DSC_0506A propos du 4ème accord toltèque : Faites de votre mieux

 

Faire de son mieux, c’est ne pas tenter forcement de faire du mieux possible, mais ne pas non plus saboter ce que l’on fait.

Il s’agit de trouver la juste adéquation entre soi et nos actions ou intentions.

 

Parfois (et même souvent) j’entend : « c’est pas si facile », « j’ai juste envie de me détruire », « je ne me sens pas à la hauteur », « j’ai tellement honte de ne pas y arriver »…

 

On trouve dans ces petites phrases tout le désamour voir parfois l’indignité vécue par ces personnes qui n’arrive pas, ne peuvent pas se voir belles, lumineuses, ou juste aimée comme elle sont. Cela entraine alors une forme de culpabilité qui peut parfois aller jusqu’à prendre un caractère morbide tant sur le plan médical, psychologique que moral ou/et spirituel.

 

Attribuons cela à un narcissisme qui pour être systématiquement défaillant plonge l’individu dans un système clos, égotique et destructeur.

 

Dans la mythologie : Narcisse tombe amoureux de la nymphe Echo. Cette dernière incapable de lui exprimer son amour tente d’entrer en contact physiquement, Narcisse repousse ses avances et Echo meurt. Pour apaiser sa soif Narcisse s’approche d’une source et tombe en admiration devant son reflet, il devient seul, amant et être aimé, il se désire lui même et désespère de ne pouvoir rencontrer cet amour avec un(e) autre que lui et dépérît.

 

C’est à peu près ce que l’on peut vivre alors dés son plus jeune âge, puis tout au long de sa vie lorsque les parents, les amis, les amants(es), conjoints(es) sont dans l’incapacité de nourrir ce besoin de reconnaissance et d’amour respectueux et inconditionnel. On se vit alors indigne d’amour, incapable d’aimer, et incapable de s’aimer. Un mode de défense contre ce sentiment insupportable, est de s’efforcer au détriment de soi de « convenir » à l’autre, un autre mode, est de se retirer progressivement de toute forme d’échange « nourrissant » …  évidemment ces deux formes conduisent le plus souvent à se détruire, a abandonner ce que l’on est, à jamais insatisfait, à jamais indigne, coupable et impur, bref morbide.

 

On entre alors dans une forme de désaccord avec soi même. Il faut souvent du temps alors pour retrouver ou trouver la capacité de se sentir suffisamment bon et aimable même si l’on se connaît des défauts. Il faut du temps et du travail pour accepter de recevoir les rencontres sans se sentir « obligé », juste en étant soi, en accord avec soi même au risque de déplaire aussi.

 

Faire de son mieux c’est alors offrir à « l’univers » et à soi même le mieux que l’on est, tel que l’on est dans ce moment de vie que l’on traverse. Sans se juger ni se demander si on convient ou non, mais en s’attachant à s’aimer dans ce que l’on offre.

 

Et y’a des jours … bah c’est pas facile !