L’AVENIR DE LA BIO

PAROLES
d’agriculteurs bio

 

Invités par Celnat à sa Fête des moissons bio, des agriculteurs convertis en bio ont témoigné de leur réalité et nous ont touchés par leurs mots témoignant d’une passion et de leur engagement pour le respect d’une nature vivante.

BIO / LE DÉFI DES VOLUMES, article STRADA N42 automne 2018

Pierre Gibert, EARL L’Aros – Saint-Martin-de-Fugères (43) – Céréales

Dans la famille de Pierre on est agriculteur de père en fils depuis la révolution. Quand son frère quitte la ferme, un burn-out l’oblige à repenser sa situation, à stopper le cycle infernal qui condamne à réinvestir systématiquement tout ce que l’on gagne pour s’agrandir.

 

« J’ai décidé d’arrêter l’élevage et de me lancer en culture bio. Je m’intéresse plus à l’état des cultures et à leur qualité organoleptique qu’au rendement. J’aime ce que je fais, j’aime le travail de la terre, du sol et en tirer le fruit le plus simple qui soit. Tout en utilisant des
outils modernes, je renoue avec ce que faisaient les anciens. La nature est telle qu’elle doit être, il faut travailler en symbiose avec elle, respecter le vivant. »

 

Lydie et Emmanuel Renard – Ferme de Fons des Ores (63) – Farine bio et champignons bio

Lydie et Emmanuel rappellent l’étymologie des termes ‘agriculture’ et ‘biologie’, porteurs d’un sens bien plus large que le travail de la terre pour s’alimenter.

 

 

« L’agriculture ‘bio-logique’, c’est une logique de vie. Comme l’agriculteur travaille son champ, il laboure le champ des idées. La culture élève l’esprit, tout comme elle permet à notre sol de s’élever et de donner le meilleur de lui-même. »

 

 

 

 

 

 

David Peyremorte, en GAEC – Ferme du Roubion (26)

 

 

« J’ai redécouvert le sens du métier avec la conversion bio.
Pour nous, travailler en agriculture bio, c’est aussi respecter nos conditions climatiques en choisissant des cultures qui ont peu besoin d’eau. J’ai rapidement
constaté que ça fonctionnait bien sans pesticides, sans intrants. La traction animale ? Pareil, c’est génial et ça marche très bien.
Depuis que nous sommes passés en agriculture biologique, on n’a plus les aides de la PAC car plus vous polluez, plus vous touchez d’aides, mais on s’en sort bien économiquement parce que nous avons une moyenne de récoltes paisibles. Certaines cultures ont peu de rendement mais amènent de la fertilité
à l’ensemble.
Nous prenons pleinement plaisir à travailler avec une terre fertile, vivante. L’agriculture biologique est maintenant une évidence. »