La Loire ne prendrait pas sa source au Mont Gerbier de Jonc !

Un faisceau de ruisseaux participe au débit du plus long fleuve de France

On nous l’a appris à l’école, la Loire prend naissance au Mont Gerbier de Jonc… Pourtant Samuel Debard, réalisateur, est allé enquêté à la source. Ou plutôt, aux sources, parce qu’elles sont nombreuses. Il y a  bien la source officielle, celle qui coule au pied du Mont Gerbier de Jonc. Elle offre à la montagne ardéchoise un site touristique emblématique, (300 000 à 500 000  visiteurs passent chaque année sur la route du Gerbier) mais ce n’est pas la plus importante. Le réalisateur, dans son film « La source de la Loire, mythe et réalité » met en évidence qu’un faisceau de ruisseaux participe au débit du plus long fleuve de France, et que le principal n’est pas celui que l’on croit.


La source de la Loire mythe et réalité, docu-fiction de Samuel Debard

en vente en  DVD dans les Offices de tourisme.

 

 

 

La source la plus évidente pour la Loire serait l’Aiguenaïre

Géologiquement, la multiplicité des sources s’explique par la présence d’une arène granitique qui va servir de réserve d’eau sur un tableau étanche. Arrivée à saturation, l’eau jaillit en différentes sources qui vont se réunir pour alimenter la Loire. Il n’y a pas une source, mais des sources ! La plus évidente, serait l’Aigue nègre, venant du Mézenc et coulant comme son nom l’indique sur un fond noir fait de roches basaltiques. L’Aiguenaïre ( de son nom patois) présente une altitude plus haute,  un bassin versant plus important, plus de débit et un bras deux fois plus long que celui qu’on appelle « la Loire » !

Une vidéo l’explique

La Loire mesurerait donc 2,5 km de longueur de plus que ce que nous avons appris, mais sa source, même ainsi restaurée dans sa réalité, la situerait encore en  Ardèche, au lieu dit la croix de Montouse, sur la commune de Sainte Eulalie, à 5 km de la version officielle. Pas un changement majeur, direz vous, mais l’enquête de Samuel Debard a le mérite de nous promener pas seulement géographiquement mais aussi dans l’histoire, de nous faire bifurquer par la géologie et la politique touristique… et nous incite à partir nous-même en quête du glouglou originel dans la forêt,  près de la Chartreuse de Bonnefoy.