© Frédéric PUYRAVAUD-Fotolia.com

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Faire son compost est une pratique de plus en plus courante. Elle a le double avantage de réduire nos déchets ménagers et d’offrir aux plantes cultivées la nourriture qui leur est nécessaire en enrichissant le sol d’humus. Mais il n’est pas toujours facile à réussir. Voici la méthode de Christophe, jeune jardinier passionné des pratiques bio, simples et efficaces! Pour lire la suite de l’article, cliquer sur les trois petits points suivants

« Ma manière de produire le compost est très simple. Nous mettons tous les déchets de jardin (plantes du jardin en fin de culture, mauvaises herbes non montées en graines, feuilles…), les déchets de cuisine que nous rassemblons dans un seau (épluchures, coquilles d’œufs, marc de café, tous les déchets d’origine végétale…) directement en contact avec la terre. Je préfère mettre en tas plutôt que dans un bac à compost, car le compost doit rester humide. Ainsi, dès qu’il pleut, le compost s’humidifie contrairement au bac qui, en raison de son couvercle, nécessite d’être arrosé régulièrement. J’ai toujours deux tas : un que j’alimente et l’autre que je laisse se décomposer.

Régulièrement (1 fois par mois), je le brasse avec une fourche afin de l’aérer et d’activer la décomposition. C’est alors un moment magique de voir toute la vie qui se développe (petits vers de terre rouges, araignées…). J’ajoute également un peu de fumier afin d’accélérer la transformation. En été, si le compost devient sec par manque de pluie, je verse quelques arrosoirs. Au bout d’une année environ, les déchets se sont transformés en terreau. Je le répands alors dans le potager pour sa fertilisation.
J’évite les branchages car leur décomposition est plus longue. Pour ces déchets, il vaut mieux faire un autre tas.
Contrairement à ce qu’on peut entendre ou croire, le compost réalisé correctement, c’est-à-dire sans déchets de viande, brassé régulièrement, et sans excès d’humidité, ne produit pas d’odeur. »

Avant de commencer un tas de compost, il faut bien réfléchir à son emplacement. Il doit être facilement accessible de la maison et aussi du jardin. Si vous en avez un, pensez à vos voisins de façon à ce qu’ils ne soient pas dérangés.

Si votre jardin est petit, il faut savoir que le tas doit avoir un volume minimum de deux à trois mètres cubes pour assurer assez d’espace à la vie des organismes décomposeurs. Dans ce cas, un composteur peut être utile.
Pour tout savoir sur le compost,
un livre très complet :

Le compost au jardin
de Kraft von Heynitz,
aux éditions Terre Vivante.

MLD