Du 19 décembre 2025 au 21 décembre 2025

Yssingeaux (43)

De 10:00 à 18:00

Vendredi 19 décembre pour les petits !

• Kamik Ipiktok

Spectacle familial – Jeune public dès 4 ans (40 min)

19h30 – Théâtre municipal – PT : 16€ TR : 8€ – duo enfant + adulte : 16€

Dans les glaces étincelantes du Grand Nord, une rencontre inattendue donne naissance à un voyage tendre et burlesque. Deux personnages, proches de l’univers du clown, découvrent avec toute leur naïveté la banquise et le froid polaire. Cet environnement leur est totalement étranger, eux qui sont habitués à la douceur de nos climats. Passée la féerie des premiers instants – à la lueur d’une aurore boréale, dans le froid glacial, le vent et la tempête, sous un épais manteau de neige – ils tombent sur un petit igloo, habité par Kamik, un jeune Inuit. Intrigués et curieux, ils se laissent guider par l’enfant et enchaînent les découvertes : traîneau, kayak, morse, pingouin, phoque, poisson… autant d’éléments qui composent ce monde inconnu pour eux. Aux côtés de Kamik, ils découvrent un mode de vie singulier dans un environnement extrême : un monde fragile, riche et poétique, qui les émerveille autant qu’il les questionne.

Samedi 20 décembre, comme chaque année Yssingeaux propose un grand spectacle de fin d’année place de la Victoire mais pas que !

• Le Pays des Merveilles 

spectacle pyromusical et lasers 

20h – samedi 20 décembre – Place de la Victoire – Gratuit – Tout public

Buvette sur place : Croix-Rouge et Comité de jumelage Ebersberg

 

À 20h, rendez-vous sur la place de la Victoire pour le spectacle de fin d’année, mêlant pyrotechnie, lasers et musique.

Grande nouveauté cette année : la projection laser qui s’ajoutera à ce spectacle pyrotechnique !

Cette mise en scène féérique promet un moment inoubliable, à vivre en famille ou entre amis, dans une ambiance festive et conviviale qui rallumera votre âme d’enfant avec tous les héros qui vous guideront dans un voyage inoubliable à travers l’univers merveilleux du Pays des Merveilles, au-dessus du ciel d’Yssingeaux …

Chaque séquence de ce spectacle sera un hommage vivant aux dessins animés et aux films d’animation qui ont marqué nos cœurs et notre histoire.

!!  A NOTER : POUR DES RAISONS TECHNIQUES CHANGEMENT DE LIEU POUR CETTE REPRÉSENTATION INITIALEMENT PRÉVUE À VERSILHAC : 

• Avant-soirée musicale – récital de piano de Laurent PENALVA

17h – samedi 20 décembre – Chapelle des Pénitents – Participation libre – Tout public

Pour ceux qui souhaitent se plonger dans une ambiance musicale avant le spectacle Laurent Penalva interprétera au piano les variations Goldberg de J.S. Bach.

Le dimanche, la féérie continue avec des balades en calèche et un concert chorale féminine

• Promenades en calèche proposées par CAPY 

10h-12h et 14h-18h – dimanche 21 décembre – centre-ville – Enfants : 2,50 € – Adultes : 5 €

• Concert du Chœur Cécile Chaminade 

18h, Chapelle des Pénitents (gratuit)

Fondé en 2021 à Valprivas par Marie Hargous Lesur, cet ensemble vocal réunit 14 femmes passionnées autour d’un répertoire valorisant le chant choral féminin. Portant le nom de la célèbre compositrice Cécile Chaminade (1857-1944) le choeur ambitionne de continuer à faire vivre et découvrir l’œuvre des compositrices injustement oubliées tout en soutenant la création musicale actuelle.

Le chœur est accompagné d’une soliste mezzo-soprano Noémie Chaumont accompagnée par Pascal Macaudiere au piano et par Jean Philippe Pascolo au violoncelle.

Au programme : Vivaldi, Bach, Verdi, Chaminade, Berlioz, Sarmiento, Levasseur, Antognini et Farnell.

• Marché de Noël gourmand 
De 8h30 à 18h à la Fabrique à Bières de la Vertueuse 
180 rue du Dr Pipet en face d’Intermarché
Plus d’une vingtaine de producteurs présents et des animations toute la journée.
Présence du Père-Noël et maquillages pour enfants animé par le comité des fêtes d’Yssingeaux La Fol’Yss.

Un événement proposé par Ville d'Yssingeaux

A découvrir

Cochon charbon au fumoir

Recommandation

Du 02 août 2026 au 23 août 2026

Expositions

Cochon charbon au fumoir

Le Fumoir est une sorte de cabinet de curiosités. Son initiateur, Bernard Turle, s’amuse à donner à voir des associations fertiles, graves ou drôles, parfois fumeuses. Des oeuvres éclectiques font. liens avec les histoires un peu foutraques du lieu (on ne spoile pas). Quant à l’installation.Cochon Charbon, elle joue avec les.variations.de.couleurs.(de peau).entre.sarcasme et facétie.

Programmée en off du festival d’Auzon, cette expo-installation temporaire vous livre une raison de plus d’aller faire un tour dans la cité médiévale du Brivadois cet été.

 


INTERVIEW

STRADA   Bernard Turle, vous avez ouvert une galerie à Auzon…

Bernard TURLE  Le Fumoir n’est pas une galerie permanente. Chaque année, le 1er dimanche d’août, l’association AuzonToujours organise Arts dans le village. Des artistes et artisans investissent les rues, les caves, les granges d’Auzon. Le Fumoir est l’un de ces espaces temporaires d’accueil de la culture. Il s’associe également à d’autres activités culturelles de la Petite Cité de Caractère. Par exemple, l’installation Cochon Charbon s’inscrit comme en « off » du festival d’Auzon 2026 (2 /22 août).

SA D’où vient le nom : Fumoir ?

BT C’est le terme employé dans les actes de propriété du lieu. Jusqu’à la fin du  XXe siècle, c’était un saloir et précédemment ç’avait été un fumoir. On y salait et fumait saucissons et jambons.

SA Le « Cochon » du titre de l’exposition a-t-il un lien avec cela ?

BT C’est l’un des liens, oui. Il en existe d’autres. J’aime les histoires que racontent les maisons. Or, dans ces murs vivait jadis une dame qui avait une truie, qu’elle promenait en laisse [sans rapport avec le Pornocratès de Félicien Rops !]. C’est en hommage à elle que l’une des premières expositions du Fumoir, Cochonailles, présentait de la charcuterie en laine, exécutée par Aiguilles et Pinceaux, un groupe d’Auzonaises qui, à leur manière, perpétuent une tradition d’activité liée au textile dans les campagnes d’antan : à Auzon, c’était plus spécialement la passementerie.

Et il y a un troisième lien : la Légende du Cochon d’Auzon. Au Moyen-Age, les Anglais assiégèrent la forteresse. Les habitants étaient affamés. Il ne restait plus qu’un cochon. Une bergère proposa de ne pas le tuer mais de l’engraisser avec ce qui restait comme maigre pitance. Ceci fait, on le laissa échapper. Le voyant débouler, rose et dodu, les Anglais s’exclamèrent : « Si leurs cochons sont si gras, c’est qu’ils ont de quoi tenir un long siège ! » Et ils décampèrent.

SA Hormis la rime, pourquoi associer charbon et cochon ?

BT Cette année, nous ouvrons la cave du Fumoir, doublant la surface d’exposition. Or, cette cave a, par le passé, servi de soute à charbon, il en restait des morceaux : ils sont exposés… L’une des histoires que racontent les maisons des environs, c’est celle des mines, dont la Taupe, entre Auzon et Sainte-Florine. Le thème du festival d’Auzon 2026 est « Couleurs, Mouvements… ». J’ai tout de suite pensé au noir du charbon. Le noir, pour certains, n’est pas une couleur, pour d’autres il les englobe toutes ; en Occident, il est plutôt négatif, ailleurs il peut être signe de puissance, positif. Le noir, comme thème, est d’une richesse infinie. J’aime la formule de Bachelard : ‘Le noir est le refuge de la couleur’. D’un point de vue artistique, la notion de ‘noir’ est inépuisable : le noir est une ‘couleur’ profonde comme la roche du promontoire sur lequel est posé notre village médiéval. Le noir est contour : à la Renaissance, il sert de fond à des portraits, fait contraste avec la peau rose des modèles européens.

SA Donc, cochon, charbon… que voit-on dans l’installation… ?

BT C’est une sorte de cabinet de curiosités… Des œuvres – et de simples ‘choses’ – éclectiques qui tournent autour de ‘Cochon Charbon’. La plasticienne Carla van der Werf, qui travaille sur le passé, la mémoire, la géologie… montre des fusains et des modelages de mineurs… L’Italien devenu arlésien Federico Dix, qui expose à Paris, Venise et Florence, montre des photos où le N/n/oir domine. En hommage aux immigrés italiens qui sont venus travailler dans les mines du coin, Odile Bat apporte des touches vives avec son interprétation en laine de la nourriture italienne. Nathalie Titeux a exécuté, en métal de récupération, un puits et, en picassiette, un cochon (elle a des antécédents célèbres : le cochon est très présent en art depuis longtemps… Rops, Koons…).

SA Vous avez expliqué d’où vient le cochon, d’où vient le charbon. Mais où se situe l’articulation entre les deux ?

BT Le noir et le rose sont deux facettes différentes d’une même réalité. N’ oublions pas les cochons noirs… les sangliers… Pour un festival que j’organisais dans le Midi, j’ai écrit le livret d’un spectacle intitulé Rose-Nègre sur l’épopée de la musique noire américaine, avec des musiques de Roland Seilhès. L’installation poursuit donc en quelque sorte un travail entamé plus tôt sur les variations des couleurs de peau. Les Indiens ne parlent pas de nous comme des Blancs, ils disent : Roses. Pour Cochon Charbon, l’articulation a jailli d’une image. Le mineur a été victime, on en a aussi fait un héros. On trouve dans les greniers des pays miniers de vieilles cartes postales en couleurs, éditées autrefois à l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Ce sont manifestement des mannequins qui prennent la pose, le visage bien rose. Ces images contrastent fortement avec les représentations de mineurs entassés dans l’ascenseur ou pliés en deux, pioche à la main, couverts de poussières noires (sans parler des trieuses, souvent oubliées par l’histoire officielle des mines). Leurs visages m’ont fait penser au blackface, la tradition théâtrale qui voulait qu’un comédien blanc se grime en Noir. A sa manière, le mineur est un blackface. Et aussi esclave que le Noir de la colonisation. Voilà d’où vient le souhait d’associer cochon et charbon : on aurait pu choisir comme titre ‘la chair et le charbon’ ou ‘le rose et le noir’.

SA Le Fumoir a beau être un espace modeste et temporaire, il résonne d’associations multiples et fertiles…

BT Comme un cerveau, un univers contradictoire et mystérieux mais savamment organisé ! Et avec l’ouverture de la cave, il approche peut-être d’une vérité profonde : celle de l’esprit du lieu ? L’esprit d’Auzon ? »

 

AUZON (43) Galerie Le Fumoir