Edito 55 –  STRADA hiver 2021

On a vécu sous coronavirus, suivi les ravages du réchauffement climatique suivis d’une COP 26 désolante,
compati aux sorts des réfugiés attendant une ouverture des frontières,
regretté les morts d’une ultime tentative de passage,
supporté la contrainte (comparativement bien douce) du passe sanitaire,
mais voici que la hausse du prix des énergies vient plomber le budget des français et déstabiliser un peu plus ceux qui ont les plus faibles revenus.
On pourrait râler, mais à Strada on veut rester optimiste : l’électricité n’est pas encore rationnée, il nous reste des pulls et des vélos. Plus sérieusement, on voit surtout que chaque tonne de carburant que nous ne brûlons pas ouvre la perspective d’un avenir meilleur sur une planète plus respirable.

Etre obligé de ralentir – nos activités, nos déplacements – a été l’occasion pour certains de réévaluer leur façon de vivre. On a vu des gens démissionner, changer de parcours, se projeter dans de nouvelles voies.
C’est une chose merveilleuse que notre capacité à changer d’avis.
Ne pas rester campé sur une position, c’est éviter l’intransigeance bornée, l’étroitesse d’esprit. A voir les choses sous un angle différent, on se met à percevoir les nuances, et il devient vain de trancher entre oui ou non, vrai ou faux, bien ou mal.
L’incertitude nous guide vers ce que nous ne connaissons pas encore.

Alors acceptons de tâtonner. A Strada, nous gardons confiance dans la capacité des humains à trouver, malgré tout, des solutions, de meilleures solutions.

Dans ce numéro, encore et toujours des bonnes nouvelles, de l‘humanité et de l’invention dans tous les domaines. De l’espoir et des idées pour les années à venir !

Joëlle ANDREYS 

 

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