VOLEZ SOUS UN BALLON …

Gagnez un vol en montgolfière avec Montgolfières en Velay. Tirage au sort le 10 novembre 2022.

VOL pour une personne,  le 11 novembre à 13h45  à BLAVOZY (43).

Non échangeable, non remboursable, sans obligation d’achat. Règlement complet sur www.strada-dici.com

2 façons hyper simples  de gagner votre vol en montgolfière

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    Voler sous un ballon

    Voler est un rêve, une légende, l’illusion de se rapprocher des dieux. Voler évoque le mythe d’Icare qui s’est brulé les ailes en approchant de trop près le soleil. C’est aussi le chaman qui intègre l’esprit de l’aigle pour voir la réalité depuis une autre dimension.

    La Haute Loire connait des liens particuliers avec les premiers pas de l’odyssée de la conquête du ciel. Le 1er vol habité de l’humanité date du 21 novembre 1783 à Paris. Le marquis d’Arlempdes était un des deux pilotes de ce vol historique en montgolfière et c’est grâce à la princesse de Polignac que le roi Louis XVI l’autorisa à embarquer. Nous partageons avec vous cette épopée que nous a racontée Jean-Marc Guerin, président de lassociation « Montgolfières en Velay » et passionné de vol, évidemment

    Photo de Yves Colombat

     

    37è rassemblement montgolfières en Velay

     

    GAGNEZ UN VOL

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    C’est quoi cette magie ?

    1m3 d’air chaud porté a 100° soulève 250 g… Une montgolfière avec un grand ballon d’air chaud de 4000 m3 porte 1 tonne, ce qui est suffisant pour la nacelle, les bouteilles de gaz, les brûleurs et l’équipage. Un moment de magie à 250 € pour environ une heure de vol.

    RECIT

    C’est en voyant sa chemise se soulever en séchant au dessus d’un poêle qu’Etienne Montgolfier a l’idée de faire un ballon. Inspirés par le mémoire écrit en 1755 et consacré aux bulles d’air de Claude Galien dAdiac (du domaine d’Adiac, entre Beaulieu et Rosière), les frères Montgolfier, papetiers d’Ardèche, imaginent, construisent et expérimentent le premier ballon à air chaud. Ils pensent alors que cest la fumée qui fait voler. Des années plus tard, il sera démontré que c’est la dépression causée par l’air chaud contenu dans le ballon, moins dense que l’air ambiant, qui cause son ascension. Mais le 4 juin 1783, le premier envol officiel du ballon des frères Montgolfier place des Cordeliers, à Annonay, s’élève avec air chaud et fumée épaisse.Trois mois plus tard, le 19 septembre 1783, un coq, un mouton et un canard embarquent pour le premier vol habité jusqu’à environ 550 mètres de hauteur à Versailles, devant le roi Louis XVI et sa cour. Sont présents ce jour, Pilâtre de Rozier et le marquis d’Arlempdes (oui Arlempdes, le village de Haute-Loire, dominé par le premier château de la Loire au pays des volcans). Ces deux anciens militaires, passionnés par les sciences, ont suivi toutes les étapes de la fabrication du ballon ; en accord avec les frères Montgolfier, ils rêvent d’être les premiers pilotes du prochain vol. Mais le roi soppose à l’embarquement d’hommes ou alors propose que ce soit des condamnés à mort qui, en cas de succès, gagneraient leur grâce…

    La duchesse de Polignac (oui, les Polignac du château près du Puy) est alors toute puissante : gouvernante des enfants du roi, grande amie de la Reine Marie-Antoinette et connaissant bien le Marquis d’Arlempdes. Elle parvient à faire plier le roi qui accepte que Pilâtre de Rozier et le marquis d’Arlempdes, nobles de surcroît, embarquent pour le premier vol habité par des hommes. Ils sont ainsi les deux premiers hommes à s’élever dans un aéronef et à naviguer dans lair, et les deux premiers pilotes dessai connus. Ce jour de novembre 1783, tout se passe bien à bord. Bien manœuvré par les deux pilotes, le ballon s’élève jusqu’à mille mètres. Paris est survolé sur la rive gauche, encore très peu habitée, et dix kilomètres environ sont franchis en près de 20 minutes. Limpensable s’est produit : l’être humain a volé.

    Après ce succès, le marquis dArlempdes est le héros du jour aux côtés de Pilâtre de Rozier. Loués par tous, leurs noms figurent dans toutes les gazettes, leurs portraits sont reproduits sur les éventails, les médaillons et des boîtes de toutes sortes sans oublier les innombrables gravures qui popularisent leur image.

    Photo de Manu Vidal

    Aujourd’hui, alors que des milliers d’avions sillonnent en permanence le ciel, un vol en montgolfière reste une expérience unique. Une expérience poétique et technique à la fois. Inoubliable.

    Les vols ont lieu lorsque l’air est le plus stable. En été, c’est exclusivement le matin ; en automne, tôt le matin et parfois en soirée.
    Prévoir un vol est très aléatoire. Selon la force et la direction du vent, il sera maintenu ou non. Un endroit abrité du vent est choisi pour le décollage.
    En vol, le paysage se découvre à 360°. Goutant l’instant, chacun se tait. C’est une manière de quitter les contingences matérielles, de prendre de la hauteur et de la distance. C’est vivre un rêve que font les hommes depuis la nuit des temps.
    Le silence n’est rompu que lorsque les brûleurs sont en action. Naviguant dans le courant du vent, on ne ressent pas le mouvement dans l’air, seule la Terre qui défile sous nos pieds donne une idée du déplacement. C’est la notion de vent relatif, bien connue des navigateurs.
    Détachés de la terre, la sensation de vertige est absente, parfois certains peuvent ressentir de l’appréhension. Avec un bon pilote on ne risque rien, à part descendre un peu rapidement. Dans ce cas, on sassoit ou bien on saccroupit dans la nacelle pour amortir l’atterrissage.

    Photo de Christelle Gineys