Le 16 mars 2024

Ă  la maison du Sauzet , chemin du Sauzet 43200 Yssingeaux

De 09:00 Ă  19:00

Laure JOLY, sage-femme et LaĂŻza MaĂŻtĂ© POZZA,  doula et Ă©ducatrice somatique vous proposent un espace de discussion, d’explorations corporelles et d’auto observations pour re-dĂ©couvrir son anatomie fĂ©minine, favoriser l’aisance avec son corps et se sentir actrice de sa santĂ©.

​Deux propositions de cycle: 
đŸŒč à la maison du Sauzet, chem du Sauzet 43200 Yssingeaux
les samedis de 9h à 19h , 16 et 23/03/2024  et une visio

🍑 à l’espace ATouYoga, 38 rue Pannesasac au Puy en Velay
les samedis de 14h Ă  19h les 20/01 – 03/02 – 17/02/2024 et une visio
​​
đŸ„ŻÂ entre 275 et 325 euros/cycle selon vos possibilitĂ©s
groupe fermĂ© de femmes, engagement pour l’ensemble du cycle
(adhĂ©sion l’association Emergessences comprise)

Un événement proposé par Laïza Maïté POZZA

A découvrir

AQUARELLE EN PLEINE NATURE : 3 jours de création autour de Saint-Front

Recommandation

Du 07 août 2026 au 09 août 2026

Activités

AQUARELLE EN PLEINE NATURE : 3 jours de création autour de Saint-Front

🎹 Stage aquarelle en plein air avec Laurent Berset : 3 jours pour respirer, crĂ©er, s’émerveiller

Et si vous preniez enfin le temps
 de ralentir, d’observer, et de peindre la beautĂ© des paysages de Haute-Loire ?

Cet Ă©tĂ©, Laurent Berset vous propose un stage d’aquarelle en extĂ©rieur, accessible à tous les niveaux, dans un cadre naturel inspirant autour de Saint-Front, Ă  seulement 30 minutes du Puy-en-Velay.

Pendant 3 jours, vous apprendrez à capturer l’instant :
Croquis, carnet de voyage, composition, aquarelle, encre, ou contenu hybride.

Le programme :
8h : rendez-vous au point de départ
8h30 – 12h : croquis et aquarelle sur site
pique-nique sur place (repas Ă  votre charge)
13h30 – 17h30 : reprise sur place ou changement de dĂ©cor

Et si le temps se gùte : un atelier abrité permettra de continuer à créer.

À partir de 90€/jour (soit 270€ les 3 jours)
Minimum 8 personnes – sans pension complùte

Prix pour l’accompagnement et l’enseignement, repas à votre charge. (Pique-nique 😉

📅 Dates au choix :
âžĄïžÂ 4-5-6 juillet
âžĄïžÂ 7-8-9 aoĂ»t

📞 Infos / inscriptions : 06 72 77 38 26
🌐 Plus d’infos : www.aquarelle-expedition.com

SAINT FRONT (43) De 08:00 Ă  17:30

Cochon charbon au fumoir

Recommandation

Du 02 août 2026 au 23 août 2026

Expositions

Cochon charbon au fumoir

Le Fumoir est une sorte de cabinet de curiositĂ©s. Son initiateur, Bernard Turle, s’amuse Ă  donner Ă  voir des associations fertiles, graves ou drĂŽles, parfois fumeuses. Des oeuvres Ă©clectiques font. liens avec les histoires un peu foutraques du lieu (on ne spoile pas). Quant Ă  l’installation.Cochon Charbon, elle joue avec les.variations.de.couleurs.(de peau).entre.sarcasme et facĂ©tie.

ProgrammĂ©e en off du festival d’Auzon, cette expo-installation temporaire vous livre une raison de plus d’aller faire un tour dans la citĂ© mĂ©diĂ©vale du Brivadois cet Ă©tĂ©.

 


INTERVIEW

STRADA   Bernard Turle, vous avez ouvert une galerie à Auzon


Bernard TURLE  Le Fumoir n’est pas une galerie permanente. Chaque annĂ©e, le 1er dimanche d’aoĂ»t, l’association AuzonToujours organise Arts dans le village. Des artistes et artisans investissent les rues, les caves, les granges d’Auzon. Le Fumoir est l’un de ces espaces temporaires d’accueil de la culture. Il s’associe Ă©galement Ă  d’autres activitĂ©s culturelles de la Petite CitĂ© de CaractĂšre. Par exemple, l’installation Cochon Charbon s’inscrit comme en « off » du festival d’Auzon 2026 (2 /22 aoĂ»t).

SA D’oĂč vient le nom : Fumoir ?

BT C’est le terme employĂ© dans les actes de propriĂ©tĂ© du lieu. Jusqu’à la fin du  XXe siĂšcle, c’était un saloir et prĂ©cĂ©demment ç’avait Ă©tĂ© un fumoir. On y salait et fumait saucissons et jambons.

SA Le « Cochon » du titre de l’exposition a-t-il un lien avec cela ?

BT C’est l’un des liens, oui. Il en existe d’autres. J’aime les histoires que racontent les maisons. Or, dans ces murs vivait jadis une dame qui avait une truie, qu’elle promenait en laisse [sans rapport avec le PornocratĂšs de FĂ©licien Rops !]. C’est en hommage Ă  elle que l’une des premiĂšres expositions du Fumoir, Cochonailles, prĂ©sentait de la charcuterie en laine, exĂ©cutĂ©e par Aiguilles et Pinceaux, un groupe d’Auzonaises qui, Ă  leur maniĂšre, perpĂ©tuent une tradition d’activitĂ© liĂ©e au textile dans les campagnes d’antan : Ă  Auzon, c’était plus spĂ©cialement la passementerie.

Et il y a un troisiĂšme lien : la LĂ©gende du Cochon d’Auzon. Au Moyen-Age, les Anglais assiĂ©gĂšrent la forteresse. Les habitants Ă©taient affamĂ©s. Il ne restait plus qu’un cochon. Une bergĂšre proposa de ne pas le tuer mais de l’engraisser avec ce qui restait comme maigre pitance. Ceci fait, on le laissa Ă©chapper. Le voyant dĂ©bouler, rose et dodu, les Anglais s’exclamĂšrent : « Si leurs cochons sont si gras, c’est qu’ils ont de quoi tenir un long siĂšge ! » Et ils dĂ©campĂšrent.

SA Hormis la rime, pourquoi associer charbon et cochon ?

BT Cette annĂ©e, nous ouvrons la cave du Fumoir, doublant la surface d’exposition. Or, cette cave a, par le passĂ©, servi de soute Ă  charbon, il en restait des morceaux : ils sont exposĂ©s
 L’une des histoires que racontent les maisons des environs, c’est celle des mines, dont la Taupe, entre Auzon et Sainte-Florine. Le thĂšme du festival d’Auzon 2026 est « Couleurs, Mouvements  ». J’ai tout de suite pensĂ© au noir du charbon. Le noir, pour certains, n’est pas une couleur, pour d’autres il les englobe toutes ; en Occident, il est plutĂŽt nĂ©gatif, ailleurs il peut ĂȘtre signe de puissance, positif. Le noir, comme thĂšme, est d’une richesse infinie. J’aime la formule de Bachelard : ‘Le noir est le refuge de la couleur’. D’un point de vue artistique, la notion de ‘noir’ est inĂ©puisable : le noir est une ‘couleur’ profonde comme la roche du promontoire sur lequel est posĂ© notre village mĂ©diĂ©val. Le noir est contour : Ă  la Renaissance, il sert de fond Ă  des portraits, fait contraste avec la peau rose des modĂšles europĂ©ens.

SA Donc, cochon, charbon
 que voit-on dans l’installation
 ?

BT C’est une sorte de cabinet de curiositĂ©s
 Des Ɠuvres – et de simples ‘choses’ – Ă©clectiques qui tournent autour de ‘Cochon Charbon’. La plasticienne Carla van der Werf, qui travaille sur le passĂ©, la mĂ©moire, la gĂ©ologie
 montre des fusains et des modelages de mineurs
 L’Italien devenu arlĂ©sien Federico Dix, qui expose Ă  Paris, Venise et Florence, montre des photos oĂč le N/n/oir domine. En hommage aux immigrĂ©s italiens qui sont venus travailler dans les mines du coin, Odile Bat apporte des touches vives avec son interprĂ©tation en laine de la nourriture italienne. Nathalie Titeux a exĂ©cutĂ©, en mĂ©tal de rĂ©cupĂ©ration, un puits et, en picassiette, un cochon (elle a des antĂ©cĂ©dents cĂ©lĂšbres : le cochon est trĂšs prĂ©sent en art depuis longtemps
 Rops, Koons…).

SA Vous avez expliquĂ© d’oĂč vient le cochon, d’oĂč vient le charbon. Mais oĂč se situe l’articulation entre les deux ?

BT Le noir et le rose sont deux facettes diffĂ©rentes d’une mĂȘme rĂ©alitĂ©. N’ oublions pas les cochons noirs
 les sangliers
 Pour un festival que j’organisais dans le Midi, j’ai Ă©crit le livret d’un spectacle intitulĂ© Rose-NĂšgre sur l’épopĂ©e de la musique noire amĂ©ricaine, avec des musiques de Roland SeilhĂšs. L’installation poursuit donc en quelque sorte un travail entamĂ© plus tĂŽt sur les variations des couleurs de peau. Les Indiens ne parlent pas de nous comme des Blancs, ils disent : Roses. Pour Cochon Charbon, l’articulation a jailli d’une image. Le mineur a Ă©tĂ© victime, on en a aussi fait un hĂ©ros. On trouve dans les greniers des pays miniers de vieilles cartes postales en couleurs, Ă©ditĂ©es autrefois Ă  l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Ce sont manifestement des mannequins qui prennent la pose, le visage bien rose. Ces images contrastent fortement avec les reprĂ©sentations de mineurs entassĂ©s dans l’ascenseur ou pliĂ©s en deux, pioche Ă  la main, couverts de poussiĂšres noires (sans parler des trieuses, souvent oubliĂ©es par l’histoire officielle des mines). Leurs visages m’ont fait penser au blackface, la tradition théùtrale qui voulait qu’un comĂ©dien blanc se grime en Noir. A sa maniĂšre, le mineur est un blackface. Et aussi esclave que le Noir de la colonisation. VoilĂ  d’oĂč vient le souhait d’associer cochon et charbon : on aurait pu choisir comme titre ‘la chair et le charbon’ ou ‘le rose et le noir’.

SA Le Fumoir a beau ĂȘtre un espace modeste et temporaire, il rĂ©sonne d’associations multiples et fertiles…

BT Comme un cerveau, un univers contradictoire et mystĂ©rieux mais savamment organisé ! Et avec l’ouverture de la cave, il approche peut-ĂȘtre d’une vĂ©ritĂ© profonde : celle de l’esprit du lieu ? L’esprit d’Auzon ? »

 

AUZON (43) Galerie Le Fumoir