Le 06 avril 2019

Le Puy-en-Velay

09:30

Commence le : 06/04/2019 à 09h 30

à 17h 30

Catégorie :Conférences

Adresse :

Le Puy-en-Velay

Description:

Le 6 avril 2019, au Puy-en-Velay (43), le Conservatoire botanique national du Massif central vous propose, au cours d’une sortie botanique (matin) et deux débats publics (après-midi), d’échanger avec ses botanistes autour des enjeux de préservation de la flore sauvage.

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9h30 – sortie botanique sur le parcours des Chibottes
Vals-prés-le-Puy (43)
Fleurs & lichens autour des chibottes

À proximité immédiate de l’agglomération du Puy-en-Velay, la vallée du Dolaison regorge de richesses botaniques. Accompagné par des botanistes du Conservatoire tout au long du parcours des Chibottes, vous découvrirez l’écologie si particulière des lichens évoluant sur les troncs des arbres et prendrez connaissance de leur diversité mais aussi de leur fragilité. Cette balade sera également l’occasion de contempler de belles raretés à floraison printanière…

Rendez-vous sur le parking de la D31 au départ du parcours des Chibottes. Réservation obligatoire auprès de l’Office de tourisme de l’agglomération du Puy-en-Velay :
04 71 09 38 41. Gratuit, dans la limite des places disponibles.

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14h à 16h – Conférences – débats
Hôtel du département – Le Puy (43)

Thème 1 – 14h
244 espèces menacées, et moi, et moi et moi…

Dans le Massif central, 244 plantes sont menacées ou quasi-menacées d’extinction dans un proche avenir… Déprise et intensification agricole, étalement urbain, changement climatique, exploitation minière, imperméabilisation des surfaces, pollution… L’éventail des menaces qui pèsent sur la flore est très large. Et vous ? Au-delà de l’action du Conservatoire et des pouvoirs publics, que faîtes-vous pour préserver la flore sauvage et votre cadre de vie ?

En partenariat avec le Département de la Haute-Loire, le Conservatoire botanique vous donne rendez-vous à l’Hôtel du Département (Puy-en-Velay) pour un débat public consacré à l’action citoyenne en faveur de la flore. À cette occasion, venez nombreux dialoguer et débattre avec les botanistes du Conservatoire, partager vos expériences, idées, astuces avec le public ou découvrir.

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Thème 2 – 15h
Place à la flore !

Une ville dotée d’une grande diversité et proportion d’espaces verts voit son taux de délinquance et de violence diminuer significativement, sa qualité d’air et son cadre de vie s’améliorer… On aurait trop tendance à reporter la responsabilité de la préservation de la flore seulement sur le monde rural tandis qu’en milieu urbain, des enjeux forts de conservation de la biodiversité sont identifiés. Quelles solutions concrètes pour redonner une place légitime à la flore et à la végétation locales en milieu urbain ?

Au cours de cette conférence / débat, les botanistes du Conservatoire botanique mettront à l’honneur leurs expériences et leurs idées pour préserver la diversité végétale en milieu urbain : revégétalisation, gestion différenciée des espaces, fleurissement à l’aide de végétaux locaux, conseils auprès des propriétaires de parcs et jardins… Vous aussi, venez partager votre expérience de jardinage écologique ou de préservation de la flore sauvage en ville…

Coordonnées:

Conservatoire botanique national du Massif central
Tél : 04 71 77 55 65
Mail : conservatoire.siege@cbnmc.fr
Page facebook : https://www.facebook.com/events/282213015793293/

A découvrir

Cochon charbon au fumoir

Recommandation

Du 02 août 2026 au 23 août 2026

Expositions

Cochon charbon au fumoir

Le Fumoir est une sorte de cabinet de curiosités. Son initiateur, Bernard Turle, s’amuse à donner à voir des associations fertiles, graves ou drôles, parfois fumeuses. Des oeuvres éclectiques font. liens avec les histoires un peu foutraques du lieu (on ne spoile pas). Quant à l’installation.Cochon Charbon, elle joue avec les.variations.de.couleurs.(de peau).entre.sarcasme et facétie.

Programmée en off du festival d’Auzon, cette expo-installation temporaire vous livre une raison de plus d’aller faire un tour dans la cité médiévale du Brivadois cet été.

 


INTERVIEW

STRADA   Bernard Turle, vous avez ouvert une galerie à Auzon…

Bernard TURLE  Le Fumoir n’est pas une galerie permanente. Chaque année, le 1er dimanche d’août, l’association AuzonToujours organise Arts dans le village. Des artistes et artisans investissent les rues, les caves, les granges d’Auzon. Le Fumoir est l’un de ces espaces temporaires d’accueil de la culture. Il s’associe également à d’autres activités culturelles de la Petite Cité de Caractère. Par exemple, l’installation Cochon Charbon s’inscrit comme en « off » du festival d’Auzon 2026 (2 /22 août).

SA D’où vient le nom : Fumoir ?

BT C’est le terme employé dans les actes de propriété du lieu. Jusqu’à la fin du  XXe siècle, c’était un saloir et précédemment ç’avait été un fumoir. On y salait et fumait saucissons et jambons.

SA Le « Cochon » du titre de l’exposition a-t-il un lien avec cela ?

BT C’est l’un des liens, oui. Il en existe d’autres. J’aime les histoires que racontent les maisons. Or, dans ces murs vivait jadis une dame qui avait une truie, qu’elle promenait en laisse [sans rapport avec le Pornocratès de Félicien Rops !]. C’est en hommage à elle que l’une des premières expositions du Fumoir, Cochonailles, présentait de la charcuterie en laine, exécutée par Aiguilles et Pinceaux, un groupe d’Auzonaises qui, à leur manière, perpétuent une tradition d’activité liée au textile dans les campagnes d’antan : à Auzon, c’était plus spécialement la passementerie.

Et il y a un troisième lien : la Légende du Cochon d’Auzon. Au Moyen-Age, les Anglais assiégèrent la forteresse. Les habitants étaient affamés. Il ne restait plus qu’un cochon. Une bergère proposa de ne pas le tuer mais de l’engraisser avec ce qui restait comme maigre pitance. Ceci fait, on le laissa échapper. Le voyant débouler, rose et dodu, les Anglais s’exclamèrent : « Si leurs cochons sont si gras, c’est qu’ils ont de quoi tenir un long siège ! » Et ils décampèrent.

SA Hormis la rime, pourquoi associer charbon et cochon ?

BT Cette année, nous ouvrons la cave du Fumoir, doublant la surface d’exposition. Or, cette cave a, par le passé, servi de soute à charbon, il en restait des morceaux : ils sont exposés… L’une des histoires que racontent les maisons des environs, c’est celle des mines, dont la Taupe, entre Auzon et Sainte-Florine. Le thème du festival d’Auzon 2026 est « Couleurs, Mouvements… ». J’ai tout de suite pensé au noir du charbon. Le noir, pour certains, n’est pas une couleur, pour d’autres il les englobe toutes ; en Occident, il est plutôt négatif, ailleurs il peut être signe de puissance, positif. Le noir, comme thème, est d’une richesse infinie. J’aime la formule de Bachelard : ‘Le noir est le refuge de la couleur’. D’un point de vue artistique, la notion de ‘noir’ est inépuisable : le noir est une ‘couleur’ profonde comme la roche du promontoire sur lequel est posé notre village médiéval. Le noir est contour : à la Renaissance, il sert de fond à des portraits, fait contraste avec la peau rose des modèles européens.

SA Donc, cochon, charbon… que voit-on dans l’installation… ?

BT C’est une sorte de cabinet de curiosités… Des œuvres – et de simples ‘choses’ – éclectiques qui tournent autour de ‘Cochon Charbon’. La plasticienne Carla van der Werf, qui travaille sur le passé, la mémoire, la géologie… montre des fusains et des modelages de mineurs… L’Italien devenu arlésien Federico Dix, qui expose à Paris, Venise et Florence, montre des photos où le N/n/oir domine. En hommage aux immigrés italiens qui sont venus travailler dans les mines du coin, Odile Bat apporte des touches vives avec son interprétation en laine de la nourriture italienne. Nathalie Titeux a exécuté, en métal de récupération, un puits et, en picassiette, un cochon (elle a des antécédents célèbres : le cochon est très présent en art depuis longtemps… Rops, Koons…).

SA Vous avez expliqué d’où vient le cochon, d’où vient le charbon. Mais où se situe l’articulation entre les deux ?

BT Le noir et le rose sont deux facettes différentes d’une même réalité. N’ oublions pas les cochons noirs… les sangliers… Pour un festival que j’organisais dans le Midi, j’ai écrit le livret d’un spectacle intitulé Rose-Nègre sur l’épopée de la musique noire américaine, avec des musiques de Roland Seilhès. L’installation poursuit donc en quelque sorte un travail entamé plus tôt sur les variations des couleurs de peau. Les Indiens ne parlent pas de nous comme des Blancs, ils disent : Roses. Pour Cochon Charbon, l’articulation a jailli d’une image. Le mineur a été victime, on en a aussi fait un héros. On trouve dans les greniers des pays miniers de vieilles cartes postales en couleurs, éditées autrefois à l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Ce sont manifestement des mannequins qui prennent la pose, le visage bien rose. Ces images contrastent fortement avec les représentations de mineurs entassés dans l’ascenseur ou pliés en deux, pioche à la main, couverts de poussières noires (sans parler des trieuses, souvent oubliées par l’histoire officielle des mines). Leurs visages m’ont fait penser au blackface, la tradition théâtrale qui voulait qu’un comédien blanc se grime en Noir. A sa manière, le mineur est un blackface. Et aussi esclave que le Noir de la colonisation. Voilà d’où vient le souhait d’associer cochon et charbon : on aurait pu choisir comme titre ‘la chair et le charbon’ ou ‘le rose et le noir’.

SA Le Fumoir a beau être un espace modeste et temporaire, il résonne d’associations multiples et fertiles…

BT Comme un cerveau, un univers contradictoire et mystérieux mais savamment organisé ! Et avec l’ouverture de la cave, il approche peut-être d’une vérité profonde : celle de l’esprit du lieu ? L’esprit d’Auzon ? »

 

AUZON (43) Galerie Le Fumoir