Parfois nous recherchons le changement et parfois il nous est imposé par la vie. Nous l’appelons de nos voeux quand nous traversons des passages difficiles et nous le craignons quand nous vivons des moments de bonheur. Nous avons tous connu, à un moment ou à un autre, la peur du changement.

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La peur du changement

C’est un mécanisme de défense psychologique par lequel nous tentons de conserver ce qui est acquis et de nous protéger de ce qui pourrait être dangereux ou nous faire souffrir. Nous mettons en place, sans même nous en rendre compte, tout un système de repères et habitudes qui ont pour but de nous rassurer, de nous donner une sensation de sécurité face à une situation inconnue potentiellement dangereuse.

Nous sommes capables de faire énormément de compromis pour essayer d’éviter les changements que nous craignons, et nous avons souvent besoin d’atteindre un haut niveau de souffrance  pour les accepter.

Quand un changement radical survient dans nos vies, par exemple dans le cas d’un licenciement, d’une rupture amoureuse ou d’une deuil, nous pouvons avoir tendance à être obnubilé par ce qui vient de nous arriver, à entrer dans la plainte, à chercher des justifications, à se lancer dans des accusations… Ce sont des tentatives pour nous raccrocher à ce qui est en train de partir, mais, en fait, ce comportement ne fait qu’entretenir notre souffrance.

 » Dans tout changement, même souhaité,
il y a toujours quelque chose à laisser partir et quelque chose à accueillir. »

 

 

Comment agir face au changement ?

Vais-je rester perdu(e), en colère, triste, submergé(e)… Ou bien vais-je utiliser mes forces, mon énergie d’une façon créatrice, constructive ?

Première étape   Faire le deuil, accepter que ce qui était ne sera plus. Moins votre résistance sera forte, moins vous souffrirez.

Deuxième étape  Accepter le vide, cet espace inconfortable, sans repères, où l’ancien a disparu et où le nouveau n’est pas encore là. C’est un moment difficile où l’on est impuissant(e), ou l’on peut se sentir désorienté(e), sans énergie, sans envies… Vous avez juste à vivre cela, être témoins de cela, être patient(e)s et bienveillant(e)s avec vous-même.

Troisième étape  Ne tombez pas dans le piège de recréer la situation ancienne. Prenez le temps de vous interroger sur les nouveaux repères que vous souhaitez mettre en place, prenez conscience de vos besoins, écoutez vos désirs et aussi vos peurs, riches d’enseignements. Tout cela va vous guider vers le nouveau.

Quatrième étape Soyez curieux(se), attendez-vous à ce que de bonnes choses surgissent dans votre vie, et soyez dans l’enthousiasme de les découvrir, cela vous mettra dans une énergie propice à percevoir les opportunités qui vont se présenter et vous permettre de passer du vide à une nouvelle vie.

Deux exercices pour développer sa capacité d’adaptation

La capacité d’adaptation est essentielle à notre survie, à la résilience, au bonheur. 

  1. Confrontez-vous à la réalité de ce que vous craignez. A chaque fois que vos craintes ne se confirmerons pas, vous augmenterez votre souplesse face au changement, vous gagnerez en confiance en vous et en vos capacités à évoluer, à vous réaliser, quelque soit l’évènement qui vient bouleverser votre vie.
  2. Posez vous la question suivante : « Quelles sont les habitudes, les repères que j’ai mis en place et qui sont devenus de prisons ? ». Choisissez une habitude ou un repère, imaginez d’autres alternatives et choisissez-en une que vous allez appliquer pendant au moins quinze jours. Puis choisissez une autre possibilité et appliquez la pendant quinze autres jours. L’objectif n’est pas que la nouvelle habitude devienne permanente, mais de s’habituer à des changements. Plus vous prendrez cela comme un jeu amusant, mieux ce sera.
  3. La vie est mouvement. C’est en vous ajustant au mouvement que vous vous sentirez pleinement vivant