Le 12 janvier 2026
Dimanche matin je mets les baskets et go ! Échauffement et essoufflement passés, j’appelle mon papa qui se trouve dans un pays plus au sud pour s’occuper d’enfants et de judo. Une heure plus tard, je raccroche. Je suis émue. Des émotions me bousculent.
Je me sens fière de ce qu’il fait, de ces actions humanitaires, fière de ce qu’il m’a transmis malgré une relation parfois conflictuelle. Et je doute.
Je transpose la situation à ma relation avec mes filles.
Que vont elles retenir dans 20 ou 30 ans ? que penseront elles de la façon dont j’aurai vécu, de ce que nous auront fait ensemble ? A quoi vont-elles adhérer ? Que vont-elles rejeter ? Que vont elles garder de mes valeurs ?
On est là, entre nous, alors je vous en dis plus.
Autonomie, Dépassement de soi, Solidarité, Générosité et Goût de l’Effort sont les piliers que je rêve de transmettre. Je fais ma vie selon, j’agis en ce sens. Mais, clairement, quand j’embarque ma grenouille de 7 ans faire le pied de grue dans le magasin de la collecte alimentaire, pas dit que ça lui donne envie de le refaire plus tard. Et quand on est parties à un anniversaire alors que la route n’est pas déneigée (300 mètres dans 40 cm de neige avec des sacs et une pelle pour essayer de sortir la voiture) est ce que c’est un bon souvenir ou bien est ce que je les ai dégoutées de se confronter à la difficulté ? Et quand je pousse mon ado à courir pour sa rééducation et qu’elle m’éjecte verbalement, est-ce que je lui donne le goût du challenge ?
Pas dit que tout cela fonctionne !
Entre faire soi, montrer, tenter et parfois imposer de faire, il y aura de sacrés loupés. Mais quelle est la clé ? C’est quand même important de transmettre ses valeurs, non ?
En tant que Maman Coach, voici le fruit des mes dernières réflexions.
Vouloir transmettre ses valeurs est un acte égoïste qui nous fait du bien à nous avant tout. BIM ! Ça, c’est dit ! Je m’explique. Quand nous agissons selon nos valeurs, c’est d’abord nous que nous nourrissons. C’est de la biochimie, on s’envoie notre shoot de dopamine. Vouloir transmettre, c’est aussi imposer à l’autre ce qui fait que l’on nous reconnait, nous, mais pas l’autre, pas sa valeur intrinsèque. C’est donc oublier ce qui ne demande qu’à grandir chez l’autre.
Pas vraiment des clés que ces propos, certes.

En tant que Maman Coach, voici le fruit des mes dernières réflexions.
Vouloir transmettre ses valeurs est un acte égoïste qui nous fait du bien à nous avant tout. BIM ! Ça, c’est dit ! Je m’explique. Quand nous agissons selon nos valeurs, c’est d’abord nous que nous nourrissons. C’est de la biochimie, on s’envoie notre shoot de dopamine. Vouloir transmettre, c’est aussi imposer à l’autre ce qui fait que l’on nous reconnait, nous, mais pas l’autre, pas sa valeur intrinsèque. C’est donc oublier ce qui ne demande qu’à grandir chez l’autre.
Pas vraiment des clés que ces propos, certes.
Voici les « tips » que je mets en place avec humilité.
- Faire pour soi-même, pas pour l’exemple donné. Parfois en expliquant le bien fondé, parfois en faisant simplement, sans dire.
- Favoriser une initiative, même si on ne l’apprécie pas. En proposant différents angles de vue que l’enfant ou l’ado s’appropriera, ou pas.
- Laisser faire, même quand ça crispe en ne mettant que la limite du risque d’intégrité physique et morale, en faisant confiance à leur capacité d’apprentissage. Ouiiii, c’est dur parfois !
- Quand elles sont en difficulté, les soutenir inconditionnellement, même quand on voudrait dire « Dém…. -toi ! T’as pas voulu écouter, assume ». La leçon se suffit parfois à elle-même. J’aime bien me dire que je n’ai pas si mal tournée, que je suis heureuse, épanouie malgré les tempêtes traversées. Mes parents certes m’ont façonnée, mais aussi la vie et les autres. Cela soulage mes peurs de maman.
Alors, que mes filles gardent mes valeurs ou qu’elles les bousculent, peu importe.
Posté par Vanessa Coste-Oukoloff