« Il y a 5 fois plus d’énergie dans une goutte d’eau que dans une goutte de carburant ! La caléfaction de l’hydrogène contenue dans l’eau de fonte de la neige est propre : elle ne génère pas de fumées toxiques et très peu de cendres, elle ne consomme pas de bois… et est même assez simple à construire » assure Fabrice. « Avec un apport électrique de 700 watts pour l’alimentation de la turbine, on obtient un rendement calorifique de plus de 55 kW. »

Au refuge de Sarenne, la combustion d’hydrogène contenue dans l’eau est associée à un prototype de chaudière à gazéification de déchets ménagers par plasma. Cette solution permet de revaloriser des déchets combustibles et de brûler l’eau de pluie apportée par la gouttière du toit. « La fusion froide nous rappelle que l’avenir est bien dans l’eau, que l’on ne propulse pas les fusées avec du gasoil et que 70 % de la surface de la planète se compose d’eau. Sachant qu’en période hivernale on a de l’eau en abondance, il serait urgent de s’intéresser à la première source d’énergie totalement renouvelable : l’eau qui tombe du ciel. On ne nous a pas encore imposé un compteur là-dessus, il faut en profiter, ça ne saurait durer – la preuve c’est que les gens qui ont investi dans des cuves à eau pour éviter de consommer trop d’eau sur le réseau sont aujourd’hui taxés. » Capture d’écran 2015-01-03 à 17.11.04Capture d’écran 2015-01-03 à 17.08.31

Concrètement, construire sa chaudière On a besoin d’un bidon (type récupération de matériel de caserne) dans lequel on aura coulé un ciment réfractaire pour éviter que l’enveloppe ne se perce. Pour démarrer l’expérience, on prépare un substrat avec un peu de copeaux de bois et un peu d’huile végétale (de la friture de récupération) ou tous les déchets ménagers qui permettent de démarrer un feu. Sur ce feu, on amène de l’air et une solution d’eau. L’hydrogène contenu dans l’eau s’enflamme. À Sarenne, un échangeur dissipe l’excédent d’énergie en produisant de l’eau chaude sanitaire. Pour que tout le monde puisse s’approprier cette connaissance, le process a été simplifié au maximum, et on trouve sur internet des didacticiels, des photos, des vidéos, des plans des modèles et le retour d’expériences.

Des liens utiles pour apprendre à devenir autonome en énergie et produire selon ses besoins