Le 21 septembre 2024

ChĂąteau de l'Herm 43150 Le Monastier sur Gazeille

De 10:00 Ă  12:00

😾 Atelier de PLAYFIGHT le Samedi 21 septembre de 10h à 12h pour les enfants de 6 à 16 ans et leurs parents
Sur inscription : 06 22 64 05 87 – pozzamaite@hotmail.fr
Merci de prĂ©voir vos genouillĂšres, tenue souple et une bouteille d’eau.
Prix libre (conseillĂ© 15 euros par famille). Ce choix permet Ă  chacun.e de participer. Et c’est aussi le moyen de valoriser la qualitĂ© du temps que vous avez passĂ©, reconnaitre mon temps-travail.
😾 C’est quoi un cercle de Playfight?
đ¶’𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑠𝑝𝑟𝑖𝑡 𝑑𝑱 𝑗𝑒𝑱, 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑙𝑱𝑡𝑡𝑒 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑡 𝑝𝑙𝑒𝑖𝑛𝑒 đ‘đ‘Ÿđ‘’Ìđ‘ đ‘’đ‘›đ‘đ‘’ đ‘ŽÌ€ 𝑠𝑜𝑖 𝑒𝑡 đ‘ŽÌ€ 𝑙’𝑎𝑱𝑡𝑟𝑒, 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑱𝑛 𝑐𝑎𝑑𝑟𝑒 𝑠𝑒𝑐𝑱𝑟𝑒 𝑒𝑡 đ‘Ÿđ‘–đ‘Ąđ‘ąđ‘Žđ‘™đ‘–đ‘ đ‘’Ì
ConcrĂštement, pendant un temps de jeu de 5 Ă  7 minutes, les partenaires sont invitĂ©s Ă  lutter. L’objectif est de mettre les omoplates du partenaire au sol pendant 3 secondes, sans se faire mal – ni faire mal Ă  l’autre!
C’est ca, et c’est aussi ..:
… đ—°đ—”đ—Œđ—¶đ˜€đ—¶đ—ż son engagement physique.. ca peut ĂȘtre lent ou intense, du moment que c’est annoncĂ© et consenti avec l’autre. C’est aussi expĂ©rimenter que l’intensitĂ© ne veut pas dire acharnement ou cette tentation particuliĂšre Ă  « terrasser l’autre », mĂȘme pour « rigoler ».
… đ—±đ—ČÌđ—°đ—Œđ˜‚đ˜ƒđ—żđ—¶đ—ż sa puissance, sa force, ou sa douceur, son Ă©coute Ă  soi et Ă  l’autre au travers les mouvements, les Ă©motions, l’instant prĂ©sent et partagĂ©.
Et surtout!
…c’est replonger dans l’esprit du jeu, de l’enfance, ou son animalitĂ©, ou son imaginaire de personnage fantastique.
et peut-ĂȘtre dĂ©couvrir l’autre dans une aventure sensorielle, ou redĂ©couvrir de maniĂšre ludique et joyeuse son parent, son amoureux, son collĂšgue, son ami.e dans la complicitĂ©, la connivence, la connexion.
A travers des cercles de Playfight, nous tisserons des liens forts, avec humour et camaraderie et sans compétition féroce.
https://youtu.be/jGPh5xh9pbQ?si=g4fMl-SU_lyyeFzq
😾 LaĂŻza… J’ai Ă©tĂ© formĂ©e par MattĂ©o Tanguy et continue d’ĂȘtre supervisĂ©e. Je suis Ă©galement instructrice Empower the child, formĂ©e par Andrey Karimov. Et je me forme actuellement Ă  la Chamaille Dance. Ces diffĂ©rentes pratiques allient le jeu, le mouvement, la connexion.
Je suis par ailleurs doula et Ă©ducatrice somatique. Je suis – comme qui dirait – une « geek » du mouvement, des enjeux de la relation et du comment relationner.
Je suis aussi maman de deux enfants de 13 et 5 ans.
😾 Autres ateliers de Playfight :
Atelier pour adultes (dĂšs 16 ans) le samedi 21 septembre de 14h Ă  16h au Chateau de l’Herm – 43150 Monastier sur Gazeille.
Inscriptions : 06 22 64 05 87
Tarif libre (conseillé : 15 euros par famille)
Ateliers programmĂ©s au Le P’tit CafĂ© – 43000 Puy en Velay
â–Ș pour les enfants 3 Ă  6 ans et leurs parents : jeudi 23/10 de 10h30 Ă  12h
â–Ș pour les enfants de 6 Ă  12 ans et leurs parents : samedi 28/09 et lundi 21/10 de 10h Ă  12h
â–Ș pour les ados de plus de 12 ans et leurs parents : lundi 21/10 de 14h Ă  16h
Sur inscription au Petit CafĂ© : 07 78 68 53 37 – cafejeunespousses@gmail.com
Tarif libre (conseillé : 15 euros par famille)

Un événement proposé par Laïza Maïté POZZA

A découvrir

AQUARELLE EN PLEINE NATURE : 3 jours de création autour de Saint-Front

Recommandation

Du 07 août 2026 au 09 août 2026

Activités

AQUARELLE EN PLEINE NATURE : 3 jours de création autour de Saint-Front

🎹 Stage aquarelle en plein air avec Laurent Berset : 3 jours pour respirer, crĂ©er, s’émerveiller

Et si vous preniez enfin le temps
 de ralentir, d’observer, et de peindre la beautĂ© des paysages de Haute-Loire ?

Cet Ă©tĂ©, Laurent Berset vous propose un stage d’aquarelle en extĂ©rieur, accessible à tous les niveaux, dans un cadre naturel inspirant autour de Saint-Front, Ă  seulement 30 minutes du Puy-en-Velay.

Pendant 3 jours, vous apprendrez à capturer l’instant :
Croquis, carnet de voyage, composition, aquarelle, encre, ou contenu hybride.

Le programme :
8h : rendez-vous au point de départ
8h30 – 12h : croquis et aquarelle sur site
pique-nique sur place (repas Ă  votre charge)
13h30 – 17h30 : reprise sur place ou changement de dĂ©cor

Et si le temps se gùte : un atelier abrité permettra de continuer à créer.

À partir de 90€/jour (soit 270€ les 3 jours)
Minimum 8 personnes – sans pension complùte

Prix pour l’accompagnement et l’enseignement, repas à votre charge. (Pique-nique 😉

📅 Dates au choix :
âžĄïžÂ 4-5-6 juillet
âžĄïžÂ 7-8-9 aoĂ»t

📞 Infos / inscriptions : 06 72 77 38 26
🌐 Plus d’infos : www.aquarelle-expedition.com

SAINT FRONT (43) De 08:00 Ă  17:30

Cochon charbon au fumoir

Recommandation

Du 02 août 2026 au 23 août 2026

Expositions

Cochon charbon au fumoir

Le Fumoir est une sorte de cabinet de curiositĂ©s. Son initiateur, Bernard Turle, s’amuse Ă  donner Ă  voir des associations fertiles, graves ou drĂŽles, parfois fumeuses. Des oeuvres Ă©clectiques font. liens avec les histoires un peu foutraques du lieu (on ne spoile pas). Quant Ă  l’installation.Cochon Charbon, elle joue avec les.variations.de.couleurs.(de peau).entre.sarcasme et facĂ©tie.

ProgrammĂ©e en off du festival d’Auzon, cette expo-installation temporaire vous livre une raison de plus d’aller faire un tour dans la citĂ© mĂ©diĂ©vale du Brivadois cet Ă©tĂ©.

 


INTERVIEW

STRADA   Bernard Turle, vous avez ouvert une galerie à Auzon


Bernard TURLE  Le Fumoir n’est pas une galerie permanente. Chaque annĂ©e, le 1er dimanche d’aoĂ»t, l’association AuzonToujours organise Arts dans le village. Des artistes et artisans investissent les rues, les caves, les granges d’Auzon. Le Fumoir est l’un de ces espaces temporaires d’accueil de la culture. Il s’associe Ă©galement Ă  d’autres activitĂ©s culturelles de la Petite CitĂ© de CaractĂšre. Par exemple, l’installation Cochon Charbon s’inscrit comme en « off » du festival d’Auzon 2026 (2 /22 aoĂ»t).

SA D’oĂč vient le nom : Fumoir ?

BT C’est le terme employĂ© dans les actes de propriĂ©tĂ© du lieu. Jusqu’à la fin du  XXe siĂšcle, c’était un saloir et prĂ©cĂ©demment ç’avait Ă©tĂ© un fumoir. On y salait et fumait saucissons et jambons.

SA Le « Cochon » du titre de l’exposition a-t-il un lien avec cela ?

BT C’est l’un des liens, oui. Il en existe d’autres. J’aime les histoires que racontent les maisons. Or, dans ces murs vivait jadis une dame qui avait une truie, qu’elle promenait en laisse [sans rapport avec le PornocratĂšs de FĂ©licien Rops !]. C’est en hommage Ă  elle que l’une des premiĂšres expositions du Fumoir, Cochonailles, prĂ©sentait de la charcuterie en laine, exĂ©cutĂ©e par Aiguilles et Pinceaux, un groupe d’Auzonaises qui, Ă  leur maniĂšre, perpĂ©tuent une tradition d’activitĂ© liĂ©e au textile dans les campagnes d’antan : Ă  Auzon, c’était plus spĂ©cialement la passementerie.

Et il y a un troisiĂšme lien : la LĂ©gende du Cochon d’Auzon. Au Moyen-Age, les Anglais assiĂ©gĂšrent la forteresse. Les habitants Ă©taient affamĂ©s. Il ne restait plus qu’un cochon. Une bergĂšre proposa de ne pas le tuer mais de l’engraisser avec ce qui restait comme maigre pitance. Ceci fait, on le laissa Ă©chapper. Le voyant dĂ©bouler, rose et dodu, les Anglais s’exclamĂšrent : « Si leurs cochons sont si gras, c’est qu’ils ont de quoi tenir un long siĂšge ! » Et ils dĂ©campĂšrent.

SA Hormis la rime, pourquoi associer charbon et cochon ?

BT Cette annĂ©e, nous ouvrons la cave du Fumoir, doublant la surface d’exposition. Or, cette cave a, par le passĂ©, servi de soute Ă  charbon, il en restait des morceaux : ils sont exposĂ©s
 L’une des histoires que racontent les maisons des environs, c’est celle des mines, dont la Taupe, entre Auzon et Sainte-Florine. Le thĂšme du festival d’Auzon 2026 est « Couleurs, Mouvements  ». J’ai tout de suite pensĂ© au noir du charbon. Le noir, pour certains, n’est pas une couleur, pour d’autres il les englobe toutes ; en Occident, il est plutĂŽt nĂ©gatif, ailleurs il peut ĂȘtre signe de puissance, positif. Le noir, comme thĂšme, est d’une richesse infinie. J’aime la formule de Bachelard : ‘Le noir est le refuge de la couleur’. D’un point de vue artistique, la notion de ‘noir’ est inĂ©puisable : le noir est une ‘couleur’ profonde comme la roche du promontoire sur lequel est posĂ© notre village mĂ©diĂ©val. Le noir est contour : Ă  la Renaissance, il sert de fond Ă  des portraits, fait contraste avec la peau rose des modĂšles europĂ©ens.

SA Donc, cochon, charbon
 que voit-on dans l’installation
 ?

BT C’est une sorte de cabinet de curiositĂ©s
 Des Ɠuvres – et de simples ‘choses’ – Ă©clectiques qui tournent autour de ‘Cochon Charbon’. La plasticienne Carla van der Werf, qui travaille sur le passĂ©, la mĂ©moire, la gĂ©ologie
 montre des fusains et des modelages de mineurs
 L’Italien devenu arlĂ©sien Federico Dix, qui expose Ă  Paris, Venise et Florence, montre des photos oĂč le N/n/oir domine. En hommage aux immigrĂ©s italiens qui sont venus travailler dans les mines du coin, Odile Bat apporte des touches vives avec son interprĂ©tation en laine de la nourriture italienne. Nathalie Titeux a exĂ©cutĂ©, en mĂ©tal de rĂ©cupĂ©ration, un puits et, en picassiette, un cochon (elle a des antĂ©cĂ©dents cĂ©lĂšbres : le cochon est trĂšs prĂ©sent en art depuis longtemps
 Rops, Koons…).

SA Vous avez expliquĂ© d’oĂč vient le cochon, d’oĂč vient le charbon. Mais oĂč se situe l’articulation entre les deux ?

BT Le noir et le rose sont deux facettes diffĂ©rentes d’une mĂȘme rĂ©alitĂ©. N’ oublions pas les cochons noirs
 les sangliers
 Pour un festival que j’organisais dans le Midi, j’ai Ă©crit le livret d’un spectacle intitulĂ© Rose-NĂšgre sur l’épopĂ©e de la musique noire amĂ©ricaine, avec des musiques de Roland SeilhĂšs. L’installation poursuit donc en quelque sorte un travail entamĂ© plus tĂŽt sur les variations des couleurs de peau. Les Indiens ne parlent pas de nous comme des Blancs, ils disent : Roses. Pour Cochon Charbon, l’articulation a jailli d’une image. Le mineur a Ă©tĂ© victime, on en a aussi fait un hĂ©ros. On trouve dans les greniers des pays miniers de vieilles cartes postales en couleurs, Ă©ditĂ©es autrefois Ă  l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Ce sont manifestement des mannequins qui prennent la pose, le visage bien rose. Ces images contrastent fortement avec les reprĂ©sentations de mineurs entassĂ©s dans l’ascenseur ou pliĂ©s en deux, pioche Ă  la main, couverts de poussiĂšres noires (sans parler des trieuses, souvent oubliĂ©es par l’histoire officielle des mines). Leurs visages m’ont fait penser au blackface, la tradition théùtrale qui voulait qu’un comĂ©dien blanc se grime en Noir. A sa maniĂšre, le mineur est un blackface. Et aussi esclave que le Noir de la colonisation. VoilĂ  d’oĂč vient le souhait d’associer cochon et charbon : on aurait pu choisir comme titre ‘la chair et le charbon’ ou ‘le rose et le noir’.

SA Le Fumoir a beau ĂȘtre un espace modeste et temporaire, il rĂ©sonne d’associations multiples et fertiles…

BT Comme un cerveau, un univers contradictoire et mystĂ©rieux mais savamment organisé ! Et avec l’ouverture de la cave, il approche peut-ĂȘtre d’une vĂ©ritĂ© profonde : celle de l’esprit du lieu ? L’esprit d’Auzon ? »

 

AUZON (43) Galerie Le Fumoir