Dilemme

Merci d’être concernée par l’avenir du monde, m’écrivait généreusement un ami, même si cela me donne le sentiment, poursuivait-il, que je vis comme un pique assiette sur la terre, avec l’insouciance apparente d’un de ces insectes volants qui n’a pas encore disparu.

Nous sommes tous des pique-assiettes plus ou moins insouciants. Nous avons pourtant envie de bien faire, mais pour réduire notre empreinte écologique nous nous en remettons la plupart du temps aux pouvoirs publics, ou bien nous ‘bricolons’ en réduisant nos déchets, ou encore nous tergiversons du style : vaut-il mieux prendre la voiture pour aller acheter local, ou se rendre à pied dans la grande enseigne à coté ? Dur dilemme. Les plus engagés envisagent d’arrêter de manger des ananas, des bananes ou du chocolat parce que leur parcours pour arriver jusqu’à nous génère trop de CO2 et que notre consommation perturbe l’équilibre agroalimentaire des pays producteurs. Vision du pire, au bout du bout de la réaction en chaine : un cataclysme climatique, une catastrophe humanitaire… Imaginer les conséquences de nos actes peut donner le vertige, et a minima mauvaise conscience. Pour décrire nos nouveaux maux, de nouveaux mots apparaissent, en Suède, ‘flygskam’ signifie littéralement ‘la honte de prendre l’avion’.

Revenons aux fondamentaux.

Comment réduire notre empreinte écologique sans (trop) se prendre la tête ? L’équipe de Strada est à l’affut de nouvelles alternatives. Dans nos pages vous trouverez bien quelques actions simples à mettre en place dans votre quotidien. Et pour vous motiver on vous lance un défi ! Le défi Energie positive  (p.17 et sur www.strada-dici.com/le-defi/), un défi chaque saison, en partenariat avec ERE 43. Mais surtout n’allez pas culpabiliser de ne pas en faire assez ! Si le sentiment de culpabilité peut parfois nous pousser à avancer, c’est aussi un poison. Visons la justesse, mais vivons bien.