« Je me fais l’écho de ce que je vis, et je parle pour des personnes qui, comme moi, souffrent et ne peuvent plus réagir, terrées dans des grottes et des caravanes, à l’écart des endroits habités. » 

 

Laurence Deverly, habitante de Fay-sur-Lignon, électrosensible depuis 2005, reconnue personne en situation de handicap par la MDPH43 depuis 2 ans, nous a contactés pour lancer un appel. «Quand j’ai 5 minutes pendant lesquelles je vis bien, j’en profite pour faire savoir comment nous (sur)vivons, nous, électrosensibles. »

Nous sommes envahis par des courants électromagnétiques qui dégradent notre équilibre, explique-t-elle. Les téléphones portables, le WiFi, les antennes relais, la multiplication des appareils électriques et de leurs télécommandes créent un environnement dangereux pour le vivant.

«Certaines personnes, plus sensibles que la plupart, ressentent ces courants d’abord faiblement, puis comme une agression, une gégène chronique, s’affaiblissent jusqu’à en être malade, développent souvent une fibromyalgie avec l’impression de cuire, puis se retrouvent handicapées. Les courants électriques et électromagnétiques auxquels nous ne pouvons échapper nous rendent allergiques au soleil, ils atteignent notre système immunitaire et nous rendent la vie sociale de plus en plus difficile parce que tous les lieux publics sont envahis.» 

A force, on ne supporte plus les microondes, puis tous les appareils électriques… même regarder un DVD devient problématique. Pour sortir de chez soi, il faut se protéger avec des vêtements anti-ondes, non remboursés par la sécurité sociale. On évite tout trajet en voiture car on a souvent des vertiges. Il n’existe pas de traitement allopathique connu pour soigner l’électrosensibilité, «seuls quelques thérapeutes dits de « médecine douce » peuvent nous soulager, encore faut-il qu’ils soient joignables par téléphone fixe et que leur cabinet ne baigne pas dans des ondes wifi et de portables.»Et de pointer du doigt notre hors-série « Bien être au naturel et soins alternatifs » qui ne lui permet pas de contacter les thérapeutes qui sont recensés. Pourquoi ? Parce que leur contact figure avec un numéro de portable et un site internet, deux entrées impraticables pour une personne atteinte d’électro-sensibilité. Levons donc cette ignorance.

On a le droit d’être sensible !

L’OMS, l’organisation mondiale de la santé, a établi le caractère réel de la sensibilité aux champs électromagnétiques sous l’appellation d’Électro-Hypersensibilité (EHS) en 2004. On regroupe aussi l’ensemble des symptômes de l’EHS sous l’appellation HSEM – Haute sensibilité à l’électromagnétisme. Les malades déplorent le manque de volonté et de moyens des pouvoirs publics et des industriels pour pallier ce handicap. «En général nous nous présentons plutôt comme des personnes empathiques, très sociales. Plus perméables que d’autres, plus sensibles. Mais on a le droit d’être des êtres vivants délicats !»

Elle milite pour des technologies bio-compatibles

«Gardez vos lignes de téléphones fixes, éteignez vos téléphones portables et débranchez vos box», conseille Laurence Deverly. Elle n’est pas anti-éolienne, au contraire, les énergies douces ne peuvent que la séduire, mais elle voudrait que les industriels prennent en compte l’humain et adaptent leur technologie pour que nous ne soyons pas affectés par les basses fréquences et infrasons : « l’arbre à éolienne est un bon exemple de ce que l’on peut créer, ce modèle à mat vertical n’engendre pas de nuisances mais nous continuons a installer des éoliennes géantes à mat horizontal en niant la souffrance des personnes sensibles. »

Premiers humains à être touchés par un environnement de plus en plus chargé en informations vibratoires, courants électriques, électromagnétiques, et fréquences de toutes sortes, les personnes électrosensibles, comme celles souffrant de syndrome éolien, sont un peu des sentinelles qui nous alertent d’un danger

 

Conseils

  • Couper le wifi sur sa box quand on ne s’en sert pas.
  • Mettre son téléphone en mode avion la nuit (on n’attend pas d’appels ? alors on éteint son portable, ou on se met en mode avion, ça n’empêche pas le réveil de sonner le lendemain…)
  • Utiliser un kit piéton (main libre) en éloignant son portable à plus de 20 cm de son corps.

Un os crânien touché par les ondes téléphone, le wifi…

L’os de kerckring est situé sur le bord postérieur du foramen magnum au niveau de l’opisthion, il apparaît à la 16eme semaine de vie intra-uterine puis fusionne avec les os supra et exoccipitaux avant la naissance. En écoutant sur le crâne ce petit os, je peux savoir si il est en lésion. Cela indique que le patient est soumis a beaucoup d’ondes ou bien est d’une grande électrosensibilite. La résultante est une adaptation du schéma corporel autour d’un point fixe sur l’os de kerckring.
Christelle Levy, somatopathe

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Collectif In’Ouie 

Des bruits gênants dans un environnement tranquille

Lorsque vous êtes chez vous, ou bien dans la nature, vous entendez des vrombissements ou autres bruits bizarres, persistants et perturbants, insidieux ou très présents. Ce ne sont ni des bruits de trafic routier, ni des sons provenant de chez vos voisins. Votre entourage ne les perçoit pas forcément. De quoi s’agit-il ? Et bien justement, on ne le sait pas.

La plupart des personnes qui les subissent évoquent des nuisances vibroacoustiques, des bruits de type « industriels », alors qu’aucune usine n’est placée dans leur environnement proche. Ce sont des phénomènes sonores agressifs qui polluent plus ou moins leur quotidien, et sont parfois associés à un sentiment d’oppression, une accélération du rythme cardiaque, une confusion mentale, un mal-être… mais comme l’origine du bruit est indéterminée, elle est impossible à combattre.

Pour lever le mystère et faire taire la nuisance, un groupe de personnes de Haute-Loire s’organise en Collectif : « Nous voulons recenser des personnes incommodées par des nuisances vibroacoustiques dont l’origine n’est pas certaine et recueillir leur témoignage. Plus nous serons nombreux, et plus nous aurons la capacité de trouver des financements pour expertiser les nuisances sonores qui nous dérangent et participer à l’émergence de solutions ». Vous entendez des bruits qui vous semblent correspondre à cette description ?

Rejoignez le Collectif In’Ouie  Tel : 06 84 82 17 28 – www.collectif-inouie.com

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