Les plus jeunes se soucient de leur avenir sur cette terre. La grève de l’école pour le climat, initiée par Greta Thunberg en Suède, a été suivie dans plus de 100 pays. Dans les marches pour le climat, les mineurs se font plus nombreux, plus visibles, et prennent la parole. Ils s’inquiètent à juste titre de l’état désastreux dans lequel la planète va leur échoir. Ils disent : « Nous n’avons qu’une terre. Qu’allez-vous nous laisser ? ». Le problème n’est pas tant de sauver la planète, elle se sauvera bien toute seule. Le problème, c’est que notre mode de vie est assassin. Il tue le vivant (nous avons perdu 60% des animaux sauvages en 40 ans) et il pourrait bien nous faire disparaitre nous, les humains (la pollution de l’air est devenue la plus grande cause de mortalité dans le monde). 

Comment les prochaines générations et nous tous, allons nous nous adapter au monde que nous avons créé ? Se passer de pailles en plastique et de cotons tiges c’est bien, mais ce n’est pas suffisant. N’attendons pas que la solution vienne d’en haut : ils ont beau connaitre l’urgence de la situation, les constructeurs automobiles continuent de nous fourguer des véhicules diesels, les industries de l’agroalimentaires des produits ultra-transformés, les fabricants de téléphone des nouveaux modèles toujours à base de métaux rares pillés dans les pays les plus pauvres…

A STRADA, nous n’avons pas une réponse toute faite à vous apporter, mais nous explorons des pistes dans chaque numéro. Toutes les initiatives locales que nous relayons l’attestent : nous avons la capacité collective et individuelle de créer d’autres circonstances. Alors on freine, on suit ou on invente d’autres solutions ?

Joëlle Andreys