Thème : AU JARDIN

l’étang de baignade


Tout le monde n’a pas une maison au bord du lac du Bouchet ou d’Issarles pour se baigner et profiter des joies d’une eau pure. Il est par contre possible pour un bon bricoleur de réaliser un étang de baignade. Une pièce d’eau naturelle, vivante, dans laquelle il est très agréable de se baigner. 

 

Un étang de baignade peut être réalisé par un bon bricoleur pour un coût raisonnable.

Les travaux de terrassements constituent la première étape. Comme il faut creuser à plus de 50 cm de profondeur sur une surface qui dépasse vite les 30 m2, un permis d’urbanisme est nécessaire. Il faut creuser un trou à la forme et profondeur souhaitées. Laissez libre court à son imagination … vous pouvez éaliser le plan d’eau de vos rêves pour moins de 5000 euros. 

L’étape suivante consiste à poser une bâche pour l’étanchéité,  ( EPDM ) et l’aménager avec des pierres qui créeront l’effet cascade et des graviers pour jouer avec des effets de couleurs 

Zero beton, zero taxes

Cette réalisation ne nécessite aucun béton, elle n’est pas considérée comme une construction et donc ne génère pas de taxes foncières. 

 

La matière première : l’eau 

Si ne vous n’avez pas de source sur votre terrain, l’eau peut provenir simplement de la récupération des eaux de pluie de la maison. 

Le traitement de l’eau est assuré par lagunage. Il n’y a donc pas besoin d’utiliser de produits chimiques pour traiter l’eau : les bactéries qui vivent dans la  masse filtrante -constituée de pouzzolane et de plantes aquatiques – s’en chargent. L’eau reste cristalline dans un paysage naturel toute l’année. C’est une technologie fiable, robuste, efficace, esthétique pour un faible coût énergétique ( prévoir l’achat d’une  pompe + 200 euros environ d’electricité par an ).

Votre zone de lagunage doit représenter au moins un tiers minimum de la surface de baignade.  

La  pompe fait circuler l’eau de la zone de baignade à la zone de lagunage. Ces deux zones peuvent communiquer ou être séparées,  des possibilités qui changeront l’aspect paysager de votre terrain.

L’entretien très simple permet d’apprécier son plan d’eau toute l’année sans contraintes.

 

Un étang de baignade, c’est beaucoup plus qu’un lieu où nager.

On partage cet espace avec des poissons, des grenouilles, des libellules…C’est un endroit dont on aime profiter, même si la saison ne permet pas de nager. Il suffit de s’asseoir et de contempler le spectacle. Un étang de baignade est beau, même quand il pleut, même en hiver.       

                                                                                            T.B

 

 

 

 

 

 

TEMOIGNAGES

Juliette 

La Loire aussi est une baignade naturelle ! dommage qu’elle ne traverse pas mon jardin, qu’elle soit froide, et parfois dangereuse…

 

Claude 

Je vois très bien dans mon jardin une plage de sable fin qui borderait mon étang de baignade. Quelques rochers, une cascade miniature… En fait avec ce concept, il n’y a pas de limite à l’imagination. Il me manque juste 3 sous et de l’huile de coude. 

 

Florence

 Au fond du jardin, j’ai une lentille d’eau de 25 mêtres carrées en contrebas du jardin. Creusée dans l’argile, elle n’héberge aucun plastique. Un biotope s’est développé au fil des années : iris, calpas des marais, fleurs de nénuphars, et toutes les plantes sauvages avides d’eau : un saule, et un morceau d’osier s’y sont greffés. Les lentilles d’eau forment comme un  parterre d’herbe à la surface. J’ai deux carpes. Un jour, j’ai vu une couleuvre à collier saisir un tétard à la gorge et le gober. Je m’y baigne rarement, seulement en fin de soirée bien arrosée. Je préfère m’assoir là et la contempler comme on fait avec le feu… et en profiter pour remercier – dieu, le diable ou la chance – d’être là.

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L’avis du pro : les limites de l’étang de baignade


par Samuel Bony, paysagiste et installateur de piscines naturelles Bioteich.®

L’étang de baignade est judicieux si on a des sources à capter : en canalisant l’eau, on draine son terrain et on résoud un problème récurrent d’humidité. Le coté nature -faune et flore- est prononcé parce qu’en général un étang n’est équipé ni de bâche ni de pompe. Mais si vous n’avez pas d’eau dans votre terrain, une création d’étang vous coûtera aussi cher qu’une baignade naturelle.

Avec le concept de piscine naturelle, on crée un projet paysager de toutes pièces autour d’un d’un lieu de baignade avec de magnifiques zones de filtration et de régénération. Et tout est possible : haie paysagère, enrochement, jardin zen, espace barbecue, cascade, ruisseau, torrent, passerelles, choix des matériaux… chaque réalisation est unique.

La partie technique est identique à celle d’une piscine avec skimmer, liner, bonde de fond, circulateur, mais sans utilisation de produit chimique et  parfaitement intégrée dans un paysage naturel. On peut introduire quelques poissons dans une  mesure raisonnable pour éviter les risques de dégradation de l’eau.

Le système que j’ai choisi est un brevet suisse,  Bioteich®, qui a 25 ans d’existence. Avec cette technique, on  transforme même des piscines traditionnelles en piscines naturelles !

Les arguments qui reviennent le plus souvent chez ceux qui optent pour une baignade naturelle  sont : zéro traitement, pas d’hivernage ni de remise en eau, mise en valeur du jardin pour du 100% naturel, 100% plaisir.

HORIZON NATURE

Samuel Bony paysagiste

baignades naturelles – création et entretien d’espaces verts – élagage

Buniat 43200 LAPTE

06 98 95 43 43

www.bioteich.com

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SPIRALE 43



Jean-Claude Bourdon est compétent pour étudier toutes applications de l’eau – de l’adduction à l’épuration et tous usages tels: potabilisation, fontaines, piscines, chauffage… avec des procédés de filtration et de vitalisation et une approche originale, écologique et sans produits chimiques pour une eau pure et vivante. Il s’est spécialisé dans la régénération des plans d’eau – du bassin de jardin au lac de baignade. Nombreuses références (Ambert, Cournon, Les Gets, les Contamines, etc…)

SPIRALE 43

28 rue Maréchal Fayolle 43200-YSSINGEAUX

Tél. 06 86 93 41 80

jclaudebourdon@orange.fr

www.s-p-i-r-a-l-e.com

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photovoltaïque en plein champ ? ne tombons pas dans le panneau.PAR ERE 43


Le soleil qui fait fonctionner le frigo, la machine à laver, la perceuse… c’est magique ! 

Vendre sa production d’électricité à EDF plus chère que ce qu’on la lui achète (on vend 0,60 cts le kWh, on  l’achète 0,12 cts),  c’est alléchant : mais attention, les effets d’aubaine peuvent devenir des effets pervers.

Des promoteurs font des offres alléchantes principalement aux collectivités et aux agriculteurs, telle la mise à disposition gratuite de hangars photovoltaïques, moyennant terrain ensoleillé et installations de production électrique en plein champ sur 30 hectares. Le discours ressemble d’une façon troublante à celui de l’éolien : l’installation d’une centrale photovoltaïque va dans le sens du développement durable et est  une source de revenus complémentaire non négligeable. Elle soulève la même interrogation : comment canaliser cette ruée sur une technologie très prometteuse, sans tomber dans les excès dont l’espèce humaine peut se faire une spécialité ?

De la terre à lentille pour les centrales 

Alors que la baisse de l’utilisation des engrais chimiques est souhaitée, que cette baisse risque de réduire la productivité agricole et, de fait, nécessiter plus de terres arables, il ne nous semble pas opportun d’ouvrir la porte aux champs photovoltaïques sur ces terres. Faut- il classer les terrains agricoles ? Définir des zones de développement photovoltaïque ? 

 

Utiliser l’existant : les toitures

Dès 500m² de surface, le système attire les financiers. Viser l’installation de centrales photovoltaïques de grande taille sur des surfaces qui ne peuvent servir à autre chose : bâtiments agricoles, industriels, commerciaux, tertiaires….et peut être, sur des terrains très arides, nous parait pertinent.

 

Mutualiser

Les collectivités peuvent s’inscrire dans un projet plus large : en s’ouvrant à la mutualisation, une centrale devient participative et peut oeuvrer à la pérennisation d’une économie sociale et solidaire. 

 

Et chez nous ?

Si vous avez déjà votre centrale photovoltaïque, il y a de fortes probabilités que votre compteur «Electricité Consommée »  tourne deux fois plus vite que celui « Electricité Produite ». Pour inverser la tendance, on peut augmenter la surface de panneaux sur le toit : à ce jour, le système économique pousse dans le sens de cette solution consumériste et comme la loi des grands nombres joue à plein, le prix des installations baisse rapidement.

Nous préférerions que les comportements changent, et visent à réduire les consommations électriques : non pas par une démarche d’ascète, mais par des solutions de bon sens, et la recherche d’efficacité. 

 

Réduire sa consommation électrique :  

- par le choix du matériel : en privilégiant les moins énergétivores, désignés par les classes A, A+, A++

- en traquant les veilles et autres transformateurs perpétuellement branchés. 

- par la recherche d’information : le chauffe-eau solaire par exemple est 5 fois plus performant qu’un chauffe-eau photovoltaïque. 

- par une utilisation raisonnée.

- par une isolation performante.

- par tout ce que chacun est capable d’inventer, de mettre en place selon son mode vie (on peut imaginer se passer de frigo en hiver…)

 

Plus d’infos :

N° 70 de CLER infos de mai juin 2009 www.cler.org/info/

ou au 34 rue roderie à Aiguilhe, en libre service pour les associés ERE43.

 

Quelques chiffres

30 Ha : la surface de terrain recherchée par les promoteurs

30 Ha de Photovoltaïque = la satisfaction du « besoin électrique » de 4300 familles

30 Ha = 1% de la surface moyenne d’une commune.

30 Ha = l’empreinte au sol de la RN 88 entre le Puy et Yssingeaux.

 

Témoignage 

un installateur (43)

« Des centrales photovoltaïques sur sol ?   On en parle… mais pas en positif. : on les préfère sur le toit. »

 

Yanni HADJIDAKIS, président des Amis de la Terre.

« Le solaire est une énergie illimitée que l’on peut capter en utilisant nos 10 000 km2 de toits en France. »

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De la médecine bioclimatique à la maison passive


 

 

Une aventure surprenante !

Au début du XXe siècle, la tuberculose pulmonaire est un fléau. Pour lutter contre le bacille de Koch (bacille qui meurt à la lumière et à l’air), des sanatoriums particuliers sont créés : ils sont conçus en fonction du climat, de l’ensoleillement, de la qualité de l’air et de la lumière, et sont protégés du nord. Largement ouverts au sud, un peu à l’est et à l’ouest,  ils sont dotés de larges balcons de cure sur lesquels les malades devaient prendre la lumière mais pas le soleil, grâce à de grandes avancées de toit. Les architectes créent des fenêtres de plus de deux mètres de haut et calculent l’angle du chéneau en façade sud en fonction de la course du soleil. Ils prévoient aussi des protections contre l’ensoleillement excessif à l’aide de feuillus, surtout à l’ouest : c’est la naissance de la médecine bioclimatique.

 

Ces bâtiments sont à l’origine d’une inspiration architecturale dite « bioclimatique »

A l’usage, les occupants se rendent vite compte qu’un bâtiment bioclimatique, en plus d’éradiquer le bacille de Koch, est un bâtiment agréable à vivre et économe en énergie. Poussant l’analyse plus loin, les plus valeureux parviennent à réaliser ce que l’on nomme une « maison passive », c’est-à-dire une maison chauffée passivement par les seuls apports du soleil. Pour cela, en plus des données bioclimatiques, il convient de réaliser une sorte de « thermos » vitré au sud et bien ventilé. Combinée à une très forte isolation, la maison passive se passe de système de chauffage et de climatisation, tout en conservant un bon confort thermique. 

Une maison passive : une maison chauffée passivement par les seuls apports du soleil. Un « thermos » vitré au sud et bien ventilé - © jharela – Fotolia.com

 

 

Six règles d’or pour un résultat incroyable : 

- un maximum de vitrage au sud, peu à l’est et à l’ouest et pas du tout au nord ni en toiture ;

- utilisation du triple vitrage, avec menuiseries isolées ;

- une isolation thermique renforcée : coefficient de résistance thermique R de 10 en toiture, 7,7 pour les murs et les soubassements (soit entre 30 et 40 cm d’épaisseur d’un bon isolant)et 1,25 en vitrage  ;

- des matériaux de masse, face aux apports solaires, qui permettent de stocker les calories ;

- une ventilation économe et de qualité, de type VMC double flux et basse consommation, qui peut être couplée à un puits canadien (système qui utilise la température constante de la terre à une certaine profondeur pour tempérer l’air ambiant suivant les saisons) ;

- une irréprochable étanchéité à l’air du système constructif

 


énergie primaire <ou égale à 15 kWh/m2/an (chauffage, production d’eau chaude, ventilation, climatisation…)

  énergie secondaire < ou égale à 120 kWh/m2/an (éclairage, électroménager, bureautique, domotique, électronique…)

=    maison passive

 

Labels Minergie et Effinergie, démarche HQE

Le concept de maison passive a été développé en Allemagne au Passivhaus Institut de Darmstad. A ce jour, nos voisins Suisses, avec les labels Minergie, Minergie Plus et Minergie Eco poussent encore plus loin les performances de la maison passive : 12 kWh/m2/an avec des matériaux écologiques et avec un surcoût maîtrisé. La France, bien qu’en retard sur le sujet (la réglementation thermique en cours vise 85 kWh/m2/an), tente de réagir depuis quelques années, notamment via la démarche HQE (Haute Qualité Environnementale) qui incite à une consommation maximale en énergie primaire de 65 kWh/m2/an. Ces efforts sont insuffisants, d’autant que, dans les faits, ils sont rarement respectés car jamais vérifiés, pas même par les DPE (Diagnostiques Performances Energie). Aussi, en 2006, un collectif de professionnels français du bâtiment s’est créé pour élaborer un label BBC (Bâtiment Basse Consommation). Ce label fait maintenant référence sous l’appellation « Effinergie » et impose une consommation des bâtiments en énergie primaire variant de 40 à 60 kWh/m2/an, selon les conditions atmosphériques des sites d’implantation des bâtiments. Ce label est l’objectif à atteindre pour les constructions dès… 2010 !    

 

Une maison passive est donc une maison très économique en énergie : 200 l de fuel suffisent pour chauffer une maison passive pendant 1 an en Haute-Loire. Aussi, même si le prix au m2 d’une maison passive est souvent supérieur à celui d’une maison conventionnelle, c’est dans le temps que l’on y gagne : une cuve de 2 000 l pleine de fuel chauffe une maison passive pendant 10 ans ! Faire le choix d’une maison passive, c’est donc affirmer par les actes que « l’énergie la moins chère, l’énergie la plus renouvelable est celle que l’on ne consomme pas ! ».

 

 

Norbert Fauvet, association ACCENT : Accent est une association dont le but est de former et d’informer pour un habitat sain,économique et écologique.

 

Formations à Yssingeaux :

« Modules constructifs : neuf et rénovation », les 4 et 5 avril 2009.

« Bioclimatisme et thermie d’une maison individuelle », les 16 et 17 mai 2009. 

« Les matériaux de construction et d’éco-construction », les 13 et 14 juin 

Association Accent – Chanoux 43140 RETOURNAC -Tél/fax : 04 71 58 43 81 - Site  http://asso.accent.free.fr

3 Commentaire(s)

  1. Cambier Danielle

    J’ai un projet de démolition et de reconstruction pour 2010 ou début 2011 d’une maison passive écologique d’environ 250 m2 sur sous sol intégral avec piscine à Saint Arnoult en Yvelines 78730.
    Je souhaiterai avoir une fourchette du prix au mètre carré.
    Merci

    18 janvier 2010

  2. Bonjour Danielle,

    Je vous félicite d’abord d’avoir ce projet ambitieux. J’espère que vous avez bien appréhendée la notion de maison passive, car c’est un projet qui demande une approche très technique et très poussée dans ces critères.
    Il est difficile de donner une fourchette de prix au m carré. Cela dépend évidemment du mode constructif choisi et du niveau d’exigence thermique recherché. De plus, les prix varient fortement d’une région à l’autre. Pour tenter de vous répondre, je dirais que pour du clef en main, les prix ne pourront être inférieurs à 1500 euros du mètre carré. Le fait de construire une maison passive est une chose, la part de matériaux réellement écologiques fera aussi évoluer le prix (vers le haut). Cette maison sera plus chère qu’une « conventionnelle » car la recherche de la passivité vous oblige à passer par certaines étapes incontournables : étude thermique, test à l’étanchéité et probablement VMC double flux et larges baies vitrées (au sud)…
    Mais comme vous l’avez lu dans l’article, vous récupérerez ce surcoût dans le fonctionnement global et plus précisément dans le budget chauffage.

    21 janvier 2010

  3. Bonjour,

    Une maison économe en énergie n’est pas forcément plus cher qu’une maison traditionnelle si elle est conçue avec des techniques et des matériaux ayant fait leurs preuves dans d’autres domaines tels que l’automobile, l’aéronautique ou l’agro-alimentaire.
    L’air immobile est le meilleur isolant thermique et le plus écologique.
    Il n’est malheureusement pas ou mal employé.
    Une maison est, unitairement 8000 fois moins cher à fabriquer, qu’une automobile et elle est vendue 10 fois plus cher..
    Elle est ,tout comme les terrains, un produit financier soumis à la loi de l’offre et de la demande, poussée vers le haut par la spéculation.
    Je réagis en créant une maison T4 à 50.000€, isolée à l’air immobile et dont l’ossature métallique la soustrait aux phénomènes sismiques supprimant les fissures que l’on trouve dans les maisons traditionnelles, véritables boulevards pour la fuite des calories.

    A la retraite, ilest possible de faire le point sur les gaspillages que la vie active nous a fait faire et de donner aux jeunes, des pistes pour qu’ils les évitent.

    Cordialement

    Willy FURTER

    22 mars 2010

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Il construit sa maison tout seul…


Serge GAY a construit sa maison sur les principes des maisons bio-climatiques et des maisons passives. Il a opté entre autres pour une isolation paille, des panneaux photovoltaïques, un puits canadien, des baies vitrées triple vitrage au sud.. Cette merveille de bon sens s’intègre parfaitement dans le paysage et le patrimoine architectural traditionnel de Saint-Jeures (43). Elle est tellement passive que son concepteur prend même en compte l’apport calorifique des habitants dans ses calculs énergétiques ! 100 Wh par personne, une subtilité… qui lui permettra de se passer de

chauffage toute l’année.

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Situez la consommation énergétique de votre habitation


Nous vous invitons à sortir vos factures énergétiques et une calculette.

Pour clarifier notre propos, nous vous avons fait un tableau reprenant les énergies les plus courantes utilisées dans l’habitat, toutes converties en kWh. Bien sûr, il s’agit de chiffres approximatifs, histoire d’avoir un aperçu de la consommation énergétique de votre habitation. 

Tableau d’équivalence énergétique


 

Divisez le total de kwh par le nombre de mètres carrés de votre habitation : combien avez vous trouvé ? ( kWh/m2/an)

Maintenant, situez votre consommation d’énergie primaire : (chauffage, production d’eau chaude, ventilation, climatisation…)  



 

Conclusion : il nous reste un bon bout de chemin avant d’avoir une habitation non énergétivore. Mais si on commençait aujourd’hui ? A défaut de construire une maison cube sur le modèle allemand, vous pouvez rénover en reprenant des principes « bioclimatiques » et de bon sens, avec pour maître mot : ISOLER. 

 

- L’isolation des combles : même si vous l’avez effectuée il y a 20 ans, il faut savoir que la laine de verre se tasse avec le temps, et que les leyrots en particulier adorent creuser des galeries à l’intérieur. Très propres, ils ont un coin WC. René : « Moi, je croyais que c’était une fuite de toit. En fait, c’était l’urine des leyrots, toujours au même endroit ! »

- L’isolation des fenêtres : changez vos joints, ça n’est pas compliqué. Si vous avez de vieilles menuiseries, pensez à changer vos fenêtres : ça coûte forcément plus cher mais en double, voire en triple vitrage, vous êtes sûr du résultat. Le must : se faire plaisir en perçant de nouvelles ouvertures au sud : les grandes baies vitrées ne riment pas avec déperdition d’énergie. Louis : « J’ouvre le sas de l’ancienne porte de grange transformée en baie vitrée, et le soir, je gagne 3°C. »

- L’isolation des murs : par l’extérieur ou par l’intérieur, les solutions ne manquent pas.

Et quand vous serez bien isolé, vous pourrez passer à la VMC double flux… 

Précautions de lecture 

« Attention, prévient Vincent, de Richardson à Brives-Charensac, il ne faut pas confondre consommation et restitution. La restitution dépendra du rendement de la chaudière et de la qualité du combustible. » Ainsi, pour le bois, nous avons retenu la valeur énergétique moyenne de 1 700 kWh pour un stère donnée par l’Observatoire de l’Energie, mais cette donnée fluctue fortement en fonction de l’humidité et de l’essence du bois…Notez bien que cette valeur n’a rien à voir avec la restitution qui sera différente selon que vous aurez un foyer fermé performant ou une cheminée ouverte.

Pour les plaquettes de bois, c’est plus simple : « Utilisées uniquement dans des chaudières et foyers adaptés, c’est 5 kWh/kg »,nous dit madame DEFAY d’Avenir Bois Chauffage 43.

A votre consommation totale en kWh, nous vous proposons de retrancher 20% : c’est notre estimation de la consommation annuelle secondaire moyenne d’un ménage français. Ainsi, il vous reste un chiffre proche de votre consommation primaire totale.

Si vous n’êtes pas un bricoleur averti et que vous ne voulez pas vous casser la tête à trouver des artisans pour faire vos travaux, un courtier en travaux vient de s’installer au Puy. Il s’occupe des démarches à votre place. illiCO TRAVAUX, Jean luc Fontanon. 04 71 00 78 46

 

 

A lire : » Maisons passives : standards et réalisations » par Adeline Guerriat, L’Inédite. www.editionslinedite 

 

Le carnet de santé Habitat d’EDF : un outil pratique pour identifier les points à améliorer dans son logement et entreprendre les travaux de rénovation indispensables. A remplir soi-même, il permet de faire un diagnostic précis de toute la maison : isolation, chauffage, rafraîchissement et climatisation, eau chaude, installation électrique ou encore équipements. A demander au 0 810 126 126. www.edf.fr

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Ils construisent en ossature bois


 

 

 

 

 

c Photoroller-Fotolia.com

c Photoroller-Fotolia.com

 

Les artisans de Haute-Loire qui construisent en ossature bois se différencient par leur style de construction mais se rejoignent sur les multiples avantages du matériau et de la technique.

 

Marc Haon, ébéniste bien connu sur la place du Puy pour ses agencements de bars, construit également des maisons et surtout des extensions en ossature bois.

Envie de volume ? Une extension bois transformera une maison en offrant un nouvel espace organisé en un grand salon, une belle cuisine ou une superbe chambre avec ouverture sur une terrasse. «Le bois est un matériau neutre qui s’adapte aussi bien à une extension de maison ancienne que de maison très moderne. On choisira sa couleur – les bois thermo-traités, par exemple, donneront une jolie teinte brunie – et en rajoutant de la pierre ou du crépi, la gamme de rendu est infinie… »

La technique est rodée : les châssis sont fabriqués en atelier, leur structure est coupée en butée avec une précision absolue ; en coupe d’onglet en faîtage. Etrésillonés à 590mm, les châssis emprisonnent parfaitement les panneaux d’isolants standards de 135×90. L’isolation ainsi emprisonnée dans les caissons ne présente aucun pont thermique et dure dans le temps… «alors que l’isolant standard scotché au barnier derrière les plaques de placo s’avachit et perd de l’efficacité

 «A notre époque, l’ossature bois est la solution irremplaçable pour réaliser une extension ou construire une maison», affirme énergiquement Marc Haon. «L’ossature bois est fonctionnelle, saine parce que perméable, rapide à construire, moins onéreuse que d’autres solutions, et, en plus, elle respecte l’environnement.» Marc Haon s’attache à réussir une intégration paysagère harmonieuse, et, rappelle-t-il, «nos clients font travailler une entreprise locale ! »                                                                                            

 

L’ossature bois, un système parfait pour agrandir l’espace d’une maison

 

 

 

 

Alain Bancal

Les maisons construites par Alain Bancal mettent en valeur le solivage en belles pièces de bois massives, entre lesquelles sont insérés des caissons bois. «On pourrait parler de construction à mi-chemin entre le poteau-poutre et l’ossature bois, précise t-il. Je trouve que ce système correspond mieux à l’esprit des maisons anciennes de notre région».

Pour les structures en bois massif, il utilise des bois de pays : douglas, sapin, épicéa, du bois issu de forêts gérées durablement et proches du lieu de construction.

Le bois est un matériau isolant mais ce n’est pas son seul avantage : «La légèreté du matériau  nécessite des fondations minimum, qui n’ont qu’un faible impact sur l’environnement. Je construis des maisons écolos, recyclables à quasi 100% depuis que nous n’utilisons plus de colle dans nos panneaux

Bien sûr, le résultat final dépendra des matériaux utilisés : «Nous conseillons à nos clients des matériaux durables, malheureusement plus chers à l’achat que les matériaux gris, c’est-à-dire à haut coût de recyclage».

Alain revient sur ses années de scolarité, lorsque sa sensibilité écologique avait été charmée par la découverte de la photosynthèse, sans doute à l’origine de sa vocation : les forêts stockent du CO2 et restituent de l’oxygène, ce qui fait du bois un véritable piège à CO2. Mais surtout, pour Alain Bancal «Le bois est un matériau vivant, au sens propre. On peut même se poser la question de savoir si le terme «matériau» est approprié. Il est mort sous forme de charbon de bois, mais dans tous ses autres états il vit, de la sève circule, il est chaud. Complètement différent d’un minéral ou de l’aggloméré de ciment, dont sont construites la plupart de nos maisons ».  

 

Pour les courageux  ———————————————

 

Les personnes courageuses, et un peu «techniques», peuvent économiser 1/3 du budget global de la construction d’une maison si elles prennent en charge elles-mêmes la pose de l’isolant et du galandage intérieur, et jusqu’à 2/3 si elles s’occupent aussi du bardage extérieur et de la pose des menuiseries.

 

Ventilation sommaire du budget d’une structure ossature bois

travaux

carcasse

(fabrication et installation des châssis sur site)

 

 

OSB ( tripli)

de contreventement

+ bardage

+ menuiserie (portes/fenêtres/baies vitrées)

+ tuilage

isolation

+

galandage intérieur

budget global en%

Environ 33%

Environ 33%

Environ 33%

 

La maison en paille de Bernard & Babette CABUT 

Ils manquaient de place pour recevoir leur nombreuse famille et leurs amis, alors ils ont réfléchi à une solution naturelle, écologique et économique, et leur chantier ressemble à leur philosophie de vie.

 

209 € pour isoler leur maison en bottes de paille. 209 € et c’est tout.

Les CABUT ont choisi une ossature bois en douglas local non traité, juste un peu d’huile de lin. Trois semaines ont suffi pour monter les bois déjà préparés. Un bardage extérieur brut de sciage qui noircira avec le temps viendra habiller l’ossature. Le chauffage et l’eau chaude sanitaire fonctionneront en géothermie, un système qu’ils ont été parmi les premiers à expérimenter il y a 14 ans et qui leur donne entière satisfaction.

Scieurs, charpentiers, électriciens, maçons et plombiers du coin se succèdent sur le chantier mais, pour la phase isolation, la main d’œuvre, c’est les amis ! et ils sont nombreux à venir de loin pour passer un week-end festif «bottes de paille» en compagnie de Bernard et Babette.

«C’est important de travailler en s’amusant !»

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les maisons ossature bois


 

Une habitation saine, respectueuse de l’environnement_____________________

 

 

 

 

C photoroller-fotolia.com

C photoroller-fotolia.com

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le secteur du BTP français présente trois systèmes de construction de maisons en bois : le madrier empilé, le poteau-poutre et l’ossature bois. Ce dernier correspond parfaitement à la définition de l’écologie appliquée à l’habitat : «Utiliser un matériau renouvelable (disponible) et l’utiliser en intégrant la notion de partage et de réutilisation possible pour les générations à venir».

Le bois est un matériau renouvelable, gérable de manière raisonnée, qui possède un bon coefficient d’isolation et stocke le CO2. L’ossature, qui n’est que le squelette du bâtiment, l’utilisera en armature, en petite quantité, et permettra l’adjonction d’un isolant qui viendra remplir les «vides» prévus en fonction des dimensions et des contraintes de cet isolant.

Il ne suffit cependant pas de choisir l’ossature bois pour construire écologique : le choix des traitements utilisés, des isolants rajoutés, du système de chauffage et des équipements est aussi à prendre en compte. 

Traiter son bois n’est pas la meilleure chose à faire

Il existe plusieurs façons de traiter le bois :

Le trempage : le bois est immergé dans des bains de produits chimiques. Ce procédé est polluant (fabrication du liquide, recyclage..) et sanitairement inacceptable.

Le système en «autoclave» : il permet aux produits de pénétrer en profondeur dans les cernes des bois. Ce traitement est très efficace mais la composition du produit  est critiquable.

L’oléothermie et la réification : ces nouveaux traitements font appel à des produits naturels, mais ils sont néanmoins relativement énergivores et plus coûteux…

La meilleure des protections est l’essence même du bois. Des arbres comme le Douglas, que l’on trouve dans nos régions, présentent une protection naturelle (sans ajout de produit). Respectueux de l’environnement et des hommes, le robinier, le chêne, le châtaignier, le mélèze et d’autres… se suffisent à eux-mêmes pour se protéger des attaques.

 Choisir son isolant

Un bâtiment en bois isolé avec de laine minérale ne nous semble pas acceptable sur les plans environnemental et sanitaire pour plusieurs raisons : la fabrication de la laine minérale demande beaucoup d’énergie, sa nocivité est réelle, et, en fin de vie, elle n’est pas compostable et reste difficilement recyclable.

La fibre de bois, la ouate de cellulose, le chanvre, la plume, la laine de mouton, le coton recyclé et d’autres matériaux ont un impact faible ou quasi nul sur l’environnement tout en présentant d’excellents résultats d’isolation thermique.

On peut aller encore plus loin avec la paille.  

La paille, un «déchet agricole», vecteur de lien social

La paille présente des caractéristiques thermiques, acoustiques et sanitaires exceptionnelles. Avec des techniques de mise en œuvre efficaces, ce «déchet agricole» possède le meilleur rapport qualité/prix. De plus, sa mise en œuvre induit un véritable renouveau du lien social. En s’approvisionnant chez l’agriculteur le plus proche, on resserre et on recrée les liens de voisinage. Construire en paille interpelle les passants. Il suffit de participer à un chantier en bordure de route pour constater l’étonnement et la surprise des passagers des voitures : certains s’arrêtent et la discussion s’engage ! Construire en paille est un vecteur formidable de lien social et même intergénérationnel.

Norbert Fauvet, association ACCENT

 Accent est une association dont le but est de former et d’informer pour un habitat sain, économique et écologique. Formations : - «Initiation à la conception d’une maison ossature bois et isolation paille» les 6 et 7 décembre à Yssingeaux.- «Projet d’éco-construction, d’éco-rénovation : aide à la décision» les 13 et 14 décembre à Yssingeaux.Association Accent – Chanoux 43140 RETOURNAC tel/fax : 04 71 58 43 81 Site http://asso.accent.free.fr

 

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PLACE AU SOLEIL


L’Homo sapiens avait certainement remarqué que l’eau se réchauffait au soleil et pourtant, ce n’est qu’au vingtième siècle que l’homme s’est mis à fabriquer industriellement le chauffe-eau solaire, tellement plus économique à l’exploitation que le chauffe-eau électrique ! Puis, revenant sur ses pas – l’électricité fut inventée approximativement un siècle plus tôt – il s’est mis à produire de l’électricité à partir de cellules photovoltaïques, toutes simples et parfaitement statiques, ne demandant qu’à « se dorer la pilule ».

 

En France un marché à peine naissant

En 2007, sur 1500 MW de solaire photovoltaïque installés en Europe 1000 l’étaient en Allemagne, soit plus de trente fois le « parc » français qui s’élève à seulement à 35 MW. Par l’arrêté du 7 juillet 2006, la France s’est fixé l’objectif ambitieux d’atteindre une capacité de production photovoltaïque de 160 MW en 2010 et de 500 MW en 2015.

Choix éthique ou investissement financier ?

Parce que c’est une énergie propre, dont l’exploitation s’intègre harmonieusement aux habitats, on peut choisir l’énergie solaire par souci de préserver la planète. Mais aujourd’hui, les différents dispositifs d’aide à l’installation incitent les particuliers à investir dans de la production photovoltaïque : l’opération est devenue rentable et sûre à long terme.

Pour info, EDF rachète l’électricité produite par les panneaux photovoltaïques des particuliers 0,56 € le kW lorsqu’ils sont intégrés dans la toiture, à 0,35 € le kW lorsque les panneaux sont installés sur châssis.

Ce tarif est 2 à 4 fois plus élevé que celui que nous applique EDF !

L’intérêt est donc de vendre ce que l’on produit et d’acheter ce que l’on consomme.

La rentabilité dépend du contrat électrique, de la surface et du coût d’installation des panneaux, des aides financières accordées, selon le lieu, par les municipalités, le département, la région, EDF et l’Etat (dégrèvement fiscal)

Prenez contact avec le centre des Impôts avant d’engager des frais : vous connaitrez les conditions pour bénéficier du dispositif de crédit d’impôt ou de réduction d’impôt. La loi fiscale qui a été votée, ne s’applique que jusqu’au 31/12/2009, après il se peut que les aides soient plus proches d’un système bonus/malus. Il est conseillé de demander un rescrit, c’est-à-dire un engagement de l’administration sur les conditions qui vous seront faites.

La Haute-Loire, un département ensoleillé

La Haute-Loire est un département particulièrement adapté au solaire thermique et au photovoltaïque en raison de la qualité de son ensoleillement (plus de 1880 heures par an contre 1600 heures à Lille) et de ses températures modérées. Des régions plus au sud, comme celle de Montpellier, ne sont pas forcément mieux loties, car si l’on a trop de chaleur, on perd en production.
Pierre Lasherme, chauffagiste au Puy-en-Velay et installateur Shüco, Conergy, Wiesman, Büderus,… connaît bien l’histoire de l’énergie solaire en Haute-Loire : « Des précurseurs ont équipé leur maison en solaire dans les années 70. Récemment l’architecte Jean Fargette a fait appel à notre société pour remplacer les panneaux solaires qui alimentaient sa maison de Borne depuis 38 ans ! Il a opté pour le même système, du solaire thermique, dernière génération, sur-mesure. Depuis, les matériaux, les rendements, ont évolués mais les principes de bases sont les mêmes».

Et de fil en aiguille, on apprend que le père et les oncles Lasherme avaient eux aussi inventé un système solaire similaire dans les années 70… toute une histoire. Dans l’entreprise Lasherme, il y a des gènes… lumineux !

www.lasherme.fr

Production d’eau chaude ou d’électricité ?

Le rayonnement solaire n’est pas exploité de la même façon et n’a pas la même finalité selon que l’on utilisera sa lumière pour le photovoltaïque, ou sa chaleur pour le solaire dit « thermique ».

Le photovoltaïque : des capteurs électriques soumis au rayonnement solaire transforment la lumière en courant continu de forte intensité. Au moyen d’un onduleur, ce dernier est transformé en courant alternatif, injectable dans le réseau EDF.

Dans le solaire thermique un fluide caloporteur, chauffé par le rayonnement solaire, circule dans les tuyaux de cuivre du panneau capteur. Il emporte dans l’échangeur les précieuses calories qui vont fournir l’eau chaude sanitaire (ECS), consommée dans l’habitation. Si c’était de l’eau, et non un fluide caloporteur, qui était soumise aux variations de température de -20 à 150 °C à l’intérieur des panneaux capteurs, elle gèlerait, monterait en surpression ou serait dégradée, et deviendrait impropre à la consommation.

Neuf ou rénovation, des stratégies différentes

Le choix de son système énergétique devrait préfigurer le type de maison que l’on va faire construire. Une étude préalable d’implantation : altitude, ensoleillement, orientation… semble indispensable pour choisir jusqu’au fournisseur de panneaux.

En rénovation, le solaire thermique, grâce à des kits de production d’eau chaude, permet pour un investissement d’environ 6000 €, de compléter l’installation existante et de faire une économie sur sa facture d’énergie. Mais là aussi, l’étude par spécialiste-installateur s’impose.

Vers une autonomie énergétique totale

Stocker l’électricité produite par l’installation photovoltaïque est techniquement possible : cela nécessite des batteries au plomb coûteuses et préjudiciables à l’environnement. Pour une démarche autonome, on peut aussi penser à ajouter une éolienne qui a des cycles de fonctionnement journaliers et saisonniers complémentaires au solaire. Des maisons vraiment autonomes en énergie, ne dépendant ni du réseau électrique ni de combustibles fossiles, apparaissent ça et là. Ce ne sont encore que des prototypes mais leur généralisation ne saurait tarder.

Se passer d’un installateur ?

Des petits malins à la recherche du meilleur prix font des achats groupés en passant par des associations comme Enerplan. Attention, il faut être compétent en technique, d’autant qu’il existe un véritable danger à installer du courant continu et particulièrement au moment de la mise sous tension. Il faut aussi être très au fait des normes, aussi bien techniques qu’administratives, et réaliser votre installation dans les règles de l’art. Un contrôle conditionnera l’obtention des aides et la vente éventuelle d’électricité à EDF.
Marius et Mémette
Marius : – tu as lu ça, Mémette ? Maintenant on fait de l’énergie avec le soleil !
Mémette : – ha ben c’est pas nouveau ! Cela fait des années que tu manges les confitures que j’ai fait cuire au soleil !

Les démarches administratives : un parcours du combattant !

Votre installateur connait bien les démarches préalables à l’installation de votre panneau solaire photovoltaïque, il vous guidera dans les différentes étapes. Néanmoins, on rêve d’un guichet unique pour toutes les procédures administratives : il faut passer par six administrations différentes pour pouvoir vendre de l’électricité de source photovoltaïque, et : -Etablir une déclaration de travaux ou une demande de permis de construire (plan de masse, intégration paysagère, vérification du Plan d’Occupation des Sols etc.)
-Obtenir une attestation de conformité
-Demander un certificat d’obligation de rachat auprès de la DRIRE
-Demander l’autorisation d’exploitation d’une installation de production d’électricité auprès de la DIDEME
-Demander la pose d’un compteur de production auprès de l’Agence de Raccordement (ARD)
-Demander l’établissement du contrat de rachat de l’électricité par EDF auprès de l’Agence d’Obligation d’Achat (AOA)
+ d’infos sur www.ademe.fr

Voir, apprendre et comprendre le solaire en visitant la Maison du Vent

Sur le site éolien de St-Jean Lachalm, le local technique qui abrite les terminaux de gestion du parc, a été transformé en un lieu didactique pour la promotion des énergies renouvelables. On peut suivre en direct la production du site éolien mais aussi comprendre le fonctionnement d’une installation photovoltaïque, puisque le toit du bâtiment a été équipé de 200 modules, soit 230 mètres carrés de panneaux, et 6 onduleurs, pour une production estimée à 25000kWh/an. Si on la rapproche de la consommation moyenne des français hors chauffage, cela correspond au besoin de 5 foyers. « Nous n’avons pas un rendement optimal ici, à cause de l’orientation Est/Ouest, la destination initiale du bâtiment étant le poste de livraison du parc éolien. Mais c’est un bon moyen de communiquer sur des énergies qui vont dans le bon sens. » remarque Julien Hostache, responsable du projet. « L’équivalent du besoin énergétique de 5 foyers, cela peut paraître peu. Mais, peut être que nous consommons plus que nos besoins : n’oublions pas, que si chaque foyer français s’équipait de lampe basse consommation, nous pourrions nous passer de quatre réacteurs nucléaires sur notre territoire ! » .

 

La Maison du Vent, sur le site éolien de St-Jean Lachalm, a été équipée de 200 modules photovoltaïques par l’entreprise LASHERME. Elle se visite. Tél. : 06 27 12 00 63 / 04 71 00 82 65

Un Commentaire

  1. « L’intérêt est donc de vendre ce que l’on produit et d’acheter ce que l’on consomme. »
    C’est dans cette phrase que puise les détracteurs des énergies dites « alternatives », éoliennes et solaire.
    EDF rachète deux, trois, voir quatre fois plus cher l’électricité éolienne ou solaire, qu’elle ne vend sa propre production à 80% nucléaire.
    On a beau jeu de dire que c’est l’usager lambda qui finance les moulins à vent et les panneaux photovoltaïques, et de faire des promoteurs des energies nouvelles des espèces de chasseurs de primes.
    Pourquoi ne pas tout simplement « consommer ce que l’on produit » à partir du soleil et du vent, et ne pas en faire une nouvelle source de « profit financier ».
    La simple économie de pétrole, de charbon, de gaz et d’uranium, et la diminution de CO2 et de déchets radio-actifs sont des raisons plus que suffisantes pour justifier le développement de ces filières.
    Il faudrait très vite se sortir du filet EDF pour réellement exploiter au mieux ces énergies d’avenir.

    25 octobre 2008

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Thème : SOLAIRE / PHOTOVOLTAIQUE