A STRADA, depuis que l’un des nôtres souffre d’une hypersensibilisation aux infra-sons, nous suivons de très près les études tendant à démontrer la réalité de ce qu’on appelle le Syndrome éolien : un ensemble de symptômes qui rend la vie impossible à certaines personnes, dans un périmètre couvrant jusqu’à 25 km des zones d’implantation d’éoliennes industrielles. L’’annonce d’une récente expertise vient de nous parvenir. Il s’agit du témoignage d’expert* de Les Huson, acousticien, à propos duquel le professeur Sarah Laurie de la fondation australienne Waubra écrit : « C’est la première fois à ma connaissance que nous avons enregistré des données acoustiques capturant ces pics de pression au moment même où une personne était en train de subir ces intenses et soudains symptômes. Les mesures montrent qu’il n’y a en fait strictement aucune atténuation des infra-sons entre 1.8 et 6.4 km. Dans certains exemples, les pics de pression mesurés étaient même plus forts à 6.4 km qu’à l’intérieur de maisons situées plus près des éoliennes. J’espère que ces informations seront largement distribuées et utilisées pour éduquer autant de monde que possible sur le bruit et les impacts des fluctuations de pression mais aussi sur les données acoustiques récentes concernant les grandes éoliennes.» Témoignages d’expert et de victimes sur http://waubrafoundation.org.au

Nous sommes effectivement une majorité à ne pas entendre les infrasons de ces éoliennes industrielles, ce qui ne veut pas dire que notre organisme ne les ressent pas. Mais même si ces infra-sons n’avaient aucun effet sur la quasi totalité de la population, est ce que cela justifie la non prise en compte du calvaire des rares personnes qui en souffrent ?

Nous donnons la parole à Hubert de Bonneville, rédacteur occasionnel de STRADA La vie d’ici et victime du Syndrôme éolien.
Des acousticiens anglais m’ont déjà dit que les infrasons d’éoliennes géantes se propagent de manière beaucoup plus forte en terrain accidenté, comme ici dans notre région, qu’en terrain plat (comme dans les mesures de Les Huson en Australie). D’autre part, lorsque j’étais à la Chapelle-en-Valgaudemar, en train de chercher un endroit pour vivre à l’abri, deux malheureuses éoliennes ont suffi à m’empêcher de dormir à 22 km de distance, lorsque le vent amenait leurs infrasons jusqu’en haut de cette vallée perdue où il n’y a strictement aucune source de bruit quelconque et où, comme chez moi à St Julien Chapteuil, ou au Puy, ou n’importe où alentour, le silence est « normal » lorsque ces machines se taisent, ce qui est rare.
Autour du Puy, les éoliennes de Freycenet-la-Tour au pied du Mézenc, et les 9 autres à Saint Jean-Lachalm arrosent de leurs infrasons, que j’entends, absolument chaque mètre carré de toute la région environnante, y compris toute la ville du Puy, tout Brives-Charensac, etc., à plus de 25 km à la ronde, au gré des vents, de la pression atmosphérique du moment et de la diminution de la rumeur des activités humaines, en ville, la nuit. On n’y échappe pas. Les acousticiens savent qu’on n’arrête pas les infrasons s’ils dépassent un certain seuil. Or, l’effrayante puissance des éoliennes géantes fait voler ce seuil en éclats.
Pour ma part, après 5 ans de cauchemar quotidien, j’ai perdu maison, travail et tout le reste et je cherche, avec difficulté, un endroit loin, très loin, à l’abri de ces aberrations « écologiques » qui détruisent la vie des personnes ayant le malheur d’être sensibles aux infrasons terribles qu’elles émettent pour « sauver la planète »…

Manifestement, certaines personnes ne font plus partie de cette planète. Rien de bien nouveau, hélas…
Les lobbies financiers éoliens, l’Etat, les hommes et femmes politiques et les autorités médicales officielles (mais pas tous les médecins) gardent pourtant le silence. Il leur suffit la plupart du temps, avec l’aide active des lobbies financiers de l’éolien, de se convaincre que les gens démolis par ces éoliennes ont des « problèmes psychologiques » ou « ne sont jamais contents » ou, dernière trouvaille de la propagande éolienne, sont victimes de « nocebo », un concept fumeux inventé récemment pour renverser la charge du crime sur ses victimes.

Vous n’avez pas idée de la facilité avec laquelle ces divers mensonges marchent… Plus ils sont gros, plus ils marchent. Leur but est de faire avaler une énorme couleuvre à une population bernée, tout en décrédibilisant les quelques personnes qui payent le prix de leurs mensonges.
Pendant des millions d’années, l’être humain a fait évoluer son organisme de façon à ce qu’il n’entende ni ne ressente les infrasons naturels ou ceux que son propre corps émet, pour la bonne raison que ces infrasons sont très dangereux pour sa survie. Or, les éoliennes tripales actuelles font éclater le seuil de tolérance aux infrasons de l’oreille humaine d’une manière effarante.
L’analogie avec la radioactivité est évidente…
L’homme s’est construit pour supporter sans broncher la radio activité naturelle de la Terre et il ne viendrait à l’idée de personne d’en rajouter une énorme couche artificiellement, même au nom de quoi que ce soit.
C’est pourtant ce qui a été décidé pour les infrasons avec ces violentes éoliennes géantes. On connaît pourtant les effets dévastateurs des infrasons sur l’organisme humain depuis les années 60.
La manière dont ceux qui se sont battus – et se battent tous les jours — pour nous protéger du danger nucléaire nient la dangerosité effective des infrasons de ces éoliennes est absolument incompréhensible.
De la part des requins de la finance, peindre en vert leurs propres intérêts pour faire du profit sur notre dos n’est pas étonnant. Mais la soumission, terriblement consciente ou inconsciemment béate, de vrais et sincères « défenseurs de la planète » à une logique de développement de cet éolien-là qui détruit concrètement et de manière industrielle la vie d’un nombre désormais conséquent de personnes dans le monde, cette soumission décrédibilise complètement la vision humaine du développement qu’ils défendent, décrédibilise définitivement les « responsables » écologiques qui laissent faire et, beaucoup plus dangereux, décrédibilise la notion même d’écologie, dont on a pourtant bien besoin.