Un été slow

Il faut se faire une raison, il y a une infinité de choses possibles que nous ne ferons jamais. L’offre de loisirs s’étoffe en permanence, alors que notre réserve de temps de vie se réduit à chaque instant. Est-ce une raison suffisante pour transformer nos vacances en nombre de kilomètres parcourus, agitation et hyper consommation ?

J’aime bien ce qu’en dit le Petit Prince de Saint-Exupéry. Le marchand vante ses pilules : « On en avale une par semaine et on n’éprouve plus le besoin de boire (…). Les experts ont fait des calculs, on épargne cinquante-trois minutes par semaine ». Le Petit Prince répond : « Moi, si j’avais 53 minutes, je marcherais tout
doucement vers une fontaine ».

Si on regarde bien, la sagesse du Petit Prince illustre parfaitement la tendance slow. Une danse tranquille qui nous incite à vivre librement, à notre rythme, affranchis des envies factices du ‘tout tout de suite’ pour se donner le temps d’apprécier le temps du désir.

Retrouver le plaisir de prendre son temps, de goûter aux choses simples, celles que l’on fait soi-même pour soi et pour ceux qu’on aime, ramasser des herbes sauvages et les cuisiner (p29), plonger ses pieds dans l’eau d’une rivière, jouer dehors (p38), découvrir une expo (p50), écouter la symphonie des hautes herbes (p53), regarder le soleil disparaître tout doucement derrière l’horizon…

Heureusement qu’il y a des vacances pour profiter tranquillement des plaisirs de chez nous !

Joëlle ANDREYS

Edito STRADA La vie d’ici N41 été 2018

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