« Vivement l’été… » Et bien voilà, nous y sommes.

Les jours sont-ils plus longs ? Pas du tout, ils ont commencé à raccourcir dès le 21 juin.
La météo est-elle plus clémente ? Les printemps sont souvent plus agréables que nos étés.
Alors quoi ? Qu’est-ce qui nous rend cette saison si attirante ? Sûrement l’anticipation des trois semaines de congés, prises en juillet ou en août par la plupart d’entre nous… Que l’on parte ou pas, le temps des vacances est coloré d’exotisme, de ce quelque chose d’étranger à notre quotidien. Déconnecté de nos habitudes, on envoie paître fatigues et découragements : « l’heure d’été » est un temps aimé.

L‘extraordinaire tient plus à notre état intérieur qu’à la réalité : ce n’est pas la proximité de la mer qui influe sur notre bien-être, mais notre état contemplatif qui nous fait du bien ; ce n’est pas de se retrouver au milieu d’une foule bigarrée à l’autre bout du monde qui nous tatoue un souvenir, mais d’être dans le lien qui nous relie à l’humanité, de se sentir pleinement exister avec d’autres ; ce qui nous exalte n’est pas d’atteindre le sommet du mont Blanc ou le coeur du Potala, mais le sentiment d’avoir accompli quelque chose… Le chemin vers l’extraordinaire est beaucoup plus court qu’il nous paraît, il est à moins d’un pas de nous-même.

Attentif aux meilleurs moments de notre été, on se rend compte qu’ils sont reproductibles toute l’année ! Alors réconcilions-nous avec ce qui nous va bien, les ingrédients de nos meilleurs moments. Par exemple vivre au naturel, heureux sans ses chaussettes ; jouer de la balalaïka ; regarder pousser des fraises ; écouter un bon concert dans une taverne ; suivre la piste d’un loup gris ; boire un verre de vin d’ailleurs ; poser des pierres en équilibre…

A part les cours de balalaïka vous devriez trouver tout cela dans STRADA, et pas seulement dans le numéro de cet été.