Le 17 août 2026

Commence le : 16/03/2019 à

Catégorie :Activités

Adresse :

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Description:

Cet hiver, vous avez contribué à faire naître une vague d’espoir immense en signant l’appel de l’Affaire du Siècle. Tou.te.s ensemble, poussons cet élan collectif encore plus loin : samedi 16 mars, les citoyens sont appelés à rejoindre un rassemblement massif pour la justice climatique et sociale. 

En France, dans toutes les villes, des marches festives montreront aux gouvernants que “ça suffit” : nous n’irons pas dans le mur ! Nous devrons être des centaines de milliers dans les rues pour obliger nos dirigeants à regarder la vérité en face et à agir contre le réchauffement climatique. Venez ! 

Samedi 16 mars :
participez à la Marche du Siècle
 

Prenez part à cette marche festive, familiale et non-violente. Seul.e, avec un.eami.e, en famille, entre voisin.e.s, avec vos seuls pieds ou une pancarte en mains, venez : chaque personne compte pour faire entendre raison au gouvernement. Ce sera une marche aussi conviviale que déterminée ! 

? Où ?

  • Au rassemblement le plus proche :
    la page Facebook “Marche du Siècle” indique dans son “à propos” la liste des rassemblements français. Il y en a déjà plus de 100 prévus. 
  • A Paris, Bordeaux, Lyon, Lille, Strasbourg et Toulouse : 
    l’Affaire du Siècle sera représentée par un cortège reconnaissable à sa banderole “Climat : à quand la réaction du siècle ?”.

✂️ Avec ma pancarte ? 

Le printemps, c’est nous, c’est vous : soyons aussi visibles que nombreux. Nous avons créé une série de pancartes prêtes-à-porter, collection printemps climatique et social. 

Ensemble, déclarons ouvert le printemps climatique et social ! 

L’urgence climatique et sociale est telle qu’elle mérite une mobilisation sans précédent : 

? Avec les jeunes 

Dès le vendredi 15 mars, collégien.ne.slycéen.ne.s et étudiant.e.s se mobiliseront pour leur futur dans le cadre d’une grève internationale des jeunes. L’Affaire du Siècle soutient les jeunes générations et leur emboîtera le pas dans la rue pour porter leurs voix le 16 mars lors de la Marche du Siècle. 

⚖️ Au tribunal 

Le 14 mars, les associations co-requérantes de l’Affaire du Siècle – Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France, Oxfam France et Notre affaire à tous – déposent leur recours devant le Tribunal administratif de Paris. Suite au rejet du gouvernement, les associations demandent notamment au Tribunal à ce qu’il soit enjoint à l’Etat de : 

  • prendre toutes les mesures utiles pour limiter l’élévation de la température à 1,5° C par rapport aux niveaux préindustriels,
  • cesser toute contribution directe ou indirecte au changement climatique,
  • mettre en œuvre les mesures permettant d’atteindre les objectifs de réduction de gaz à effets de serre, de développement des énergies renouvelables et d’augmentation de l’efficacité énergétique.

Samedi 16 mars 2019 sera une date historique : 
venez marcher pour tout changer !

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Merci pour votre soutien, à très bientôt. 

A découvrir

Cochon charbon au fumoir

Recommandation

Du 02 août 2026 au 23 août 2026

Expositions

Cochon charbon au fumoir

Le Fumoir est une sorte de cabinet de curiosités. Son initiateur, Bernard Turle, s’amuse à donner à voir des associations fertiles, graves ou drôles, parfois fumeuses. Des oeuvres éclectiques font. liens avec les histoires un peu foutraques du lieu (on ne spoile pas). Quant à l’installation.Cochon Charbon, elle joue avec les.variations.de.couleurs.(de peau).entre.sarcasme et facétie.

Programmée en off du festival d’Auzon, cette expo-installation temporaire vous livre une raison de plus d’aller faire un tour dans la cité médiévale du Brivadois cet été.

 


INTERVIEW

STRADA   Bernard Turle, vous avez ouvert une galerie à Auzon…

Bernard TURLE  Le Fumoir n’est pas une galerie permanente. Chaque année, le 1er dimanche d’août, l’association AuzonToujours organise Arts dans le village. Des artistes et artisans investissent les rues, les caves, les granges d’Auzon. Le Fumoir est l’un de ces espaces temporaires d’accueil de la culture. Il s’associe également à d’autres activités culturelles de la Petite Cité de Caractère. Par exemple, l’installation Cochon Charbon s’inscrit comme en « off » du festival d’Auzon 2026 (2 /22 août).

SA D’où vient le nom : Fumoir ?

BT C’est le terme employé dans les actes de propriété du lieu. Jusqu’à la fin du  XXe siècle, c’était un saloir et précédemment ç’avait été un fumoir. On y salait et fumait saucissons et jambons.

SA Le « Cochon » du titre de l’exposition a-t-il un lien avec cela ?

BT C’est l’un des liens, oui. Il en existe d’autres. J’aime les histoires que racontent les maisons. Or, dans ces murs vivait jadis une dame qui avait une truie, qu’elle promenait en laisse [sans rapport avec le Pornocratès de Félicien Rops !]. C’est en hommage à elle que l’une des premières expositions du Fumoir, Cochonailles, présentait de la charcuterie en laine, exécutée par Aiguilles et Pinceaux, un groupe d’Auzonaises qui, à leur manière, perpétuent une tradition d’activité liée au textile dans les campagnes d’antan : à Auzon, c’était plus spécialement la passementerie.

Et il y a un troisième lien : la Légende du Cochon d’Auzon. Au Moyen-Age, les Anglais assiégèrent la forteresse. Les habitants étaient affamés. Il ne restait plus qu’un cochon. Une bergère proposa de ne pas le tuer mais de l’engraisser avec ce qui restait comme maigre pitance. Ceci fait, on le laissa échapper. Le voyant débouler, rose et dodu, les Anglais s’exclamèrent : « Si leurs cochons sont si gras, c’est qu’ils ont de quoi tenir un long siège ! » Et ils décampèrent.

SA Hormis la rime, pourquoi associer charbon et cochon ?

BT Cette année, nous ouvrons la cave du Fumoir, doublant la surface d’exposition. Or, cette cave a, par le passé, servi de soute à charbon, il en restait des morceaux : ils sont exposés… L’une des histoires que racontent les maisons des environs, c’est celle des mines, dont la Taupe, entre Auzon et Sainte-Florine. Le thème du festival d’Auzon 2026 est « Couleurs, Mouvements… ». J’ai tout de suite pensé au noir du charbon. Le noir, pour certains, n’est pas une couleur, pour d’autres il les englobe toutes ; en Occident, il est plutôt négatif, ailleurs il peut être signe de puissance, positif. Le noir, comme thème, est d’une richesse infinie. J’aime la formule de Bachelard : ‘Le noir est le refuge de la couleur’. D’un point de vue artistique, la notion de ‘noir’ est inépuisable : le noir est une ‘couleur’ profonde comme la roche du promontoire sur lequel est posé notre village médiéval. Le noir est contour : à la Renaissance, il sert de fond à des portraits, fait contraste avec la peau rose des modèles européens.

SA Donc, cochon, charbon… que voit-on dans l’installation… ?

BT C’est une sorte de cabinet de curiosités… Des œuvres – et de simples ‘choses’ – éclectiques qui tournent autour de ‘Cochon Charbon’. La plasticienne Carla van der Werf, qui travaille sur le passé, la mémoire, la géologie… montre des fusains et des modelages de mineurs… L’Italien devenu arlésien Federico Dix, qui expose à Paris, Venise et Florence, montre des photos où le N/n/oir domine. En hommage aux immigrés italiens qui sont venus travailler dans les mines du coin, Odile Bat apporte des touches vives avec son interprétation en laine de la nourriture italienne. Nathalie Titeux a exécuté, en métal de récupération, un puits et, en picassiette, un cochon (elle a des antécédents célèbres : le cochon est très présent en art depuis longtemps… Rops, Koons…).

SA Vous avez expliqué d’où vient le cochon, d’où vient le charbon. Mais où se situe l’articulation entre les deux ?

BT Le noir et le rose sont deux facettes différentes d’une même réalité. N’ oublions pas les cochons noirs… les sangliers… Pour un festival que j’organisais dans le Midi, j’ai écrit le livret d’un spectacle intitulé Rose-Nègre sur l’épopée de la musique noire américaine, avec des musiques de Roland Seilhès. L’installation poursuit donc en quelque sorte un travail entamé plus tôt sur les variations des couleurs de peau. Les Indiens ne parlent pas de nous comme des Blancs, ils disent : Roses. Pour Cochon Charbon, l’articulation a jailli d’une image. Le mineur a été victime, on en a aussi fait un héros. On trouve dans les greniers des pays miniers de vieilles cartes postales en couleurs, éditées autrefois à l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Ce sont manifestement des mannequins qui prennent la pose, le visage bien rose. Ces images contrastent fortement avec les représentations de mineurs entassés dans l’ascenseur ou pliés en deux, pioche à la main, couverts de poussières noires (sans parler des trieuses, souvent oubliées par l’histoire officielle des mines). Leurs visages m’ont fait penser au blackface, la tradition théâtrale qui voulait qu’un comédien blanc se grime en Noir. A sa manière, le mineur est un blackface. Et aussi esclave que le Noir de la colonisation. Voilà d’où vient le souhait d’associer cochon et charbon : on aurait pu choisir comme titre ‘la chair et le charbon’ ou ‘le rose et le noir’.

SA Le Fumoir a beau être un espace modeste et temporaire, il résonne d’associations multiples et fertiles…

BT Comme un cerveau, un univers contradictoire et mystérieux mais savamment organisé ! Et avec l’ouverture de la cave, il approche peut-être d’une vérité profonde : celle de l’esprit du lieu ? L’esprit d’Auzon ? »

 

AUZON (43) Galerie Le Fumoir