La menthe est sans doute la plante médicinale la plus connue de tous, que soit en infusette ou en parfum dans les chewing-gums et les bonbons.

On devrait dire les menthes tant il existe d’espèces. Celles que l’on cultive le plus communément sont la menthe verte et la menthe poivrée, toutes deux très parfumées et riches en menthol (composé organique qui est responsable de la plus part des propriétés des menthes).

En Haute-Loire, cinq espèces de menthes sauvages sont recensées. Sans compter les hybrides car ces demoiselles aiment « se marier » entre elles, ce qui complique l’identification de leur descendance.

Les nombreuses espèces de menthe possèdent des propriétés médicinales importantes, elles sont toniques, stimulantes, antispasmodiques et même sédatives dans certains cas (insomnie, palpitations, migraine, crampes).

de la menthe verte

A l’état sauvage, elles se rencontrent le plus souvent en colonies odorantes, plus ou moins prospères dans des endroits de préférence humides : bords de rivière, étang et mare, les fossés et aussi les prairies. Pouvant mesurées jusqu’à un mètre vingt de haut, elles ont toutes la tige carrée et les feuilles opposées deux à deux. Mais ça se complique ensuite car elles peuvent être vertes, blanchâtres et même velues. Les fleurs blanches, roses ou liliacées sont regroupées en épis ou en glomérules. Ce sont toutes ces différences qui permettent d’identifier les différentes espèces. Mais le critère le plus sûr pour reconnaître une menthe dans la nature, c’est d’utiliser son nez. En froissant quelques feuilles et en les sentant, on est sûr de ne pas se tromper et de reconnaitre l’odeur forte de la menthe.

Ce n’est pas facile de dire laquelle est la meilleure car c’est vraiment une histoire de goût, à chacun de se faire sa propre idée. Ce qui est certain, c’est due quelle que soit l’espèce, elles sont toutes comestibles et ont toutes les mêmes propriétés thérapeutiques que celles cultivées mais avec en général moins de puissance. Il n’est donc pas besoin d’identifier avec certitude l’espèce pour l’utiliser, il suffit juste de se fier à ses sens et son jugement. Si la saveur et le parfum semblent agréables alors pas d’hésitation on l’utilise. Infusion digestive, sirop rafraichissant ou condiment dans les salades, les soupes, dans les sauces accompagnant les viandes, tout est permis. Et elles se sèchent facilement et se conservent (au maximum deux ans) dans des pots en verre à l’abri de la lumière et de l’humidité, ce qui permet d’en avoir toute l’année sous la main.

 

SIROP DE MENTHE
Si dans votre jardin, la menthe prospère, comme elle sait si bien le faire ou qu’au détour d’une balade vous avez trouvé avec abondance une menthe sauvage , avec une odeur qui vous est agréable, voici une recette facile à faire, pas chère et qui désaltérera avec plaisir petits et grands
150 g de feuilles de menthe    1,5 kg de sucre   1 L d’eau
Hacher les feuilles, les mettre dans un bocal de 1,5 L qui ferme hermétiquement.
Faire bouillir l’eau et la verser sur les feuilles. Fermer le bocal et laisser macérer pendant 24 heures dans un endroit chaud.
Filtrer puis faire un sirop avec l’infusion ainsi obtenue et le sucre en laissant l’ébullition pendant quelques minutes.
Mettre en bouteille immédiatement.

 

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 La menthe est une plante vénérée dans les traditions anciennes. Les Egyptiens, Grecs, et Romains l’utilisaient déjà. Selon les Celtes, elle stimulerait le mental : en tenir près de soi, permettrait d’aiguiser ses sens et de rester concentrer.