Du 11 octobre 2021 au 22 novembre 2021

Haute Loire

Dimanche 10 octobre St Germain Laprade De 10h à 18h Fête de la bio, organisée par Haute-Loire Bio, avec le soutien de la municipalitéTout public Au programme : Grand marché bio et écologique, restauration bio à emporter, projections de films*, expositions, démonstration de battage, animations pour enfants*, musique Mardi 12 octobre St Jeures Pouzols – Ferme de Daniel PIERETTI De 14h à 16h Visite « la biodiversité a emménagé sur mes parcelles et zones humides », organisée par Haute-Loire Bio, avec le témoignage de Daniel PIERETTI, l’intervention de Guillaume CHEVALIER (CEN auvergne) et d’Aude POINEUF (EPAGE Loire Lignon) Producteurs, porteurs de projet, étudiants et élus`. Depuis plusieurs années, Daniel Pieretti a aménagé des lieux dédiés pour accueillirla biodiversité sur ses parcelles. En retour, insectes pollinisateurs, faune sauvage font place aux côtés des petites fruits et améliorent le rendement et la diversité variétale. Jeudi 14 octobre Saugues Villeneuve - Ferme du Margaric De 10h à 12h Visite « la bio comme philosophie de vie – bien vivre son métier d’agriculteur.rice », organisée par Haute-Loire Bio, avec le témoignage de de Maëlys POINSOT et de Philippe LONJON et l’intervention de l’AFOCG 43 Producteurs, porteurs de projet, étudiants et élus PROGRAMME Un mois 100% bio pratique ! Du 11 octobre à mi-novembre 2021 CP – HLBIO TOUR #2 – oct 2021 MP - 07/10/2021 La ferme du Margaric est en agriculture biologique depuis plus de 5 ans. Du travailsur l’exploitation, il y en a : transformation de l’orge en bière, élevage des animaux, gestion des cultures, commercialisation en circuits courts… Maëlys et Philippe ont réfléchi à leur organisation du travail et à leur statut pour leur permettre de concilier vie pro / vie perso, bien-être au travail, maîtriser leurs chiffres pour mieux vivre son métier, accueillir des personnes extérieures sur leur ferme … Vendredi 15 octobre St Geneys Près St Paulien le Cros - GAEC du four à pain De 14h à 16h Visite « couverts végétaux sous céréales d’hiver », organisée par Haute-Loire Bio, avec le témoignage de Willy TEYSONNERE et l’intervention d’un enseignant chercheur de l’ISARA de Lyon Producteurs, porteurs de projet, étudiants et élus Depuis cinq ans, Willy implante des couverts végétaux pour limiter l’érosion des sols, apporter de la matière pour les cultures suivantes, faciliter le travail de ses sols ensuite. Il fait partie d’une des 3 fermes pilotes dans le cadre du projet de recherche CASTOR (Casdar) mené par l’ISARA de Lyon. Ils présenteront les résultats de ces expérimentations et de l’intérêt des couverts dans la conduite des cultures en bio. Lundi 18 octobre St Christophe sur Dolaison Cereyzet – Meunerie collective De 10h à 12h Lantriac Place de la mairie De 14h à 16h Visite « le blé dans tous ses états », organisée par Haute-Loire Bio, avec le témoignage d’Elodie BORY (artisane meunière-pastière bio), de Sylvain LOUCHE (boulanger bio) et de Jean-Pierre BELITRAND (producteur bio) Producteurs, porteurs de projet, étudiants et élus Elodie transforme les blés anciens, cultivés au GAEC des Primevères, en farine puis en pâtes de toutes sortes. Elle a un souci appuyé de l’origine et de la qualité de ses matières premières (conditions de culture et choix variétaux). Sylvain travaille également les farines de céréales anciennes cultivées par de producteurs bio locaux. Tous deux détailleront leurs process de fabrication et les conditions d’approvisionnement avec les producteurs bio-locaux. Jean-Pierre détaillera les activités du GIEE Epis de Cérès qui fédère des producteurs de céréales anciennes. Mercredi 20 octobre Coubon 2 rue de Pranaud – locaux d’XR Repro De 10h à 12h Débat « Avenir de la filière porcs bio » *, animé par Haute-Loire Bio, avec l’intervention de Jean-François VINCENT et Samuel FROIS (FNAB) Professionnels (producteurs, collecteurs, transformateurs, distributeurs, élus …) Depuis deux ans, de nombreux producteurs et porteurs de projet s’intéressent à l’élevage de porcs pour s’installer ou diversifier leurs ateliers. A l’autre bout de la chaîne, des salaisons, des cantines scolaires, des bouchers sont en recherche de viande de porc bio et locale. La conjoncture est-elle favorable à la commercialisation de porcs bio ? Les opérateurs économiques trouveront-ils des produits en quantité et en qualité ? Ces enjeux d’adéquation entre offre et demande en viande de porc bio seront débattus. CP – HLBIO TOUR #2 – oct 2021 MP - 07/10/2021 Lundi 22 novembre Siaugues Ste Marie (sous réserve) De 10h à 12h Débat « Avenir de la filière légumes secs bio » *, animé par Haute-Loire Bio, avec l’intervention de la Chambre d’agriculture, Bioagri et SABAROT (sous réserve) et le témoignage d’agriculteurs bio Professionnels (producteurs, collecteurs, transformateurs, distributeurs, élus …) Les assiettes se végétalisent avec une place importante accordée aux légumes secs bio et locaux. Cet engouement grandissant pour les protéines végétales va se heurter à une offre réduite malgré les effets positifs de ces cultures sur le plan agronomique, environnemental et économiques. Ainsi, les légumes secs bio se cherchent une place dans le paysage agricole alti-ligérien : expérimentation de nouvelles variétés, amélioration des pratiques culturales, diversification des légumineuses, recherche d’outils de tri adapté à la qualité semencière et à la qualité alimentaire … * Evénements soumis au pass sanitaire, selon les règles connues à ce jour Ce TOUR est organisé en Haute-Loire par Haute-Loire Bio, association des producteurs bio de Haute-Loire, œuvrant pour promouvoir, développer et défendre une agriculture biologique respectueuse des hommes et de la terre en Haute-Loire, en partenariat avec le réseau des producteurs bio, la FRAB AuRA.

A découvrir

AQUARELLE EN PLEINE NATURE : 3 jours de création autour de Saint-Front

Recommandation

Du 07 août 2026 au 09 août 2026

Activités

AQUARELLE EN PLEINE NATURE : 3 jours de création autour de Saint-Front

🎨 Stage aquarelle en plein air avec Laurent Berset : 3 jours pour respirer, créer, s’émerveiller

Et si vous preniez enfin le temps… de ralentir, d’observer, et de peindre la beauté des paysages de Haute-Loire ?

Cet été, Laurent Berset vous propose un stage d’aquarelle en extérieur, accessible à tous les niveaux, dans un cadre naturel inspirant autour de Saint-Front, à seulement 30 minutes du Puy-en-Velay.

Pendant 3 jours, vous apprendrez à capturer l’instant :
Croquis, carnet de voyage, composition, aquarelle, encre, ou contenu hybride.

Le programme :
8h : rendez-vous au point de départ
8h30 – 12h : croquis et aquarelle sur site
pique-nique sur place (repas à votre charge)
13h30 – 17h30 : reprise sur place ou changement de décor

Et si le temps se gâte : un atelier abrité permettra de continuer à créer.

À partir de 90€/jour (soit 270€ les 3 jours)
Minimum 8 personnes – sans pension complète

Prix pour l’accompagnement et l’enseignement, repas à votre charge. (Pique-nique 😉

📅 Dates au choix :
➡️ 4-5-6 juillet
➡️ 7-8-9 août

📞 Infos / inscriptions : 06 72 77 38 26
🌐 Plus d’infos : www.aquarelle-expedition.com

SAINT FRONT (43) De 08:00 à 17:30

Cochon charbon au fumoir

Recommandation

Du 02 août 2026 au 23 août 2026

Expositions

Cochon charbon au fumoir

Le Fumoir est une sorte de cabinet de curiosités. Son initiateur, Bernard Turle, s’amuse à donner à voir des associations fertiles, graves ou drôles, parfois fumeuses. Des oeuvres éclectiques font. liens avec les histoires un peu foutraques du lieu (on ne spoile pas). Quant à l’installation.Cochon Charbon, elle joue avec les.variations.de.couleurs.(de peau).entre.sarcasme et facétie.

Programmée en off du festival d’Auzon, cette expo-installation temporaire vous livre une raison de plus d’aller faire un tour dans la cité médiévale du Brivadois cet été.

 


INTERVIEW

STRADA   Bernard Turle, vous avez ouvert une galerie à Auzon…

Bernard TURLE  Le Fumoir n’est pas une galerie permanente. Chaque année, le 1er dimanche d’août, l’association AuzonToujours organise Arts dans le village. Des artistes et artisans investissent les rues, les caves, les granges d’Auzon. Le Fumoir est l’un de ces espaces temporaires d’accueil de la culture. Il s’associe également à d’autres activités culturelles de la Petite Cité de Caractère. Par exemple, l’installation Cochon Charbon s’inscrit comme en « off » du festival d’Auzon 2026 (2 /22 août).

SA D’où vient le nom : Fumoir ?

BT C’est le terme employé dans les actes de propriété du lieu. Jusqu’à la fin du  XXe siècle, c’était un saloir et précédemment ç’avait été un fumoir. On y salait et fumait saucissons et jambons.

SA Le « Cochon » du titre de l’exposition a-t-il un lien avec cela ?

BT C’est l’un des liens, oui. Il en existe d’autres. J’aime les histoires que racontent les maisons. Or, dans ces murs vivait jadis une dame qui avait une truie, qu’elle promenait en laisse [sans rapport avec le Pornocratès de Félicien Rops !]. C’est en hommage à elle que l’une des premières expositions du Fumoir, Cochonailles, présentait de la charcuterie en laine, exécutée par Aiguilles et Pinceaux, un groupe d’Auzonaises qui, à leur manière, perpétuent une tradition d’activité liée au textile dans les campagnes d’antan : à Auzon, c’était plus spécialement la passementerie.

Et il y a un troisième lien : la Légende du Cochon d’Auzon. Au Moyen-Age, les Anglais assiégèrent la forteresse. Les habitants étaient affamés. Il ne restait plus qu’un cochon. Une bergère proposa de ne pas le tuer mais de l’engraisser avec ce qui restait comme maigre pitance. Ceci fait, on le laissa échapper. Le voyant débouler, rose et dodu, les Anglais s’exclamèrent : « Si leurs cochons sont si gras, c’est qu’ils ont de quoi tenir un long siège ! » Et ils décampèrent.

SA Hormis la rime, pourquoi associer charbon et cochon ?

BT Cette année, nous ouvrons la cave du Fumoir, doublant la surface d’exposition. Or, cette cave a, par le passé, servi de soute à charbon, il en restait des morceaux : ils sont exposés… L’une des histoires que racontent les maisons des environs, c’est celle des mines, dont la Taupe, entre Auzon et Sainte-Florine. Le thème du festival d’Auzon 2026 est « Couleurs, Mouvements… ». J’ai tout de suite pensé au noir du charbon. Le noir, pour certains, n’est pas une couleur, pour d’autres il les englobe toutes ; en Occident, il est plutôt négatif, ailleurs il peut être signe de puissance, positif. Le noir, comme thème, est d’une richesse infinie. J’aime la formule de Bachelard : ‘Le noir est le refuge de la couleur’. D’un point de vue artistique, la notion de ‘noir’ est inépuisable : le noir est une ‘couleur’ profonde comme la roche du promontoire sur lequel est posé notre village médiéval. Le noir est contour : à la Renaissance, il sert de fond à des portraits, fait contraste avec la peau rose des modèles européens.

SA Donc, cochon, charbon… que voit-on dans l’installation… ?

BT C’est une sorte de cabinet de curiosités… Des œuvres – et de simples ‘choses’ – éclectiques qui tournent autour de ‘Cochon Charbon’. La plasticienne Carla van der Werf, qui travaille sur le passé, la mémoire, la géologie… montre des fusains et des modelages de mineurs… L’Italien devenu arlésien Federico Dix, qui expose à Paris, Venise et Florence, montre des photos où le N/n/oir domine. En hommage aux immigrés italiens qui sont venus travailler dans les mines du coin, Odile Bat apporte des touches vives avec son interprétation en laine de la nourriture italienne. Nathalie Titeux a exécuté, en métal de récupération, un puits et, en picassiette, un cochon (elle a des antécédents célèbres : le cochon est très présent en art depuis longtemps… Rops, Koons…).

SA Vous avez expliqué d’où vient le cochon, d’où vient le charbon. Mais où se situe l’articulation entre les deux ?

BT Le noir et le rose sont deux facettes différentes d’une même réalité. N’ oublions pas les cochons noirs… les sangliers… Pour un festival que j’organisais dans le Midi, j’ai écrit le livret d’un spectacle intitulé Rose-Nègre sur l’épopée de la musique noire américaine, avec des musiques de Roland Seilhès. L’installation poursuit donc en quelque sorte un travail entamé plus tôt sur les variations des couleurs de peau. Les Indiens ne parlent pas de nous comme des Blancs, ils disent : Roses. Pour Cochon Charbon, l’articulation a jailli d’une image. Le mineur a été victime, on en a aussi fait un héros. On trouve dans les greniers des pays miniers de vieilles cartes postales en couleurs, éditées autrefois à l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Ce sont manifestement des mannequins qui prennent la pose, le visage bien rose. Ces images contrastent fortement avec les représentations de mineurs entassés dans l’ascenseur ou pliés en deux, pioche à la main, couverts de poussières noires (sans parler des trieuses, souvent oubliées par l’histoire officielle des mines). Leurs visages m’ont fait penser au blackface, la tradition théâtrale qui voulait qu’un comédien blanc se grime en Noir. A sa manière, le mineur est un blackface. Et aussi esclave que le Noir de la colonisation. Voilà d’où vient le souhait d’associer cochon et charbon : on aurait pu choisir comme titre ‘la chair et le charbon’ ou ‘le rose et le noir’.

SA Le Fumoir a beau être un espace modeste et temporaire, il résonne d’associations multiples et fertiles…

BT Comme un cerveau, un univers contradictoire et mystérieux mais savamment organisé ! Et avec l’ouverture de la cave, il approche peut-être d’une vérité profonde : celle de l’esprit du lieu ? L’esprit d’Auzon ? »

 

AUZON (43) Galerie Le Fumoir