la plage du Chambon Sur Lignon

De 18:00 à 13:00

Bienvenue au Résilience Festival #3
Après deux très belles premières éditions, Les Rondins Des Bois sont heureux et heureuses de vous présenter la troisième vague du Résilience Festival 😁🎶🌼
Ancré dans les problématiques actuelles, l’événement milite pour allier découverte musicale et sensibilisation à l’environnement et au faire soi-même !
On se réjouit de vous donner une nouvelle fois rendez-vous du 5 au 7 juillet à la plage du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) ! Deux soirs avec nous pour bouger vos body et toute une journée pour découvrir des animations et des ateliers autour de l’écologie et du faire soi-même. Ouverture du site à partir de 18h le vendredi et fermeture à 12h le dimanche.
💥 PROG > Concerts vendredi et samedi soir avec l’Open MIC qui fait son grand retour ! Ateliers éco-responsable, artisanats, stands associatifs et animations (jeux en bois, art de rue…) samedi en journée (prog ci-dessous) 🎶
VENDREDI 18h30-2h30 * Concerts :
– 18h30-19h30 : Open Mic (sur inscription – 20 participants max)
19h30-20h30 : Spectacle de théâtre « Cie La Tranchante »
– 21h-22h : Sanse & José (rap)
22h30-23h30 : Zoonra (dub electro)
– 23h-23h30 : spectacle duo de feu, avec Jana et Polak
– 00h-1h : Julie « Macjul » (techno oriental)
– 01h-2h30 : Myriad / xia lin (D&B)
Inscription pour l’Open Mic bientôt !
SAMEDI 10h-18h * Ateliers / Stands asso :
– Friperie ambulante avec La Rafistolerie
– Cercle de discussions femmes, cycles et plantes proposé par l’asso Totum
Explore game « Qui a fait disparaître l’écrevisse à pieds blancs du Lignon? » avec l’asso Sismae
Confection de transat en bois, avec La Bricoleuse, et initiation au tissage macramé pour l’assise du transat, avec l’asso OUF
– Expo sur les vivants du Lignon avec Aude Casier
– Sensibilisation au foncier agricole, avec l’asso Terre de Liens Haute-Loire
Atelier fabrication de fanions et d’imprimés textiles avec Marion Carlier
– Fabrication réchaud de camping low tech en récup avec l’asso Les Rondines Des Bois
Atelier de fabrication de fusées à eau
SAMEDI 13h30-18h30 * Animations, conférences, art de rue, sous la tente berbère:
Balade et sensibilisation à la sylviculture douce, avec Paul Roy (sur inscription)
-Table ronde sur le thème de l’alimentation durable
Balade botanique, avec Charlie Braesch et l’association Totum
– Conférence gesticulée « Le Passeport des Oiseaux »
Spectacle duo de danse « Collectif Ô & Concerts »
– Cirque sur place : la famille Touvamieuh
SAMEDI 19h-5h * Concerts :
19h-20h : Fleurs de maladresse (chansons française, saxo/guitare)
– 20h30-21h30 : Paulette (musique du monde)
– 22h-23h30 : Mirkadub (dub)
22h30-23h : spectacle duo de feu, avec Jana et Polak
– 00h-1h30 : Fanfara electronica (électro tribe)
– 2h-3h30 : Uzul (dub to techno)
3h30-5h : Space raverz (dub to trance)
🍺🍜 SNACK > Bières locales (Agrivoise), petit dej’ du samedi et dimanche matin… Et une nouveauté pour cette édition avec un food truck du coin !
💰 PRIX > Billetterie solidaire pour que le festival puisse être accessibles à tous(tes) :
– Tarif 1 jour > 10 € (solidaire) / 15 € (normal) / 20 € (soutien)
– Tarif 2 jours > 20 € (solidaire) / 25 € (normal) / 35 € (soutien)
Gratuit pour les moins de 12 ans et les ateliers sont toujours à prix libre 😃
La jauge du festival est limitée à 500 participants, prends ta place pour être certain de participer ! Ça se passe là : https://www.helloasso.com/…/resilience-festival-3-1…
☀️ BENEVOLAT > Inscris-toi en tant que bénévole pour profiter d’une place gratuite, de la bière et du catering à prix coûtant ! Par ici : https://docs.google.com/…/1FAIpQLSdjcEONmTo…/viewform…
🌊 PLAN D’EAU > Espace baignade sur le lieu, pensez à prendre votre plus beau maillot.
🌲 CAMPING > Espace tente dans le festival. Alcool autorisé, mais pas les bouteilles en verre.
Bientôt la programmation détaillée !
Rondainement, on vous attend chauds bouillants 💚

Un événement proposé par Association les Rondins des Bois

A découvrir

Cochon charbon au fumoir

Recommandation

Du 02 août 2026 au 23 août 2026

Expositions

Cochon charbon au fumoir

Le Fumoir est une sorte de cabinet de curiosités. Son initiateur, Bernard Turle, s’amuse à donner à voir des associations fertiles, graves ou drôles, parfois fumeuses. Des oeuvres éclectiques font. liens avec les histoires un peu foutraques du lieu (on ne spoile pas). Quant à l’installation.Cochon Charbon, elle joue avec les.variations.de.couleurs.(de peau).entre.sarcasme et facétie.

Programmée en off du festival d’Auzon, cette expo-installation temporaire vous livre une raison de plus d’aller faire un tour dans la cité médiévale du Brivadois cet été.

 


INTERVIEW

STRADA   Bernard Turle, vous avez ouvert une galerie à Auzon…

Bernard TURLE  Le Fumoir n’est pas une galerie permanente. Chaque année, le 1er dimanche d’août, l’association AuzonToujours organise Arts dans le village. Des artistes et artisans investissent les rues, les caves, les granges d’Auzon. Le Fumoir est l’un de ces espaces temporaires d’accueil de la culture. Il s’associe également à d’autres activités culturelles de la Petite Cité de Caractère. Par exemple, l’installation Cochon Charbon s’inscrit comme en « off » du festival d’Auzon 2026 (2 /22 août).

SA D’où vient le nom : Fumoir ?

BT C’est le terme employé dans les actes de propriété du lieu. Jusqu’à la fin du  XXe siècle, c’était un saloir et précédemment ç’avait été un fumoir. On y salait et fumait saucissons et jambons.

SA Le « Cochon » du titre de l’exposition a-t-il un lien avec cela ?

BT C’est l’un des liens, oui. Il en existe d’autres. J’aime les histoires que racontent les maisons. Or, dans ces murs vivait jadis une dame qui avait une truie, qu’elle promenait en laisse [sans rapport avec le Pornocratès de Félicien Rops !]. C’est en hommage à elle que l’une des premières expositions du Fumoir, Cochonailles, présentait de la charcuterie en laine, exécutée par Aiguilles et Pinceaux, un groupe d’Auzonaises qui, à leur manière, perpétuent une tradition d’activité liée au textile dans les campagnes d’antan : à Auzon, c’était plus spécialement la passementerie.

Et il y a un troisième lien : la Légende du Cochon d’Auzon. Au Moyen-Age, les Anglais assiégèrent la forteresse. Les habitants étaient affamés. Il ne restait plus qu’un cochon. Une bergère proposa de ne pas le tuer mais de l’engraisser avec ce qui restait comme maigre pitance. Ceci fait, on le laissa échapper. Le voyant débouler, rose et dodu, les Anglais s’exclamèrent : « Si leurs cochons sont si gras, c’est qu’ils ont de quoi tenir un long siège ! » Et ils décampèrent.

SA Hormis la rime, pourquoi associer charbon et cochon ?

BT Cette année, nous ouvrons la cave du Fumoir, doublant la surface d’exposition. Or, cette cave a, par le passé, servi de soute à charbon, il en restait des morceaux : ils sont exposés… L’une des histoires que racontent les maisons des environs, c’est celle des mines, dont la Taupe, entre Auzon et Sainte-Florine. Le thème du festival d’Auzon 2026 est « Couleurs, Mouvements… ». J’ai tout de suite pensé au noir du charbon. Le noir, pour certains, n’est pas une couleur, pour d’autres il les englobe toutes ; en Occident, il est plutôt négatif, ailleurs il peut être signe de puissance, positif. Le noir, comme thème, est d’une richesse infinie. J’aime la formule de Bachelard : ‘Le noir est le refuge de la couleur’. D’un point de vue artistique, la notion de ‘noir’ est inépuisable : le noir est une ‘couleur’ profonde comme la roche du promontoire sur lequel est posé notre village médiéval. Le noir est contour : à la Renaissance, il sert de fond à des portraits, fait contraste avec la peau rose des modèles européens.

SA Donc, cochon, charbon… que voit-on dans l’installation… ?

BT C’est une sorte de cabinet de curiosités… Des œuvres – et de simples ‘choses’ – éclectiques qui tournent autour de ‘Cochon Charbon’. La plasticienne Carla van der Werf, qui travaille sur le passé, la mémoire, la géologie… montre des fusains et des modelages de mineurs… L’Italien devenu arlésien Federico Dix, qui expose à Paris, Venise et Florence, montre des photos où le N/n/oir domine. En hommage aux immigrés italiens qui sont venus travailler dans les mines du coin, Odile Bat apporte des touches vives avec son interprétation en laine de la nourriture italienne. Nathalie Titeux a exécuté, en métal de récupération, un puits et, en picassiette, un cochon (elle a des antécédents célèbres : le cochon est très présent en art depuis longtemps… Rops, Koons…).

SA Vous avez expliqué d’où vient le cochon, d’où vient le charbon. Mais où se situe l’articulation entre les deux ?

BT Le noir et le rose sont deux facettes différentes d’une même réalité. N’ oublions pas les cochons noirs… les sangliers… Pour un festival que j’organisais dans le Midi, j’ai écrit le livret d’un spectacle intitulé Rose-Nègre sur l’épopée de la musique noire américaine, avec des musiques de Roland Seilhès. L’installation poursuit donc en quelque sorte un travail entamé plus tôt sur les variations des couleurs de peau. Les Indiens ne parlent pas de nous comme des Blancs, ils disent : Roses. Pour Cochon Charbon, l’articulation a jailli d’une image. Le mineur a été victime, on en a aussi fait un héros. On trouve dans les greniers des pays miniers de vieilles cartes postales en couleurs, éditées autrefois à l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Ce sont manifestement des mannequins qui prennent la pose, le visage bien rose. Ces images contrastent fortement avec les représentations de mineurs entassés dans l’ascenseur ou pliés en deux, pioche à la main, couverts de poussières noires (sans parler des trieuses, souvent oubliées par l’histoire officielle des mines). Leurs visages m’ont fait penser au blackface, la tradition théâtrale qui voulait qu’un comédien blanc se grime en Noir. A sa manière, le mineur est un blackface. Et aussi esclave que le Noir de la colonisation. Voilà d’où vient le souhait d’associer cochon et charbon : on aurait pu choisir comme titre ‘la chair et le charbon’ ou ‘le rose et le noir’.

SA Le Fumoir a beau être un espace modeste et temporaire, il résonne d’associations multiples et fertiles…

BT Comme un cerveau, un univers contradictoire et mystérieux mais savamment organisé ! Et avec l’ouverture de la cave, il approche peut-être d’une vérité profonde : celle de l’esprit du lieu ? L’esprit d’Auzon ? »

 

AUZON (43) Galerie Le Fumoir