Commence le : 29/06/2019 à

Et finit le : 29/05/2019

Catégorie :Expositions

Adresse :

FRACAuvergne (63)

Description:

DENIS LAGET

Portraits, vanités, natures mortes, paysages… Denis Laget maintient sa peinture dans les sujets classiques

de l’histoire de l’art. Si l’on tente de lister plus finement les séries qui ponctuent cet œuvre depuis environ

trente-cinq ans, on trouve : des portraits, des citrons, des crânes, des harengs, des quartiers de viande, des

têtes de mouton, des méduses, des paysages, des fleurs, des chiens, des oiseaux, des feuilles de figuier…

C’est une collection à la fois banale et étrange, une sorte de cabinet de curiosités, où rien d’extraordinaire

ou de spectaculaire ne s’impose. Est-ce à dire pour autant que tous ces sujets sont aléatoires, de purs

prétextes à peindre, des images-supports sans signification et sans enjeu en soi ? La question renvoie au

statut complexe du sujet en peinture et demande de dépasser les antinomies simplistes, soit l’alternative

entre une représentation bavarde ou «symbolarde», selon le mot de Claudel, qui ravalerait la peinture au rang

de médium et une indifférence ou transparence absolue du sujet qui, seule, permettrait l’assomption de la

Peinture, regardée elle-même comme une puissance métaphysique qui ne saurait s’annexer à aucune imagerie

sans se compromettre et se limiter. Même des artistes comme Gottlieb, Newman et Rothko, qui allaient

devenir les hérauts d’un sublime aniconique, n’ont pas évacué la question du sujet, eux qui déclarèrent :

«Il est largement admis chez les peintres que peu importe le sujet, du moment qu’il est bien peint. C’est

de l’académisme pur. Il n’existe pas de bonne peinture de rien». Il n’est donc pas inutile de rappeler cette

évidence : un (bon) tableau ne se limite certes pas à illustrer un thème ou une anecdote, mais, pour autant,

le sujet n’est jamais insignifiant.

Pourtant, s’ils ne sont pas insignifiants, chez Denis Laget, les sujets ne signifient rien. Même s’il est possible

d’en faire une interprétation allégorique, celle-ci demeure fondamentalement ouverte et, si elle enrichit

les tableaux, elle ne réduit pas la portée de la peinture. Les associations, les évocations et les références

sont suggérées, comme dormantes, en germe, mais elles ne s’imposent jamais comme des clefs permettant

d’accéder au fin mot de la peinture, précisément parce que la peinture n’est pas affaire de mots, ou à tout le

moins parce que ceux-ci ne permettent pas de se débarrasser de celle-là. S’il y a énigme, c’est une énigme

constitutive de la peinture, aucunement un simple rébus, et sans doute faut-il voir là un refus du didactisme

qui prendrait l’œil du regardeur par la main pour l’amener trop vite à la cervelle.

——————————————————————————-

INFOS PRATIQUES : Du mardi au samedi : 14 h – 18 h. Dimanche : 15 h – 18 h.

FRAC Auvergne – 6 rue du Terrail – Clermont-Ferrand – www.frac-auvergne.fr 

VERNISSAGE : Vendredi 28 juin 2019 à 19h au FRAC Auvergne en présence de Denis Laget.

Samedi 29 juin 2019 Visite de l’exposition à 14 h 30 au FRAC Auvergne avec Jean-Charles Vergne, commissaire de l’exposition et Denis Laget.

 

 

Coordonnées:

04 73 90 50 00 – contact@fracauvergne.com