Du 06 mars 2026 au 08 mars 2026

Espace Fauriel, Saint-Etienne (42)

De 09:00 à 21:00

Festival Curieux Voyageurs 2026

 Le Monde s’invite à Saint-Étienne les 6, 7 et 8 mars prochain !

Le festival Curieux Voyageurs s’apprête à transformer une nouvelle fois le Centre de Congrès de Saint-Étienne en un véritable carrefour du monde où chacun pourra cultiver sa curiosité à travers une programmation riche, humaine et résolument tournée vers l’évasion.

Une programmation étoffée pour une immersion totale

Cette année, le festival voit grand et renforce son offre pour proposer une expérience toujours plus immersive :

  • Plus de films et de séances : Aventures sportives, engagement pour la planète, cultures et traditions, portraits, toute la diversité du voyage proposée dans une sélection de 26 films.
  • Une nouvelle salle de projection : L’auditorium de l’ISTP rejoint cette année l’amphi de l’École des Mines, le Planétarium et le Centre de Congrès pour mieux répondre encore à l’attente du public.
  • Innovation : Tous les sens seront en éveil grâce à des films en réalité virtuelle, un stand d’écoute sonore pour voyager autrement.
  • Rencontres & Partages : La présence des réalisateurs, des photographes, des auteurs mais aussi les conférences, débats et ateliers, autant d’opportunités pour échanger en toute convivialité et avec passion.
  • Crayons et pinceaux :  Curieux Voyageurs vous propose un ou plusieurs ateliers « carnet de voyage ». L’occasion de s’initier, de se perfectionner avec des carnettistes qui vous transmettent leur passion et leur savoir-faire. (Billetterie en ligne)
  • Samedi à 10h30 : Atelier « Dessinez une carte postale Made in Sainté » animée par Sophie Brunelin, aquarelliste et carnettiste passionnée en solo et avec la communauté des Urbansketchers
  • -Dimanche à 10h : Atelier « La joie de dessiner un platane » proposée par Ilda Roussel, carnettiste fidèle du festival et voyageuse dans l’âme
  • Rythmes d’Afrique : Destination l’Afrique de l’Ouest pour un voyage musical avec l’association Dyanako. 2 ateliers sont proposés :
  •  Dimanche à 14h15 : « Découverte balafon et calebasse » pour les enfants entre 5 et 12 ans. une découverte joyeuse des sons et rythmes d’Afrique.
  • -Dimanche à 15h45 : « Initiation aux danses traditionnelles« . Adultes et enfants à partir de 13 ans sont invités à une belle expérience collective pour explorer les danses d’Afrique de l’Ouest au rythme des percussions.
  • Savoir-faire d’Asie : Les techniques et traditions d’Asie sont à l’honneur cette année avec 4 ateliers pour petits et grands :
  • Atelier Koi-nobori (à partir de 6 ans) le samedi à 10h et le dimanche à 14h : avec le Musée des Civilisations de Saint-Just-Saint-Rambert, lancez-vous dans la confection de ces « drapeaux-carpes » en soie accrochés au sommet de mâts lors de la fête des enfants au Japon.
  • – Atelier Tressage japonais (adultes et enfants à partir de 8 ans) le samedi à 14h et à 16h : découvrez le kumihino, cette technique de tressage si particulière avec l’association des Nouveaux Ateliers du Dorlay.
  • – Atelier Mandala (adultes et enfants à partir de 8 ans) le dimanche à 10h30 et à 14h30 : l’occasion de s’initier à cet art originaire du Tibet avec Lydie Mas qui vous propose de réaliser votre premier mandala en pointillisme sur toile. La Zen attitude !
  • Atelier Origami (adultes et enfants à partir de 7 ans) le dimanche à 15h : Sylvie Blachon-Guichard vous initie à cet art du pliage fascinant.
  • Et si vous deveniez podcasteur ? Dans cet atelier podcast (pour adultes et enfants à partir de 13 ans) le dimanche à 9h30, Maud Calvès, journaliste radio, formatrice et podcasteuse, vous donnera les bases pour vous lancer et enregistrer vos premiers mots.
  • Le Village des Voyageurs : Un espace d’exposants dédié au voyage, à l’aventure et à l’action humanitaire.

Les temps forts à ne pas manquer

  • La Soirée des Courts: Lancée avec succès l’an passé, elle est reconduite le vendredi soir avec 7 courts-métrages et un vote du public à l’applaudimètre pour désigner le lauréat de la Soirée !
  • Le concert de clôture : Le festival s’achèvera sur des rythmes brésiliens et dans une ambiance très festive grâce au groupe Baile Bom. Un concert organisé en partenariat avec Jazz au Sommet.

 

 

festival curieux voyageurs 2026

Un événement proposé par Festival Curieux Voyageurs

A découvrir

Cochon charbon au fumoir

Recommandation

Du 02 août 2026 au 23 août 2026

Expositions

Cochon charbon au fumoir

Le Fumoir est une sorte de cabinet de curiosités. Son initiateur, Bernard Turle, s’amuse à donner à voir des associations fertiles, graves ou drôles, parfois fumeuses. Des oeuvres éclectiques font. liens avec les histoires un peu foutraques du lieu (on ne spoile pas). Quant à l’installation.Cochon Charbon, elle joue avec les.variations.de.couleurs.(de peau).entre.sarcasme et facétie.

Programmée en off du festival d’Auzon, cette expo-installation temporaire vous livre une raison de plus d’aller faire un tour dans la cité médiévale du Brivadois cet été.

 


INTERVIEW

STRADA   Bernard Turle, vous avez ouvert une galerie à Auzon…

Bernard TURLE  Le Fumoir n’est pas une galerie permanente. Chaque année, le 1er dimanche d’août, l’association AuzonToujours organise Arts dans le village. Des artistes et artisans investissent les rues, les caves, les granges d’Auzon. Le Fumoir est l’un de ces espaces temporaires d’accueil de la culture. Il s’associe également à d’autres activités culturelles de la Petite Cité de Caractère. Par exemple, l’installation Cochon Charbon s’inscrit comme en « off » du festival d’Auzon 2026 (2 /22 août).

SA D’où vient le nom : Fumoir ?

BT C’est le terme employé dans les actes de propriété du lieu. Jusqu’à la fin du  XXe siècle, c’était un saloir et précédemment ç’avait été un fumoir. On y salait et fumait saucissons et jambons.

SA Le « Cochon » du titre de l’exposition a-t-il un lien avec cela ?

BT C’est l’un des liens, oui. Il en existe d’autres. J’aime les histoires que racontent les maisons. Or, dans ces murs vivait jadis une dame qui avait une truie, qu’elle promenait en laisse [sans rapport avec le Pornocratès de Félicien Rops !]. C’est en hommage à elle que l’une des premières expositions du Fumoir, Cochonailles, présentait de la charcuterie en laine, exécutée par Aiguilles et Pinceaux, un groupe d’Auzonaises qui, à leur manière, perpétuent une tradition d’activité liée au textile dans les campagnes d’antan : à Auzon, c’était plus spécialement la passementerie.

Et il y a un troisième lien : la Légende du Cochon d’Auzon. Au Moyen-Age, les Anglais assiégèrent la forteresse. Les habitants étaient affamés. Il ne restait plus qu’un cochon. Une bergère proposa de ne pas le tuer mais de l’engraisser avec ce qui restait comme maigre pitance. Ceci fait, on le laissa échapper. Le voyant débouler, rose et dodu, les Anglais s’exclamèrent : « Si leurs cochons sont si gras, c’est qu’ils ont de quoi tenir un long siège ! » Et ils décampèrent.

SA Hormis la rime, pourquoi associer charbon et cochon ?

BT Cette année, nous ouvrons la cave du Fumoir, doublant la surface d’exposition. Or, cette cave a, par le passé, servi de soute à charbon, il en restait des morceaux : ils sont exposés… L’une des histoires que racontent les maisons des environs, c’est celle des mines, dont la Taupe, entre Auzon et Sainte-Florine. Le thème du festival d’Auzon 2026 est « Couleurs, Mouvements… ». J’ai tout de suite pensé au noir du charbon. Le noir, pour certains, n’est pas une couleur, pour d’autres il les englobe toutes ; en Occident, il est plutôt négatif, ailleurs il peut être signe de puissance, positif. Le noir, comme thème, est d’une richesse infinie. J’aime la formule de Bachelard : ‘Le noir est le refuge de la couleur’. D’un point de vue artistique, la notion de ‘noir’ est inépuisable : le noir est une ‘couleur’ profonde comme la roche du promontoire sur lequel est posé notre village médiéval. Le noir est contour : à la Renaissance, il sert de fond à des portraits, fait contraste avec la peau rose des modèles européens.

SA Donc, cochon, charbon… que voit-on dans l’installation… ?

BT C’est une sorte de cabinet de curiosités… Des œuvres – et de simples ‘choses’ – éclectiques qui tournent autour de ‘Cochon Charbon’. La plasticienne Carla van der Werf, qui travaille sur le passé, la mémoire, la géologie… montre des fusains et des modelages de mineurs… L’Italien devenu arlésien Federico Dix, qui expose à Paris, Venise et Florence, montre des photos où le N/n/oir domine. En hommage aux immigrés italiens qui sont venus travailler dans les mines du coin, Odile Bat apporte des touches vives avec son interprétation en laine de la nourriture italienne. Nathalie Titeux a exécuté, en métal de récupération, un puits et, en picassiette, un cochon (elle a des antécédents célèbres : le cochon est très présent en art depuis longtemps… Rops, Koons…).

SA Vous avez expliqué d’où vient le cochon, d’où vient le charbon. Mais où se situe l’articulation entre les deux ?

BT Le noir et le rose sont deux facettes différentes d’une même réalité. N’ oublions pas les cochons noirs… les sangliers… Pour un festival que j’organisais dans le Midi, j’ai écrit le livret d’un spectacle intitulé Rose-Nègre sur l’épopée de la musique noire américaine, avec des musiques de Roland Seilhès. L’installation poursuit donc en quelque sorte un travail entamé plus tôt sur les variations des couleurs de peau. Les Indiens ne parlent pas de nous comme des Blancs, ils disent : Roses. Pour Cochon Charbon, l’articulation a jailli d’une image. Le mineur a été victime, on en a aussi fait un héros. On trouve dans les greniers des pays miniers de vieilles cartes postales en couleurs, éditées autrefois à l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Ce sont manifestement des mannequins qui prennent la pose, le visage bien rose. Ces images contrastent fortement avec les représentations de mineurs entassés dans l’ascenseur ou pliés en deux, pioche à la main, couverts de poussières noires (sans parler des trieuses, souvent oubliées par l’histoire officielle des mines). Leurs visages m’ont fait penser au blackface, la tradition théâtrale qui voulait qu’un comédien blanc se grime en Noir. A sa manière, le mineur est un blackface. Et aussi esclave que le Noir de la colonisation. Voilà d’où vient le souhait d’associer cochon et charbon : on aurait pu choisir comme titre ‘la chair et le charbon’ ou ‘le rose et le noir’.

SA Le Fumoir a beau être un espace modeste et temporaire, il résonne d’associations multiples et fertiles…

BT Comme un cerveau, un univers contradictoire et mystérieux mais savamment organisé ! Et avec l’ouverture de la cave, il approche peut-être d’une vérité profonde : celle de l’esprit du lieu ? L’esprit d’Auzon ? »

 

AUZON (43) Galerie Le Fumoir