Du 23 mars 2024 au 24 mars 2024

À Boisset ( 43500)

De 10:00 à 19:00

Le salon millepertuis : A Boisset, les 23 et 24 mars prochain, se tiendra un événement
inédit réunissant des thérapeutes, des producteurs et des
associations.

  • Stands
  • Conférences
  • Ateliers
  • Thérapeutes
  • Producteurs
  • Associations

L’objectif de ce salon est de tisser des liens locaux entre les
offres et les besoins dans le domaine du soin de la terre et de
l’humain

Exposants

• Huiles essentielles – Huiles essentielles de Cherchebrot
• Cosmétiques naturels – Savon et Cosmeto
• Confitures et Sirops – Gourmandises Buissonnières
• Plantes et leurs transformations… – La Boria des Gotas
• Laine angora – Lou Pagora
• Plantes et leurs transformations… – Mont Pré
• Aux bien’ Fées des Pierres – Soins énergétiques
• Oracle de la transition, messages des plantes – Brigitte Merendao
• Forestière citoyenne et Toilettes sèches – Association Géotrupes
• Éducation nature et environnement – Bionheur en herbe
• Soins sonores et tambours… – Humanterrae
• Bols tibétains, éveil de l’être – Frédéric Westermeyer
• Accompagnement du Vivant – LauRa, autrice et illustratrice
• Développement par l’art, PNL – Dominique Sallanon, autrice et éditrice
• QI Gong, Antigym, Médecine chinoise – Solène Beringer
• Réflexologie plantaire – Manoane Bornu
• Symptothermie, Réflexologie – Judith Bouchier-Vegis
• Fleurs de Bach, Danse des Neuf souffles – Marie-Noelle Fétiveau
• Médecine symbolique, Magnétisme… – Centre Mieux être
• Shiatsu Shiseikan – Roland Ibanez
• Massage bien-être – Fée aux mains dorées
• Naturopathie, Réflexologie, Énergétique chinoise – Lou Magaud
• Acupuncture, Somatothérapie – Frédérique Martin
• Soins énergétiques, naturopathie – Renée Tavernier
Se restaurer sur place
• Vente de crêpes au stand – Gourmandises Buissonnières
• Bar
• Petite restauration au bar La Clairière – Baptiste Blanc

Conférences et Ateliers

11 H – Atelier : Rééquilibration et harmonisation énergétique
Renée Tavernier
11 H – Balade : Découverte des plantes sauvages et de leurs usages
Charlie Braesch (rendez-vous à l’accueil de la salle polyvalente)
14 H – Conférence : La Symptothermie comme pratique de gestion de la
fertilité – Judith Bouchier-Vegis
15 H – Atelier : GI Gong – Solène Beringer
(en extérieur, rendez-vous à l’accueil de la salle polyvalente)
15 H – Atelier : Tataki Zomé, Impressions végétales – Nelly Préher
(en extérieur – rendez-vous à l’accueil de la salle polyvalente)
16 H – Ciné débat : La futaie jardinée ou comment en finir avec les coupes
rases – Géotrupes
16 H – Atelier : Autour du feu – Bionheur en herbe
(en extérieur, rendez-vous à l’accueil de la salle polyvalente)
17 H – Conférence : Découverte de l’EFT clinique – Marjorie Hostin
17 H – Atelier : Message des fleurs – Brigitte Merendao, sur son stand
18 H – Concert : Bols de cristal – Frédéric Westermeyer
Samedi 23 Mars

Dimanche 24 Mars

10 H – Conférence : Utiliser les bourgeons pour son bien-être
Gwendoline Lehmann
11 H – Conférence : L’alimentation diversifiée locale pour entretenir sa
santé – Lou Magaud
14 H – Conférence : Les vertus des pierres selon leurs couleurs et les
cartes énergétiques chakras – Maryline Maître
14 H – Atelier : QI Gong découverte – Frédérique Martin
(en extérieur, rendez-vous à l’accueil de la salle polyvalente)
15 H – Conférence : Historique du Shiatsu et ses bienfaits – Roland Ibanez
15 H – Atelier : Message des fleurs – Brigitte Merendao (sur son stand)
16 H – Conférence : Effets des mouvements oculaires associés à l’Art,
dans le développement personnel – Dominique Sallanon

A découvrir

Cochon charbon au fumoir

Recommandation

Du 02 août 2026 au 23 août 2026

Expositions

Cochon charbon au fumoir

Le Fumoir est une sorte de cabinet de curiosités. Son initiateur, Bernard Turle, s’amuse à donner à voir des associations fertiles, graves ou drôles, parfois fumeuses. Des oeuvres éclectiques font. liens avec les histoires un peu foutraques du lieu (on ne spoile pas). Quant à l’installation.Cochon Charbon, elle joue avec les.variations.de.couleurs.(de peau).entre.sarcasme et facétie.

Programmée en off du festival d’Auzon, cette expo-installation temporaire vous livre une raison de plus d’aller faire un tour dans la cité médiévale du Brivadois cet été.

 


INTERVIEW

STRADA   Bernard Turle, vous avez ouvert une galerie à Auzon…

Bernard TURLE  Le Fumoir n’est pas une galerie permanente. Chaque année, le 1er dimanche d’août, l’association AuzonToujours organise Arts dans le village. Des artistes et artisans investissent les rues, les caves, les granges d’Auzon. Le Fumoir est l’un de ces espaces temporaires d’accueil de la culture. Il s’associe également à d’autres activités culturelles de la Petite Cité de Caractère. Par exemple, l’installation Cochon Charbon s’inscrit comme en « off » du festival d’Auzon 2026 (2 /22 août).

SA D’où vient le nom : Fumoir ?

BT C’est le terme employé dans les actes de propriété du lieu. Jusqu’à la fin du  XXe siècle, c’était un saloir et précédemment ç’avait été un fumoir. On y salait et fumait saucissons et jambons.

SA Le « Cochon » du titre de l’exposition a-t-il un lien avec cela ?

BT C’est l’un des liens, oui. Il en existe d’autres. J’aime les histoires que racontent les maisons. Or, dans ces murs vivait jadis une dame qui avait une truie, qu’elle promenait en laisse [sans rapport avec le Pornocratès de Félicien Rops !]. C’est en hommage à elle que l’une des premières expositions du Fumoir, Cochonailles, présentait de la charcuterie en laine, exécutée par Aiguilles et Pinceaux, un groupe d’Auzonaises qui, à leur manière, perpétuent une tradition d’activité liée au textile dans les campagnes d’antan : à Auzon, c’était plus spécialement la passementerie.

Et il y a un troisième lien : la Légende du Cochon d’Auzon. Au Moyen-Age, les Anglais assiégèrent la forteresse. Les habitants étaient affamés. Il ne restait plus qu’un cochon. Une bergère proposa de ne pas le tuer mais de l’engraisser avec ce qui restait comme maigre pitance. Ceci fait, on le laissa échapper. Le voyant débouler, rose et dodu, les Anglais s’exclamèrent : « Si leurs cochons sont si gras, c’est qu’ils ont de quoi tenir un long siège ! » Et ils décampèrent.

SA Hormis la rime, pourquoi associer charbon et cochon ?

BT Cette année, nous ouvrons la cave du Fumoir, doublant la surface d’exposition. Or, cette cave a, par le passé, servi de soute à charbon, il en restait des morceaux : ils sont exposés… L’une des histoires que racontent les maisons des environs, c’est celle des mines, dont la Taupe, entre Auzon et Sainte-Florine. Le thème du festival d’Auzon 2026 est « Couleurs, Mouvements… ». J’ai tout de suite pensé au noir du charbon. Le noir, pour certains, n’est pas une couleur, pour d’autres il les englobe toutes ; en Occident, il est plutôt négatif, ailleurs il peut être signe de puissance, positif. Le noir, comme thème, est d’une richesse infinie. J’aime la formule de Bachelard : ‘Le noir est le refuge de la couleur’. D’un point de vue artistique, la notion de ‘noir’ est inépuisable : le noir est une ‘couleur’ profonde comme la roche du promontoire sur lequel est posé notre village médiéval. Le noir est contour : à la Renaissance, il sert de fond à des portraits, fait contraste avec la peau rose des modèles européens.

SA Donc, cochon, charbon… que voit-on dans l’installation… ?

BT C’est une sorte de cabinet de curiosités… Des œuvres – et de simples ‘choses’ – éclectiques qui tournent autour de ‘Cochon Charbon’. La plasticienne Carla van der Werf, qui travaille sur le passé, la mémoire, la géologie… montre des fusains et des modelages de mineurs… L’Italien devenu arlésien Federico Dix, qui expose à Paris, Venise et Florence, montre des photos où le N/n/oir domine. En hommage aux immigrés italiens qui sont venus travailler dans les mines du coin, Odile Bat apporte des touches vives avec son interprétation en laine de la nourriture italienne. Nathalie Titeux a exécuté, en métal de récupération, un puits et, en picassiette, un cochon (elle a des antécédents célèbres : le cochon est très présent en art depuis longtemps… Rops, Koons…).

SA Vous avez expliqué d’où vient le cochon, d’où vient le charbon. Mais où se situe l’articulation entre les deux ?

BT Le noir et le rose sont deux facettes différentes d’une même réalité. N’ oublions pas les cochons noirs… les sangliers… Pour un festival que j’organisais dans le Midi, j’ai écrit le livret d’un spectacle intitulé Rose-Nègre sur l’épopée de la musique noire américaine, avec des musiques de Roland Seilhès. L’installation poursuit donc en quelque sorte un travail entamé plus tôt sur les variations des couleurs de peau. Les Indiens ne parlent pas de nous comme des Blancs, ils disent : Roses. Pour Cochon Charbon, l’articulation a jailli d’une image. Le mineur a été victime, on en a aussi fait un héros. On trouve dans les greniers des pays miniers de vieilles cartes postales en couleurs, éditées autrefois à l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Ce sont manifestement des mannequins qui prennent la pose, le visage bien rose. Ces images contrastent fortement avec les représentations de mineurs entassés dans l’ascenseur ou pliés en deux, pioche à la main, couverts de poussières noires (sans parler des trieuses, souvent oubliées par l’histoire officielle des mines). Leurs visages m’ont fait penser au blackface, la tradition théâtrale qui voulait qu’un comédien blanc se grime en Noir. A sa manière, le mineur est un blackface. Et aussi esclave que le Noir de la colonisation. Voilà d’où vient le souhait d’associer cochon et charbon : on aurait pu choisir comme titre ‘la chair et le charbon’ ou ‘le rose et le noir’.

SA Le Fumoir a beau être un espace modeste et temporaire, il résonne d’associations multiples et fertiles…

BT Comme un cerveau, un univers contradictoire et mystérieux mais savamment organisé ! Et avec l’ouverture de la cave, il approche peut-être d’une vérité profonde : celle de l’esprit du lieu ? L’esprit d’Auzon ? »

 

AUZON (43) Galerie Le Fumoir