Michel Léger, Paulhac
En 1981, le dossier de permis de construire de la restauration de cette petite ferme s’intitulait  Une maison solaire de type passif. A l’époque, c’était probablement une des premières, sinon la première, à afficher une telle démarche dans la région. Bien sûr on était loin, très loin, des performances thermiques que l’on atteint dans les maisons bioclimatiques d’aujourd’hui, mais tout le concept était déjà là, ancré très profondément au fond du cœur de Michel Léger, et qu’à présent il développe au sein de la petite société de Maîtrise d’œuvre Bélénos, à Brioude.
L’emplacement d’abord : Comme la plupart des villages dans ce coin d’Auvergne méridionale, Paulhac se déroule sur le flanc sud d’une colline, se protégeant ainsi naturellement du nord. La maison présente une grande façade sud-est, dans laquelle deux fenêtres ont été percées, avec des pans coupés dans les tableaux côté sud, afin d’optimiser le temps d’ensoleillement malgré l’épaisseur des murs, lesquels, par ailleurs, confèrent une inertie thermique bienvenue.
La façade sud-ouest, plus petite, s’est habillée d’une serre afin d’augmenter l’apport solaire de la baie coulissante du séjour, et permettre à celui-ci de gagner plusieurs degrés lors des journées ensoleillées d’hiver, fréquentes dans la région. De plus, elle offre un espace sympathique entre l’intérieur et la petite cour-jardinet…