On ne peut la trouver « par hasard », tant son chemin d’accès est dissimulé.

Le promontoire qui l’héberge devait être un endroit stratégique d’observation de la vallée de la Loire depuis le château de Gendriac en passant par Latour, le château de Bouzols et celui de Volhac. Il n’a jamais dû être très fréquenté : la vingtaine de chanoines qui occupait l’abbaye de Doue devait en apprécier son calme. On y parvient en empruntant une petite route depuis la RD 150 de Blavozy à Saint-Germain Laprade. On peut garer son véhicule contre le talus envahi de ciguës et emprunter l’un ou l’autre des sentiers qui mènent à la face ouest. Coté nord, le sentier suit une faille rocheuse, dont les strates disloquées de basaltes s’érigent vers le ciel. Le passage comprend des épisodes d’escaliers taillés de la main de l’homme. À flanc de montagne, ladite caverne mesure environ de 2 à 3 mètres de diamètre par 2 mètres de haut. Une banquette creusée dans la roche permet d’accueillir une assemblée d’une dizaine de personnes mais on imagine mieux la personne solitaire venant se recueillir, bien que les bruits de la route qui mène de Brives-Charensac à Lantriac perturbent par leur présence étonnamment forte. Avant l’existence des voitures on devait entendre les remous de la Loire et ses grondements lorsqu’elle est en crue. Est-ce pour juguler la force du fleuve que cette caverne qui domine la Loire a été dédiée à Saint Marcel ? – Marcel est le saint qui a soumis le dragon, et le dragon symbolise le fleuve – Quoi qu’il en soit, l’offrande de lavande et de fleurs délicatement liées, déposée dans une anfractuosité de la caverne, ne date pas de la crue de 2008…