Encore une journée au cours de laquelle je m’effondre tout à coup pendant une heure ou deux : je m’endors près de l’extracteur d’air (un bloc VMC qui fait un fort bruit de soufflerie). Parfois (une ou deux fois depuis cet été), je m’endors SANS EXTRACTEUR, lorsque les éoliennes sont silencieuses. Je m’endors dans ces cas-là très vite, que je le veuille ou non. Ces « effondrements » peuvent survenir n’importe quand dans la journée, en général vers 13h, ou 17h ou 18h.

Je vais pourtant me coucher assez tôt depuis quelques mois (21h / 21h30), et je me lève assez tôt aussi, tous les jours (06h30, ou 07h ou 07h30).
Dormir toutes les nuits depuis trois ans avec DEUX extracteurs d’air autour de moi à 10 cm de chaque côté du lit — je me suis vite aperçu qu’un seul ne suffisait pas à couvrir les vibrations des éoliennes — est parfois difficile, mais dormir sans est impossible : les éoliennes m’en empêchent, et, sans ces extracteurs d’air, le cauchemar de 2010 à 2012 reprend : j’ai essayé deux fois en trois ans de dormir sans eux, à un moment où les éoliennes étaient silencieuses à l’instant où j’allais dormir — quelque part, je recherche encore une vie normale, en vain : j’ai abandonné cette idée condamnée à l’avance, manifestement. Résultat, catastrophe, les éoliennes ont évidemment repris dans la nuit, pendant mon sommeil, et ces vibrations font beaucoup plus que de me réveiller puis de m’empêcher de me rendormir ensuite : une HORREUR que je ne veux plus revivre (2010-2012). Parfois, quand le bruit est très fort, les deux extracteurs ne suffisent pas, mais ça, c’est rare. Sinon, je n’écrirais pas ces lignes qui de toute façon ne serviront à rien.

Ce qui, en revanche, est permanent, c’est de dormir tant bien que mal en plein milieu de ce fort bruit de soufflerie d’air, mais c’est ça où l’incapacité, à nouveau, à ne plus plus voir travailler.
Avec, entre autres, le risque de ne plus pouvoir payer l’électricité que je dépense 24h/24 pour me protéger de l’un de ses moyens de production.
Donc, pour continuer de survivre, je dors avec deux VMC tout près de moi, dans une sorte de cagibis aux dimensions exactes du lit, ma chambre, au rez-de-chaussée de ma maison, ma vraie chambre normale (qui fait plus de deux mètres carrés), s’étant très vite avérée invivable parce que les vibrations des éoliennes sont beaucoup plus fortes en bas qu’en haut.
En fait, je n’habite plus que la moitié supérieure de ma maison (mais je paye des impôts pour la totalité). Il y a même des gens qui trouvent que cette nouvelle « chambre » est jolie, rigolote. Seul, un jour, un petit enfant m’a dit, effaré « Tu dors là-dedans ????? »

Que ce soit pour ça ou pour le bruit quasi permanent de ces machines, le jour, la nuit, aucun adulte ne peut concevoir ce que veut dire la permanence d’une calamité imposée (permanence, ça veut dire tout le temps : inconcevable, on a ses petits fusibles pour se protéger des horreurs de ce monde, hein ?). Aucun adulte, … sauf ceux qui vivent ces horreurs.
Donc, depuis trois ans, je « dors » avec deux VMC pratiquement dans mon lit, systématiquement toutes les nuits. Mais est-ce que je dors vraiment ?
Chaque fois que oui (je le sens au réveil), le bruit des éoliennes — qui est toujours plus fort la nuit et au petit matin et après le coucher du soleil  (quand elles sont « branchées ou qu’elles tournent, bien sûr) — je m’aperçois, lorsque j’éteins les extracteurs pour savoir si je pourrais pour une fois vivre un matin normal, que ce bruit est très faible ou absent. C’est très très rare, mais le rapport est évident dans ces cas-là entre la qualité de mon sommeil (malgré les extracteurs) et les vibrations émises ou non par ces machines.
Hélas, la plupart du temps je dois donc vite rallumer les extracteurs qui couvrent chacun la seule pièce où je vis désormais pour pouvoir vivre chez moi sans devenir fou et vivre un matin gris et non noir. Les matins « normaux » ont disparu de ma vie avec l’arrivée de ces machines, les jours aussi, et les nuits n’en parlons pas.
Même DEHORS, quand ça s’y met vraiment. Partout DEHORS !

Dans une maison, surtout dans un environnement silencieux comme ma campagne, c’est pire. Si je dois me déplacer à quatre mètres de distance d’une VMC, chez moi, dans la seule pièce où je vis, je dois allumer l’autre. Si je dois descendre au rez-de-chaussée, par exemple pour aller à la salle de bain, et bien j’en allume un troisième.
Et cela tous les jours, depuis trois ans.

Les gens qui me disent « de ne pas y penser » se protègent eux-mêmes, comme quand on ne veut pas imaginer une torture : trop dur. Et on n’y peut rien (mais on cautionne, par son silence, ou pire : par son vote). Vous imaginez dire à quelqu’un que l’on torture physiquement « Tu n’as qu’à pas y penser ? » Les voies du cerveau sont décidément bien foutues : elles servent à se protéger soi-même des drames vécus par les autres. Grande nouvelle.

 

Bref. Sur ce plan-là, je suis bien comme vous, comme tout le monde. Tant mieux si ces éoliennes ne vous démolissent pas, vous. Je n’irais pas mieux si elles le faisaient.
Bref. Depuis quinze jours, donc, je ne peux plus travailler de mon bureau à Yssingeaux et je passe mes journées ici, chez moi, sur mon ordinateur personnel, pour pouvoir continuer à travailler (il s’agit à mon bureau à Yssingeaux d’un problème de connexion Internet tellement lente que je ne peux pas travailler en ligne, or je dois pour mon travail être en ligne en permanence depuis quinze jours).

J’entends aussi ces infrasons d’éoliennes d’Yssingeaux (ces extrêmes basses fréquences d’éoliennes diffusent à plus de 30 / 40 km à vol d’oiseau, c’est mesuré depuis longtemps, mais l’information est bien sûr savamment étouffée — seule l’armée peut les faire reculer, c’est dire…) mais je m’aperçois que j’allais un peu mieux en passant mes journées à Yssingeaux quand-même.
Un peu mieux.
Je n’avais pas, par exemple, ces endormissements intempestifs qui m’inquiètent depuis que je passe mes journées chez moi.
Vous me direz, « Eh bien faites-vite régler ce problème de connexion à Yssingeaux ! »
Oui, ça va être fait, j’espère.
Mais je vous répondrai qu’après tout, si le choix pour moi est de pouvoir vivre à 20% au lieu de 10%, avec l’assurance que tout le reste de ma vie n’ira pas plus loin puisque ces éoliennes ne causent AUCUN PROBLÈME, c’est bien connu, et bien, de toute façon, ici ou ailleurs, je me trouve moyennement intéressé.

Pourquoi ne pas inventer des machines qui diffuseraient, à plus de 30 ou 40 km à la ronde, par exemple du pollen, ou des vapeurs d’essence, vous savez, ces choses qui rendent malades certains HUMAINS ? Des trucs invalidants mais qui, comme les basses fréquences des éoliennes, passeraient par-dessus les montagnes, à travers les murs, à travers TOUS les murs, le jour, la nuit, rendant malades et inopérants tous les « malades » sensibles au pollen ou aux vapeurs d’essence ou à ce que vous voulez ?
Imparables. Plus de propriété privée. Plus de chez soi. Plus d’endroit à l’abri.

Imaginez, si vous pouvez.

Eh bien, pas de problème : il suffirait de dire que ces diffuseurs permanents attaquant la physiologie humaine sauvent la planète, en enrichissant surtout leurs fabricants, et d’ajouter que les plaignants « n’ont qu’à aller se faire soigner », puisqu’aucun abri ne serait possible !

Ou alors, pourquoi prendre tant de précautions pour contenir les HORRIBLES radiations nucléaires des centrales du même nom ? Tout ça coûte un argent fou, non ?
De petites fuites n’atteindraient que quelques personnes, on n’aurait qu’à dire que ces malades « ont des problèmes neurologiques ou psychologiques » et on ferait de sacrées économies, non ? Qui a évité la diffusion de ces radiations partout dans l’air dans les années 70 ? Le lobby nucléaire ? L’État ? sûrement pas ! Ce sont des écologistes HUMAINS qui ont forcé les Autorités à prendre des précautions. de vrais écologistes qui ne mentaient pas en prononçant le mot « humain ».

Ah, bien sûr, ce n’était pas les mêmes que celles et ceux qui, de nos jours, font planter des éoliennes partout ou les défendent : ces gens-là soignent surtout la haute idée qu’ils ont d’eux-mêmes… Le courage n’est pas vraiment à l’ordre du jour à notre époque (l’a-t-il jamais été ?).

Et je ne parle pas des industriels, dont le but est avant tout de faire de l’argent, quitte à peindre en vert les horreurs qu’ils fabriquent sur le dos de la crédulité des masses (dont je faisais partie avant que ces éoliennes ne viennent bousiller ma vie).

Le problème de ces éoliennes-là, les grandes tripales qui sont partout (comptez 40 km autour de chacune d’elles, et calculez ce qui reste du pays à l’abri…) c’est que par nature, dès qu’elles sont sous tension, à plus forte raison lorsqu’elles tournent, elles ne peuvent pas faire autre chose que diffuser ces vibrations qui détruisent le cerveau humain.

Moi, je veux bien, comme tout le monde, qu’on « sauve la planète » et qu’on se sorte des énergies fossiles qui salopent tout (et qui, de toute façon, ne seront pas éternelles), et qu’on confine l’énergie nucléaire à quelques centres d’étude internationaux uniquement, jusqu’à ce qu’on trouve un moyen parfaitement inoffensif ne laissant aucune autre trace que de l’énergie à utiliser, et non comme aujourd’hui à la multiplication de bombes à retardement dont notre pays est rempli (Tchernobyl, Fukushima, à quand notre tour ?) tout en laissant dans la terre, notre planète, des tonnes de déchets qui seront actifs pendant des milliers d’années.
Bien sûr que je veux bien.
Qu’on lutte contre le réchauffement climatique : bien sûr !
Qu’on éloigne la menace nucléaire : bien sûr !
Qu’on cultive la terre de manière biologique : bien sûr !
Qu’on donne du travail à tout le monde (et dans le nonde entier, le rapport avec l’agriculture biologique est évident à ce niveau-là) : bien sûr !
Qu’on chasse les voleurs (les plus dangereux, ceux qui se pavanent en costume-cravate) : bien sûr !
Qu’on accueille les réfugiés : bien sûr !
Qu’on partage notre époustouflante richesse d’occidental  : bien sûr !
Mais que veut dire tout ça lorsque ces mêmes gens, qui défendent toutes ces belles idées, laissent crever leurs voisins sous ces éoliennes, dans les campagnes et de plus en plus dans les villes ? Que dois-je penser de vous, moi et toutes ces autres personnes dont la vie est foutue, il y en a partout, dans tous les pays où ces machines « sauvent la planète »  ?
Et qu’on ne me dise pas qu’il s’agit d’un problème « d’information ».
La plupart des « Si j’avais su » veulent dire, en fait « Si j’avais voulu savoir ».

Un témoignage médical, courrier d’un médecin à son député le 4/12/2015 ici