Un article paru cet été dans le Progrès de Haute Loire est passé par ma boite email émaillé de moult commentaires plus goguenards les uns que les autres. L’ article en question relatait les témoignages de personnes ayant vu une drôle de bête dans la région. Et pour être drôles, elles étaient drôles !

En juillet, après avoir croisé vers la Chaise Dieu un puma à queue blanche, c’est un puma à queue noire qui a été aperçu par d’autres témoins du côté de Costaros.  Rappelons que le puma est un félidé d’Amérique, ressemblant à la panthère, et que son pelage est d’une couleur uniforme dans les tons fauves.

Le témoin aurait il confondu avec une hermine ? une erreur de taille ! 22 à 32 cm pour l’hermine contre 1 à 2,30 mètre pour le puma.

« Et si un troisième témoin voit un puma avec des cornes, il est possible que l’enquête de gendarmerie conclue à la présence d’une chèvre et qu’il n’y ait pas de quoi en faire un fromage » s’amuse un des commentateurs.

Beaucoup plus réaliste, le GMA, Groupe Mammologique d’Auvergne, est en phase d’élaboration d’un atlas des mammifères d’Auvergne. Des fiches descriptives des traces et indices de reconnaissances sont à disposition des amateurs sur www.mammiferes.org. La population à étudier est beaucoup plus classique que les visions évoquées précédemment : taupes, campagnols, castors, ragondins, loutres marmottes, martre, renards, cerfs, chevreuils, lièvres…

Les 14, 15 et 16 septembre à Langogne, ont eu lieu Les Automnales de la Bête, premier festival de la Bête du Gévaudan.  Entre mythe et réalités, des interventions et conférences d’historiens, sociologues, philosophes y côtoyaient des créations plastiques, théâtre, contes, spectacles de marionnettes…

Comme quoi la fantasmagorie liée aux bêtes sauvages, peuplée de chimères, gorgonnes, monstres et pumas, continue d’alimenter nos imaginaires…

 

photo marmotte – Hubert de Bonneville