Du 07 juillet 2026 au 31 août 2026

VOREY SUR ARZON (43)

MARDI 7 JUILLET À 18H

Lecture collective
Élisée Reclus et la solidarité terrestre par Roméo Bondon

Arpentage & Lecture collective

Et si repenser notre lien à la terre commençait par une lecture partagée ?

[L’arpentage est une méthode qui permet de s’approprier collectivement et rapidement le contenu d’un texte: on se partage le livre, chacun lit individuellement un passage; la mise en commun permet des échanges et une compréhension globale de l‘ouvrage] « Là où le sol s’est enlaidi, là où toute poésie a disparu du paysage, les imaginations s’éteignent. » Géographe visionnaire, voyageur au long cours, poète, Élisée Reclus (1830-1905) n’était pas seulement un savant : il fut engagé dans les débats de son temps et actif politiquement. Son engagement influença sa géographie. Pour Elisée Reclus, les humains partagent une responsabilité vis-à-vis de tous les êtres : animaux, végétaux, montagnes, cours d’eau qui composent la Terre.

À partir de 16 ans. Durée : 2h, à la Médiathèque, Gratuit – Sur inscription, Rafraîchissement offert.

Inscription par mail bibliotheque@vorey.fr
­

——————————
JEUDI 9 JUILLET À 17H

Animation parent-enfant : Nos abris rêvés

En partenariat avec les Jardins Partagés de Vorey

Ici, chaque brindille compte : venez créer votre propre chef-d’œuvre, comme le font depuis toujours les oiseaux et les insectes bâtisseurs.

Venez déambuler dans la végétation des jardins riches de forme, couleur, matière, odeur et glaner ce qui façonnera votre habitat rêvé. À la manière des animaux bâtisseurs.

Etes-vous plutôt tisserand, maçon, couturier ?

Qu’elle soit cathédrale de terre extraordinaire ou simple refuge de cocon douillet et peu importe le nom qu’on lui donne, notre abri nous ressemble !

De 7 à 14 ans. Durée : 2h. Lieu : Jardin Partagé  Gratuit – Sur inscription, Rafraîchissement offert.

Inscription par mail bibliotheque@vorey.fr
­
MAR 28 JUIL DÈS 18H30

Temps fort « Vorey’ves d’été 2026 »

Le rendez-vous d’été à ne pas manquer : spectacles, concert et bonne humeur, en plein air et gratuit.

Buvette et snack sur place dès 18h30

19H30  Spectacle : Bakéké  Clown et cirque  Fabrizzio Rosselli

Un spectacle malicieux qui transforme les petits tracas du quotidien en pure comédie. Dans ce spectacle clownesque, Fabrizio Rosselli nous emmène sur un rythme endiablé dans la grande aventure du quotidien et de ses nombreuses péripéties. Doté d’un humour facétieux, Fabrizio, tel un Roberto Benigni circassien saura à coup sûr faire voyager petits et grands enfants.

Tout public conseillé dès 5 ans, 35 min, offert

20H30  Concert : Block Party

Hip-Hop, Soul et Funk   Radio Kaizman  ­Une fanfare hip-hop qui transforme la rue en piste de danse géante. Radio Kaizman réinvente la « block party », ces fêtes de rue nées dans les années 70 aux États-Unis, berceau du Hip Hop, de la Soul et du Funk. Sur scène, des blocs de bois multifonctions deviennent tour à tour décor, ghettoblaster géant et podium, jusqu’au grand final en « soul-train » où petits et grands dansent ensemble.

Tout public, 50 min, offert
Stéphane Benhaddou : Voix, Delphine Morel : Voix et flûte, Romain Maitrot : Trompette, Brice Parizot : Trombone, Quentin Duthu : Soubassophone, Aldric Plisson : Caisse claire, Clément Drigon : Grosse caisse
Lieu : Place des Moulettes (Embarcadère si pluie) Organisé par la Commune de Vorey-sur-Arzon, avec le soutien de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

MAR 11 AOÛT

À 19H30  Spectacle : En grandes Pompes Théâtre de rue Cie des aubes sauvages (07)

Buvette et snack sur place dès 18h30

­ »Vous allez vous occuper de vos morts maintenant ! » : Tel est le cri d’alarme lancé par Catrine, une drôle de manutentionnaire de l’entreprise « En Grandes Pompes ». Au bout du rouleau, elle vous embarque dans une remise à niveau funéraire et une cérémonie cathartique collective sur mesure. En grandes pompes est un spectacle qui nous permet de regarder la mort en face et de souffler un grand coup. Il agit comme une cérémonie chimérique mais inspirée de rituels véridiques, et offre un temps pour sentir combien le deuil est une histoire collective, et bien vivante.  Conseillé dès 10 ans, Durée : 60 mn

Lieu : Bords de Loire (Coulée verte – Avenue 19 Mars 1962) (Embarcadère si pluie)
Offert

Clémentine Jolivet : Écriture et mise en scène, Julie Plantevin : Jeu et collaboration à l’écriture. Organisé par la Commune de Vorey-sur-Arzon, avec le soutien de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

­­
MER 12 AOÛT À 18H

Atelier : Découverte de la linogravure  Noémie L.

Un atelier pour créer, à votre rythme, votre toute première estampe. La linogravure est une technique qui permet de créer une image en l’imprimant sur un support papier ou textile à partir d’un bloc de linoleum gravé. Dans cet atelier, vous découvrirez les principes et les outils de la linogravure, et pourrez créer votre propre image.

Public adulte, Durée : 2h30 à 3h

Lieu : Embarcadère, Tarifs : 5 euros – Sur inscription
Inscription par mail bibliotheque@vorey.fr
­
JEU 13 AOÛT À 9H30

Atelier : Les petites bêtes des rivières

Exploration nature et lecture en plein air Loupe en main, à la découverte des habitants secrets de la rivière. La rivière regorge de secrets. Viens découvrir celle à côté de chez toi ! En petit explorateur, avec loupe et épuisette, on apprendra à voir et reconnaître les petits êtres qui vivent sur l’eau et sous l’eau. Sur la rive fraîche du cours d’eau, des histoires qui nous racontent la rivière ponctueront la matinée.

Dès 8 ans, Durée : 2h, Lieu : Bords de Loire

Tarifs : Offert – Sur inscription. Rafraîchissement offert.­
Inscription par mail bibliotheque@vorey.fr
­­

La Médiathèque & Ludothèque
Tout l’été, puzzles, coloriage géant et jeux de la ludothèque en libre accès pour jouer entre amis ou en famille !

Horaires Mardi : 15h-18h   Mercredi : 10h-12h et 14h-17h    Vendredi : 15h-18h      Samedi : 10h-12h   Horaires d’été (août)  Mercredi : 10h-12h et 14h-17h   Vendredi : 10h-12h   Samedi : 10h-12h   ⚠️ Fermeture du lundi 13 au samedi 25 juillet inclus.

Le Cinéma

LUN 06 JUIL 20H30 : Histoires Parallèles
LUN 27 JUIL 18H : Toy Story 5
LUN 27 JUIL 20H30 : Ma famille chérie
LUN 03 AOUT 20H30: Anna et les enfants
MAR 04 AOUT 18H00 : Des minions et des monstres
etc.

Organisé par Cinévasion Haute-Loire
­

 

Un événement proposé par L'embarcadère

A découvrir

Cochon charbon au fumoir

Recommandation

Du 02 août 2026 au 23 août 2026

Expositions

Cochon charbon au fumoir

Le Fumoir est une sorte de cabinet de curiosités. Son initiateur, Bernard Turle, s’amuse à donner à voir des associations fertiles, graves ou drôles, parfois fumeuses. Des oeuvres éclectiques font. liens avec les histoires un peu foutraques du lieu (on ne spoile pas). Quant à l’installation.Cochon Charbon, elle joue avec les.variations.de.couleurs.(de peau).entre.sarcasme et facétie.

Programmée en off du festival d’Auzon, cette expo-installation temporaire vous livre une raison de plus d’aller faire un tour dans la cité médiévale du Brivadois cet été.

 


INTERVIEW

STRADA   Bernard Turle, vous avez ouvert une galerie à Auzon…

Bernard TURLE  Le Fumoir n’est pas une galerie permanente. Chaque année, le 1er dimanche d’août, l’association AuzonToujours organise Arts dans le village. Des artistes et artisans investissent les rues, les caves, les granges d’Auzon. Le Fumoir est l’un de ces espaces temporaires d’accueil de la culture. Il s’associe également à d’autres activités culturelles de la Petite Cité de Caractère. Par exemple, l’installation Cochon Charbon s’inscrit comme en « off » du festival d’Auzon 2026 (2 /22 août).

SA D’où vient le nom : Fumoir ?

BT C’est le terme employé dans les actes de propriété du lieu. Jusqu’à la fin du  XXe siècle, c’était un saloir et précédemment ç’avait été un fumoir. On y salait et fumait saucissons et jambons.

SA Le « Cochon » du titre de l’exposition a-t-il un lien avec cela ?

BT C’est l’un des liens, oui. Il en existe d’autres. J’aime les histoires que racontent les maisons. Or, dans ces murs vivait jadis une dame qui avait une truie, qu’elle promenait en laisse [sans rapport avec le Pornocratès de Félicien Rops !]. C’est en hommage à elle que l’une des premières expositions du Fumoir, Cochonailles, présentait de la charcuterie en laine, exécutée par Aiguilles et Pinceaux, un groupe d’Auzonaises qui, à leur manière, perpétuent une tradition d’activité liée au textile dans les campagnes d’antan : à Auzon, c’était plus spécialement la passementerie.

Et il y a un troisième lien : la Légende du Cochon d’Auzon. Au Moyen-Age, les Anglais assiégèrent la forteresse. Les habitants étaient affamés. Il ne restait plus qu’un cochon. Une bergère proposa de ne pas le tuer mais de l’engraisser avec ce qui restait comme maigre pitance. Ceci fait, on le laissa échapper. Le voyant débouler, rose et dodu, les Anglais s’exclamèrent : « Si leurs cochons sont si gras, c’est qu’ils ont de quoi tenir un long siège ! » Et ils décampèrent.

SA Hormis la rime, pourquoi associer charbon et cochon ?

BT Cette année, nous ouvrons la cave du Fumoir, doublant la surface d’exposition. Or, cette cave a, par le passé, servi de soute à charbon, il en restait des morceaux : ils sont exposés… L’une des histoires que racontent les maisons des environs, c’est celle des mines, dont la Taupe, entre Auzon et Sainte-Florine. Le thème du festival d’Auzon 2026 est « Couleurs, Mouvements… ». J’ai tout de suite pensé au noir du charbon. Le noir, pour certains, n’est pas une couleur, pour d’autres il les englobe toutes ; en Occident, il est plutôt négatif, ailleurs il peut être signe de puissance, positif. Le noir, comme thème, est d’une richesse infinie. J’aime la formule de Bachelard : ‘Le noir est le refuge de la couleur’. D’un point de vue artistique, la notion de ‘noir’ est inépuisable : le noir est une ‘couleur’ profonde comme la roche du promontoire sur lequel est posé notre village médiéval. Le noir est contour : à la Renaissance, il sert de fond à des portraits, fait contraste avec la peau rose des modèles européens.

SA Donc, cochon, charbon… que voit-on dans l’installation… ?

BT C’est une sorte de cabinet de curiosités… Des œuvres – et de simples ‘choses’ – éclectiques qui tournent autour de ‘Cochon Charbon’. La plasticienne Carla van der Werf, qui travaille sur le passé, la mémoire, la géologie… montre des fusains et des modelages de mineurs… L’Italien devenu arlésien Federico Dix, qui expose à Paris, Venise et Florence, montre des photos où le N/n/oir domine. En hommage aux immigrés italiens qui sont venus travailler dans les mines du coin, Odile Bat apporte des touches vives avec son interprétation en laine de la nourriture italienne. Nathalie Titeux a exécuté, en métal de récupération, un puits et, en picassiette, un cochon (elle a des antécédents célèbres : le cochon est très présent en art depuis longtemps… Rops, Koons…).

SA Vous avez expliqué d’où vient le cochon, d’où vient le charbon. Mais où se situe l’articulation entre les deux ?

BT Le noir et le rose sont deux facettes différentes d’une même réalité. N’ oublions pas les cochons noirs… les sangliers… Pour un festival que j’organisais dans le Midi, j’ai écrit le livret d’un spectacle intitulé Rose-Nègre sur l’épopée de la musique noire américaine, avec des musiques de Roland Seilhès. L’installation poursuit donc en quelque sorte un travail entamé plus tôt sur les variations des couleurs de peau. Les Indiens ne parlent pas de nous comme des Blancs, ils disent : Roses. Pour Cochon Charbon, l’articulation a jailli d’une image. Le mineur a été victime, on en a aussi fait un héros. On trouve dans les greniers des pays miniers de vieilles cartes postales en couleurs, éditées autrefois à l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Ce sont manifestement des mannequins qui prennent la pose, le visage bien rose. Ces images contrastent fortement avec les représentations de mineurs entassés dans l’ascenseur ou pliés en deux, pioche à la main, couverts de poussières noires (sans parler des trieuses, souvent oubliées par l’histoire officielle des mines). Leurs visages m’ont fait penser au blackface, la tradition théâtrale qui voulait qu’un comédien blanc se grime en Noir. A sa manière, le mineur est un blackface. Et aussi esclave que le Noir de la colonisation. Voilà d’où vient le souhait d’associer cochon et charbon : on aurait pu choisir comme titre ‘la chair et le charbon’ ou ‘le rose et le noir’.

SA Le Fumoir a beau être un espace modeste et temporaire, il résonne d’associations multiples et fertiles…

BT Comme un cerveau, un univers contradictoire et mystérieux mais savamment organisé ! Et avec l’ouverture de la cave, il approche peut-être d’une vérité profonde : celle de l’esprit du lieu ? L’esprit d’Auzon ? »

 

AUZON (43) Galerie Le Fumoir