On n’est pas en manque d’eau cette année. Une pluviométrie exceptionnellement élevée a réalimenté la nappe phréatique et donc nos réserves en eau potable. Cette année nous ne devrions pas pomper plus que ce qui nous a été déversé par le ciel d’un printemps hors norme. Pour autant ce serait dommage de se laisser aller à la gaspiller…strada01

Maintenant qu’on a pu voir où stagnait l’eau et par où s’évacuait sont trop-plein, à nous d’imaginer comment mettre à profit les débordements. Comment ? Le plus simplement possible. Avant de vous armer d’une pioche, commencez par prendre un stylo. Notez tous les endroits où vous avez pu observer une rétention d’eau. Notez aussi les flux existants (fossés, talus) et les débordements dont vous avez été témoins lors des plus grosses pluies.

 

Prévoyez ce qui sera utile

A votre avis, où se situerait le meilleur endroit pour placer une ou plusieurs réserves d’eau ?

Ces réserves, alternatives à l’eau ( chlorée) du réseau,  pourraient servir à de multiples usages

  •  irriguer les plantations
  • laver la voiture
  • abreuver les bêtes
  • alimenter l’évier du garage, de la buanderie, d’une annexe, voire les WC de la maison…

Imaginez ce qui sera agréable 

  • pas de gadoue ni de flaques dans lesquelles on pourrit ses chaussures juste avant d’aller au travail… fleche assainir les endroits qu’on veut garder au sec.
  • une zone humide aménagée avec des plantations semi-aquatiques : des joncs, des massettes, trèfles d’eau, et pourquoi pas du cresson qui réhaussera les petits plats quotidiens ? fleche mieux délimiter la zone humide existante
  • un petit bassin ou un point d’eau sauvage avec des nénuphars dans lequel on ramènera quelques poissons… fleche on retrousse ses manches pour creuser ce qui viendra accueillir notre mer intérieure…. ou bien on loue une mini pelle, ou on fait venir un pro.

Mise en oeuvre

L’astuce, c’est de gérer la pente. Pas besoin d’être ingénieur en mécanique des fluides pour ordonner la circulation d’eau autour de son habitation.  Et pas besoin de transformer son terrain en mémorial de la guerre des tranchées. Sachez qu’il suffit souvent de tracer un simple sillon à la pointe de sa pioche pour indiquer à l’eau le chemin qu’on veut qu’elle suive. Le bachat qui déborde ? –  on amène le surplus au fossé. Une zone humide pas loin du potager ? – un réseau de rigoles régulera l’ensemble. On draine, on aménage volontairement un secteur en zone humide et on assainit sa périphérie simplement en gérant la pente. Expérimentez ! et faites participer les enfants, ils adorent ça ! Pour que l’eau s’écoule par où on a décidé il faudra parfois gratter un peu le sol, enlever 3 cailloux, créer un petit talus… mais le plaisir sera au rendez-vous.

Installer des réserves d’eau : on peut retrousser ses manches, creuser et créer soi-même un petit point d’eau pour Médor. Mais on peut aussi voir les choses en grand : mettre à profit les eaux de ruissellement du toit en installant une cuve de récupération, très simple à mettre en oeuvre, pas chère, et diablement efficace pour économiser l’eau et se la jouer autonomie.

 

P1030286 web P1030300 web P1030296web