Tous les chemins…

Comme dirait mon ami Georges, cartésien :»Tous les chemins mènent à Rome, mais on a peu de chances d’y arriver si on en n’a pas l’envie …» Comme quoi, pour avancer, il faut mettre du cœur à l’ouvrage ou du carburant dans son moteur.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je m’embarque souvent dans plusieurs projets à la fois, sans savoir lequel est le plus important, et trop de possibles me font parfois oublier la motivation première… Heureusement en Haute-Loire, je ne suis pas seule sur la route à zigzaguer le nez au vent : il m’arrive ainsi de capter avec bonheur des effluves de belles énergies qui me rappellent qui je suis et où je veux aller.

Dans ce nouveau numéro de STRADA La vie d’ici, vous découvrirez vous aussi des personnes de conviction, leurs actions individuelles ou collectives, et des passions vivaces qui, aux beaux jours, facilitent la germination de nos idées.

Pour exemples, le mode de vie surprenant d’Hélène, approchant la soixantaine, qui décide de vivre dans une yourte (p35). Elle se sent bien dans ce choix, en cohérence avec ses valeurs : respect de la nature, exemplarité écologique, transmission des savoirs… Ou encore, les salons Eco d’Ici et Habitat Naturel à l’initiative de collectifs – tout comme, et nous en reparlerons, le réseau AVEC, la société d’intérêt collectif ERE43, les métiers d’art autour de DOMUS…- ils présentent ce printemps leurs pistes de solutions d’éco-habitat (p31). Enfin, à Tence, c’est en groupement d’achat solidaire et éthique que des familles s’organisent, désireuses de choisir ce qu’elles consomment…(p5)

Chaque jour, si on veut bien dessiller un peu les yeux, on peut voir des altérités se frotter les unes aux autres, partager des connaissances, réfléchir à comment vivre ici, ensemble…

Allez ouste, frottez moi ces yeux ! sortez de chez vous ! allez à la rencontre des beaux jours et des autres ! nul doute que vous trouverez le chemin de nouvelles synergies… et ça m’enchante !                   

Joëlle ANDREYS – printemps 2010

14 mai : C’est ça des pneus verts !!!? vus dans la nature de Fix st Geney – Joël

14 mai : Je prends beaucoup de plaisir à lire les numéros de Strada, et au nom du lien qui s’est tissé avec vous au fil des saisons, j’ai envie de réagir à l’encadré (« Strad’avis ») de la page 21 de votre dernier numéro (printemps 2010) que je découvre seulement maintenant.
Vous venez apporter un éclairage à un témoignage de maman « maternante », en évoquant les « dérives naturalistes » de l’emploi du terme de « maternage » et le risque « d’enfermement des femmes dans un rôle de mère » en période de crise économique, en vous appuyant sur la référence du dernier livre d’Elizabeth Badinter.
Il y aurait beaucoup à dire, mais je voulais commencer par exprimer à votre intention que je trouve très contestable la façon dont madame Badinter se positionne comme philosophe en capacité de penser le monde, quand on sait qu’elle est engagée comme actionnaire de référence et présidente du conseil de surveillance dans le groupe Publicis, dont elle possède 10, 16 % (source Wikipédia), ce qui rend son opinion sur les couches lavables et les petits pots caduque à mon sens!… et qu’elle préfère rallier ses lecteurs à des postulats généraux comme « l’instinct maternel n’existe pas » en surinvestissant l’espace médiatique, plutôt que de nous livrer plus humblement SON expérience de la maternité…
Je participe régulièrement à des listes de discussion et des forums autour des thèmes du parentage – terme que je préfère à celui de maternage, même s’il n’est pas encore inscrit au dictionnaire – au sein de la liste des Parents Conscients animée par cette même Catherine Dumonteil-Kremer citée dans la page que vous consacrez au maternage, ou encore de l’association de l’Arbre à Bébé qui invite par ailleurs à une réflexion sur la décroissance et la simplicité volontaire. Nous réfléchissons ensemble, entre mamans et papas, à ce que nous voulons projeter sur le monde, en sortant, via l’accompagnement respectueux de nos enfants, de la relation de domination qui sous-tend l’éducation traditionnelle (à ce titre, vous savez peut-être que le 30 avril était la journée de la non-violence éducative à l’initiative d’Olivier Maurel connu pour ses positions contre la fessée, dans la lignée des travaux d’Alice Miller), pour aller vers une coopération entre parents et enfants. Voilà peut-être la vraie raison pour laquelle, nous autres parents ne souhaitons pas à tout prix travailler, en commençant par changer l’ordre des priorités relativement à celles de nos parents !
Quant aux dérives naturalistes auxquelles vous faites allusion, je n’y crois pas tellement. Je crois plutôt que nous autres, parents d’aujourd’hui dont les situations professionnelles ne correspondent plus à l’image qu’on pouvait avoir du travail il y a quarante ans, sommes pleinement au travail quant à la prise de conscience des limites que nous renvoie non seulement notre environnement, mais encore notre fréquentation de toutes ces cultures qui nous ont renvoyé la face obscure de la croissance économique, que nous avons rencontrées à l’école, en voyage, à la télévision, sur le net… ou en nous-mêmes.
J’ai trente-sept ans, une belle-fille de huit ans, et une fille de deux ans et demi. J’ai grandi dans un monde qui manifestait des signes de fatigue et d’usure dont mes parents ne voulaient/pouvaient pas prendre acte. J’ai progressivement intégré le principe de réalité non par une pratique de la frustration aveugle dont l’éducation que j’ai reçue était pétrie…, mais par la mise à l’écoute du monde via moi-même, par la prise de conscience écologique via mes propres limites corporelles, par le respect d’autrui via le respect de moi-même. C’est toute une conquête de l’intériorité que je sens dans ma vie et celles qui m’entourent, qui n’est pas quantifiable sur le plan économique, mais qui ensemence le monde de demain.
Il me semble ainsi appartenir à une génération de transition, qui est en train d’apprendre à vivre et travailler en accord avec ses émotions, contrairement à nos aînés qui ont certainement travaillé sur un autre aspect de leur humanité, mais vécu, généralement, dans le déni de leurs ressentis, partant de ceux de leurs enfants. Voilà pour mon témoignage non pas de mère ou de femme mais bel et bien d’être humain ! Hélène Millardet-Marchoud, Brioude

2 courrier Cette année les perce neige furent insolites. Marie

8 mai : Cette année, les perce-neige sont insolites. Marie-Laure

21 avril : J‘ai appris quelque chose qui m’a choquée et dont je vous en fait part. Dans un restaurant de burger en Haute-Loire, le sexisme est encore de mise : les femmes sont au ménage, à la caisse ou à la fabrication des salades, alors que les hommes sont à la fabrication des hamburgers ! Serait-ce une réminiscence de comportements archaïques : les femmes s’occupant du foyer, les hommes de la chasse ? En tout cas il est clair que cette pratique permet aux hommes de travailler dans des horaires définis (la cuisson des hamburgers a lieu pendant les heures de repas) alors que les femmes sont corvéables de 8 heures à 24 heures. Juliette- Le Puy

26 mars :  Nous aussi nous zigzaguons dans tous nos projets. Nous en oublions l’ordre des priorités. Cela nous fait peur parfois mais en meme temps c’est tellement excitant d’avoir une vie aussi bien remplie. Se dire mon Dieu je ne perd pas mon temps et j’aurais fait un petit quelque chose pour cette belle terre et ses habitants à ma manière !!! Bravo et merci de mettre toute cette énergie au service des autres. Francoise

25 mars : Je le trouve formi…  formi…  formidable ! Monique

25 mars : E t tjs ce positivisme et cette force de persuasion qui crée le désir de lire ton magazine. Bravissimo (je rentre de Rome et suis « encore » sous influence italienne). . . Joëlle

25 mars : Je vois que strada poursuit sa route, avec « du carburant dans son moteur » (!!!) : bio je présumes ?Au plaisir de découvrir ce nouveau numéro. Et grosse bise à sa conceptrice, peut-être encore blottie derrière une congère du Meygal, telle une marmotte ? qui sait : plus beau sera l’été. Gérard

24 mars : Ce nouveau numéro s’annonce chouette une fois encore. Je me ferai un plaisir de me le procurer. J’aime beaucoup votre phrase : » il m’arrive ainsi de capter avec bonheur des effluves de belles énergies qui me rappellent qui je suis et où je veux aller » elle me parle beaucoup… Je vous souhaite une bonne continuation. Daniel

23 mars : Je viens de vous écouter sur France Inter…je viens de regarder plus en profondeur Le contenu du strada 8… joli… Il y a décidément beaucoup de choses à découvrir en Auvergne… Savoir pour ceux du 63 ce qui se passe dans le 43 est très intéressant…même bouleversant… La loi du centième singe fait ses preuves! Evelyne

22mars :  Enfin ! avec le printemps ! Un journal dont on guette la sortie c’est plutot très bon signe, je pense… et en plus quand on y retrouve les copains ou les choses qui nous intéressent,  c’est SUPER . Mjo