Thème : ECOLOTHIQUE

VIVRE DANS UNE YOURTE


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A peine entrée, Hélène me tend une paire de pantoufle, accroche mon blouson à un cintre à coté de la porte. La table est joliment mise, éclairée par le puits de lumière. Un plat qui mijote mêle ses odeurs d’épices à celle du bois qui brûle dans le poêle. Deux sièges invitent à s’assoir au salon. Les feuillets dispersés sur le bureau témoignent de l’activité qui règne parfois dans ce lieu, alors que le chat, que l’on devine par la boule qui soulève l’édredon rajoute à la quiétude du moment.

Nous pourrions nous trouver dans n’importe quelle petite maison, mais Hélène habite dans une yourte. Un plancher rond entouré et recouvert d’une toile. Un dôme de 7 mètres de diamètre pour installer une cuisine, un salon, une bibliothèque, une chambre et des toilettes (sèches). Une structure minimaliste dans laquelle elle vit toute l’année.

rangement astucieux copie


Seulement 40 mètres carrés pour tout rentrer : il faut aménager astucieusement  !Un tissu qui serpente entre le solivage léger du toit, permet de ranger draps couvertures et vêtements…A l’entrée, cintres et pinces à linge sont des accessoires bien utiles pour suspendre des choses qu’on trouve généralement dans des placards.

L’idée à la base était d’être autonome, le plus possible. A cause d’une succession compliquée, Hélène décide de ne pas se battre pour garder la maison de sa mère dans laquelle elle habite, et choisit de changer de mode d’habitat. Comme ça, en une semaine. « Ce n’aurait pas été possible si je n’avais pas eu une voisine compréhensive qui m’a loué un bout de terrain, et le soutien du maire – un homme ouvert – qui a accordé le permis de construire ».

Elle entre alors en contact avec un accompagnateur à l’autoconstruction d’habitats légers, ( Rv Lhortolat, EcOasis de la Pinsole, Vanosc 07 ) qui l’aide à fabriquer et monter en trois mois la structure harmonieuse en pin sylvestre de la région sur un terrain du Mazet St Voy, à plus de 1000 mètres d’altitude. L’isolation est assurée par 10 cm de copeaux et de chaux dans le double plancher, et 3 couches de 1cm d’aiguilleté de jute sur les murs et le toit. En plein hiver, Hélène s’installe dans sa yourte, chauffée par un petit poêle à bois et un puits canadien.

exterieur yourte

« En partant de zéro pas de frustation : tout ce qui se rajoute est génial ! ha, le bonheur d’accéder à l’eau courante ! » : cela ne l’empèche pas de récupérer l’eau de pluie qu’elle utilise en priorité. Le raccordement à EDF est trop cher, alors Hélène installe deux panneaux solaires qui chargent des batteries pour cinq jours d’autonomie. Après deux années, sa production énergétique est complétée par une éolienne de bateau de cinq mètres de haut qui prend le vent du nord, celui qui souffle derrière le monticule abritant la yourte. Voici donnés par le soleil et l’air les 350 watts pour faire fonctionner son équipement électrique : soit un ordinateur et une free box, un extracteur de jus, un mixeur à légumes. C’est tout. Pas de frigo, mais une marmite norvégienne. Sa radio : un poste solaire et  aussi à ressort que l’on remonte à la main.

La recherche de légèreté

« J’ai des souvenirs très heureux, petite, de vacances passées dans une bergerie, un chalet sans eau ni electricité, de randos la maison sur le dos, ou derrière la voiture en caravane… je crois que la vie m’a poussée à ça, à vivre de plus en plus légère, proche du dépouillement. » Et elle ajoute « moins j’en ai, mieux je me porte » ! une petite phrase qu’elle a empruntée à Eileen Caddy, comme celle ci  » Tu peux changer en un clin d’oeil si tu choisis de le faire ». Hélène en est un exemple lumineux. Si son  mode d’habitat n’est pas envisageable par la grande majorité des gens, il surprend, attire ou révulse, interroge en tout cas sainement sur notre mode de vie et de consommation.

JA

la petite phrase d’Hélène est une citation d’Eileen Caddy « Tu peux changer en un clin d’oeil si tu choisis de le faire »

Jules : J‘ai construit une yourte au fond du jardin. 5 mètres carrés pour loger de la famille, des amis, ou parfois quelqu’un dans le besoin. Plus on en verra, plus on avancera pour le droit au logement pour tous. Cet habitat léger est dans un vide juridique qui rend encore plus précaire la situation des familles qui se logent ainsi.

STRADA aime : YURTAO, la voie de la yourte Site politique et spirituel, pour le droit à l’autodétermination de l’habitat social écolo. Poétique et sage. http://yurtao.canalblog.com/

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Hélène Closset vit dans une yourte au Mazet Saint Voy depuis 2007.

Elle organise des stages de «jeune et randonnée» et anime sous sa yourte des ateliers de cuisine.

association HOLICOR

Tel : 04 71 59 70 84

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Règles de savoir-vivre en forêt



La chasse est ouverte depuis le 13 septembre 2009, l’occasion de rappeler quelques règles essentielles de savoir-vivre pour tous les arpenteurs de la forêt.

© Périnne-Fotolia.com

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Aux chasseurs rappelons qu’il est nécessaire :
- de relire et se remémorer les consignes de sécurité obligatoires,
- d’avoir identifié le gibier avant de tirer
- de toujours considérer son arme comme chargée (l’index ne se pose sur la détente qu’au moment de tirer !)
- avant, après la chasse et même au retour, toujours désarmer, basculer ou ouvrir la culasse de son arme
Qu’il est interdit de tirer :
- en direction des maisons, bâtiments, routes et chemins,
- à moins de 150 mètres des maisons ou tout autre bâtiment,
- à hauteur d’homme,
- en état d’ébriété,
- au-delà de 30 mètres et sans visibilité.


Quant aux promeneurs, il leur faut respecter les secteurs clôturés par des panneaux indiquant la présence de chasseurs lors de chasses grand gibier ou de battue.


Nos ancêtres chasseurs-cueilleurs ont assuré la survie de l’espèce par l’observation et leur connaissances de la nature. Que nous soyons plutôt chasseurs ou plutôt cueilleurs, le plaisir que nous trouverons en forêt cet automne, dépendra de notre savoir-vivre ensemble.

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Eco-label pour l’hôtel Régis et Jacques Marcon à Saint-Bonnet-Le-Froid : la suite logique du rêve gastronomique


© Laurence Lager-Barruel

Aujourd’hui, lundi 29 juin 2009, inauguration de l’hôtel. Une foule se presse dans la salle de restaurant débarrassée de ses tables pour l’occasion.  Les graminées sont toujours là, ondulant en premier plan du panorama de rêve qui s’offre derrière les parois vitrées. Discours de Régis Marcon, toujours très simple et souriant, il rappelle les grandes lignes de l’installation sur les hauteurs de Saint Bonnet le Froid, une histoire de famille, d’hommes, de femmes et de cuisine. De nature, aussi, car c’est son amour du pays et de ses habitants, qui vaut aujourd’hui à cette réalisation remarquable le décernement de l’éco-label européen.

La secrétaire d’état à l’écologie, Chantal Jouannon, conclut élégamment, la foule se disperse de nouveau dans la salle et le brouhaha reprend. Des groupes se forment, ils vont et viennent en visites de l’hôtel en sous-sol, en balades entre les univers gustatifs qui ponctuent les lignes courbes de la salle de restaurant.

Il flotte une ambiance de joie sereine et retenue, les visages sont méditatifs, les sourires entendus, les regards complices. Entre discours amicaux et mondains, parfois le silence se fait :  un nouveau plaisir nous a déconnecté de la relation, l’attention est saisie, captivée par la sensation, et l’unique once de volonté  qui nous reste,  lutte pour ne pas redescendre trop vite sur le plancher des vaches.

Comment un seul met peut induire cet état troublant ? est ce la présence de la nature ?  l’esprit zen qui règne dans les choix architecturaux ? la sérénité affichée de nos hôtes ?

Comment dire ? La magie « Regis et Jacques MARCON » opère encore une fois, avec douceur et maîtrise.

14 juillet 2008

Il y a d’abord la vue : après le plancher de chataignier, sa frontière minérale et la courbure des parois vitrées, votre regard accroche les herbes folles puis se perd dans les collines du Velay et du Vivarais.

Il y a ensuite la table de Régis Marcon : feu d’artifices de saveurs, explosion des sens, découvertes tous azimuts. Vous ne « mangez » pas, vous vivez une suite d’instantanés d’art culinaire, vous nourrissez votre nature profonde. De la simplicité du bouquet de fleurs sauvages et graminées ornant votre table jusqu’à la perfection des lignes du mobilier de Jacques Mansuy, tous les détails subtils de l’environnement concourent à la réussite de ce lieu rare.

Et puis il y a l’ensemble de l’éco-hôtel Régis et Jacques Marcon, fondu dans le paysage, comme suite logique du rêve gastronomique. L’énergie du long couloir sombre et courbe rappelle celle des pyramides égyptiennes, et ses portes mystérieuses s’ouvrent, dans un contraste saisissant, sur des  chambres aux espaces gorgés de lumière,  s’échappant de baies immenses comme d’autant de tableaux.

C’est en amoureux de la nature que Régis et Jacques Marcon se sont lancés dans cette réalisation ambitieuse : un hôtel sur les lieux de leur enfance, imaginé à partir d’une étude paysagère préalable, répondant  aux critères stricts de l’Eco-label européen.

Mais Régis va plus loin encore : en sensibilisant et en associant l’ensemble du personnel à sa démarche de développement durable, le chef aux nombreux prix, aux 3 étoiles Michelin, 19/20 au Gault et Millau,  président de l’Académie du Bocuse d’Or, envoie valdinguer les vieux clichés de la profession : « Entrer dans cette démarche - du tri sélectif,  de la chasse aux gaspillages… – c’est donner un autre sens au travail. Le respect de la nature est indissociable du respect humain, et modifie jusqu’à notre comportement ensemble ». Pour illustrer cette sagesse, un exemple tiré de  la visite de ses cuisines,   «… la plonge… c’est d’ici  que l’on a la plus belle vue » ; le travail le moins passionnant s’en voit adouci, et ce n’est pas un hasard.

Lui qui est né et a grandi à Saint-Bonnet-Le-Froid, sur la ligne de partage des eaux, et plus simplement au-dessus de la station-service de son père, continue à vivre au cœur de son village, à deux pas de la boulangerie que l’activité du restaurant a permis d’ouvrir.

L’Eco-label européen signe une nouvelle  reconnaissance internationale  pour le travail de cet homme simple, qui nous fait partager avec grâce sa vision de l’art de vivre.

«  Je n’aime pas les barrières » murmure t-il de sa voix douce et calme devant la vue splendide.

Joëlle ANDREYS

L’Eco-label européen en matière d’hébergement touristique distingue les établissements qui répondent à des critères stricts de performance et de qualité environnementale. Il garantit de faibles impacts environnementaux. En bref ce sont des lieux «naturellement meilleurs ».

Le confort, proche de la perfection.

Des artisans locaux ont travaillé à la réalisation des chambres : Jacques Mansuy pour le mobilier, Philippe Pubellier pour les textiles, et bien d’autres…

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