15 septembre 2011
Le domaine du Sauvage
(La galerie de photos est plus bas)
Ancienne métairie de l’Hôtel-Dieu du Puy au Moyen-âge, le domaine du Sauvage étale ses 750 ha de forêts et de prairies entre 1 200 et 1 400 m d’altitude au cœur du Gévaudan, à une vingtaine de kilomètres de Saugues, juste après Chanaleilles. Le temps des Hospitaliers et des Templiers était déjà loin lorsque le corps de ferme actuel fut construit au XVIè siècle. Le domaine continuait alors de fournir des revenus à l’Hôtel-Dieu. Les solides piliers de granite de l’immense grange sont toujours plantés dans la lande. Au Sauvage, on est haut dans l’espace, on est loin dans le temps.
Au début du XIIIè siècle, le domaine du Sauvage fut donné à l’Hôtel-Dieu du Puy par l’évêque de Mende. Les Templiers tenaient alors un « hospitalet » (un petit hôpital) à l’emplacement de la fontaine Saint Roch actuelle. Au Moyen Age, les termes « hôpital » ou « hospitalet » désignaient plus un lieu d’assistance aux pèlerins et aux pauvres qu’un lieu de soins. Après la disparition de l’ordre des Templiers en 1314, le domaine et l’hospitalet furent confiés aux Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem (un ordre similaire à celui des Templiers). Aujourd’hui, l’hospitalet n’existe plus. Les bâtiments actuels datent du XVIè siècle, les revenus du domaine étant alors toujours dévolus à l’Hôtel-Dieu du Puy. En 1816, le domaine fut racheté par un propriétaire privé.
Depuis 1976, le domaine appartient au département de la Haute-Loire. Désireux de développer le tourisme au Sauvage, le conseil général a inauguré en juillet dernier la SARL « Auberge du Sauvage en Gévaudan ». Le projet a été labellisé « Pôle d’Excellence Rurale » et regroupe deux gîtes, une auberge et un point de vente de produits du terroir. Les deux gîtes peuvent accueillir quarante personnes au total. L’auberge se trouve au rez-de-chaussée de la plus récente des deux granges. Sa capacité est de quarante couverts, elle sera bientôt portée à quatre-vingt avec la future salle à l’étage. Le point de vente des produits du terroir est aussi dans ce bâtiment. Charcuterie, fromages, miel, confitures… tous les produits proviennent directement du groupement de producteurs locaux « Terroir sauvage en Gévaudan », étroitement associé au projet. La démarche est en effet globale et vise à la fois la valorisation d’un espace magnifique et le maintien d’une activité agricole de qualité, héritière, sur le domaine, de presque 800 ans d’histoire.
Hubert de Bonneville
Les photos de l’article, et d’autres…
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- L’un des deux gîtes
- L’auberge et la boutique sont dans le bâtiment de droite
- Benemouttons du Sauvage
- L’étendage magique
- Le petit Stonehenge du Sauvage
- Le départ vers la chapelle St Roch (et vers Conques)
- Le buron du Sauvage
- C’est réparé
- La boutique
- A bientôt, landes et forêts du Sauvage…




























































Un Commentaire
magnifique, les photos…Ca donne envie d’y aller faire un tour…
4 octobre 2011
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