Le potentiel de la graine

Aujourd’hui est un jour béni : je fais mes semis. Voilà des semaines que je me réjouis à l’idée de toucher la graine, concentré de vie.

J’ai tout préparé pour ces semis en godets :

On plante ses semis !

  • Des petits pots en plastique, en terre cuite et toutes sortes de récipients de récupération, ainsi que des grandes barquettes destinées à rassembler les petits pots, et des étiquettes pour identifier les graines semées.
  • De la terre de qualité constituée d’un mélange fait main à un tiers de terreau acheté en jardinerie, un tiers de terre remontée par les taupes de mon jardin, un tiers de compost-maison tamisé. Mes mains plongent avec ravissement dans la grande bassine pour brasser le tout jusqu’à obtention d’un substrat homogène propice à la germination de mes futurs bébés.
  • Des graines de courges, dont je fais la collection, et qui seront à l’honneur cette année dans mon jardin avec plus de 50 variétés. Oui j’aime les courges, si généreuses en forme, en couleur et en goût, et parfaitement adaptées au climat de Montfaucon. Les semences, récoltées aux automnes derniers ou commandées à La ferme de Sainte Marthe, sont sorties de leur sachet, prêtes à démarrer une nouvelle existence. Chaque graine est une sorte de plante en miniature soigneusement emballée, avec un minuscule germe, des réserves de nourriture, et un tout petit peu d’eau. Je suis toujours émue par la puissance de vie que recèle une graine. Son potentiel est infini : des tonnes et des tonnes de courges !
  • Des conditions saisonnières favorables : en cette mi-mars 2020, le calendrier lunaire pour les plantes potagères invite à semer les légumes-fruits, famille dont font partie les courges, du 16 au 18, ou du 27 au 28 (voir calendrier lunaire de M.L. Delay) . Sachant que sous abri, à une température minimum de 15°, mes graines mettront une dizaine de jours à lever, et que je ne les repiquerai en pleine terre que fin mai, elles vont passer une enfance dorée, bien chouchoutées, avant de s’exposer au dehors.
  • Des emplacements privilégiés dans mon salon ou la serre-dôme. Oui, une partie de mes semis occupent une place de choix dans mon salon pendant deux mois. Devant la baie vitrée ou sur le rebord de fenêtre, ce sont mes invités d’honneur car je tiens à les voir pousser. Une autre partie se retrouve dans la serre, bénéficiant aussi d’une belle source de lumière.image 123rf

Toutes ces préparations effectuées, vient l’instant de grâce où mon doigt enfonce la graine sur la tranche à 2 cm de profondeur. Je la recouvre de terre qui sera maintenue humide, mais sans excès pour ne pas faire pourrir la graine.

J’aurais pu, pour multiplier mes chances de réussite, semer trois ou quatre graines en poquet et ne conserver que le plant le plus vigoureux au bout de quelques semaines. Mais comme je suis une optimiste, j’ai mis une seule graine par godet. Ai-je eu raison ? L’avenir nous le dira.

LE CALENDRIER LUNAIRE de Marie Laure DELAY printemps 2020