Du 13 mars 2020 au 22 mars 2020

Salle Catherine Courbon, Rue Catherine Courbon, 43330 Saint-Ferreol-d'Auroure

20:30

La Troupe de la Capucine fait son grand retour en grande forme en 2020 avec la pièce "Une fille trop au net" écrite par la belle plume de Marie-Laroche Fermis. Cette pièce drôle, cocasse truffée de rebondissements et servie cette saison par 10 comédien(nne)s très enthousiaste de vous retrouver pour 6 représentations à St Ferreol d'Auroure (43) L'histoire : Lucie, artiste peintre, et Camille, chanteuse lyrique, sont colocataires dans un hôtel particulier que leur loue généreusement Madame Rose à un prix très raisonnable. Camille doit passer une très importante audition dans deux jours, et n’arrive pas à produire le contre-ut final de la partition.C’est Madame Rose qui trouve la solution et fait venir Luciano Patatrotti, célèbre baryton d’opérette, pour aider la jeune chanteuse dans son travail. Réussiront-ils à surmonter à temps le blocage de Camille ? Alors que les parents des filles viennent pour le week-end, et que deux jeunes garçons se présentent successivement dans l’espoir de rencontrer Lucie, avec qui il affirment avoir échanger sur un site de rencontre… Lucie semble ne rien n’y comprendre tandis que Renaud, son petit ami, se met en colère. Mais qui donc a bien pu tchatter avec « Castor romantique » et « Lion fougueux » ? Nos dates : - Vendredi 13 Mars 2020 à 20h30 - Samedi 14 Mars 2020 à 20h30 - Dimanche 15 Mars 2020 à 16h00 - Vendredi 20 Mars 2020 à 20h30 - Samedi 21 Mars 2020 à 20h30 - Dimanche 22 Mars 2020 à 16h00 Salle Catherine Courbon - Sortir de la RN88 à Saint Ferreol d'Auroure (Echangeur avant Firminy) - Rentrer dans le village de St Ferreol, puis prendre au carrefour du bar les 4 chemins, la direction de Saint Didier en Velay - Puis, vous trouverez un petit rond point, virer à gauche et en bas de cette route, vous trouverez la salle de théâtre. Tarif plein : 9 euros. Tarif réduit enfants de moins de 12 ans : 3 euros

A découvrir

AQUARELLE EN PLEINE NATURE : 3 jours de création autour de Saint-Front

Recommandation

Du 07 août 2026 au 09 août 2026

Activités

AQUARELLE EN PLEINE NATURE : 3 jours de création autour de Saint-Front

🎨 Stage aquarelle en plein air avec Laurent Berset : 3 jours pour respirer, créer, s’émerveiller

Et si vous preniez enfin le temps… de ralentir, d’observer, et de peindre la beauté des paysages de Haute-Loire ?

Cet été, Laurent Berset vous propose un stage d’aquarelle en extérieur, accessible à tous les niveaux, dans un cadre naturel inspirant autour de Saint-Front, à seulement 30 minutes du Puy-en-Velay.

Pendant 3 jours, vous apprendrez à capturer l’instant :
Croquis, carnet de voyage, composition, aquarelle, encre, ou contenu hybride.

Le programme :
8h : rendez-vous au point de départ
8h30 – 12h : croquis et aquarelle sur site
pique-nique sur place (repas à votre charge)
13h30 – 17h30 : reprise sur place ou changement de décor

Et si le temps se gâte : un atelier abrité permettra de continuer à créer.

À partir de 90€/jour (soit 270€ les 3 jours)
Minimum 8 personnes – sans pension complète

Prix pour l’accompagnement et l’enseignement, repas à votre charge. (Pique-nique 😉

📅 Dates au choix :
➡️ 4-5-6 juillet
➡️ 7-8-9 août

📞 Infos / inscriptions : 06 72 77 38 26
🌐 Plus d’infos : www.aquarelle-expedition.com

SAINT FRONT (43) De 08:00 à 17:30

Cochon charbon au fumoir

Recommandation

Du 02 août 2026 au 23 août 2026

Expositions

Cochon charbon au fumoir

Le Fumoir est une sorte de cabinet de curiosités. Son initiateur, Bernard Turle, s’amuse à donner à voir des associations fertiles, graves ou drôles, parfois fumeuses. Des oeuvres éclectiques font. liens avec les histoires un peu foutraques du lieu (on ne spoile pas). Quant à l’installation.Cochon Charbon, elle joue avec les.variations.de.couleurs.(de peau).entre.sarcasme et facétie.

Programmée en off du festival d’Auzon, cette expo-installation temporaire vous livre une raison de plus d’aller faire un tour dans la cité médiévale du Brivadois cet été.

 


INTERVIEW

STRADA   Bernard Turle, vous avez ouvert une galerie à Auzon…

Bernard TURLE  Le Fumoir n’est pas une galerie permanente. Chaque année, le 1er dimanche d’août, l’association AuzonToujours organise Arts dans le village. Des artistes et artisans investissent les rues, les caves, les granges d’Auzon. Le Fumoir est l’un de ces espaces temporaires d’accueil de la culture. Il s’associe également à d’autres activités culturelles de la Petite Cité de Caractère. Par exemple, l’installation Cochon Charbon s’inscrit comme en « off » du festival d’Auzon 2026 (2 /22 août).

SA D’où vient le nom : Fumoir ?

BT C’est le terme employé dans les actes de propriété du lieu. Jusqu’à la fin du  XXe siècle, c’était un saloir et précédemment ç’avait été un fumoir. On y salait et fumait saucissons et jambons.

SA Le « Cochon » du titre de l’exposition a-t-il un lien avec cela ?

BT C’est l’un des liens, oui. Il en existe d’autres. J’aime les histoires que racontent les maisons. Or, dans ces murs vivait jadis une dame qui avait une truie, qu’elle promenait en laisse [sans rapport avec le Pornocratès de Félicien Rops !]. C’est en hommage à elle que l’une des premières expositions du Fumoir, Cochonailles, présentait de la charcuterie en laine, exécutée par Aiguilles et Pinceaux, un groupe d’Auzonaises qui, à leur manière, perpétuent une tradition d’activité liée au textile dans les campagnes d’antan : à Auzon, c’était plus spécialement la passementerie.

Et il y a un troisième lien : la Légende du Cochon d’Auzon. Au Moyen-Age, les Anglais assiégèrent la forteresse. Les habitants étaient affamés. Il ne restait plus qu’un cochon. Une bergère proposa de ne pas le tuer mais de l’engraisser avec ce qui restait comme maigre pitance. Ceci fait, on le laissa échapper. Le voyant débouler, rose et dodu, les Anglais s’exclamèrent : « Si leurs cochons sont si gras, c’est qu’ils ont de quoi tenir un long siège ! » Et ils décampèrent.

SA Hormis la rime, pourquoi associer charbon et cochon ?

BT Cette année, nous ouvrons la cave du Fumoir, doublant la surface d’exposition. Or, cette cave a, par le passé, servi de soute à charbon, il en restait des morceaux : ils sont exposés… L’une des histoires que racontent les maisons des environs, c’est celle des mines, dont la Taupe, entre Auzon et Sainte-Florine. Le thème du festival d’Auzon 2026 est « Couleurs, Mouvements… ». J’ai tout de suite pensé au noir du charbon. Le noir, pour certains, n’est pas une couleur, pour d’autres il les englobe toutes ; en Occident, il est plutôt négatif, ailleurs il peut être signe de puissance, positif. Le noir, comme thème, est d’une richesse infinie. J’aime la formule de Bachelard : ‘Le noir est le refuge de la couleur’. D’un point de vue artistique, la notion de ‘noir’ est inépuisable : le noir est une ‘couleur’ profonde comme la roche du promontoire sur lequel est posé notre village médiéval. Le noir est contour : à la Renaissance, il sert de fond à des portraits, fait contraste avec la peau rose des modèles européens.

SA Donc, cochon, charbon… que voit-on dans l’installation… ?

BT C’est une sorte de cabinet de curiosités… Des œuvres – et de simples ‘choses’ – éclectiques qui tournent autour de ‘Cochon Charbon’. La plasticienne Carla van der Werf, qui travaille sur le passé, la mémoire, la géologie… montre des fusains et des modelages de mineurs… L’Italien devenu arlésien Federico Dix, qui expose à Paris, Venise et Florence, montre des photos où le N/n/oir domine. En hommage aux immigrés italiens qui sont venus travailler dans les mines du coin, Odile Bat apporte des touches vives avec son interprétation en laine de la nourriture italienne. Nathalie Titeux a exécuté, en métal de récupération, un puits et, en picassiette, un cochon (elle a des antécédents célèbres : le cochon est très présent en art depuis longtemps… Rops, Koons…).

SA Vous avez expliqué d’où vient le cochon, d’où vient le charbon. Mais où se situe l’articulation entre les deux ?

BT Le noir et le rose sont deux facettes différentes d’une même réalité. N’ oublions pas les cochons noirs… les sangliers… Pour un festival que j’organisais dans le Midi, j’ai écrit le livret d’un spectacle intitulé Rose-Nègre sur l’épopée de la musique noire américaine, avec des musiques de Roland Seilhès. L’installation poursuit donc en quelque sorte un travail entamé plus tôt sur les variations des couleurs de peau. Les Indiens ne parlent pas de nous comme des Blancs, ils disent : Roses. Pour Cochon Charbon, l’articulation a jailli d’une image. Le mineur a été victime, on en a aussi fait un héros. On trouve dans les greniers des pays miniers de vieilles cartes postales en couleurs, éditées autrefois à l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Ce sont manifestement des mannequins qui prennent la pose, le visage bien rose. Ces images contrastent fortement avec les représentations de mineurs entassés dans l’ascenseur ou pliés en deux, pioche à la main, couverts de poussières noires (sans parler des trieuses, souvent oubliées par l’histoire officielle des mines). Leurs visages m’ont fait penser au blackface, la tradition théâtrale qui voulait qu’un comédien blanc se grime en Noir. A sa manière, le mineur est un blackface. Et aussi esclave que le Noir de la colonisation. Voilà d’où vient le souhait d’associer cochon et charbon : on aurait pu choisir comme titre ‘la chair et le charbon’ ou ‘le rose et le noir’.

SA Le Fumoir a beau être un espace modeste et temporaire, il résonne d’associations multiples et fertiles…

BT Comme un cerveau, un univers contradictoire et mystérieux mais savamment organisé ! Et avec l’ouverture de la cave, il approche peut-être d’une vérité profonde : celle de l’esprit du lieu ? L’esprit d’Auzon ? »

 

AUZON (43) Galerie Le Fumoir