Du 07 juin 2024 au 09 juin 2024

CHILHAC

FESTIVALETdes ATELIERS D’ECRITURE #édition7
vendredi 7, samedi 8, dimanche 9 juin 2024
Chilhac – Haute Loire – Région Auvergne Rhône Alpes

Tisseurs de Mots crée le Festivalet des ateliers d’écriture en 2015, un événement original et festif pour mettre en lumière la pratique de l’écriture en atelier et la rendre plus accessible. Depuis toujours, l’association s’engage sur des territoires ruraux, éloignés des lieux de culture. Après les éditions à Blesle, le Festivalet s’installe à Chilhac, dans les gorges de l’Allier, pour la deuxième fois (2022 et 2024°
Au fil des années, la manifestation s’est affirmée comme l’un des plus importants festivals dédiés aux ateliers d’écriture en France, renouvelant sans cesse son public et son approche des écritures.
En 2022, ce sont près de 200 personnes, pratiquantes de l’écriture en ateliers, curieuses de rencontres d’auteurs ou amatrices de lecture à voix haute, festivaliers venant de différents coins de France et habitants du Haut-Allier, qui ont profité et apprécié la manifestation.

Pour le FESTIVALET 2024 le thème choisi est : la GOURMANDISE .

Cette année, l’équipe d’organisation porte une attention particulière à l’ouverture vers de nouveaux publics, notamment la jeunesse, et à une plus grande diversité des propositions.

Ainsi, DU 7 AU 9 JUIN, la programmation met l’accent sur les écritures théâtrales et poétiques :
– QUATRE DEMI JOURNEES D’ATELIERS D’ECRITURE animés par 14 intervenants aux origines et aux parcours très différents – 4 demi-journées d’ateliers – 6 à 7 ateliers en simultané à chaque demi-journée.
– Une RENCONTRE-LECTURE avec le poète et dramaturge JEAN D’AMERIQUE, soirée festive ouverte à tous
– « LA FILLE DU ROI », SPECTACLE écrit, mis en scène et joué par la COMPAGNIE DU HASARD OBJECTIF,soirée ouverte à tous
– UNE EXPOSITION D’ILLUSTRATIONS jeunesse des œuvres de FABIEN BEQUART
– Un atelier d’illustrations à destination des familles
– UNE MASTER-CLASSE pour questionner le processus de création d’écriture théâtrale, ouverte à tous
– Une LIBRAIRIE EPHEMERE avec la librairie Grenouille de Langeac.
– Des rencontres informelles avec des auteurs…
– Des siestes poétiques……………………………………………….. et d’autres surprises…

POURQUOI VENIR AU FESTIVALET
Pour le plaisir de participer à 4 (ou 2) ateliers d’écriture sur le même thème avec des intervenants.es différents.es
Pour la possibilité en 2 jours de rencontrer plusieurs animateurs et beaucoup de personnes intéressées par l’écriture le tout dans un cadre magnifique à des tarifs très intéressants
Pour les spectacles et la «proximité» avec les têtes d’affiche lors de ces journée

ORGANISATION PRATIQUE
Le FESTIVALET se déroule dans le village de Chilhac qui dispose de nombreux gites communaux à des prix raisonnables pour accueillir les Festivaliers qui le désirent (l’adresse leur est communiquée dès l’inscription).
Les ateliers d’écriture se déroulent le samedi et le dimanche matins et après midi. La répartition dans les ateliers se fait par tirage au sort .
L’inscription aux ateliers est de 35 euros une journée 50 euros deux jours tarif réduit 25/50 pour les 18-25ans et minimas sociaux, gratuits pour les moins de 18ans.
L’inscription indispensable pour les ateliers est déjà ouverte et les ateliers commencent à se remplir . Toutes les informations et fiche d’inscription sur le site
tisseursdemots.org et par courriel Tisseursdemots@gmail.com

La master class sur l’écriture théâtrale dirigée par Sara LLorca se déroulera le vendredi 14h30, ouverte à tous et gratuite.
Les deux spectacles (vendredi soir Jean d’Amérique , samedi soir théâtre la fille du roi sont ouvert à tous et à prix libres.
L’exposition , la librairie éphémère , les siestes poétiques sont ouvertes à tous durant tout le Festivalet.

LES INVITES

SARA LLORCA et la compagnie du Hasard Objectif /Sara LLorca, actrice, autrice et metteuse en scène a fondé et dirige la Compagnie du Hasard Objectif aujourd’hui implantée en Normandie.
VENDREDI 7 JUIN à 14H30 Masterclass : Processus de création pour l’écriture théâtrale
à 14h 30, Chilhac
SAMEDI 9 JUIN à 21H SPECTACLE : La fille du roi
La Fille, c’est Cordélia ; le Roi, c’est Lear.
Cordélia, reine des temps modernes, clown féminin libérée des conventions sociales, dialogue avec son père vieillissant le Roi Lear. Avec ce long poème Sara Llorca entremêle le texte de Shakespeare et son histoire personnelle et revient à la source du désir de théâtre hérité de son père, interrogeant les sujets universels de l’héritage et de la filiation. En complicité avec le musicien Benoît Lugué, ils font groover les mots et plongent les spectateurs au cœur d’un conte moderne.
ATELIER D’ECRITURE THEATRALE
DIMANCHE 9 JUIN un atelier le matin et un autre l’après-midi par tirage au sort.

JEAN D’AMERIQUE Né en Haïti en 1994, Jean d’Amérique est poète, dramaturge, rappeur et romancier. Il est directeur artistique du festival Transe Poétique (Port au Prince). Il anime des ateliers d’écriture, contribue à plusieurs revues littéraires et présente des lectures publiques pour donner voix à ses textes poétiques.
Il a publié plusieurs recueils de poèmes? un roman et des pièces de théâtre
VENDREDI 7 JUIN, RENCONTRE ET LECTURE PERFORMEE 21h 00, salle de l’école des sœurs, Chilhac
SAMEDI 8 JUIN ANIMATION D’UN ATELIER D’ECRITURE au matin par tirage au sort

FABIEN BEQUAR
Fabien Béquart continue son travail d’illustrateur et de sérigraphie pour divers projets (affiches, livres, pochettes de disques…). Depuis son arrivée en Auvergne, il est l’un des coprésident et fondateur du lieu culturel la Lampisterie à Brassac-les-Mines (63).
Il développe depuis 5 ans, au sein de l’association « Silence Saturne ! » des ateliers de cinéma d’animation.
EXPOSITION /DESSINS ET ILLUSTRATION D’ALBUM
Du vendredi 7 au dimanche 9 juin, salle de la Tour, Chilhac
Inauguration vendredi 7 juin à 18h 30
Visite guidée samedi 8 juin à 18h 00
ATELIER DE DESSSIN
SAMEDI 8 JUIN à 14h 30, en salle, Chilhac
Ouvert à tous

Un événement proposé par TISSEURS DE MOTS

A découvrir

AQUARELLE EN PLEINE NATURE : 3 jours de création autour de Saint-Front

Recommandation

Du 07 août 2026 au 09 août 2026

Activités

AQUARELLE EN PLEINE NATURE : 3 jours de création autour de Saint-Front

🎨 Stage aquarelle en plein air avec Laurent Berset : 3 jours pour respirer, créer, s’émerveiller

Et si vous preniez enfin le temps… de ralentir, d’observer, et de peindre la beauté des paysages de Haute-Loire ?

Cet été, Laurent Berset vous propose un stage d’aquarelle en extérieur, accessible à tous les niveaux, dans un cadre naturel inspirant autour de Saint-Front, à seulement 30 minutes du Puy-en-Velay.

Pendant 3 jours, vous apprendrez à capturer l’instant :
Croquis, carnet de voyage, composition, aquarelle, encre, ou contenu hybride.

Le programme :
8h : rendez-vous au point de départ
8h30 – 12h : croquis et aquarelle sur site
pique-nique sur place (repas à votre charge)
13h30 – 17h30 : reprise sur place ou changement de décor

Et si le temps se gâte : un atelier abrité permettra de continuer à créer.

À partir de 90€/jour (soit 270€ les 3 jours)
Minimum 8 personnes – sans pension complète

Prix pour l’accompagnement et l’enseignement, repas à votre charge. (Pique-nique 😉

📅 Dates au choix :
➡️ 4-5-6 juillet
➡️ 7-8-9 août

📞 Infos / inscriptions : 06 72 77 38 26
🌐 Plus d’infos : www.aquarelle-expedition.com

SAINT FRONT (43) De 08:00 à 17:30

Cochon charbon au fumoir

Recommandation

Du 02 août 2026 au 23 août 2026

Expositions

Cochon charbon au fumoir

Le Fumoir est une sorte de cabinet de curiosités. Son initiateur, Bernard Turle, s’amuse à donner à voir des associations fertiles, graves ou drôles, parfois fumeuses. Des oeuvres éclectiques font. liens avec les histoires un peu foutraques du lieu (on ne spoile pas). Quant à l’installation.Cochon Charbon, elle joue avec les.variations.de.couleurs.(de peau).entre.sarcasme et facétie.

Programmée en off du festival d’Auzon, cette expo-installation temporaire vous livre une raison de plus d’aller faire un tour dans la cité médiévale du Brivadois cet été.

 


INTERVIEW

STRADA   Bernard Turle, vous avez ouvert une galerie à Auzon…

Bernard TURLE  Le Fumoir n’est pas une galerie permanente. Chaque année, le 1er dimanche d’août, l’association AuzonToujours organise Arts dans le village. Des artistes et artisans investissent les rues, les caves, les granges d’Auzon. Le Fumoir est l’un de ces espaces temporaires d’accueil de la culture. Il s’associe également à d’autres activités culturelles de la Petite Cité de Caractère. Par exemple, l’installation Cochon Charbon s’inscrit comme en « off » du festival d’Auzon 2026 (2 /22 août).

SA D’où vient le nom : Fumoir ?

BT C’est le terme employé dans les actes de propriété du lieu. Jusqu’à la fin du  XXe siècle, c’était un saloir et précédemment ç’avait été un fumoir. On y salait et fumait saucissons et jambons.

SA Le « Cochon » du titre de l’exposition a-t-il un lien avec cela ?

BT C’est l’un des liens, oui. Il en existe d’autres. J’aime les histoires que racontent les maisons. Or, dans ces murs vivait jadis une dame qui avait une truie, qu’elle promenait en laisse [sans rapport avec le Pornocratès de Félicien Rops !]. C’est en hommage à elle que l’une des premières expositions du Fumoir, Cochonailles, présentait de la charcuterie en laine, exécutée par Aiguilles et Pinceaux, un groupe d’Auzonaises qui, à leur manière, perpétuent une tradition d’activité liée au textile dans les campagnes d’antan : à Auzon, c’était plus spécialement la passementerie.

Et il y a un troisième lien : la Légende du Cochon d’Auzon. Au Moyen-Age, les Anglais assiégèrent la forteresse. Les habitants étaient affamés. Il ne restait plus qu’un cochon. Une bergère proposa de ne pas le tuer mais de l’engraisser avec ce qui restait comme maigre pitance. Ceci fait, on le laissa échapper. Le voyant débouler, rose et dodu, les Anglais s’exclamèrent : « Si leurs cochons sont si gras, c’est qu’ils ont de quoi tenir un long siège ! » Et ils décampèrent.

SA Hormis la rime, pourquoi associer charbon et cochon ?

BT Cette année, nous ouvrons la cave du Fumoir, doublant la surface d’exposition. Or, cette cave a, par le passé, servi de soute à charbon, il en restait des morceaux : ils sont exposés… L’une des histoires que racontent les maisons des environs, c’est celle des mines, dont la Taupe, entre Auzon et Sainte-Florine. Le thème du festival d’Auzon 2026 est « Couleurs, Mouvements… ». J’ai tout de suite pensé au noir du charbon. Le noir, pour certains, n’est pas une couleur, pour d’autres il les englobe toutes ; en Occident, il est plutôt négatif, ailleurs il peut être signe de puissance, positif. Le noir, comme thème, est d’une richesse infinie. J’aime la formule de Bachelard : ‘Le noir est le refuge de la couleur’. D’un point de vue artistique, la notion de ‘noir’ est inépuisable : le noir est une ‘couleur’ profonde comme la roche du promontoire sur lequel est posé notre village médiéval. Le noir est contour : à la Renaissance, il sert de fond à des portraits, fait contraste avec la peau rose des modèles européens.

SA Donc, cochon, charbon… que voit-on dans l’installation… ?

BT C’est une sorte de cabinet de curiosités… Des œuvres – et de simples ‘choses’ – éclectiques qui tournent autour de ‘Cochon Charbon’. La plasticienne Carla van der Werf, qui travaille sur le passé, la mémoire, la géologie… montre des fusains et des modelages de mineurs… L’Italien devenu arlésien Federico Dix, qui expose à Paris, Venise et Florence, montre des photos où le N/n/oir domine. En hommage aux immigrés italiens qui sont venus travailler dans les mines du coin, Odile Bat apporte des touches vives avec son interprétation en laine de la nourriture italienne. Nathalie Titeux a exécuté, en métal de récupération, un puits et, en picassiette, un cochon (elle a des antécédents célèbres : le cochon est très présent en art depuis longtemps… Rops, Koons…).

SA Vous avez expliqué d’où vient le cochon, d’où vient le charbon. Mais où se situe l’articulation entre les deux ?

BT Le noir et le rose sont deux facettes différentes d’une même réalité. N’ oublions pas les cochons noirs… les sangliers… Pour un festival que j’organisais dans le Midi, j’ai écrit le livret d’un spectacle intitulé Rose-Nègre sur l’épopée de la musique noire américaine, avec des musiques de Roland Seilhès. L’installation poursuit donc en quelque sorte un travail entamé plus tôt sur les variations des couleurs de peau. Les Indiens ne parlent pas de nous comme des Blancs, ils disent : Roses. Pour Cochon Charbon, l’articulation a jailli d’une image. Le mineur a été victime, on en a aussi fait un héros. On trouve dans les greniers des pays miniers de vieilles cartes postales en couleurs, éditées autrefois à l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Ce sont manifestement des mannequins qui prennent la pose, le visage bien rose. Ces images contrastent fortement avec les représentations de mineurs entassés dans l’ascenseur ou pliés en deux, pioche à la main, couverts de poussières noires (sans parler des trieuses, souvent oubliées par l’histoire officielle des mines). Leurs visages m’ont fait penser au blackface, la tradition théâtrale qui voulait qu’un comédien blanc se grime en Noir. A sa manière, le mineur est un blackface. Et aussi esclave que le Noir de la colonisation. Voilà d’où vient le souhait d’associer cochon et charbon : on aurait pu choisir comme titre ‘la chair et le charbon’ ou ‘le rose et le noir’.

SA Le Fumoir a beau être un espace modeste et temporaire, il résonne d’associations multiples et fertiles…

BT Comme un cerveau, un univers contradictoire et mystérieux mais savamment organisé ! Et avec l’ouverture de la cave, il approche peut-être d’une vérité profonde : celle de l’esprit du lieu ? L’esprit d’Auzon ? »

 

AUZON (43) Galerie Le Fumoir