Un jeune homme visiblement stressé et maussade rencontre une personne nettement plus âgée que lui, une sorte de philosophe qui, ayant beaucoup vécu et observé la vie ou bien parce que la connaissance de l’homme est son métier, donne au premier quelques conseils pour être plus heureux.

Le jeune homme non seulement n’écoute rien de ce que lui dit le philosophe et le tourne en dérision.

Le philosophe ne s’en étonne pas : c’est parce que le jeune homme rejette ce genre de conseils qu’il souffre, et c’est parce qu’il souffre qu’il rejette ce genre de conseils !

La souffrance, le mal-être viennent d’une  non-acceptation de soi qui vient elle-même d’une ignorance de soi.

La vie n’étant que l’utilisation de ses propres ressources, comment vivre bien en les ignorant ?

 

Pour lire la suite de l’article cliquez sur les 3 petits points qui suivent 

Ne sachant pas comment il fonctionne ni comment l’être humain en général  fonctionne, le jeune homme entretient dans son esprit des croyances fausses, notamment sur lui-même et aussi sur les autres, sur son interlocuteur du moment, sur l’humanité en général. Or, dans ses croyances, il y en a une, très secrètement cachée au fond de lui qui dit : «  je ne vaux pas grand-chose… ». Le voilà entré dans un cercle vicieux : cela lui occasionne du dégoût de lui-même mais comme il est orgueilleux (à cause de son ego dont il ignore l’existence), pour compenser le mal-être profond causé par cette croyance, il va mettre en place toutes sortes de comportements réactifs et arrogants. Le monde autour de lui va réagir de façon négative et cela va renforcer la croyance du jeune homme qu’il ne vaut pas grand-chose. Il va s’enfoncer un peu plus loin dans la honte de lui-même et surenchérir à nouveau  en comportements de compensations : le voilà enfermé dans un second anneau négatif !

Prenant conscience de la circularité du processus, le jeune homme est le seul à pouvoir l’arrêter puisqu’il en est le centre ! c’est par un premier acte d’humilité qu’il va s’en libérer… un acte qui va consister à dire : « finalement, je ne sais pas comment réagir de façon juste face aux gens parce que je ne sais peut-être pas comment je fonctionne, je ne sais pas qui je suis… Bien ! je vais donc l’apprendre, je vais travailler sur moi-même pour me connaitre, j’accepte de repartir à zéro, de renaître en somme, mais cette fois de ma propre initiative ».

Cette histoire est celle d’une quantité de personnes de tous âges, de toutes professions, de tous niveaux culturels, car ce qu’on appelle   » culture  » ou « intelligence » dans notre société moderne n’a rien à voir avec la maturité qu’apporte le travail sur soi. Ce jeune homme c’est vous, c’est votre frère, c’est votre meilleur ami, votre patron, votre père, votre voisin; c’est cet homme qui passe anonyme dans la rue, c’était moi, c’est l’humanité toute entière…

Le développement personnel est la première démarche dans laquelle un être humain désirant être libre, responsable et heureux devrait s’engager. Même Jésus n’a-t-il pas dit : «  aide-toi et le ciel t’aidera… » si ce n’est pas une invitation claire au travail sur soi, qu’est-ce que ça peut bien être ? Le plus souvent, hélas, il faut ressentir un mal-être intolérable pour choisir de franchir le premier pas de son évolution véritable.

Pourquoi croyez-vous que l’idée même et le désir du bonheur soient ancrés de façon aussi tenace au cœur de l’homme alors qu’il existe simultanément tant de souffrances ? Absurdité d’un monde foncièrement injuste ou pur fantasme ? Pas du tout… ! La vie nous a été donnée pour que nous découvrions par nous-mêmes que le vrai bonheur ne peut être que le fruit de la liberté et de la responsabilité, et que l’on ne peut être libre et responsable qu’en se connaissant soi-même…

PAUL DEGRYSE – auteur de : «  chamane, le chemin des immortels » (Dervy) – site : chamanisme-ecologie.com –contact : tél :  05.24.36.59.71 – email :wambli.cd@live.fr