BRIOUDE (43) parc de la visitation

De 10:00 à 23:59

 une grande journée de fête au parc de la Visitation

À Brioude, la Fête nationale est avant tout un moment de rassemblement. Une journée où la mémoire républicaine côtoie le plaisir de se retrouver, où les générations se croisent et où la ville se retrouve autour de valeurs communes.

Pour cette édition 2026, la municipalité a souhaité renforcer cette dimension conviviale en faisant du parc de la Visitation le cœur des festivités.

Du défilé au parc de la Visitation

La journée débutera à 10 heures avec le défilé au départ de la place Eugène-Gilbert.

Le cortège rejoindra le monument aux morts de la place de Paris où se déroulera à 11 heures la cérémonie patriotique. Ce temps de mémoire permettra de rendre hommage à celles et ceux qui ont servi la Nation et de rappeler les valeurs qui fondent notre République.

Pour la première fois, la Ville proposera, à l’issue de cette cérémonie, un apéritif citoyen offert à l’ensemble de la population. Une nouveauté rendue possible par la proximité immédiate du parc de la Visitation, qui accueillera ensuite le reste des festivités.

Un grand déjeuner sur l’herbe pour se retrouver

De 11 h 30 à 17 heures, les Brivadois sont invités à prendre possession du parc de la Visitation pour partager un grand déjeuner sur l’herbe.

L’esprit de cette journée est simple : venir en famille, entre amis ou entre voisins, avec son panier de pique-nique, sa nappe et l’envie de passer un moment ensemble.

Un foodtruck sera également présent pour compléter l’offre de restauration.

Tout au long de l’après-midi, un orchestre assurera l’animation musicale tandis que les jeux géants de Brin de Ficelle permettront aux enfants comme aux adultes de se retrouver autour du jeu. Les visiteurs pourront également découvrir l’exposition « Les Greniers de nos soldats ».

Plus qu’une succession d’animations, ce déjeuner sur l’herbe se veut un véritable temps de partage, à l’image de ce que représente la Fête nationale : un moment où l’on prend plaisir à se retrouver et à faire vivre le lien entre les habitants.

Une nouvelle implantation pour le concours de pétanque

À partir de 18 heures, les festivités se poursuivront avec le concours de pétanque qui prendra, pour la première fois, ses quartiers sur l’esplanade de Verdun.

Un feu d’artifice pour conclure la journée

À 23 heures, le traditionnel feu d’artifice tiré depuis le parking des Remparts viendra clôturer cette journée de célébration.

Programme

10 h : départ du défilé place Eugène-Gilbert

11 h : cérémonie patriotique au monument aux morts de la place de Paris

À l’issue de la cérémonie : apéritif citoyen offert par la Ville

11 h 30 – 17 h : déjeuner sur l’herbe au parc de la Visitation

18 h : concours de pétanque – Esplanade de Verdun

23 h : feu d’artifice – Parking des Remparts

Journee de fete visitation 2026

Un événement proposé par VILLE DE BRIOUDE

A découvrir

Cochon charbon au fumoir

Recommandation

Du 02 août 2026 au 23 août 2026

Expositions

Cochon charbon au fumoir

Le Fumoir est une sorte de cabinet de curiosités. Son initiateur, Bernard Turle, s’amuse à donner à voir des associations fertiles, graves ou drôles, parfois fumeuses. Des oeuvres éclectiques font. liens avec les histoires un peu foutraques du lieu (on ne spoile pas). Quant à l’installation.Cochon Charbon, elle joue avec les.variations.de.couleurs.(de peau).entre.sarcasme et facétie.

Programmée en off du festival d’Auzon, cette expo-installation temporaire vous livre une raison de plus d’aller faire un tour dans la cité médiévale du Brivadois cet été.

 


INTERVIEW

STRADA   Bernard Turle, vous avez ouvert une galerie à Auzon…

Bernard TURLE  Le Fumoir n’est pas une galerie permanente. Chaque année, le 1er dimanche d’août, l’association AuzonToujours organise Arts dans le village. Des artistes et artisans investissent les rues, les caves, les granges d’Auzon. Le Fumoir est l’un de ces espaces temporaires d’accueil de la culture. Il s’associe également à d’autres activités culturelles de la Petite Cité de Caractère. Par exemple, l’installation Cochon Charbon s’inscrit comme en « off » du festival d’Auzon 2026 (2 /22 août).

SA D’où vient le nom : Fumoir ?

BT C’est le terme employé dans les actes de propriété du lieu. Jusqu’à la fin du  XXe siècle, c’était un saloir et précédemment ç’avait été un fumoir. On y salait et fumait saucissons et jambons.

SA Le « Cochon » du titre de l’exposition a-t-il un lien avec cela ?

BT C’est l’un des liens, oui. Il en existe d’autres. J’aime les histoires que racontent les maisons. Or, dans ces murs vivait jadis une dame qui avait une truie, qu’elle promenait en laisse [sans rapport avec le Pornocratès de Félicien Rops !]. C’est en hommage à elle que l’une des premières expositions du Fumoir, Cochonailles, présentait de la charcuterie en laine, exécutée par Aiguilles et Pinceaux, un groupe d’Auzonaises qui, à leur manière, perpétuent une tradition d’activité liée au textile dans les campagnes d’antan : à Auzon, c’était plus spécialement la passementerie.

Et il y a un troisième lien : la Légende du Cochon d’Auzon. Au Moyen-Age, les Anglais assiégèrent la forteresse. Les habitants étaient affamés. Il ne restait plus qu’un cochon. Une bergère proposa de ne pas le tuer mais de l’engraisser avec ce qui restait comme maigre pitance. Ceci fait, on le laissa échapper. Le voyant débouler, rose et dodu, les Anglais s’exclamèrent : « Si leurs cochons sont si gras, c’est qu’ils ont de quoi tenir un long siège ! » Et ils décampèrent.

SA Hormis la rime, pourquoi associer charbon et cochon ?

BT Cette année, nous ouvrons la cave du Fumoir, doublant la surface d’exposition. Or, cette cave a, par le passé, servi de soute à charbon, il en restait des morceaux : ils sont exposés… L’une des histoires que racontent les maisons des environs, c’est celle des mines, dont la Taupe, entre Auzon et Sainte-Florine. Le thème du festival d’Auzon 2026 est « Couleurs, Mouvements… ». J’ai tout de suite pensé au noir du charbon. Le noir, pour certains, n’est pas une couleur, pour d’autres il les englobe toutes ; en Occident, il est plutôt négatif, ailleurs il peut être signe de puissance, positif. Le noir, comme thème, est d’une richesse infinie. J’aime la formule de Bachelard : ‘Le noir est le refuge de la couleur’. D’un point de vue artistique, la notion de ‘noir’ est inépuisable : le noir est une ‘couleur’ profonde comme la roche du promontoire sur lequel est posé notre village médiéval. Le noir est contour : à la Renaissance, il sert de fond à des portraits, fait contraste avec la peau rose des modèles européens.

SA Donc, cochon, charbon… que voit-on dans l’installation… ?

BT C’est une sorte de cabinet de curiosités… Des œuvres – et de simples ‘choses’ – éclectiques qui tournent autour de ‘Cochon Charbon’. La plasticienne Carla van der Werf, qui travaille sur le passé, la mémoire, la géologie… montre des fusains et des modelages de mineurs… L’Italien devenu arlésien Federico Dix, qui expose à Paris, Venise et Florence, montre des photos où le N/n/oir domine. En hommage aux immigrés italiens qui sont venus travailler dans les mines du coin, Odile Bat apporte des touches vives avec son interprétation en laine de la nourriture italienne. Nathalie Titeux a exécuté, en métal de récupération, un puits et, en picassiette, un cochon (elle a des antécédents célèbres : le cochon est très présent en art depuis longtemps… Rops, Koons…).

SA Vous avez expliqué d’où vient le cochon, d’où vient le charbon. Mais où se situe l’articulation entre les deux ?

BT Le noir et le rose sont deux facettes différentes d’une même réalité. N’ oublions pas les cochons noirs… les sangliers… Pour un festival que j’organisais dans le Midi, j’ai écrit le livret d’un spectacle intitulé Rose-Nègre sur l’épopée de la musique noire américaine, avec des musiques de Roland Seilhès. L’installation poursuit donc en quelque sorte un travail entamé plus tôt sur les variations des couleurs de peau. Les Indiens ne parlent pas de nous comme des Blancs, ils disent : Roses. Pour Cochon Charbon, l’articulation a jailli d’une image. Le mineur a été victime, on en a aussi fait un héros. On trouve dans les greniers des pays miniers de vieilles cartes postales en couleurs, éditées autrefois à l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Ce sont manifestement des mannequins qui prennent la pose, le visage bien rose. Ces images contrastent fortement avec les représentations de mineurs entassés dans l’ascenseur ou pliés en deux, pioche à la main, couverts de poussières noires (sans parler des trieuses, souvent oubliées par l’histoire officielle des mines). Leurs visages m’ont fait penser au blackface, la tradition théâtrale qui voulait qu’un comédien blanc se grime en Noir. A sa manière, le mineur est un blackface. Et aussi esclave que le Noir de la colonisation. Voilà d’où vient le souhait d’associer cochon et charbon : on aurait pu choisir comme titre ‘la chair et le charbon’ ou ‘le rose et le noir’.

SA Le Fumoir a beau être un espace modeste et temporaire, il résonne d’associations multiples et fertiles…

BT Comme un cerveau, un univers contradictoire et mystérieux mais savamment organisé ! Et avec l’ouverture de la cave, il approche peut-être d’une vérité profonde : celle de l’esprit du lieu ? L’esprit d’Auzon ? »

 

AUZON (43) Galerie Le Fumoir