Thème : BOIS

Appel d’air pour le chauffage au bois


La loi de finances rectificative du 23 décembre 2010 rétablit à 40 % le crédit d’impôt

applicable aux appareils domestiques de chauffage au bois à hautes performances

énergétiques et environnementales (poêles, inserts, cuisinières, chaudières)

quand ils remplacent un appareil ancien de même nature.

Quant aux particuliers qui équiperont, pour la première fois, leur logement d’un appareil de chauffage au bois, à condition que ce dernier réponde à ces mêmes critères, bénéficieront, eux, d’un crédit d’impôt de 25 %.

L’ objectifs est clair : augmenter le nombre de foyers qui se chauffent au bois -  9 millions en 2020 contre 6 millions en 2009  – pour une consommation de combustible égale.

Avec des appareils aux rendements de plus en plus élevés, il s’agit d’inciter les particuliers à opter pour des appareils modernes, de plus en plus performants.

Un Commentaire

  1. Duranton

    Attention cependant au bilan global du chauffage au bois qui se traduit aussi par l’énergie grise qui est notamment constituée de l’énergie nécessaire à l’exploitation et l’entretien des forêts, à la découpe des arbres et au transport du bois jusqu’aux lieux de combustion.
    Attention également à la combustion de bois faite dans de mauvaises conditions et qui peut être une source importante de pollution atmosphérique. Du bois insuffisamment sec, une combustion lente, l’utilisation de bois souillés (traités contre insectes ou champignons, peintures sur le bois, etc) produisent des fumées constituées de particules de suie, de divers composés organiques volatils dont des hydrocarbures , des dioxines, , du monoxyde de carbone, d’acide, etc. qui posent tous des problèmes importants de santé publique.

    22 mars 2010

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Des nouvelles de la petite !


L’eolienne tripale imaginée par le designer stark, fabriquée par la société pramac dontle siège sociale est à st etienne, est enfin commercialisée dans le réseau windéo : www.windeo-planet.com

5 eolienne
En 1000 W, avec un mat de 6 metres,. Le prix : 7500 euros HT . L’installation et mise en production sont comprises, mais quand même, pour couvrir 20% maximum des besoins d’une habitation, c’est pas une paille ! on ne parlera pas ici de rentabilité de l’implantation, mais plutôt de démarche écolo, vers plus d’autonomie.
La version 400 watt devrait être disponible à l’automne..

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les poêles de masse


A l’opposé de la cheminée ouverte, dévoreuse de bois, au rejet scandaleux de particules dans l’atmosphère pour un rendement de seulement 10 à 15%, se trouvent des poêles extraordinaires, avec une autonomie de 24 heures et une rendement de combustion de 90 %, utilisables comme chauffage principal : ce sont les poeles de masse scandinaves.


Des poids lourds …
En fonction du volume à chauffer, c’est une à trois tonnes de pierre ollaire, appelé également stéatite ou pierre à savon que vous installerez sans votre habitat. L’inertie de ce matériau permet d’emmagasiner la chaleur un peu comme le font les épais murs en pierre de nos maisons traditionnelles, mais la stéatite est beacoup plus lourde que la pierre de taille (2725kg/m2 ) et, à masse égale, elle accumule plus de chaleur que n’importe quel autre matériau réfractaire.


… rapides , costauds, avec petit appétit
En seulement 2 à 3 heures de chauffe, la température ambiante de la pièce à chauffer reste stable pendant 24 heures ! la combustion doit etre à « gros feu », donc non polluante, et s’accommode indifféremment de pins, de sapins, de résineux : des bois pourtant réputés pour encrasser les installations. Ici, l’effet pyrolise se chargera de nettoyer votre appareil.


Une chaleur qui rayonne
Pour définir le meilleur emplacement d’un poële de masse, on applique le principe de la lampe de poche : il s’agit de trouver la place à laquelle le faisceau d’une lampe éclairera le plus d’espace. Aussi, il vaut meiux prévoir les plans de son habitation en fonction de son choix de chauffage.
La chaleur par rayonnement serait la plus bénéfique pour la santé : pour les personnes souffrant de maladies respiratoires, mais aussi en augmentant les échanges organiques, elle stimulerait l’irrigation de la peau, normaliserait la tension artérielle, augmenterait l’élimination des toxines, serait anti-cholestérol, etc…


Prix :
La fourchette de prix est de 10000 à 18000 euros chez Nunnaunni. Semble très cher pour un simple foyer à bois, mais lorsque on la rapproche du prix d’un chauffage principal elle devient beaucoup plus raisonnable. A savoir que la consommation d’un tel poêle de masse est minime et que la stère de bois tendre se monnaye moins cher que celle de bois dur.


Les poêles de masse scandinaves occupent une place encore anecdotique sur le marché, mais qui devrait se développer. Pour Frédéric Gibert, d’Atraconfort à Saint Paulien, « le poêle de masse me semble être le procédé de chauffage le plus économique et le plus écologique . Il est bien entendu à associer à une isolation de haute qualité. »

Image 2

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Le bois, une énergie locale



Les paysages de Haute-Loire ont été fortement modifiés dans les années soixante. C’etait un pays nu, en pacage libre. Le mouvement de concentration des unités agricoles, accompagné d’une démarche de reboisement significative, a fait de notre département aujourd’hui, le plus boisé d’Auvergne : environ 35% de sa surface est couverte de forêt.


© danimages-Fotolia.com

© danimages-Fotolia.com


Une prise de conscience récente

Le bois accompagne l’homme depuis la nuit des temps. Il l’a protégé des prédateurs en devenant abri ; il l’a fait voyager en se faisant embarcation ; lui a permis de communiquer en étant transformé en papier ; en brûlant il l’a chauffé, et a cuit ses aliments…
Le bois-énergie fut supplanté par la maîtrise de l’extraction du charbon, puis du pétrole, du gaz et de l’atome. Le pétrole, issu d’une longue transformation du bois dans les entrailles de la terre – après quelques centaines de millions d’années et de gigantesques cataclysmes- est une richesse que l’on peut qualifier de merveilleuse… mais non renouvelable, et dont la combustion est génératrice de gaz carbonique. Alors que le bois-énergie, si il est bien exploité et bien consommé, ne contribue pas au changement climatique : puit de carbone, il rejette en brûlant le gaz collecté au cours de sa croissance.


« la croissance annuelle de la forêt de Haute-Loire pourrait chauffer tous ses habitants » affirme Jacques Villevielle de ERE 43.
Pour obtenir de la chaleur à partir du bois, on particulier peut :
- brûler des buches dans un foyer,
- brûler des granulés de bois ( sciures compactée) dans un poële ou une chaudière automatique,
- brûler du bois déquiqueté ( plaquettes) dans une chaudière
Mais quelque soit son système de chauffage au bois, il est primordial de s’appliquer à en améliorer le rendement.


Chiffres
- la consommation de 4 stères de bois en remplacement d’1 tonne de pétrole permet d’éviter le rejet dans l’atmosphère de 2,5 tonnes de CO2. (ademe )
- Les poêles et chaudières à granulés de bois, de par leur automatisation totale offrent le même confort que des installations au fioul mais, en plus, l’utilisation de granulés de bois permet d’économiser jusqu’à 50 % par rapport au fioul. Mme Defay de Avenir Bois chauffage


Fausses idées
« Il faut faire tourner son poele au ralenti »
pour passer la nuit, on bourrer son foyer et baisse son tirage. C’est ainsi qu’on encrasse sa cheminée, pollue un maximum, et utilise le moins bon rendement de l’énergie bois. ….
« Pour avoir un bois sec, il faut le protéger de la pluie »
Il y a sec … et sec ! Yves, forestier du coté de Saugues : « un bois sec c’est un bois qui n’a plus de sève. Il peut prendre la pluie, il reste sec ».


Utiliser du bois sec
Pas facile à trouver ( problème de stockage) et pas évident à jauger. Voici quelques astuces …
- Vous avez une tronçonneuse ? une scie et de l’huile de coude ? Prélevez une ou plusieurs rondelles de bûches. Pesez les à la balance de ménage. Passer au four. Repesez. Si le rapport entre les 2 mesures ne dépasse pas 1,2 : bingo, vous avez du bois sec !
- Vous avez des biceps ? tenez à bout de bras votre bûche. Si c’est fastoche, soit vous êtes costaud, soit votre bois est sec. A voir…
- Vous êtes sûr de votre fournisseur et il vous garantit 2 ans de stockage avant livraison . On peut rêver…
- Vous connaissez parfaitement les incidences de la lune. Un bois coupé à « la bonne lune » gagne une année de séchage. Personne ne dit le contraire , mais tout le monde n’est pas d’accord sur « la bonne lune »…
- Le plus sûr, anticipez ! faites vous une réserve de bois d’avance : elle nécessite de la place et de la trésorerie mais on n’a pas trouvé de meilleure solution pour avoir du bois sec.


« Le bois énergie cumule des avantages économiques, sociaux et environnementaux »
Thierry Quesada, élu à la commune du Mazet, responsable à la communauté de communes du Haut Lignon, est fortement attaché à la notion de développement local.
Lorsqu’on fait le plein de calories bois pour l’hiver, l’argent reste sur le territoire. Il contribue à créer de l’emploi de proximité, en milieu rural , et au développement de nouvelles compétences ». Les chauffagistes, en sont un bon exemple, ils se forment et se diversifient en énergies renouvelables, ce qu’on appelle les bio-ressources : l’air, le soleil, le bois.

Pour mieux comprendre ce qu’est la forêt, ses enjeux, son devenir, la foire forestière du Haut Lignon dimanche 4 octobre au Mazet-Saint-Voy, rassemblera pour la 3ème année consécutive de nombreux acteurs de la filière bois.

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Eoliennes pour particuliers bientôt en vente !



C’est la société PRAMAC à St Nizier dans le 42 qui a remporté le marché de la production des éoliennes du designer Philippe Starck.

modèle TRIPALA

modèle TRIPALA


Conçues pour les particuliers, elles fourniront respectivement 400W pour le modèle bipale – utilisation pour l’éclairage essentiellement – et 1000W pour le modèle tripale ( photo ci jointe ). Tripala couvrira des besoins plus importants en énergie comme l’électroménager oar exemple. A rapprocher de la consommation électrique d’une maison classique de 2 à 4 personnes : 3000 à 5000 W .

Les premières pré-séries sont finalisées mi-septembre, et en novembre on devrait les trouver chez des installateurs en énergies renouvelables, également dans un réseau de distributeurs en électricité et bientôt en GMS spécialisées.

Un Commentaire

  1. ere 43

    Bonjour,
    Dans le dernier numéro de « Strada la vie d’ici », à la page 6, l’article faisant référence aux éoliennes pour particuliers fait une confusion entre puissance et énergie cette confusion est courante mais elle conduit parfois à des erreurs d’analyse… L’énergie c’est pas toujours simple il vaut mieux éviter ce type de méprise.
    Il est juste de parler de puissance en W pour une éolienne mais faux d’exprimer sa production ou la consommation d’un pavillon en W il faut utiliser les Wh ou KWh
    Un petit exemple une éolienne d’une puissance de 1000 W peut produire dans une année 1000W* 2000h= 2000 KWh si elle fonctionne 2000h. La même éoilienne si elle fonctionne que 1000 h ne produira que 1000KWh . L’éolienne la plus puissante du monde ne produira pas grand chose si elle tourne trés peu.
    En résumé la puissance en W représente la capacité à produire ou consommer de l’énergie et l’énergie en KWh mesure ce qu’on a produit ou consommé réelllement durant une période donnée.
    Toutes mes excuses si je vous paraît un peu suffisant et pointilleux mais je tenais tout de même à relever cette erreur.
    Cette remarque étant faite, je trouve ce dernier numéro fort interessant et plaisant à lire. Continuez ainsi

    MIchel Forestier (associé d’ERE43)

    4 octobre 2009

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photovoltaïque en plein champ ? ne tombons pas dans le panneau.PAR ERE 43


Le soleil qui fait fonctionner le frigo, la machine à laver, la perceuse… c’est magique ! 

Vendre sa production d’électricité à EDF plus chère que ce qu’on la lui achète (on vend 0,60 cts le kWh, on  l’achète 0,12 cts),  c’est alléchant : mais attention, les effets d’aubaine peuvent devenir des effets pervers.

Des promoteurs font des offres alléchantes principalement aux collectivités et aux agriculteurs, telle la mise à disposition gratuite de hangars photovoltaïques, moyennant terrain ensoleillé et installations de production électrique en plein champ sur 30 hectares. Le discours ressemble d’une façon troublante à celui de l’éolien : l’installation d’une centrale photovoltaïque va dans le sens du développement durable et est  une source de revenus complémentaire non négligeable. Elle soulève la même interrogation : comment canaliser cette ruée sur une technologie très prometteuse, sans tomber dans les excès dont l’espèce humaine peut se faire une spécialité ?

De la terre à lentille pour les centrales 

Alors que la baisse de l’utilisation des engrais chimiques est souhaitée, que cette baisse risque de réduire la productivité agricole et, de fait, nécessiter plus de terres arables, il ne nous semble pas opportun d’ouvrir la porte aux champs photovoltaïques sur ces terres. Faut- il classer les terrains agricoles ? Définir des zones de développement photovoltaïque ? 

 

Utiliser l’existant : les toitures

Dès 500m² de surface, le système attire les financiers. Viser l’installation de centrales photovoltaïques de grande taille sur des surfaces qui ne peuvent servir à autre chose : bâtiments agricoles, industriels, commerciaux, tertiaires….et peut être, sur des terrains très arides, nous parait pertinent.

 

Mutualiser

Les collectivités peuvent s’inscrire dans un projet plus large : en s’ouvrant à la mutualisation, une centrale devient participative et peut oeuvrer à la pérennisation d’une économie sociale et solidaire. 

 

Et chez nous ?

Si vous avez déjà votre centrale photovoltaïque, il y a de fortes probabilités que votre compteur «Electricité Consommée »  tourne deux fois plus vite que celui « Electricité Produite ». Pour inverser la tendance, on peut augmenter la surface de panneaux sur le toit : à ce jour, le système économique pousse dans le sens de cette solution consumériste et comme la loi des grands nombres joue à plein, le prix des installations baisse rapidement.

Nous préférerions que les comportements changent, et visent à réduire les consommations électriques : non pas par une démarche d’ascète, mais par des solutions de bon sens, et la recherche d’efficacité. 

 

Réduire sa consommation électrique :  

- par le choix du matériel : en privilégiant les moins énergétivores, désignés par les classes A, A+, A++

- en traquant les veilles et autres transformateurs perpétuellement branchés. 

- par la recherche d’information : le chauffe-eau solaire par exemple est 5 fois plus performant qu’un chauffe-eau photovoltaïque. 

- par une utilisation raisonnée.

- par une isolation performante.

- par tout ce que chacun est capable d’inventer, de mettre en place selon son mode vie (on peut imaginer se passer de frigo en hiver…)

 

Plus d’infos :

N° 70 de CLER infos de mai juin 2009 www.cler.org/info/

ou au 34 rue roderie à Aiguilhe, en libre service pour les associés ERE43.

 

Quelques chiffres

30 Ha : la surface de terrain recherchée par les promoteurs

30 Ha de Photovoltaïque = la satisfaction du « besoin électrique » de 4300 familles

30 Ha = 1% de la surface moyenne d’une commune.

30 Ha = l’empreinte au sol de la RN 88 entre le Puy et Yssingeaux.

 

Témoignage 

un installateur (43)

« Des centrales photovoltaïques sur sol ?   On en parle… mais pas en positif. : on les préfère sur le toit. »

 

Yanni HADJIDAKIS, président des Amis de la Terre.

« Le solaire est une énergie illimitée que l’on peut capter en utilisant nos 10 000 km2 de toits en France. »

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La nouvelle donne de l’éolien en Mézenc


 

Après de nombreuses péripéties autour de l’éolien sur le plateau du Mézenc, la communauté de communes a présenté, en réunion publique le 20 décembre à Laussone, le résultat d’une étude de territoire pour définir des zones de développement de l’éolien.

Petit retour en arrière 

En juin 2001 paraît au journal officiel un tarif d’achat préférentiel pour l’électricité éolienne. Ce geste politique lance la réflexion sur les projets.

Des industriels et des promoteurs sollicitent les collectivités les plus ventées pour passer à du concret. On note alors une impréparation tant des élus que des structures administratives.

L’appât de la taxe professionnelle échauffe même les esprits les plus sages.

Finalement, des projets partis un peu trop vite sont stoppés devant les contradictions juridiques qui se font jour. 

Chacun reprend ses marques. Les élus locaux délibèrent pour mutualiser la taxe professionnelle éolienne. L’état clarifie les choses et restreint le tarif de rachat à des zones étudiées et sélectionnées de façon très précise.

C’est ce dernier travail qui nous était présenté le 20 décembre.

 

Les grandes zones d’implantation possible de parcs éoliens en Mezenc ont été définies par le travail conjoint du bureau d’étude Urbanature, et la communauté de communes du pays du Mezenc. Comment s’y sont-ils pris ?

Quatre critères ont été retenus : 

- une distance de raccordement au réseau EDF

- la préservation des chemins de migration des oiseaux et des zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (les ZNIEFF)

- le respect d’un périmètre de 300 mètres autour des habitations. 

En superposant les cartes géographiques reprenant ces données, une multitude de zones sont apparues.Les élus ont alors restreint les sites potentiels après avoir vérifié qu’une implantation d’éoliennes sur ces zones ne perturberait pas les points de vue remarquables du site.

Carte des Zones de Développement Eolien du Pays du Mézenc, présentée à Laussonne le 20/12/08

 

René – Retraité EDF J’ai fait les calculs : la rentabilité d’un parc éolien se situe entre 33% et 45% par an, et ce sont les actionnaires australiens qui en profitent. 

Hubert – Agriculteur en retraite Les évolutions technologiques ont toujours suscité des oppositions. Rappelez-vous l’arrivée du train : certains craignaient que les vaches n’aient plus de lait, d’autres que les voyageurs ne deviennent sourds. La crainte la plus partagée concernant les éoliennes, c’est le risque de « promoteurs mal intentionnés ». Si les gens du Pays s’associaient pour construire eux-mêmes ces Eoliennes, ce ne seraient pas les porteurs qui empocheraient, mais les gens du Pays.

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L’avis de ERE 43



L’éolien, un bon complément de production d’électricité dans le système énergétique Français.

Le chauffage électrique est très développé en France. Au plus fort de l’hiver, nous sommes parfois amenés à importer de l’électricité. Elle est produite à partir de pétrole et de gaz naturel. Il y a alors de fortes émissions de CO² (180 grammes de CO² émis par KWh électrique consommé – source ADEME + DGEMP). 

L’implantation d’éoliennes, de par leur fonctionnement hivernal, limite ces rejets de CO² et freine le changement climatique.

Nous craignons que ce changement ne modifie profondément les vertes prairies du Mézenc qui pourraient alors devenir un site désertique, façon Hoggar…

Si nous voulons rester acteurs du développement de nos territoires, si nous voulons garder le pouvoir de décider des orientations environnementales, énergétiques et économiques de notre lieu de vie, nous pensons que la solution pourrait être de l’éolien participatif, avec de l’investissement local. C’est le sens de la charte votée par ERE 43, en 2002, et que vous pouvez retrouver en intégralité sur www.ere43.fr

 

Mutualiser les parcs éoliens 

Concrètement un parc éolien demande un investissement d’environ dix millions d’euros. Si on amène la moitié de la somme, un banquier un peu coopératif avance l’autre moitié. Or, cinq millions d’euros peuvent être rassemblés avec la contribution de 1000 personnes (seulement 1/5ème de la population de la Communauté de communes) qui engageraient chacune 5000 euros soit le 1/3 d’un livret A. Cela ne nous semble pas utopique. Imaginons : au lieu de faire quatre parcs, on n’en créerait qu’un seul, consensuel. Les bénéfices, au lieu d’être empochés par des financiers, seraient redistribués aux locaux : particuliers et institutionnels contributeurs.

Il nous paraît juste que les personnes qui ont les inconvénients de l’éolien en aient aussi les bénéfices et la maîtrise. 

La vraie difficulté d’un projet participatif n’est pas le montage financier, mais le montage juridique et la négociation avec les promoteurs. Sur le plateau, nous avons des opposants à l’implantation massive des éoliennes, rompus à l’interprétation des lois ; s’ils mettaient leur énergie au service d’un tel projet, alors nous pensons qu’il deviendrait réalisable. 


ERE 43, développeurs d’énergies locales à Aiguilhe-Le Puy

 

Entendu : 

« Les Eoliennes sont trop lucratives ».

« Elles sont là, ne tournent pas et la Taxe Locale Eolienne promise, on ne la voit pas arriver ».

« Les éoliennes, elles font baisser la valeur patrimoniale de ma maison. »

« Une machine ne rapporte pas plus de taxes locales que quatre familles. Il vaut mieux faire venir des familles ».

« Les Eoliennes, je suis contre pour une raison affective : elles défigurent les paysages exceptionnels dans lesquels ma grand-mère gardait les vaches ».

Un Commentaire

  1. Ere43 suggère aux opposants à l’implantation massive d’éoliennes industrielles de négocier avec les promoteurs éoliens afin que ceux qui subissent les nuisances des éoliennes perçoivent des compensations financières.
    Les membres d’Ere43 se rendent-ils vraiment compte des réelles nuisances que vont subir les habitants d’une ferme de Freycenet-Latour située à 400 mètres seulement d’une éolienne de 120 mètres de haut qui va bientôt être érigée à Moudeyres?

    http://environnementdurable.net/

    21 avril 2009

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EOLIENNES / CHRONIQUE DE LOUIS : Ces nouveaux moulins à vent


 CHRONIQUE DE LOUIS

LES NOUVEAUX MOULINS A VENT

 

 

Depuis peu, je me suis mis à aimer ces énormes marguerites à trois pétales, qui poussent sur nos crêtes ; mais étant génétiquement un continental, je me garderai de parler de celles qui émergent des océans…

Sensibilisé par des Verts, face à l’insolente érection de ces mâts, tagueurs de paysage, bousilleurs d’oiseaux, pollueurs acoustiques, je me sentais une âme de Don Quichotte. Toutes ces nuisances, disait-on encore, pour récupérer seulement quelques kilowatts, au bon vouloir d’Eole !

J’ai changé…

 

 

 

Après avoir beaucoup observé sous différents ciels ces nouveaux paysages animés, je les trouve beaux. Et en disant cela, je pense à nos ancêtres. Eux aussi ont dû s’inquiéter en regardant s’ériger ces massives tours de bois, gesticulantes et gémissantes dans l’effort, ces puissantes machines bonnes à tout faire, prémices d’une mécanisation industrielle, exploiteuse jusqu’alors de la seule force animale. Et ces mêmes machines, aujourd’hui nous les restaurons, non pas pour leur fonction initiale, mais pour les réinsérer dans leur paysage !

 

Le bruit, le chuintement de nos éoliennes évoque, selon l’air du temps, celui du vent dans nos rochers phoniques ou les gémissements du vieux pin courbé sous la Burle… Dans le rythme effréné qui nous agite, leurs grands gestes lents semblent battre la mesure d’une musique apaisante ; ils rappellent les signes que se faisaient autrefois les faneurs et les moissonneurs, s’interpelant de part et d’autre de nos vallons : gestes d’amitié et de connivence qui ponctuaient un dur travail dans une nature harmonieuse.

Ces calmes machines, nouveaux moulins à vent du 21ème siècle, rappellent à chacun que l’homme et la nature doivent entretenir de bonnes relations. Elles restent sereines devant l’insolente vitesse de polluantes voitures, dévoreuses à une toute autre échelle d’une énergie qu’elles s’efforcent, elles, d’emprunter au vent.

 

Et les oiseaux, qu’en pensent-ils ? Ils comprennent vite, semble-t-il, et peut-être même se sont-ils passé le mot : de victimes ils sont devenus prudents et seraient même maintenant, des admirateurs à distance !

 

 

 

copyright Mylène BRESSAN

copyright Mylène BRESSAN

Un Commentaire

  1. On peut ne trouver aucune poésie dans ces “Moulins à vent ” relookés dans les tons de notre époque technologique et productiviste.
    On peut même, ces éoliennes, après tout pourquoi pas, les trouver laides et disgracieuses, surtout si elles s’incrustent dans l’horizon d’une résidence secondaire qui risque, perdant un peu de son authentique cachet campagnard, et, plus grave, perdant aussi un peu de sa valeur marchande. Laides et disgracieuses, mais guère plus que les énormes pylônes qui viennent apporter la Fée Electricité aux jolies résidences secondaires depuis les centrales nucléaires distantes de deux ou trois cents km, jusqu’à ces plateaux ventés, où il serait dommage de gâcher le paysage, pour le simple plaisir de produire avec du vent gratuit de l’électricité labellisée « Don Quichotte », pour économiser celle d’EDF atomique, pas trop chère, et tellement propre !

    30 octobre 2008

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EOLE, DIEU DU VENT


EOLE DIEU DES VENTS 

Dans la mythologie grecque, l’origine d’Eole n’est pas très claire. Dans son Odyssée, Homère en fait un simple mortel, roi d’Eolie et …copain de Zeus qui lui aurait alors donné la maîtrise des vents. Mais plus tard, Virgile, dans ses Enéides, fait d’Eole un dieu retenant les vents prisonniers dans une caverne (dans ce cas, les vents ont finalement pu s’échapper, sinon nos éoliennes ne tourneraient pas). Ce qui est sûr, c’est que, contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas Charlemagne qui a inventé l’Eole !  

Un Commentaire

  1. Ah ah ! Sacré Charlemagne !!!

    1 février 2009

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EOLIENNES : QUELQUES CHIFFRES


LES OBJECTIFS FRANÇAIS

Le Grenelle de l’Environnement a affiché un objectif de 25.000 MW de puissance installée d’énergie éolienne en 2020, ce qui représenterait environ 10 % de la consommation française d’électricité.  A rapprocher de l’objectif établi par l’UE : 23% d’énergie renouvelable dans la consommation énergétique française globale en 2020. (solaire, petit hydraulique, éolien…)  

DONNES TECHNIQUES

- Puissance électrique : 2 Mégawatts*

- Energie annuelle produite : 4 millions de Kilowattheure, soit l’électricité consommée par 1333 foyers français hors chauffage par an.*

- La France est le deuxième gisement potentiel en Europe après le Royaume-Uni.

- la puissance de 650 éoliennes égale celle d’un réacteur nucléaire récent, soit 1300 Mégawatts.

- Coût d’une machine : environ 2 millions d’euros   

*base parc éolien de St-Jean Lachalm

                       

LES ENJEUX FINANCIERS

-    taxe professionnelle : c’est environ 30 000 € /machine pour la commune ou communauté de communes, le département et  la région

-    taxe foncière : c’est environ 10 000 € pour la commune pour un parc comme celui de St Jean Lachalm.

-   pour le propriétaire du terrain, un loyer qui peut  varier entre  3.000 €  et 7000 € environ  par an et par machine. Des indemnités peuvent être rajoutées.

-   pour l’exploitant, et les contrats signés avant le 6 aout 2008, pour 15 ans,  le tarif de rachat par EDF était de 0,082 €/kWH (source DIDEME fin 2007) tarif garanti les 10 premières années. Un nouveau tarif d’achat va être établi à l’automne. En attendant, les nouveaux sites ne peuvent obtenir de contrat d’achat.  

 

CARTE DE L’EOLIEN EN HAUTE LOIRE

   source DDE–  sur la base des permis de construire et puissances accordés au 20 août 2008 

 

Sites éoliens

Enquête

Publique*

Permis

de construire

Etat

de la construction

Observations

ALLY-MERCOEUR

NON

26 éoliennes

39 MW

Finalisé

Recours après installation des habitants pour nuisances, rapport d’enquête de février 2007.

ST FRONT- CHAMPCLAUSE- MONTUSCLAT

NON

16 éoliennes

24MW

- Chantier non démarré

 - 4 annulations

4 éoliennes annulées suite recours de l’APEM, cause implantation à moins de 400m des habitations.

FREYCENET-LA-TOUR

MOUDEYRES

OUI

8 éoliennes

24 MW

- En cours

- 2 annulations

2 éoliennes annulées suite recours de l’APPEM, cause implantation à moins de 400m des habitations.

ST-JEAN LACHALM

OUI

9 éoliennes

12MW

- En cours

 

MAZET SAINT VOY

OUI

6 éoliennes

12 MW

Chantier non démarré

Permis de construire du 23 janvier 2008

Recours administratif déposé par l’APEM

 .*Enquête publique préalable  au permis de construire

 D’autres projets de permis de construire et de ZDE (zone de développement éolien) sont en  cours d’étude ou d’instruction.

 

4 Commentaire(s)

  1. berger

    juste un petit commentaire. je m’intéresse beaucoup à l’éolien. Habitant pas très loin de st jean-lachalm (haute-loire), je suis allé plusieurs fois sur le site où sont en train de se monter les machines. J’ai pu constater le peu de bruit que faisait l’aérogénérateur. Alors, il faut arrêter de dire n’importe quoi. Que les détracteurs se taisent une bonne fois !!!
    Cordialement.
    Jean-Marc Berger

    21 octobre 2008

  2. Fédération Environnement durable Auvergne

    si 650 éoliennes de 2MW ont une puissance de 1300MW soit l’équivalent d’un réacteur, leur production électrique annuelle est 4 fois que celle de ce même réacteur.

    Autre rectification: au sujet du parc de FREYCENET-LA-TOUR MOUDEYRES 8 éoliennes de 2MW
    2 éoliennes annulées suite recours du Comité des Barthes cause implantation à moins de 400m des habitations. L’affaire est depuis un an en Cassation au Conseil d’État.

    Il faudrait ajouter au tableau les ZDE accordées et celles en cours d’étude!

    4 décembre 2008

  3. Gut!

    27 février 2009

  4. Fédération Environnement Durable Auvergne

    En Haute-Loire, voici le tableau des ZDE à la date de 4 mai 2009
    Pays de Montfaucon: zde de 66,5 MW accordée
    Pays de Cayres-Pradelles: en attente de recevabilité
    Pays du Mézenc: 101 MW (soit 50 éoliennes) en attente de recevabilité
    Pays de Saugues: dossier incomplet

    une précision à mon précédent commentaire:
    si 650 éoliennes de 2MW ont une puissance de 1300MW soit l’équivalent d’un réacteur, leur production électrique annuelle est 4 fois moins que celle de ce même réacteur et elle n’est pas régulière. Cette production doit être équilibrée par du thermique très polluant!!!

    5 mai 2009

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EOLIENNES / STRAD’ACCORD ?


VOS AVIS :

Thierry

« La place des éoliennes est à coté des sites urbains. Il y a encore en France des zones où le paysage, véritable richesse essentielle, est préservé. L’éolien, élément perturbateur, saccage le patrimoine paysager et historique, ainsi que le littoral pour les projets en mer. Pourquoi ne pas réserver ce type de mobilier pour les zones géographiques où l’empreinte de l’Homme est déjà marquée ? Il est temps d’arrêter le politiquement correct qui sévit dès qu’il s’agit d’écologie. »

Véronique

« Je n’ai rien contre les éoliennes,  mais je  trouve que c’est idiot que l’énergie rapporte à des groupes d’actionnaires privés. Et l’on devrait consommer ici l’énergie que l’on produit avec nos éoliennes. »

Willy Guieau, suggestion d’élu :

« La ressource « vent »  pourrait profiter aux habitants du territoire concerné, par exemple par le biais d’un actionnariat local. »

Josette

« C’est le coté exceptionnel de l’éolienne qui peut la rendre acceptable. Imaginez des vierges du Puy partout en France ou plusieurs tours Eiffel… des éoliennes éparpillées banalisent le paysage. »

Rose

 « On devrait appliquer le principe de précaution avant d’accorder des permis de construire proches des habitations. Le son d’une éolienne est perceptible à 400 mètres et  les infrasons pourraient être nuisibles à la santé jusqu’à 1500 mètres. En fait,  on ne connait pas encore les incidences réelles de telles implantations. »

René VALLA, président de l’APPEM, Association de Préservation des Paysages Exceptionnels du Mézenc, à l’origine de nombreuses recours en justice contre l’implantation d’éoliennes : « après un débat et avoir rencontré tous les maires de la communauté de communes du Mézenc, nous avons pris la position suivante : pas d’éoliennes industrielles – plus de 100 mètres de haut  - au dessus de 1000 mètres d’altitude. Cela laisse de la place pour en implanter et préserve les paysages exceptionnels, source de développement durable ! » 

+ d’infos : APPEM

Tél. : 04 71 65 09 72

4 Commentaire(s)

  1. clo2

    Ah! La Hollande, l’autre pays du fromage.
    Ses champs de tulipes, ses vélos noirs, ses coffee shop, ses petites dames dans les vitrines (quoique de ce que j’ai vu à Hambourg…) et ses moulins à vent; celui de Kinderdijk (à vos souhaits ! ) classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
    Laissons nous aller, et imaginons un instant ce que pourrait être la Hollande sans ses moulins…
    Il est fort vraisemblable que le gouvernement aurait été contraint de faire appel à une immigration massive, constituée essentiellement de Shaddoks. Pour qu’ils puissent rester les stakhanovistes du pompage, il faudrait bien entendu les nourrir abondamment. Sur un territoire déjà hyper dense, on mesure bien l’accroissement tout azimut de la production agricole, vaches prim’Holstein comprises. Bien évidement avec leurs flatulences on assisterait à une génération importante de méthane, aggravant dangereusement le déficit de la déjà bien fragile couche d’ozone.
    Mais bon, les moulins sont bien là, ouf, respirons un bon coup (entre 2 flatulences), et puis on s’en fout, c’est pas chez nous, les Bataves n’ont qu’à se débrouiller avec leurs problèmes. D’ailleurs un ami Wallon me disait récemment : « comment pourrait-on avoir la moindre sympathie pour des gens affublés d’une langue pareille ?  »
    Mais au fait ça me fait penser, et chez nous ?
    A dire vrai je connais bien quelques moulins pour les avoir vu de mes propres yeux.
    Celui de Cucugnan, aussi célèbre que son curé et celui de Fontvielle, les deux ayant inspiré Daudet, surtout le dernier sans quoi on aurait eu droit aux lettres de …tout autre construction !
    Celui de Valmy, observatoire privilégié de Kellermann, sans oublier bien sûr le Moulin de la galette cher à Bruant (N.D.L.R. Butte Montmartre, Paris, France, il y a des Marseillais qui vont lire)
    D’autres encore dont je me souviens pas du nom, et… ceux que je ne connais pas.
    Bon, mais ça fait peu, on comprends mieux pourquoi Don Quichotte a préféré rester dans la Mancha.

    Jusque-là ça va vous suivez ?
    Alors imaginons encore (je sais pour certain ça risque d’être dur par manque d’habitude)
    Dans quelques dizaines d’années, voire quelques centaines.
    Grâce aux surgénérateurs et à la fusion nucléaire l’énergie est abondante et bon marché.
    Le plateau Haute-Loire Ardèche est couvert de moulins. Vous savez ces moulins d’un nouveau genre, qui produisent de l’électricité et qu’on appelle éoliennes.
    On vient de loin pour les admirer, le site est classées par L’UNESCO.
    Du coup l’économie locale a été boostée, les voies de communication améliorées.
    Site classé oblige, les espaces ont été sauvegardés de l’urbanisation galopante qui a gagné les terres encore émergées (la banquise a fondue)
    Et dire que d’aucuns voudraient priver les générations futures de ce patrimoine extraordinaire ! (on ne laisse pas la terre à nos enfants, on l’emprunte!!! )
    Quelle attitude auraient-ils eue à l’époque de la construction des moulins à vent?

    Sans aller jusqu’à truffer le plateau d’éolienne, sans en construire dans des espaces protégés, il convient d’y réfléchir sérieusement.
    Je vous laisse donc méditer ce billet qui se veut humoristique mais non polémique.
    Allez, on va pas en faire un fromage, là dessus j’arrête de brasser de l’air et de vous pomper le vôtre, je sais que j’ai beaucoup de grain à moudre si je veux encore amener de l’eau…à mon moulin.

    20 septembre 2008

  2. louis

    Réponse à Clo2
    Buonjour !
    Jusqu’à Mancha, je suis, et j’apprécie l’humour…

    Après je lis : « Grâce aux surgénérateurs et à la fusion nucléaire l’énergie est abondante et bon marché… » Là je e complète l’hypothèse : ces centrales fonctionnent bien et en sécurité, elles ne consomment pas une matière première non renouvelable et enfin, elles consomment leurs déchets. Conclusion : on a démonté et recyclé des centaines d’éoliennes, qui ne présentait plus d’intérêt comme générateurs d’électricité (on en a gardé seulement quelques unes pour leur gracieuseté et le patrimoine) et dans la foulée, des dizaines de milliers de pylones haute tension car on a enterré les lignes.

    4 décembre 2008

  3. barbereau pat

    « quid  » d’un développement potentiel d’éoliennes particuliéres ?
    chacun son petit mât dans son jardin réduirait les « nuisances » (surtout financiéres, d’ailleurs : rentabilité, concentration, surexploitation d’un systéme…) des parcs industriels, et ne serait guère nouveau dans le paysage : certaines datant du XIX e siécle sont encore en service pour amener l’eau près de ferme ou en plein champs….
    (et pas seulement dans « il était une fois dans l’ouest » : ouvrez les yeux près de chez vous…)
    division des nuisances par réduction de tailles, et participation et maitrise de l’individuel au collectif serait sûrement une voie plus « facile » que la seule trop souvent proposée : « industralisation et exploitation » sous couvert de bien commun ….

    22 mars 2009

  4. AUBRY Alexandre

    Et pourquoi pas des éoliennes individuelles qui produisent de l’électricité à consommer sur place par les habitants ?
    Et pourquoi pas des panneaux photovoltaïques qui produisent de l’électricité à consommer sur place par les habitants ? plutôt que de la revendre à EDF ?
    Et pourquoi pas des panneaux solaires individuels sur chaque maison pour chauffer l’eau (au moins) de chacun ?
    Et pourquoi ne pas produire du biogaz chez chaque agriculteur-éleveur ?

    Si on veut parler d’écologie, pourquoi ne pas se poser ces questions et non pas « combien va rapporter une ferme éolienne de 20 alternateurs… » ?

    Les néo écolos me font marrer.

    50 éoliennes sur le Mézenc ! vive le business vert ! pardon vive l’écologie !

    Espérons que ça donnera envie aux néo-ruraux de s’installer par centaines pour revitaliser ce pays ! espérons que ceux qui sont venus s’installer pour la beauté des paysages du Mézenc ne s’enfuient pas !
    Mais sachez que parmi ces néo-ruraux il n’y a pas que des emmerdeurs. Il y a aussi des entrepreneurs, des médecins, des infirmiers, des enfants qui vont à l’école…

    25 septembre 2009

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PLACE AU SOLEIL


L’Homo sapiens avait certainement remarqué que l’eau se réchauffait au soleil et pourtant, ce n’est qu’au vingtième siècle que l’homme s’est mis à fabriquer industriellement le chauffe-eau solaire, tellement plus économique à l’exploitation que le chauffe-eau électrique ! Puis, revenant sur ses pas – l’électricité fut inventée approximativement un siècle plus tôt – il s’est mis à produire de l’électricité à partir de cellules photovoltaïques, toutes simples et parfaitement statiques, ne demandant qu’à « se dorer la pilule ».

 

En France un marché à peine naissant

En 2007, sur 1500 MW de solaire photovoltaïque installés en Europe 1000 l’étaient en Allemagne, soit plus de trente fois le « parc » français qui s’élève à seulement à 35 MW. Par l’arrêté du 7 juillet 2006, la France s’est fixé l’objectif ambitieux d’atteindre une capacité de production photovoltaïque de 160 MW en 2010 et de 500 MW en 2015.

Choix éthique ou investissement financier ?

Parce que c’est une énergie propre, dont l’exploitation s’intègre harmonieusement aux habitats, on peut choisir l’énergie solaire par souci de préserver la planète. Mais aujourd’hui, les différents dispositifs d’aide à l’installation incitent les particuliers à investir dans de la production photovoltaïque : l’opération est devenue rentable et sûre à long terme.

Pour info, EDF rachète l’électricité produite par les panneaux photovoltaïques des particuliers 0,56 € le kW lorsqu’ils sont intégrés dans la toiture, à 0,35 € le kW lorsque les panneaux sont installés sur châssis.

Ce tarif est 2 à 4 fois plus élevé que celui que nous applique EDF !

L’intérêt est donc de vendre ce que l’on produit et d’acheter ce que l’on consomme.

La rentabilité dépend du contrat électrique, de la surface et du coût d’installation des panneaux, des aides financières accordées, selon le lieu, par les municipalités, le département, la région, EDF et l’Etat (dégrèvement fiscal)

Prenez contact avec le centre des Impôts avant d’engager des frais : vous connaitrez les conditions pour bénéficier du dispositif de crédit d’impôt ou de réduction d’impôt. La loi fiscale qui a été votée, ne s’applique que jusqu’au 31/12/2009, après il se peut que les aides soient plus proches d’un système bonus/malus. Il est conseillé de demander un rescrit, c’est-à-dire un engagement de l’administration sur les conditions qui vous seront faites.

La Haute-Loire, un département ensoleillé

La Haute-Loire est un département particulièrement adapté au solaire thermique et au photovoltaïque en raison de la qualité de son ensoleillement (plus de 1880 heures par an contre 1600 heures à Lille) et de ses températures modérées. Des régions plus au sud, comme celle de Montpellier, ne sont pas forcément mieux loties, car si l’on a trop de chaleur, on perd en production.
Pierre Lasherme, chauffagiste au Puy-en-Velay et installateur Shüco, Conergy, Wiesman, Büderus,… connaît bien l’histoire de l’énergie solaire en Haute-Loire : « Des précurseurs ont équipé leur maison en solaire dans les années 70. Récemment l’architecte Jean Fargette a fait appel à notre société pour remplacer les panneaux solaires qui alimentaient sa maison de Borne depuis 38 ans ! Il a opté pour le même système, du solaire thermique, dernière génération, sur-mesure. Depuis, les matériaux, les rendements, ont évolués mais les principes de bases sont les mêmes».

Et de fil en aiguille, on apprend que le père et les oncles Lasherme avaient eux aussi inventé un système solaire similaire dans les années 70… toute une histoire. Dans l’entreprise Lasherme, il y a des gènes… lumineux !

www.lasherme.fr

Production d’eau chaude ou d’électricité ?

Le rayonnement solaire n’est pas exploité de la même façon et n’a pas la même finalité selon que l’on utilisera sa lumière pour le photovoltaïque, ou sa chaleur pour le solaire dit « thermique ».

Le photovoltaïque : des capteurs électriques soumis au rayonnement solaire transforment la lumière en courant continu de forte intensité. Au moyen d’un onduleur, ce dernier est transformé en courant alternatif, injectable dans le réseau EDF.

Dans le solaire thermique un fluide caloporteur, chauffé par le rayonnement solaire, circule dans les tuyaux de cuivre du panneau capteur. Il emporte dans l’échangeur les précieuses calories qui vont fournir l’eau chaude sanitaire (ECS), consommée dans l’habitation. Si c’était de l’eau, et non un fluide caloporteur, qui était soumise aux variations de température de -20 à 150 °C à l’intérieur des panneaux capteurs, elle gèlerait, monterait en surpression ou serait dégradée, et deviendrait impropre à la consommation.

Neuf ou rénovation, des stratégies différentes

Le choix de son système énergétique devrait préfigurer le type de maison que l’on va faire construire. Une étude préalable d’implantation : altitude, ensoleillement, orientation… semble indispensable pour choisir jusqu’au fournisseur de panneaux.

En rénovation, le solaire thermique, grâce à des kits de production d’eau chaude, permet pour un investissement d’environ 6000 €, de compléter l’installation existante et de faire une économie sur sa facture d’énergie. Mais là aussi, l’étude par spécialiste-installateur s’impose.

Vers une autonomie énergétique totale

Stocker l’électricité produite par l’installation photovoltaïque est techniquement possible : cela nécessite des batteries au plomb coûteuses et préjudiciables à l’environnement. Pour une démarche autonome, on peut aussi penser à ajouter une éolienne qui a des cycles de fonctionnement journaliers et saisonniers complémentaires au solaire. Des maisons vraiment autonomes en énergie, ne dépendant ni du réseau électrique ni de combustibles fossiles, apparaissent ça et là. Ce ne sont encore que des prototypes mais leur généralisation ne saurait tarder.

Se passer d’un installateur ?

Des petits malins à la recherche du meilleur prix font des achats groupés en passant par des associations comme Enerplan. Attention, il faut être compétent en technique, d’autant qu’il existe un véritable danger à installer du courant continu et particulièrement au moment de la mise sous tension. Il faut aussi être très au fait des normes, aussi bien techniques qu’administratives, et réaliser votre installation dans les règles de l’art. Un contrôle conditionnera l’obtention des aides et la vente éventuelle d’électricité à EDF.
Marius et Mémette
Marius : – tu as lu ça, Mémette ? Maintenant on fait de l’énergie avec le soleil !
Mémette : – ha ben c’est pas nouveau ! Cela fait des années que tu manges les confitures que j’ai fait cuire au soleil !

Les démarches administratives : un parcours du combattant !

Votre installateur connait bien les démarches préalables à l’installation de votre panneau solaire photovoltaïque, il vous guidera dans les différentes étapes. Néanmoins, on rêve d’un guichet unique pour toutes les procédures administratives : il faut passer par six administrations différentes pour pouvoir vendre de l’électricité de source photovoltaïque, et : -Etablir une déclaration de travaux ou une demande de permis de construire (plan de masse, intégration paysagère, vérification du Plan d’Occupation des Sols etc.)
-Obtenir une attestation de conformité
-Demander un certificat d’obligation de rachat auprès de la DRIRE
-Demander l’autorisation d’exploitation d’une installation de production d’électricité auprès de la DIDEME
-Demander la pose d’un compteur de production auprès de l’Agence de Raccordement (ARD)
-Demander l’établissement du contrat de rachat de l’électricité par EDF auprès de l’Agence d’Obligation d’Achat (AOA)
+ d’infos sur www.ademe.fr

Voir, apprendre et comprendre le solaire en visitant la Maison du Vent

Sur le site éolien de St-Jean Lachalm, le local technique qui abrite les terminaux de gestion du parc, a été transformé en un lieu didactique pour la promotion des énergies renouvelables. On peut suivre en direct la production du site éolien mais aussi comprendre le fonctionnement d’une installation photovoltaïque, puisque le toit du bâtiment a été équipé de 200 modules, soit 230 mètres carrés de panneaux, et 6 onduleurs, pour une production estimée à 25000kWh/an. Si on la rapproche de la consommation moyenne des français hors chauffage, cela correspond au besoin de 5 foyers. « Nous n’avons pas un rendement optimal ici, à cause de l’orientation Est/Ouest, la destination initiale du bâtiment étant le poste de livraison du parc éolien. Mais c’est un bon moyen de communiquer sur des énergies qui vont dans le bon sens. » remarque Julien Hostache, responsable du projet. « L’équivalent du besoin énergétique de 5 foyers, cela peut paraître peu. Mais, peut être que nous consommons plus que nos besoins : n’oublions pas, que si chaque foyer français s’équipait de lampe basse consommation, nous pourrions nous passer de quatre réacteurs nucléaires sur notre territoire ! » .

 

La Maison du Vent, sur le site éolien de St-Jean Lachalm, a été équipée de 200 modules photovoltaïques par l’entreprise LASHERME. Elle se visite. Tél. : 06 27 12 00 63 / 04 71 00 82 65

Un Commentaire

  1. « L’intérêt est donc de vendre ce que l’on produit et d’acheter ce que l’on consomme. »
    C’est dans cette phrase que puise les détracteurs des énergies dites « alternatives », éoliennes et solaire.
    EDF rachète deux, trois, voir quatre fois plus cher l’électricité éolienne ou solaire, qu’elle ne vend sa propre production à 80% nucléaire.
    On a beau jeu de dire que c’est l’usager lambda qui finance les moulins à vent et les panneaux photovoltaïques, et de faire des promoteurs des energies nouvelles des espèces de chasseurs de primes.
    Pourquoi ne pas tout simplement « consommer ce que l’on produit » à partir du soleil et du vent, et ne pas en faire une nouvelle source de « profit financier ».
    La simple économie de pétrole, de charbon, de gaz et d’uranium, et la diminution de CO2 et de déchets radio-actifs sont des raisons plus que suffisantes pour justifier le développement de ces filières.
    Il faudrait très vite se sortir du filet EDF pour réellement exploiter au mieux ces énergies d’avenir.

    25 octobre 2008

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Thème : SOLAIRE / PHOTOVOLTAIQUE