Commence le : 25/02/2018 à 15h 00

Catégorie :Manifestations écologiques

Adresse :

Mairie de St Didier en Velay

Description:

L’association Sauvegarde Environnement de St Didier en Velay, organise une projection débat le dimanche 25 février à 15h en mairie, pour la « journée mondiale des zones humides » : « chez nous Champdolent menacé« , avec la participation de SOS Loire Vivante (Corinne RONOT) et du REN43, Réseau écologie nature Hte Loire (François GUILBERT).

L’association rappelle que les zones humides sont un patrimoine précieux : biodiversité qu’elles abritent et fonctions naturelles qu’elles remplissent gratuitement, y compris pour notre eau potable, d’où cette « journée mondiale des zones humides » pour laquelle des manifestations sont organisées partout dans le monde en février.

Cette zone concerne St Didier et St Victor, constituée des sources de la Genouille, qui se jette dans la Semène, et participe à l’alimentation en eau potable de St Didier et La Séauve, et se trouve en effet menacée par le déplacement prévu du stade plus loin dans la forêt et sur la zone humide.

Elle a fait l’objet de plusieurs études depuis déjà 1990: une par Maryse TORT botaniste et universitaire réputée, auteure du guide de la flore de la Hte Loire, une par la faculté des sciences de St Etienne, préconisant entre autres d’en faire un lieu de reproduction de plantes rares des milieux humides, et d’y créer un vrai parcours botanique et pédagogique, et d’autres par des bureaux d’études en environnement, avec plusieurs autres préconisations. Malgré la biodiversité remarquable relevée par ces études, elle n’a jamais bénéficié d’aucun classement ni protection…

L’association regrette donc que cette zone, après avoir été méconnue, voire méprisée, soit maintenant menacée, et souhaite donc engager enfin un  vrai débat sur son avenir, et à court terme sur le projet de maintien et de déplacement prochain du stade de St Victor (avec parkings et vestiaires)  plus loin dans la zone humide, incompatible avec un vrai projet naturaliste pour toute cette zone, et pour un stade à 3 kms du bourg ne répondant même pas aux besoins et commodités des habitants de St Victor, sans parler du coût des transports y compris pollutions. Que la commune de St Victor ait eu des difficultés à décider d’un autre emplacement ne justifie pas qu’on maintienne un stade en pleine forêt en début de zone humide, mais il est plus « facile » d’empiéter sur un milieu naturel…

L’association s’y oppose, et estime que les communes de St Didier et St Victor pourraient au contraire très utilement et à peu de frais suivre les exemples des communes de plus en plus nombreuses qui classent leurs zones humides, les protègent, y achètent même des parcelles, y replantent parfois des feuillus, y créent de vrais parcours botaniques, en font des lieux d’expérimentation scientifique et de pédagogie, projets incompatibles avec un stade de foot, au grand profit de l’image de ces communes, ce qui sera évoqué lors de cette séance…

Outre ces aménagements prévus à Champdolent, la forêt de Bramard va être « impactée » par la création de la nouvelle zone des Grangers près de St Just. Et on peut penser que l’étude de valorisation du bois de Bramard faite en 2012 pour le compte de la communauté de communes, qui a étudié différents scenarios, pourrait déboucher sur d’autres aménagements dans cette forêt. Il n’est plus possible de continuer à la sacrifier…

L’association souligne enfin qu’à l’heure de la 6ème grande extinction des espèces, au moment de la nouvelle récente mise en garde alarmante signée par plus de 15 000 scientifiques de 184 pays, et alors que plus des 2/3 des zones humides ont disparu, devant ces enjeux majeurs qui nous concernent tous, les communes ont un rôle primordial à jouer, ce n’est pas un luxe, c’est une urgence pour tous…

Et elle pose la question : aurons-nous  le courage de changer nos politiques,  relèverons-nous ce défi?