Du printemps à l’automne, elles sont dehors.

L’été, placées sur le mur sud de ma maison, elles fleurissent.

Autant les plantes de zones semi-désertiques sont frustes, avec, pour les cactus, des épines pas avenantes, autant elles donnent des fleurs à tomber à genoux.

L’hiver, je les installe à l’intérieur, tranquilles, sous un éclairage. Elles sont en dormance, je les arrose très peu. C’est aussi la période où je fais des boutures. Rien de plus facile. Je prélève un rameau, un bout de tige ou de feuille, je le laisse cicatriser 15 jours puis je le rapproche de la terre, et de sa mère. Il faut comprendre que ce bébé-bouture a besoin de la présence de sa maman, il faut qu’il soit en confiance pour donner ses racines.

Quand revient le printemps, je les rapproche des fenêtres. Dehors, je commence par les installer à l’ombre. Si les premières nuits sont froides je les couvre avec un drap.

Je m’en tiens au conseil d’Alain Baraton, le jardinier de Versailles : « Quel que soit l’endroit où l’on vit sous nos latitudes, on sort ses cactus le 15 mai et on les rentre le 15 octobre ».

Dans les pots de couleur sous un éclairage basse tension, des cactus et crassulacés passent l’hiver au chaud, contre un miroir qui réfléchit la lumière, joue avec la perspective et duplique la beauté de ces plantes du désert.

Cactus et plantes grasses (crassulacés) sont des plantes dites ‘succulentes’, charnues, gorgées de sucs…on en mangerait

Aeonium, Crassula nommé aussi arbre à Jade, Echeveria, Sempervivum avec ses tentacules, Schlumbergera ou cactus de Noël, qui fleurit en hiver sont quelqu’unes de ces mimis Cra-cra (crassulacées et cactus).

Florence Tcharf