Une amie me disait: « Et si cette crise du Corona avait été prévue par les dirigeants de la planète comme seul moyen d’imposer aux populations les bienfaits d’une réduction des nuisances industrielles ». C’était dans les tout premiers jours du confinement, avant que les médias ne soient focalisés dessus et annoncent chaque jours le nombre de ces victimes « collatérales ». On ne doute plus qu’il s’agit d’une catastrophe incontrôlée et difficilement contrôlable. Et pourtant !

La guerre du Corona démontrent les carences des politiques à prévoir. Comme nous tous ils sont restés confiants, ignorants d’une Histoire régulièrement marquée d’épidémies similaires. Nous découvrons les limites des sciences de la santé à répondre à une épidémie mondiale. C’est l’évidence des failles d’une démocratie directe qui place au centre du pouvoir ceux qui ont séduit une majorité de votants par leurs alliances (partis politiques), leur passé (leur expérience) et leur apparence (people avec belle gueule, sourire et famille épanouie).
Confier le pouvoir à des hommes est il vraiment raisonnable ? Rappelons-nous que nous avons évité de justesse Strauss-kahn ou Fillon pour diriger le pays. Tous les deux porteurs de valeurs fort contestables. Peut-on confier un si important pouvoir à des hommes dont le seul soucis est de s’assurer une majorité par ses promesse par une communication mêlant adroitement la peur et l’espoir grâce a un délicat mélange de mensonges et d’apparentes évidences.

L’alerte d’une majorité de scientifiques d’une catastrophe climatique annoncée, quantifié, n’a que très peu de prise sur un pouvoir élu par un peuple qui ne veut qu’on lui fasse peur, mais au contraire qu’on le rassure. La colère de Greta, la petite suédoise au visage fermé est une des expressions de l’urgence nécessaire de prendre des mesures urgentes. Les chefs d’États ont les données des scientifiques mais ils ont les poings liés par une exigence de leurs électeurs de conserver un pouvoir d’achat permettant d’acheter plus.

Chacun va vivre l’after-Corona avec ses petites certitudes et celles de son milieu. Pour beaucoup ce sera l’envie de vite retrouver le monde d’avant avec son confortable quotidien. Les plus désespérés pensent peut être au suicide s’ils ne sont pas portés par des des obligations, des passions ou un amour les rendant aveugles à la stupidité de la vie. D’autres, les plus solides, les plus conscients, les plus courageux, auront le désir de changer leurs vies, leurs valeurs au risque de bouleverser le fragile équilibre qui nous a tenu debout jusqu’à aujourd’hui.

J’ai un peu honte d’écrire ces mots dans Strada, le seul magazine ou chaque article m’inspire et m’enchante. Mais changer de vie, d’objectifs, de rapport aux monde, n’est ce pas une aventure passionnante ?

Anonymus