucre en poudre – 3 oeufs – 50g de raisins de Corinthe 500 g de farine de sorgho

    Prélever le zeste de l’orange. Réserver. Huiler au pinceau le moule à cake. Préchauffer le four à 210C (th. 7). Dans un grand saladier, mélanger la farine de sorgho et la farine de blé avec 200g de sucre, les raisins de Corinthe, le zeste d’orange, le fenouil, le miel, la levure et le bicarbonate de soude. Ajouter l’huile d’arachide et les oeufs. Travailler énergiquement à la cuiller en bois ou au robot. Verser de l’eau tiède progressivement, jusqu’à obtention d’une pâte homogène et souple. Remplir à moitié chaque moule à cake de la préparation. Placer les gâteaux dans le four préchauffé à 210C. Au bout de 5 min. de cuisson, sortir les gâteaux du four et les saupoudrer avec le sucre restant et les graines de sésame. Garnir de quelques amandes. Enfourner les gâteaux à nouveau et continuer la cuisson 35 min. à 180C (th. 5). Sortez les gâteaux du four et laissez-les refroidir avant de les démouler. Tranchez-les et servez-les accompagnés d’un thé à la menthe.

    26 février 2009

  3. legrand

    Pour Alain.
    Où avez vous acheté vos aimants ?
    Merci pour votre réponse

    15 juillet 2009

  4. j’utilise en priorité le vélo ou la marche !

    et puis le covoiturage ( pour aller à la chorale à 12kms de chez moi , par exemple )

    et quand j’utilise ma voiture , je conduis souplement , j’anticipe ( le feu tout au loin est rouge ou vert depuis longtemps ? …je n’accélère pas !! ), je coupe mon moteur pour des arrêts de plus de 2 minutes et je ne roule pas nécessairement à la vitesse maxi ( sur l’immense majorité des trajets, cela ne prendra que quelques petites minutes de plus, voire RIEN en ville ! )

    moi, déplacer quasiment 1 tonne ( poids d’une auto ) pour aller chercher une baguette de pain ( 80 g )…à moins d’un kilomètre, je NE PEUX PAS ! désolé( ??!!) : c’est au dessus de mes forces !!!

    12 décembre 2009

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Thème : CARBURANTS