Après de nombreuses péripéties autour de l’éolien sur le plateau du Mézenc, la communauté de communes a présenté, en réunion publique le 20 décembre à Laussone, le résultat d’une étude de territoire pour définir des zones de développement de l’éolien. Pour lire la suite de l’article, cliquer sur les trois points suivants

Petit retour en arrière

En juin 2001 paraît au journal officiel un tarif d’achat préférentiel pour l’électricité éolienne. Ce geste politique lance la réflexion sur les projets.

Des industriels et des promoteurs sollicitent les collectivités les plus ventées pour passer à du concret. On note alors une impréparation tant des élus que des structures administratives.

L’appât de la taxe professionnelle échauffe même les esprits les plus sages.

Finalement, des projets partis un peu trop vite sont stoppés devant les contradictions juridiques qui se font jour.

Chacun reprend ses marques. Les élus locaux délibèrent pour mutualiser la taxe professionnelle éolienne. L’état clarifie les choses et restreint le tarif de rachat à des zones étudiées et sélectionnées de façon très précise.

C’est ce dernier travail qui nous était présenté le 20 décembre.

Les grandes zones d’implantation possible de parcs éoliens en Mezenc ont été définies par le travail conjoint du bureau d’étude Urbanature, et la communauté de communes du pays du Mezenc. Comment s’y sont-ils pris ?

Quatre critères ont été retenus :

– une distance de raccordement au réseau EDF

– la préservation des chemins de migration des oiseaux et des zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (les ZNIEFF)

– le respect d’un périmètre de 300 mètres autour des habitations.

En superposant les cartes géographiques reprenant ces données, une multitude de zones sont apparues.Les élus ont alors restreint les sites potentiels après avoir vérifié qu’une implantation d’éoliennes sur ces zones ne perturberait pas les points de vue remarquables du site.

Carte des Zones de Développement Eolien du Pays du Mézenc, présentée à Laussonne le 20/12/08

René – Retraité EDF J’ai fait les calculs : la rentabilité d’un parc éolien se situe entre 33% et 45% par an, et ce sont les actionnaires australiens qui en profitent.

Hubert – Agriculteur en retraite Les évolutions technologiques ont toujours suscité des oppositions. Rappelez-vous l’arrivée du train : certains craignaient que les vaches n’aient plus de lait, d’autres que les voyageurs ne deviennent sourds. La crainte la plus partagée concernant les éoliennes, c’est le risque de « promoteurs mal intentionnés ». Si les gens du Pays s’associaient pour construire eux-mêmes ces Eoliennes, ce ne seraient pas les porteurs qui empocheraient, mais les gens du Pays.