Thème : REGARD

Le domaine du Sauvage


(La galerie de photos est plus bas)

Ancienne métairie de l’Hôtel-Dieu du Puy au Moyen-âge, le domaine du Sauvage étale ses 750 ha de forêts et de prairies entre 1 200 et 1 400 m d’altitude au cœur du Gévaudan, à une vingtaine de kilomètres de Saugues, juste après Chanaleilles. Le temps des Hospitaliers et des Templiers était déjà loin lorsque le corps de ferme actuel fut construit au XVIè siècle. Le domaine continuait alors de fournir des revenus à l’Hôtel-Dieu. Les solides piliers de granite de l’immense grange sont toujours plantés dans la lande. Au Sauvage, on est haut dans l’espace, on est loin dans le temps.

Au début du XIIIè siècle, le domaine du Sauvage fut donné à l’Hôtel-Dieu du Puy par l’évêque de Mende. Les Templiers tenaient alors un « hospitalet » (un petit hôpital) à l’emplacement de la fontaine Saint Roch actuelle. Au Moyen Age, les termes « hôpital » ou « hospitalet » désignaient plus un lieu d’assistance aux pèlerins et aux pauvres qu’un lieu de soins. Après la disparition de l’ordre des Templiers en 1314, le domaine et l’hospitalet furent confiés aux Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem (un ordre similaire à celui des Templiers). Aujourd’hui, l’hospitalet n’existe plus. Les bâtiments actuels datent du XVIè siècle, les revenus du domaine étant alors toujours dévolus à l’Hôtel-Dieu du Puy. En 1816, le domaine fut racheté par un propriétaire privé.

Depuis 1976, le domaine appartient au département de la Haute-Loire. Désireux de développer le tourisme au Sauvage, le conseil général a inauguré en juillet dernier la SARL « Auberge du Sauvage en Gévaudan ». Le projet a été labellisé « Pôle d’Excellence Rurale » et regroupe deux gîtes, une auberge et un point de vente de produits du terroir. Les deux gîtes peuvent accueillir quarante personnes au total. L’auberge se trouve au rez-de-chaussée de la plus récente des deux granges. Sa capacité est de quarante couverts, elle sera bientôt portée à quatre-vingt avec la future salle à l’étage. Le point de vente des produits du terroir est aussi dans ce bâtiment. Charcuterie, fromages, miel, confitures… tous les produits proviennent directement du groupement de producteurs locaux « Terroir sauvage en Gévaudan », étroitement associé au projet. La démarche est en effet globale et vise à la fois la valorisation d’un espace magnifique et le maintien d’une activité agricole de qualité, héritière, sur le domaine, de presque 800 ans d’histoire.

Hubert de Bonneville

Les photos de l’article, et d’autres…

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Un Commentaire

  1. ph brunel

    magnifique, les photos…Ca donne envie d’y aller faire un tour…

    4 octobre 2011

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LE MARCHE D’YSSINGEAUX, photographies de Lucien SOYERE


Il y a toujours eu ce marché du jeudi, dit-on. Sans doute à cause de la place stratégique de la ville, installée au carrefour des vallées du Lignon et de la Loire, sur la route entre Saint-Etienne et le Puy.
Initialement c’était un marché aux bestiaux ; chaque place avait son espèce. Sur la place Foch qu’on appelle encore aujourd’hui le foirail, c’était les bovins ; les vendeurs de poule s’installaient place du Marché ; et les cochons à la Grenette, sur la belle place de la Victoire.
Aujourd’hui les maraîchers qui cultivent aux alentours viennent vendre leurs primeurs sur de grands bancs colorés, toutes les productions agricoles locales sont présentes, et quelques camelots ajoutent leur voix au fond sonore.
En été, le marché d’Yssingeaux triple le nombre d’exposants, deux rues de plus lui sont consacrées, et au plus fort de la saison touristique 15000 visiteurs se bousculent dans les rues en trois heures de temps. Les Yssingelais, pour éviter la cohue, font tranquillement leur marché à 7 heures du matin…

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La tuaille… Aïe, aïe, aïe !


Ici, on dit la tuaille, ailleurs on dit la tuade. Dans tous les cas, en montagne, on tue l’cochon ! La tuaille, qui a lieu en janvier ou février pour des raisons traditionnelles de conservation de la viande (il faut un climat sec pour le séchage des produits), rassemble toujours beaucoup de monde dans les fermes. Pour lire la suite de l’article, cliquer sur les trois points suivants

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REGARD ( N°9 : le vin de pissenlit… )


Le vin de pissenlit des Vialettes

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Ils ont parcouru le monde pendant des années et visaient déjà, de l’autre bout de la Terre, le lieu précis de leur retour. Isabelle et Fred savaient ce qu’ils voulaient : ils voulaient vivre là-haut, dans ce coin de Haute-Loire qu’on appelle « le plateau ». Ils voulaient une ferme, un potager, des animaux. Dans leurs bagages, la volonté de vivre dans un environnement naturel, le désir de partager les valeurs d’une vie simple avec des enfants, la recherche d’une autonomie maximale et …une recette qui a un peu changé leur vie : celle du vin de pissenlit de la grand-mère de Fred, originaire du Villaret…

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REGARD (N° 8 : Nos constructions en pierres)


Tuf, brèche, basalte, arkose, trachyte, granite…

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Le Velay présente une diversité géologique assez particulière, mais il n’est pas besoin d’être géologue pour le constater : il suffit d’ouvrir les yeux et de regarder les constructions anciennes…
H2B_6436_nx1_CADBasalte ici, granite là, tuf ou brèche ailleurs, sans compter l’arkose et le trachyte : on dispose dans un rayon de cinquante kilomètres d’une dizaine de familles et sous familles de roches différentes, ce qui, en plus des différences de relief, donne l’impression de changer de pays tous les dix kilomètres. Comme le dit Denis Cosenza, qui a construit à la Lauzière du Lac Bleu des maquettes des principaux bâtiments de la région en utilisant à chaque fois les vraies pierres du terrain, « les anciens ont fait très beau avec ce qu’ils trouvaient sur place, et c’était écolo, en plus ! »

Le Donjon de Polignac est en tuf. Le tuf est le résultat de la rencontre du magma en fusion avec de l’eau. C’est une roche qui peut être très friable (pouzzolane) ou assez compacte pour pouvoir être utilisée dans la construction. Sa couleur va du rouge au noir. La brèche est une sous famille du tuf. On trouve du tuf au Puy et sur le plateau de Loudes, Bains, Costaros…

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Regard (N°6 : les chibottes de Vals)


La valse des chibottes

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Elles se cachent le long du Dolaizon, entre Vals-près-le-Puy et Saint Christophe, et se concentrent sur la rive gauche du vallon, au pied de la falaise basaltique du Crousas (photo ci-contre).

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10 Commentaire(s)

  1. de Bonneville Audrey

    Bonjour,

    quel bel article ! J’ai appris plein de choses, moi qui croyait connaître ces tsabana ! Les photos sont superbes aussi ! Bravo tonton !

    17 septembre 2009

  2. Michelle CONDEMINE

    Merci pour ce superbe reportage, illustré de très belles photos sur les Chibottes de VALS PRES LE PUY. J’attends avec impatience de voir le nouveau numéro de STRADA.

    18 septembre 2009

  3. pipou

    toujours de trés belles photos…Tu devrais en proposer pour la 1ere page des prochains strada.

    18 septembre 2009

  4. marc bolea

    Je suis très engagé personnellement dans ce projet au coté de Michèle et de la municipalité de Vals. D’ores et déja des réunions avec la DIREN et le Conseil Général ont déja eu lieu, et d’autres sont à venir très prochainement afin de déterminer les tâches de chacun. Je suis très optimiste quant à la réalisation de ce beau projet.
    Marc BOLEA
    Conseiller Général LE PUY_SUD-OUEST

    21 septembre 2009

  5. BELLON Luc

    Bonjour et merci pour le magazine STRADA la vie d’ici que je lis avec grand plaisir et qui me permet de rester en contact avec notre merveilleuse région…
    Honnetement, nul besoin de parcourir le monde en ces temps de crise et prise de conscience écologique.

     » Le bonheur est dans le Pré vert.. »

    Luc BELLON VALS PRES LE PUY.

    24 septembre 2009

  6. Brigitte Benoit d'Entrevaux

    Quel plaisir de retrouver mon enfance,quand avec tante Claude, et mon amie Nicole nous marchions sous une chaleur torride pour découvrir au bout du monde ( nous avions 12 ans !!! en 1953 c’était encore la campagne, il y avait peu de maisons ) un refuge de fraicheur et de paysage insolite. Et nous imaginions les « Gaulois » ou les Gauloises faire la cuisine et vivre au milieu des bêtes féroces… Et l’on se faisait peur, juste ce qu’i fallait pour s’amuser. Ton écriture et ton humour m’ont replongée dans mon enfance merveilleuse et mystérieuse. Merci pour ce moment que tu m’as offert. Tante Brigitte

    25 septembre 2009

  7. HUGUENIN Max

    photos magnifiques (qui auraient largement leur place sur le site internet de l’office du tourisme) images d’un autre temps où il faisait bon vivre dans cette vallée du Dolaizon, preuve vivante d’un passé, où l’homme était trés proche de la nature avec en prime une construction 100% écologique, continuez vos actions  » il fait bon vivre en hte-loire », longue vie à Strada

    13 octobre 2009

  8. Gadem Vivien

    Bonjour. Je voulais vous féliciter pour le reportage sur cette petite cabane. Ca fait deux ans que nous vivons à vals ma femme et moi et nous avions craquer sur ces jolis tas de pierres.

    19 octobre 2009

  9. SABATIER

    Existe-t’il un Tracé ou un itinéraire du parcours des chibottes ( Plan ) .

    15 août 2010

  10. suzie maccario

    Très bel article sur les roches de construction du Velay !!
    vous m’avez passionnée!!
    et vos photos sont justes superbes!
    Suzie

    28 septembre 2011

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REGARD (N°4 : Léotoing)


Les terrasses du château de Léotoing

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Perché sur son piton rocheux, le vieux château de Léotoing commande encore son ancien domaine au-dessus de la vallée de l’Alagnon. A l’horizon, la forteresse soutient sans faiblir le regard du Cézallier qui porte encore les derniers vestiges de l’hiver. Entre la haute tour du château et le vieux massif volcanique, l’Alagnon a creusé son chemin dans la lave, créant le « pays coupé » : une vallée où l’adret, le côté ensoleillé, et l’ubac, le côté à l’ombre, sont très marqués. Confrontés à ce relief particulier, les hommes ont dès le Moyen-Âge exploité les côtés exposés au soleil au prix d’une lutte farouche contre l’érosion : ainsi naquirent les terrasses. Il fut un temps où vignes, vergers, céréales et jardins maraîchers couvraient les surfaces horizontales de ces gradins de pierre arrachés à la pente. Disparues depuis le début du XXè siècle, les terrasses renaissent aujourd’hui au sein d’un projet de développement global grâce à l’association des Amis de Léotoing… Pour lire la suite de l’article, cliquer sur les trois points suivants

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REGARD (N°5 : …sur nos voisins d’en face)


Regard sur nos voisins d’en face

Au-delà du plateau, par-dessus la vallée du Rhône, en pleine lumière ou dans le soleil d’un soir, ils sont tous là, nos voisins d’en face : d’un côté, le Mont-Blanc, la Meije, la Barre des Ecrins, le Ventoux… ; de l’autre, les Monts du Cantal et les Mont-Dore. Ce « Regard » un peu spécial vous propose de les découvrir du sommet du Mézenc (1754m) et du sommet du Testavoyre (massif du Meygal, 1435m). Peu de texte, mais de l’air, beaucoup d’air, pour notre fantastique petit bout de pays qui partage avec la Haute Ardèche l’un des plus beaux panoramas de France.

Du sommet du Mézenc…

(Cliquez sur les images pour les ouvrir en grand dans une nouvelle fenêtre

et éliminer les déformations. Fermez la fenêtre de la photo pour revenir à l’article.)

Le massif des Écrins. De gauche à droite : la Meije, 3983m, à seulement 168 km à vol d’oiseau, puis la Grande Ruine, 3765m, et la Barre des Écrins (4102m)

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6 Commentaire(s)

  1. Alain VALLA

    Bravo pour ces photos.
    La première des bonus n’est-elle pas une photo montage avec le village de St Agrève en premier plan?
    Merci pour la réponse

    Félicitations pour tout le magazine.

    25 mars 2009

  2. stradapost

    oui, il s’agit bien de Saint Agrève !
    et merci pour vos encouragements.

    25 mars 2009

  3. frédérique valour

    magnifiques pour ces vues magiques et féériques d’un paysage dont je ne me lasse jamais!!

    25 mars 2009

  4. Hubert Brunel

    Je réponds à Alain (premier message de cette liste) à propos de la photo de Saint Agrève : il s’agit bien d’une « vraie » photo sans montage. J’ai juste agrandi une partie de la photo originale, déjà prise avec un 200 mm (équivalent 300 mm). C’est l’effet du téléobjectif qui rapproche ainsi Saint Agrève et son arrière plan de montagnes. Le grand sommet, à gauche, doit être l’Obiou (la Grande Tête de l’Obiou, 2789 m, dans le Dévoluy), enfin je crois !
    Merci en tout cas d’avoir apprécié ces photos !
    Merci à Frédérique aussi !
    Bien cordialement,
    Hubert Brunel

    26 mars 2009

  5. PIPOU

    Je confirme que c’est bien l’obiou,dans le dévoluy…au pied duquel est entérré le célèbre rené demaison..Bravo pour les photos. A ce sujet , sur le site « enneigement plateau mézenc hiver 2008/2009″ un internaute te fait de la pub et conseille de mater tes photos sur le site de strada (page 19 ou 20 je crois)

    10 avril 2009

  6. Merci Pipou ! c’est bien de rappeler que René Desmaison est là, en face…
    En revanche, je me suis planté sur le nom d’un sommet du massif du Mont Blanc sur la photo où je les ai écrits. Je crois bien qu’on ne peut pas voir l’Aiguille Noire de Peuterey (ni la Blanche d’ailleurs ?) de chez nous ! C’est Michel, pro de la topographie qui m’a alerté. Je vais réparer ça !

    14 avril 2009

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