Le 23 août 2026

Commence le : 29/11/2019 à 19h 00

Catégorie :Activités

Adresse :

LANGOGNE – Salle polyvalente

Description:

Spectacle accueilli par Scènes Croisées avec Les Fadarelles et la mairie de Langogne dans le cadre de Festiv’Allier la saison !

Un soirée inédite avec 1 repas et 2 spectacles pleins de fantaisies et de surprises !

Au menu : Entrée : Soupe au pois cassé, Plat : Assiette composée : Salade de lentilles duPuy, Mousse de potiron, Rôti de porc froid et Saucisse froide accompagnée de leur verrinede sauce tartare, Ballotine de poireaux et sa vinaigrette de betterave, Dessert : Biscuit
roulé à la myrtille.

Les conférences de poche de la compagnie No Kill et Le Céleste de la compagnie La Faux populaire Le mort aux dents.

Les conférences de poche :
la Cie Nokill propose quatre mini-conférences qui transporteront l’auditoire dans l’univers de Léon Lenclos, où l’irréel devient banal et le quotidien extraordinaire…
À la rencontre d’un personnage décalé, touchant et plein d’humour, avec une maîtrise du verbe ingénieuse et spontanée.
Il y a du Perec, du Prévert, du Spinoza et un peu du Chat de Geluck dans ce personnage à la fois décalé, ordinaire et plein de candeur, associant une belle maîtrise du verbe, un goût pour la joute oratoire, des digressions qui se tiennent, des métaphores filées à l’infini, des mises en abyme qui retombent sur leurs pieds. De quoi va-t-il parler ? Des peluches au fond des poches ? Des différentes formes de toits ?
Dès les premières phrases, on est saisi : bon sang ! Il me parle de moi. À grandes enjambées, un pas dans la science, l’autre dans la poésie. Il nous apprend ce que l’on pressentait sans pouvoir mettre de mots dessus. Notre peur du vide, des trous, de l’inconnu… et nos fantasmes, rire de tout, ouvrir la fenêtre et s’envoler comme un oiseau.
Un spectacle captivant et jovial qui nous emmène avec fantaisie et intelligence dans l’univers décalé et emberlificoté de surprises théâtrales de ce jeune comédien empli de talents.
Le Céleste :
Un homme-opéra qui a trop fréquenté les circassiens, musiciens, jongleurs et manipulateurs d’objets vous présente sa petite tragédie lyrique où il est à la fois le héros, la princesse en détresse, la reine implacable, le traître et la vieille nourrice.
La nouvelle création écrite et interprétée par Hervé Vaysse (chanteur lyrique dans Le Cirque Misère et Cirque Poussière), mise en scène par Julien Candy, accueilli les saisons dernières à Langogne.
« Il fallait bien que cela arrive un jour : tenter « mon aventure », montrer un peu ce que j’ai engrangé dans ma besace, passer de l’interprète à celui d’auteur/interprète d’un spectacle dans son intégralité, spectacle d’un genre plus indéfini, ouvert. »
Il est seul. Et s’il veut chanter il fait comme il peut pour s’accompagner. Il n’a jamais reçu de cours de piano ou de solfège ? Qu’à cela ne tienne il va malmener son petit concertina, instrument populaire irlandais, simplement, naïvement. Une enceinte et un micro sur
pied dans un coin ? Le Karaoké est devenu un sport national. Nul besoin de pianiste quand on peut chanter sur l’enregistrement d’un orchestre symphonique ! Le tout c’est d’y croire. Et il y croit, jusqu’aux vêtements, maquillages, attitudes. Il joue sérieusement, à l’abri des regards, des jugements. C’est un chanteur, une voix, mais il a aussi un corps, avec tous les rapports de haine et d’amour qu’on peut avoir avec son corps. Corps qui peut être émouvant dans son imperfection, dans sa tension, dans ses limites et dans les histoires qu’il nous raconte même malgré lui.

THÉÂTRE – CONFÉRENCE / CIRQUE LYRIQUE, THÉÂTRAL, MUSICAL

Repas + spectacle : 22€ / 20€

Coordonnées:

Réservation obligatoire (jauge limitée) auprès des Fadarelles : 04 66 46 17 35, avant le 26/11
Dès 12 ans
Durée : 4×20 min
INFOS : 04 66 65 75 75
BILLETTERIE EN LIGNE SUR
SCENESCROISEES.FR
RELATIONS PRESSE : MARION AIGOUY
04 66 65 75 81

A découvrir

Cochon charbon au fumoir

Recommandation

Du 02 août 2026 au 23 août 2026

Expositions

Cochon charbon au fumoir

Le Fumoir est une sorte de cabinet de curiosités. Son initiateur, Bernard Turle, s’amuse à donner à voir des associations fertiles, graves ou drôles, parfois fumeuses. Des oeuvres éclectiques font. liens avec les histoires un peu foutraques du lieu (on ne spoile pas). Quant à l’installation.Cochon Charbon, elle joue avec les.variations.de.couleurs.(de peau).entre.sarcasme et facétie.

Programmée en off du festival d’Auzon, cette expo-installation temporaire vous livre une raison de plus d’aller faire un tour dans la cité médiévale du Brivadois cet été.

 


INTERVIEW

STRADA   Bernard Turle, vous avez ouvert une galerie à Auzon…

Bernard TURLE  Le Fumoir n’est pas une galerie permanente. Chaque année, le 1er dimanche d’août, l’association AuzonToujours organise Arts dans le village. Des artistes et artisans investissent les rues, les caves, les granges d’Auzon. Le Fumoir est l’un de ces espaces temporaires d’accueil de la culture. Il s’associe également à d’autres activités culturelles de la Petite Cité de Caractère. Par exemple, l’installation Cochon Charbon s’inscrit comme en « off » du festival d’Auzon 2026 (2 /22 août).

SA D’où vient le nom : Fumoir ?

BT C’est le terme employé dans les actes de propriété du lieu. Jusqu’à la fin du  XXe siècle, c’était un saloir et précédemment ç’avait été un fumoir. On y salait et fumait saucissons et jambons.

SA Le « Cochon » du titre de l’exposition a-t-il un lien avec cela ?

BT C’est l’un des liens, oui. Il en existe d’autres. J’aime les histoires que racontent les maisons. Or, dans ces murs vivait jadis une dame qui avait une truie, qu’elle promenait en laisse [sans rapport avec le Pornocratès de Félicien Rops !]. C’est en hommage à elle que l’une des premières expositions du Fumoir, Cochonailles, présentait de la charcuterie en laine, exécutée par Aiguilles et Pinceaux, un groupe d’Auzonaises qui, à leur manière, perpétuent une tradition d’activité liée au textile dans les campagnes d’antan : à Auzon, c’était plus spécialement la passementerie.

Et il y a un troisième lien : la Légende du Cochon d’Auzon. Au Moyen-Age, les Anglais assiégèrent la forteresse. Les habitants étaient affamés. Il ne restait plus qu’un cochon. Une bergère proposa de ne pas le tuer mais de l’engraisser avec ce qui restait comme maigre pitance. Ceci fait, on le laissa échapper. Le voyant débouler, rose et dodu, les Anglais s’exclamèrent : « Si leurs cochons sont si gras, c’est qu’ils ont de quoi tenir un long siège ! » Et ils décampèrent.

SA Hormis la rime, pourquoi associer charbon et cochon ?

BT Cette année, nous ouvrons la cave du Fumoir, doublant la surface d’exposition. Or, cette cave a, par le passé, servi de soute à charbon, il en restait des morceaux : ils sont exposés… L’une des histoires que racontent les maisons des environs, c’est celle des mines, dont la Taupe, entre Auzon et Sainte-Florine. Le thème du festival d’Auzon 2026 est « Couleurs, Mouvements… ». J’ai tout de suite pensé au noir du charbon. Le noir, pour certains, n’est pas une couleur, pour d’autres il les englobe toutes ; en Occident, il est plutôt négatif, ailleurs il peut être signe de puissance, positif. Le noir, comme thème, est d’une richesse infinie. J’aime la formule de Bachelard : ‘Le noir est le refuge de la couleur’. D’un point de vue artistique, la notion de ‘noir’ est inépuisable : le noir est une ‘couleur’ profonde comme la roche du promontoire sur lequel est posé notre village médiéval. Le noir est contour : à la Renaissance, il sert de fond à des portraits, fait contraste avec la peau rose des modèles européens.

SA Donc, cochon, charbon… que voit-on dans l’installation… ?

BT C’est une sorte de cabinet de curiosités… Des œuvres – et de simples ‘choses’ – éclectiques qui tournent autour de ‘Cochon Charbon’. La plasticienne Carla van der Werf, qui travaille sur le passé, la mémoire, la géologie… montre des fusains et des modelages de mineurs… L’Italien devenu arlésien Federico Dix, qui expose à Paris, Venise et Florence, montre des photos où le N/n/oir domine. En hommage aux immigrés italiens qui sont venus travailler dans les mines du coin, Odile Bat apporte des touches vives avec son interprétation en laine de la nourriture italienne. Nathalie Titeux a exécuté, en métal de récupération, un puits et, en picassiette, un cochon (elle a des antécédents célèbres : le cochon est très présent en art depuis longtemps… Rops, Koons…).

SA Vous avez expliqué d’où vient le cochon, d’où vient le charbon. Mais où se situe l’articulation entre les deux ?

BT Le noir et le rose sont deux facettes différentes d’une même réalité. N’ oublions pas les cochons noirs… les sangliers… Pour un festival que j’organisais dans le Midi, j’ai écrit le livret d’un spectacle intitulé Rose-Nègre sur l’épopée de la musique noire américaine, avec des musiques de Roland Seilhès. L’installation poursuit donc en quelque sorte un travail entamé plus tôt sur les variations des couleurs de peau. Les Indiens ne parlent pas de nous comme des Blancs, ils disent : Roses. Pour Cochon Charbon, l’articulation a jailli d’une image. Le mineur a été victime, on en a aussi fait un héros. On trouve dans les greniers des pays miniers de vieilles cartes postales en couleurs, éditées autrefois à l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Ce sont manifestement des mannequins qui prennent la pose, le visage bien rose. Ces images contrastent fortement avec les représentations de mineurs entassés dans l’ascenseur ou pliés en deux, pioche à la main, couverts de poussières noires (sans parler des trieuses, souvent oubliées par l’histoire officielle des mines). Leurs visages m’ont fait penser au blackface, la tradition théâtrale qui voulait qu’un comédien blanc se grime en Noir. A sa manière, le mineur est un blackface. Et aussi esclave que le Noir de la colonisation. Voilà d’où vient le souhait d’associer cochon et charbon : on aurait pu choisir comme titre ‘la chair et le charbon’ ou ‘le rose et le noir’.

SA Le Fumoir a beau être un espace modeste et temporaire, il résonne d’associations multiples et fertiles…

BT Comme un cerveau, un univers contradictoire et mystérieux mais savamment organisé ! Et avec l’ouverture de la cave, il approche peut-être d’une vérité profonde : celle de l’esprit du lieu ? L’esprit d’Auzon ? »

 

AUZON (43) Galerie Le Fumoir