Le soleil qui fait fonctionner le frigo, la machine à laver, la perceuse… c’est magique !

Vendre sa production d’électricité à EDF plus chère que ce qu’on la lui achète (on vend 0,60 cts le kWh, on  l’achète 0,12 cts),  c’est alléchant : mais attention, les effets d’aubaine peuvent devenir des effets pervers.

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Des promoteurs font des offres alléchantes principalement aux collectivités et aux agriculteurs, telle la mise à disposition gratuite de hangars photovoltaïques, moyennant terrain ensoleillé et installations de production électrique en plein champ sur 30 hectares. Le discours ressemble d’une façon troublante à celui de l’éolien : l’installation d’une centrale photovoltaïque va dans le sens du développement durable et est  une source de revenus complémentaire non négligeable. Elle soulève la même interrogation : comment canaliser cette ruée sur une technologie très prometteuse, sans tomber dans les excès dont l’espèce humaine peut se faire une spécialité ?

De la terre à lentille pour les centrales

Alors que la baisse de l’utilisation des engrais chimiques est souhaitée, que cette baisse risque de réduire la productivité agricole et, de fait, nécessiter plus de terres arables, il ne nous semble pas opportun d’ouvrir la porte aux champs photovoltaïques sur ces terres. Faut- il classer les terrains agricoles ? Définir des zones de développement photovoltaïque ?

Utiliser l’existant : les toitures

Dès 500m² de surface, le système attire les financiers. Viser l’installation de centrales photovoltaïques de grande taille sur des surfaces qui ne peuvent servir à autre chose : bâtiments agricoles, industriels, commerciaux, tertiaires….et peut être, sur des terrains très arides, nous parait pertinent.

Mutualiser

Les collectivités peuvent s’inscrire dans un projet plus large : en s’ouvrant à la mutualisation, une centrale devient participative et peut oeuvrer à la pérennisation d’une économie sociale et solidaire.

Et chez nous ?

Si vous avez déjà votre centrale photovoltaïque, il y a de fortes probabilités que votre compteur «Electricité Consommée »  tourne deux fois plus vite que celui « Electricité Produite ». Pour inverser la tendance, on peut augmenter la surface de panneaux sur le toit : à ce jour, le système économique pousse dans le sens de cette solution consumériste et comme la loi des grands nombres joue à plein, le prix des installations baisse rapidement.

Nous préférerions que les comportements changent, et visent à réduire les consommations électriques : non pas par une démarche d’ascète, mais par des solutions de bon sens, et la recherche d’efficacité.

Réduire sa consommation électrique :

– par le choix du matériel : en privilégiant les moins énergétivores, désignés par les classes A, A+, A++

– en traquant les veilles et autres transformateurs perpétuellement branchés.

– par la recherche d’information : le chauffe-eau solaire par exemple est 5 fois plus performant qu’un chauffe-eau photovoltaïque.

– par une utilisation raisonnée.

– par une isolation performante.

– par tout ce que chacun est capable d’inventer, de mettre en place selon son mode vie (on peut imaginer se passer de frigo en hiver…)

Plus d’infos :

N° 70 de CLER infos de mai juin 2009 www.cler.org/info/

ou au 34 rue roderie à Aiguilhe, en libre service pour les associés ERE43.

Quelques chiffres

30 Ha : la surface de terrain recherchée par les promoteurs

30 Ha de Photovoltaïque = la satisfaction du « besoin électrique » de 4300 familles

30 Ha = 1% de la surface moyenne d’une commune.

30 Ha = l’empreinte au sol de la RN 88 entre le Puy et Yssingeaux.

Témoignage

un installateur (43)

« Des centrales photovoltaïques sur sol ?   On en parle… mais pas en positif. : on les préfère sur le toit. »

Yanni HADJIDAKIS, président des Amis de la Terre.

« Le solaire est une énergie illimitée que l’on peut capter en utilisant nos 10 000 km2 de toits en France. »